jeudi 26 février 2009

La Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo »

La Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo »

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Question

A sujet de la Bera’ha de « Shekah’a Lo Be’olamo », doit-on réellement réciter cette Berah’a ? Si c’est le cas, quand doit-on la réciter ? Doit-on la réciter avec Shem Ou-Mal’hout (A.D.O.N.A.Ï Elohenou Meleh’ Ha’Olam) ou non ?

Décision de la Hala’ha

Lorsqu’on voit une créature belle d’aspect et qui s’illustre par sa beauté, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme (une simple et brève vision, car une simple vision sans regarder avec insistance, ne constitue pas un interdit), qu’ils soient juifs ou non juifs, ou bien lorsqu’on voit un animal particulièrement beau et qui s’illustre par sa beauté, il faut la réciter la Bera’ha :

Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Sheka’ha Lo Be’olamo

Traduction : Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D. Roi du Monde, qui possède autant dans son monde.

Si l’on a récité cette Bera’ha, on ne peut plus jamais la réciter sauf si l’on voit de nouveau une autre créature d’une beauté encore plus grande que celle de la précédente.

Comme toutes les autres Bera’hot, la Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo », doit être récitée avec Shem Ou-Mal’hout (A.D.O.N.A.Ï Elohenou Meleh’ Ha’Olam).

Sources et développement

Il est enseigné dans la Guemara Bera’hot (58b) :

Lorsqu’on voit des créatures de bel aspect, on doit réciter la Bera’ha suivante :

Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Sheka’ha Lo Be’olamo

Traduction : Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D. Roi du Monde, qui possède autant dans son monde

Cette Hala’ha est tranchée par le RIF, le RAMBAM, le ROSH et les autres Rishonim, ainsi que par MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 225-10).

Cette Bera’ha inclus même la vision d’un non-juif particulièrement beau d’aspect, ou même la vision d’un animal particulièrement beau.

Le ‘Arou’h Ha-Shoul’han écrit (225-14) qu’il s’agit ici de créatures non seulement particulièrement belles, mais surtout qui s’illustrent par leur beauté. La vision de telles créatures entraîne une telle impression qu’il est justifié de réciter cette Bera’ha à ce moment-là.

Par conséquent, on ne récite pas systématiquement cette Bera’ha à chaque vision d’une personne particulièrement belle, mais seulement lorsqu’il s’agit d’une personne dont l’aspect est d’une beauté exceptionnelle. De même pour un animal dont la beauté est exceptionnelle.

Nous avons expliqué lors d’une précédente Hala’ha qu’il est interdit de regarder le visage d’un Rasha’ (un impie), comme nous l’enseigne la Guemara Meguila (28a).

Selon cela, le Maguen Avraham (note 20) fait remarquer qu’il ne faudrait apparemment pas réciter cette Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo » à la vision d’un non-juif (s’il n’observe pas les 7 Mitsvot des enfants de Noa’h, qui sont :

l’obligation d’établir des tribunaux ; l’interdiction de blasphémer ; l’interdiction de l'idolâtrie ; l’interdiction des unions illicites ; l’interdiction de l'assassinat ; l’interdiction du vol ; l’interdiction d’arracher un membre d'un animal vivant.)

Mais il explique qu’une simple vision sans regarder avec insistance, ne constitue pas un interdit comme nous l’avons expliqué. C’est pourquoi lorsqu’on se contente de « voir », c'est-à-dire, une simple et brève vision, un homme particulièrement beau, même s’il s’agit d’un Rasha’, on doit réciter la Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo ».

Le Maguen Avraham termine en disant qu’il est tout de même interdit de vanter la beauté d’un non juif.

Nous avons également expliqué que toute Bera’ha qui ne comporte pas Shem Ou-Mal’hout (A.D.O.N.A.Ï Elohenou Mele’h Ha’Olam), n’est pas considérée comme une Bera’ha, comme il est stipulé dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 214).

Il en est donc de même pour la Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo », qu’il faut également réciter avec Shem Ou-Mal’hout (A.D.O.N.A.Ï Elohenou Mele’h Ha’Olam), au même titre que pour toutes les Bera’hot.

Malgré tout, MARAN précise dans le Shoul’han ‘Arou’h qu’il ne faut pas réciter cette Bera’ha à chaque fois que l’on voit une créature particulièrement belle – même si elle s’illustre par sa beauté – mais uniquement la première fois où l’on voit une telle créature. Par exemple, une personne à qui se présente l’occasion de voir un homme particulièrement beau et qui s’illustre par sa beauté, ou bien un cheval d’une beauté exceptionnelle, cette personne est autorisée à réciter la Bera’ha de « Sheka’ha Lo Be’olamo », mais elle n’aura plus jamais le droit de réciter cette Bera’ha à l’avenir. Même si cette personne voit de nouveau une créature particulièrement belle, elle n’a plus le droit de réciter cette Bera’ha, excepté si elle voit une créature dont l’aspect est encore plus beau que la créature précédente, dans ce cas la personne est autorisée à réciter de nouveau cette Bera’ha.

Le Eliya Rabbah (note 23) rappelle que selon la Guemara ‘Avoda Zara (20a) il faut réciter cette Bera’ha même lorsqu’on voit une femme de bel aspect.

Le Mishna Beroura fait remarquer (dans le Biour Hala’ha) qu’il est pourtant interdit de regarder la beauté d’une femme.

On pourrai répondre en disant que cette Bera’ha peut être récitée par les femmes qui la réciteront en voyant une femme d’une beauté exceptionnelle.

Mais en fait, même un homme à qui se présente l’occasion de voir simplement - c'est-à-dire, une simple et brève vision - une femme qui est particulièrement belle, est autorisé à réciter cette Bera’ha en voyant cette femme, car une vision de ce type ne constitue aucun interdit, puisque la seule vision interdite c’est le regard profond et attentif, mais lorsqu’il s’agit d’une simple vision naïve, elle ne représente aucun interdit. c’est ce qu’écrit le Mishna Beroura lui-même au chapitre 75 (note 8), ainsi que le Maguen Avraham au sujet de réciter cette Bera’ha à la vision d’un non-juif Rasha’. C’est aussi l’explication que donne le ‘Arou’h Ha-Shoul’han cité plus haut.

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