dimanche 7 septembre 2008

Teshouva chez les non juifs

Teshouva chez les non juifs

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Question

Est-ce que la notion de repentir sur les fautes est valable uniquement pour le peuple d’Israël, ou bien est-elle aussi valable pour les nations du monde ?

Sources et développement

Il est enseigné dans le Midrash Tan’houma (Parasha de Nitsvavim) :

Lorsque le peuple d’Israël accompli la volonté Divine, Hashem se trouve près d’eux pour accepter leur Teshouva (repentir), comme il est dit : « De là bas, vous réclamerez Hashem ton D. et tu le trouveras… ». Par ailleurs, le verset dit : « Hashem aura des égards envers Toi… » Bien qu’il est écrit : « Il n’a aucun égard… ». Malgré tout, la personne qui se repent de ses fautes, Hashem lui exprime des égards et l’acquitte dans son jugement.

Cependant, Hashem n’exprime pas d’égards envers tout le monde, mais uniquement envers Israël, comme il est dit : « Hashem aura des égards envers Toi… », et non envers les nations du monde.

Apparemment, selon ce Midrash, la Teshouva n’est pas efficace pour les nations du monde, mais uniquement pour Israël.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita explique cela à partir des propos de notre maître l’auteur du Messilat Yesharim qui écrit que selon la stricte justice, il n’est pas concevable qu’il y ait un moyen de réparer les fautes de l’homme. En effet, comment l’homme pourrait-il réparer ce qu’il a altéré, puisque la faute a déjà été commise. Par exemple, lorsqu’un homme a commis le meurtre, comment peut-il réparer une telle chose par la Teshouva, alors que la victime est morte et même la Teshouva du meurtrier ne lui redonnera pas la vie ?!

En réalité, c’est la Miséricorde Divine qui établie l’efficacité de la Teshouva pour les personnes qui ont commis des fautes.

Le fait que la Teshouva soit considérée – par la volonté de l’individu – comme le moyen de déraciner les actes qu’il a commis, est une véritable bonté de la part d’Hashem.

C’est ce qui ressort du Midrash cité précédemment, où l’on a commenté le verset « Hashem aura des égards envers Toi… », dans le sens de la Teshouva, puisque le fait d’avoir des égards ne constitue en rien de la stricte justice mais plutôt de l’indulgence, comme nous l’avons expliqué.

Selon cela, nous comprenons à présent pourquoi les Béné Israël - qui ont le statut d’ « enfants d’Hashem » - bénéficient de façon exclusive de la Miséricorde Divine, comme un père prend ses enfants en pitié, et leur montre de l’indulgence. Par contre, les nations du monde – qui n’ont que le statut de « serviteurs d’Hashem » - la Teshouva ne peut par leur être efficace pour effacer la trace de leurs fautes.

Cependant, il faut ajouter que la Teshouva n’a pas d’efficacité pour les nations du monde en ce qui concerne l’effacement de leurs fautes, mais pour leur éviter le malheur et le châtiment dans ce monde, la Teshouva leur est efficace, comme nous le voyons au sujet des gens de la ville de Ninevé, qui se sont repentis envers Hashem, et qu’Il les a pris en pitié afin ne pas les détruire.

Mais pour ce qui est de la vie dans le Monde Futur, il est évident que la Teshouva n’a aucune efficacité pour eux.

Toutefois, si après s’être repenti, le non juif complète son repentir de façon merveilleuse en se convertissant et en venant s’abriter sous les Ailes de la She’hina (Présence Divine), à ce moment là, Hashem lui octroie le droit de se repentir totalement. Comme nous le voyons au sujet de Nevouzaradan l’impie, qui a tyrannisé Israël, et s’est ensuite repenti par la Teshouva, Hashem s’est rempli de Miséricorde envers lui par le mérite de sa Teshouva qui provenait des profondeurs de son cœur, et il s’est ensuite converti. Ses descendants ont été de grands érudits dans la Torah, comme on l’enseigne dans le Midrash Eh’a.

A partir de tout ce qui a été dit, nous pouvons apprendre à quel point nous devons nous montrer vigilant envers la Mitsva de la Teshouva, et nous en réjouir, car Hashem nous a gratifié d’un cadeau merveilleux, en nous donnant la possibilité de se repentir de nos fautes et de nous élever de la poussière de nos péchés. Il nous incombe le devoir de se repentir, et là, Hashem nous ramènera à Lui, comme il est dit : « Reviens vers Moi, et je reviendrais vers vous… »

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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