lundi 26 janvier 2009

Une femme érudite dans la Torah

Une femme érudite dans la Torah

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Question

Est-il obligatoire de se lever devant une femme érudite dans la Torah, comme nous sommes tenus de le faire devant un Talmid ‘Ha’ham ?

Décision de la Hala’ha

Il y a une totale obligation de se lever devant une femme érudite

Nous sommes tenus de l’honorer pour la Torah qui est en elle, car l’honorer c’est honorer la Torah.

Même s’il s’agit simplement d’une femme influente, qui attire d’autres femmes vers le respect des lois de la Pureté Familiale, de la Casherout, du Shabbat, ou autre, même si cette femme n’est pas tellement érudite dans la Torah comme un Talmid ‘Ha’ham, malgré tout, il est obligatoire de l’honorer et de se lever devant elle.

De même, une élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante qui lui apprend la Torah. L’élève est tenue de se lever devant elle, et il lui est interdit d’appeler son enseignante par son nom, puisque l’enseignante – tout comme le Rav vis-à-vis de son élève - mène son élève au Monde Futur, et à ce titre, l’élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante, et de se lever devant elle.

Le fait que l’enseignante perçoive un salaire pour son enseignement, pour sa subsistance, n’a aucune incidence, car le fait qu’un élève soit soumis à l’obligation de respecter son Rav, n’est pas lié avec le fait que son Rav a accomplie une Mitsva en enseignant de la Torah à l’élève, mais seulement avec le fait que le Rav a inculqué à l’élève les voies de notre Sainte Torah, et en agissant ainsi avec lui, le Rav lui a fait acquérir son ‘Olam Ha-Ba.

Les intentions du Rav ne font aucune différence pour le devoir de respect qui incombe l’élève.

Sources et développement

Dans des précédentes Hala’hot, nous avons expliqué l’obligation de se lever devant une personne âgée, sans faire de différence entre un homme âgé ou une dame âgée. Nous avons également expliqué l’obligation de se lever devant un Talmid ‘Ha’ham (un érudit dans la Torah).

Dans la précédente Hala’ha, nous avons également précisé que selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita, une élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante qui lui apprend la Torah. L’élève est tenue de se lever devant elle, et il lui est interdit d’appeler son enseignante par son nom, car il est expliqué dans une Mishna du traité Bava Metsi’a (33a) que la raison pour laquelle un élève est soumis à l’obligation de respecter son Rav, réside dans le fait que le Rav mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba (le Monde Futur). Il en est donc de même pour une élève, puisque son enseignante l’éduque dans la Torah, la morale et la pudeur, et de ce fait, mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba.

Le Gaon auteur du Shou’t Divré Malkiel - Rabbi Malkiel Tsevi TANENBOÏM z.ts.l - écrit (tome 4 chap.80) que même si l’enseignante perçoit un salaire pour cet enseignement, pour sa subsistance, cela n’a aucune incidence, car le fait qu’un élève soit soumis à l’obligation de respecter son Rav, n’est pas lié avec le fait que son Rav a accomplie une Mitsva en enseignant de la Torah à l’élève, mais seulement avec le fait que le Rav a inculqué à l’élève les voies de notre Sainte Torah, et en agissant ainsi avec lui, le Rav lui a fait acquérir son ‘Olam Ha-Ba.

Par conséquent, la chose ne dépend pas des intentions du Rav – fait-il cela pour gagner sa vie, ou pas.

Le Din est le même vis-à-vis d’une enseignante, puisqu’elle mène son élève au Monde Futur, l’élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante.

Le Gaon Rabbi ‘Hizkiyahou DA SILVA (l’auteur du « Peri H’adash ») s’interroge sur l’obligation de se lever devant une femme érudite dans la Torah, au même titre qu’il faut se lever devant un Talmid ‘Ha’ham.

Cependant, le Gaon Rabbi Its’hak ‘ATTIYE – auteur du Shout’ Zera’ Its’hak (Section Pilpalta Kolshehou chap.1 page 88 colonne 4) – après avoir cité les propos du Péri ‘Hadash, atteste qu’il est évident selon lui qu’il y a une totale obligation de se lever devant une femme érudite. Même si la femme n’est pas soumise à l’obligation d’étudier la Torah (excepté les Hala’hot qui lui sont nécessaires pour l’accomplissement des Mitsvot qui la concernent), et même si – après avoir étudié la Torah au point de devenir érudite comme un Tamid ‘Ha’ham - elle ne recevra pas une récompense aussi importante que celle d’un homme, puisqu’elle n’est pas soumise au devoir d’étudier la Torah, malgré tout, au définitif, elle est érudite dans la Torah, et par conséquent, il est une obligation de l’honorer pour la Torah qui est en elle, car l’honorer c’est honorer la Torah.

De nombreux et importants Poskim (décisionnaires) tranchent ainsi, et parmi eux :

Le Min’hat ‘Hinou’h (chap.257 note 3) ; le Kiriat ‘Hana David (tome 1 section Y.D chap.15).

Il est vrai que le ROSH – dans ses Décisions Hala’hiques (chap.2 de la Guemara Bera’hot section 6) – rapporte une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) au sujet de la définition d’une femme qui – comme nous le savons – n’est pas soumise à l’obligation d’étudier la Torah, a-t-elle le statut d’une personne qui étudie ou bien celui d’une personne qui n’étudie pas ?

En réalité, cette question est posée vis-à-vis du fait d’arrêter l’étude de la Torah pour assister à l’enterrement d’un mort. Cette interruption dépend du niveau d’étude du défunt (à la condition qu’il y ai des gens pour s’occuper de tout le nécessaire pour l’inhumation selon toutes les exigences de la Hala’ha, car le cas échéant, il est une obligation pour quiconque d’interrompre l’étude et d’aller faire tout le nécessaire pour l’inhumation de ce défunt.)

Pour l’enterrement d’une femme, il y a Ma’hloket pour définir si la femme est considérée comme une personne qui étudie, auquel cas il faut interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme, ou bien est-elle considérée comme quelqu’un qui n’étudie pas (du fait de son exemption), auquel cas il ne faut pas interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme.

MARAN tranche ce Din dans Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 361-1) selon la 2ème opinion, selon laquelle la femme est considérée comme quelqu’un qui n’étudie pas, et de ce fait, il ne faut pas interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme.

Mais en réalité, lorsque nous considérons ici la femme comme quelqu’un qui n’étudie pas, il s’agit ici d’une simple femme. Mais lorsqu’il s’agit d’une femme érudite dans la Torah, son statut est le même que celui d’un Talmid ‘Ha’ham.

Telle est également l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita qui ajoute encore – dans son livre Hali’hot ‘Olam (tome 8 page 192) - que s’il s’agit d’une femme influente qui attire d’autres femmes vers le respect des lois de la Pureté Familiale, de la Casherout, du Shabbat, ou autre, même si cette femme n’est pas tellement érudite dans la Torah comme un Talmid ‘Ha’ham, malgré tout, il est obligatoire de l’honorer, comme il est expliqué dans le traité Kiddoushin (33a) où l’on enseigne qu’il faut se lever devant un homme qui possède des « actions ». Or, les Gueonim expliquent que la définition de l’homme qui possède des « actions », correspond à un homme qui est généreux envers la Tsedaka, ou qui se consacre aux besoins de la collectivité ou qui possède des bonnes qualités, même s’il ne s’illustre pas dans l’érudition de la Torah, nous sommes tenus de l’honorer et de se lever devant lui, comme le tranche MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (Yoré De’a chap.244).

Le Din est le même vis-à-vis d’une femme influente. Par conséquent, il faut se lever devant elle comme nous l’avons expliqué.

(Vis-à-vis d’une femme érudite dans la Torah, il est bon de mentionner de nombreuses femmes qui étaient de grandes érudites dans la Torah, comme par exemple ce qui est cité dans les Tshouvot (réponses Halah’iques) du Mahary MOULINE (Morenou Harav Rabbi Ya’akov MOULINE) où l’on cite des réponses Hala’hiques de la Rabbanite Leah qui s’est particulièrement distinguée pour sa grande sagesse, et cette rubrique n’est pas appropriée pour s’étendre d’avantage sur ce sujet.)

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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