jeudi 13 mars 2008

Dvar Torah sur Za'hor

Vaykra – Za’hor

Se souvenir de ‘Amalek, sans oublier le reste !!

Ce Dvar Torah est dédié à la Refoua Shelema – la guérison complète

de ma chère maman Simi Bat Leah

Dans le 2ème Sefer Torah que nous sortirons ce Shabbat, nous lisons le passage de « Za’hor Et Asher ‘Assa Le’ha ‘Amalek … » dans lequel la Torah nous ordonne de nous souvenir à tout jamais de l’acte de guerre perpétré^par ‘Amalek contre Israël à leur sortie d’Egypte. La Torah nous ordonne non seulement de nous en souvenir, mais aussi d’effacer jusqu’au souvenir d’Amalek de la surface de la terre.

De nombreuses explications ont été données afin de mieux comprendre la sévérité particulière avec laquelle la Torah juge l’acte de ‘Amalek.

Mais il faut aussi essayer de comprendre pourquoi une telle agression fut infligée à Israël.

Pouvons nous concevoir un seul instant qu’Hashem fait subir quoi que ce soit gratuitement ?!

Pour comprendre le fond de ce problème, il faut consulter le texte de la Parasha de Beshala’h, qui nous relate l’état d’esprit dans lequel se trouvait Israël juste avant que ‘Amalek vienne les attaquer.

En effet, le texte nous raconte que les Bné Israël arrivèrent à un endroit du nom de REFIDIM et ne trouvèrent pas d’eau pour étancher leur soif. Ils vinrent s’en plaindre à Moshé Rabbenou en prononçant des paroles blasphématoires. Moshé se tourna vers Hashem en l’implorant de lui indiquer une solution, avant que les Bné Israël ne le lapident.

Hashem lui indiqua un rocher qu’il fallait frappait pour qu’il donne de l’eau.

C’est ce que Moshé fit et il réussi à étancher la soif des Bné Israël.

Moshé Rabbenou nomma cet endroit « Massa OuMeriva » qui signifie « Défit et Dispute », car les Bné Israël s’y étaient disputé avec Hashem, et l’avaient défié, en lui demandant une preuve qu’Il était bien parmi eux.

Immédiatement après cet épisode, la Torah nous annonce « Et ‘Amalek arriva … »

Le nom d’origine de cet endroit est très lourd de sens, puisque la contraction du mot REFIDIM donne « RAFOU YADAÏM », qui signifie « ils affaiblirent les bras ».

Autrement dit, cette soif que les Bné Israël ressentirent n’est autre qu’une soif de Torah !

Parce qu’ils s’affaiblirent dans l’étude de la Torah, ‘Amalek arriva !!

Nous constatons également les dégâts catastrophiques que peut engendrer une diminution de l’étude de la Torah.

En effet, les même Bné Israël qui viennent de vivre tous les miracles de la sortie d’Egypte, se mettent à douter de tout, même de la présence d’Hashem parmi eux !!

Tout ceci simplement parce qu’ils affaiblirent leurs bras dans l’étude de la Torah.

Nous comprenons de façon indiscutable à quel point l’étude de la Torah peut donner à l’individu toute sa clairvoyance.

Dés qu’il se détache de l’étude de la Torah, l’homme peut aller même jusqu’à nier les croyances les plus solidement enracinées en lui.

On ne peut pas croire, et avoir la foi, sans entretenir toute cette foi par l’étude de la Torah, car il n’y a pas d’avenir à la Emouna sans étudier la Torah !!

Une telle Emouna est beaucoup trop fragilisée sans le solide verrou que représente l’étude de la Torah.

Voilà donc pourquoi les Bné Israël vécurent l’agression de ‘Amalek.

Parce qu’ils firent l’erreur de croire que la Emouna peut se passer de l’étude de la Torah.

Le seul résultat que l’on obtient avec de telles conception, c’est la perte de cette Emouna, et l’arrivé de ‘Amalek, c'est-à-dire, la source de tous les problèmes d’un juif !!!!

Le devoir de se souvenir de l’agression de ‘Amalek, n’implique pas seulement de ne pas oublier ce qu’il nous a fait, mais surtout de se rappeler les causes qui ont entraîné son arrivée.

On explique ceci par une image :

Un roi possédait un très beau jardin dans lequel poussaient de magnifiques roses.

Ce roi avait un ami très cher, qui était aussi son confident et son conseiller.

Le roi avait une très grande estime pour son ami, et il lui était très reconnaissant pour les précieux conseils qu’il lui prodiguait.

Le jardin du roi était gardé par un très gros chien effrayant, qui aboyait à la moindre tentative de pénétrer dans le jardin.

Un jour, l’ami du roi se promenait près du jardin royal, en observant les belles roses qui poussaient. Il se demandait si le roi lui permettrait de cueillir quelques roses, et se dit finalement qu’en tant que conseillé et ami intime du roi, il est certain qu’il n’y verra aucun inconvénient.

Convaincu qu’il avait la bénédiction du roi, il s’approchait des roses, quand tout à coup, le chien se jeta sur lui et déchira ses habits. Il eu juste le temps de s’enfuir.

Le roi - qui fut attiré par les aboiements - regarda par la fenêtre et fut très contrarié en constatant le manque de politesse de son ami qui voulut cueillir des roses sans même demander la permission du roi. Mais comme il estimait beaucoup son ami, le roi décida de ne pas lui en faire le reproche.

Le lendemain, l’ami rendit visite au roi, et lui raconta ce qui lui était arrivé la veille avec le chien.

Le roi lui répondit : « Oui, je sais ce que t’as fait ce maudit chien ! »

Mais la véritable intention du roi était de rappeler en même temps à son ami ce qu’il avait fait lui aussi pour en arrivé là.

En nous ordonnant de nous souvenir de l’acte d’agression de ‘Amalek, la Torah nous demande également de ne pas oublier notre rejet de l’étude de la Torah, qui est la seule et unique cause de l’arrivée de ‘Amalek, et de tous les soucis qu’un juif peut traverser dans sa vie.

Shabbat Shalom

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

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