dimanche 3 janvier 2010

Chausser des chaussures

Chausser des chaussures

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Aharon Yossef Ben Déborah, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTIONS

Y a-t-il des règles particulières sur la façon d’enfiler ses chaussures ou de les déchausser ?

DECISIONS DE LA HALA’HA

Lorsqu’on doit chausser des chaussures, on commence par celle de droite sans la nouer, puis on chausse celle de gauche en la nouant. Ensuite on noue celle de droite.
Si la chaussure ne se ferme pas par un nœud (elle n’a pas de lacets ni de lanières), on doit chausser celle de droite en premier.
Si la chaussure se ferme par une fermeture éclair, il n’est pas nécessaire de fermer spécialement celle de droite en premier.
(Il semble qu’il en est de même pour les fermetures « Scratch »)

Un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit lui aussi chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Il est préférable que la femme commence elle aussi par attacher la chaussure de gauche en premier.

Lorsqu’on se déchausse, il faut d’abord dénouer la chaussure de droite sans la déchausser, puis dénouer celle de gauche et la déchausser.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

La Guémara Shabbat (61a) nous enseigne que l’on doit chausser les chaussures en commençant par celle de droite sans la nouer, puis on chausse celle de gauche en la nouant, et on noue ensuite celle de droite.

Les Tossafot expliquent que la Torah valorise aussi bien la droite que la gauche.
La droite est valorisée par le sang du sacrifice d’inauguration du Mishkan que Moshé Rabbenou a reçu l’ordre de placer sur le lobe de l’oreille droite d’Aharon Ha-Cohen et de ses enfants, ainsi que sur leurs pousses droits et leurs gros orteils droits (voir Shemot 29-20).
La gauche est valorisée par les Tefilin que l’on doit attacher sur le bras gauche, comme la Guémara Ména’hot (37a) nous l’apprend.

Cette Hala’ha est tranchée dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 2-4).

Le Gaon auteur du Artsot Ha-‘Haïm (« Ha-Méïr La-Arets » note 30) écrit que si l’on a uniquement la chaussure gauche, il est préférable d’attendre la chaussure droite afin de la chausser en premier.
Telle est également l’opinion du Mishna Béroura (note 7).

Il est évident que tout ceci concerne également des chaussures de tissu ou de caoutchouc qui se ferment par un nouage.

Le RAMA précise – au nom des Tossafot (Shabbat 61a) - que si la chaussure ne se ferme pas par un nœud (elle n’a pas de lacets), on doit chausser celle de droite en premier.
Telle est également l’opinion de notre maître le ARI zal dans Sha’ar Ha-Kavanot (Seder Birkot Ha-Sha’har).

Si la chaussure n’a pas de lacets, mais se ferme avec des lanières, il est évident qu’il en est de même et il faudra aussi chausser celle de droite en premier sans l’attacher, puis chausser celle de gauche en l’attachant, et attacher ensuite celle de droite.

Si la chaussure se ferme par une fermeture éclair, il n’est pas nécessaire de fermer spécialement celle de droite en premier.
(Il semble qu’il en est de même pour les fermetures « Scratch »)

Le Gaon auteur du Bé’hor Shor (sur Shabbat 61a) écrit qu’un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit lui aussi chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Mais le Gaon auteur du Sha’aré Téshouva cite les propos du Bé’hor Shor en disant en son nom que même s’il n’est gaucher que de la main, il doit attacher la chaussure droite en premier.
Le Mishna Béroura se laisse entraîner par cette version et tranche lui aussi de cette façon.

Mais en réalité, de nombreux décisionnaires récents dénoncent une erreur de copiste dans la version rapportée dans le Sha’aré Téshouva, et selon eux, il faut corriger et écrire « gaucher de la main et du pied », puisque telle est la version originale des propos du Bé’hor Shor.
Cette remarque est émise entre autres par le Gaon auteur du Shou’t Ish Matslia’h (Rabbi Matslia’h MAZOUZ z.ts.l) dans ses notes sur le Mishna Béroura, ainsi que par le Gaon auteur du Shou’t Min’hat Its’hak (tome 10 chap.1 parag. « Ou-VDere’h Agav… »).

Le Gaon MALBIM – dans son livre Artsot Ha-‘Haïm (Ha-Méïr La-Arets note 32) - réfute les propos du Bé’hor Shor, et tranche que même s’il n’est gaucher que de la main, il doit attacher la chaussure droite en premier.

Mais le Gaon Ya’bets – dans son Siddour (règles relatives au matin) – approuve l’opinion du Bé’hor Shor, et tranche lui aussi qu’un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Il est préférable que la femme commence elle aussi par attacher la chaussure de gauche en premier, même si elle n’est pas concernée par la Mitsva des Téfilin.

En effet, le Gaon Rabbi David YOSSEF Shalita – dans son livre Hala’ha Béroura (tome 1 chap.2 Birour Hala’ha note 7) – fait mention du Gaon auteur du Shou’t Rivévot Efraïm (tome 1 chap.5) qui cite dans un premier temps l’opinion du Gaon Rabbi Tsévi Pessa’h FRANCK dans son livre Sha’shou’é Tsévi (chap.3) selon qui la femme peut attacher celle qu’elle désir en premier, puisqu’elle n’est pas concernée par la Mitsva des Téfilin.
Mais ensuite, le Rivévot Efraïm cite l’opinion du Gaon Rabbi Yéhoshoua’ HARENBERG (auteur du Shou’t Dévar Yéhoshoua’) selon qui la femme doit - elle aussi - attacher celle de gauche en premier, puisque l’on trouve une préférence pour la gauche dans une Mitsva de la Torah qui est celle des Téfilin.

De plus, le Gaon Ya’bets – dans son livre Mor Ou-Ktsi’a (chap.3 parag.10) – écrit que la femme est – d’une certaine manière – concernée par la Mitsva des Téfilin, comme nous en trouvons un exemple cité par la Guémara Bé’horot (30b) au sujet d’une femme mariée qui nouait le nœud des Téfilin à son mari.
(Explication : La femme peut elle aussi participer à cette Mitsva)
Notre maître le ‘HYDA – dans son livre Ma’hzik Béra’ha (note 9) fait mention de l’opinion du Ya’bets, mais ne la partage pas d’un point de vue obligatoire, ce qui laisse entendre qu’il admet qu’il est préférable que la femme s’impose - elle aussi - d’attacher la chaussure de gauche en premier.

MARAN tranche au paragraphe 5 (O.H 2) au nom de Rabbenou Yona dans Sefer Ha-Ir’a qu’il faut déchausser la chaussure de gauche en premier, puisque de cette façon, on donne aussi de l’honneur à la droite.

Le Gaon Rabbi Leïb ‘HANLISH – dans ses notes sur le TOUR – ajoute qu’il faut d’abord dénouer la chaussure de droite sans la déchausser, puis dénouer celle de gauche et la déchausser.

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