dimanche 14 décembre 2008

‘Hanouka (Introduction)

‘Hanouka

(Introduction)

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde.

Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Le RAMBAM[D1] (Hal. relatives à ‘Hanouka chap.3 Hal.1 et suite) relate :

A l’époque du 2ème Beit Hamikdash (le 2ème Temple) (206 ans avant sa destruction), lorsque la Grèce régnait sur le monde, les monarques grecs avaient imposé des décrets sur Israël, dans le but de les détourner de la Torah et des Mitsvot. Il les ont privés de l’étude de la Torah, et se sont emparés de leur argent et de leurs filles. Ils ont pénétrés dans le Beit Hamikdash, l’ont souillé de toutes sortes d’idolâtries, et ont rendu impures tous ce qu’ils ont trouvé, ce qui fit souffrir Israël… Jusqu’au moment où Hashem les prie en pitié, et les sauva de la main des grecs. Une famille de Cohanim, les ‘Hashmonaïm, soulevèrent le peuple contre leurs ennemis, et Hashem leur fit obtenir la victoire, bien qu’ils était très peu nombreux face aux grecs, qui eux, étaient des millions. Après la victoire, les ‘Hashmonaïm décidèrent de restaurer le Beit Hamikdash de toutes les impureté des grecs, et voulurent rallumer la Ménorah du Beit Hamikdash, restée jusque là éteinte. Pour cela, seule une huile d’olive pure, fabriquée à cet effet, et scellée avec le sceau du Cohen Gadol, n’est valable.

Ils trouvèrent, en effet des flacons d’huile d’olive, mais ils étaient tous ouverts, et donc inutilisable pour le culte. Après de grandes recherches, ils trouvèrent enfin un flacon d’huile d’olive pure, scellé par le sceau du Cohen Gadol, mais ce flacon ne contenait que la quantité d’huile pour que la Ménora reste allumée qu’une nuit. Il se produit un Ness (un miracle), et la Ménora ne s’éteignit que huit jours plus tard.

Il existe 2 explications sur la raison de ce miracle :

  • Selon le RAMBAM (Hal. relatives à ‘Hanouka chap.3 Hal.2), le fait d’avoir fait la guerre, les avait rendu impures, et le jour de la victoire (25 KISLEV), il fallait attendre encore 7 jours pour être purifiés, selon les exigences de la Torah pour toute personne qui a été au contact d’un cadavre. Or, l’huile d’olive destinée à la Menora du Beit Hamikdash ne peut être fabriquée que par des personnes pures. C’est pour cela que se produisit un miracle grâce auquel il purent rallumer la Menora sans attendre d’être de nouveau pures, et par cela, la Mitsva n’était pas repoussée d‘avantage.

  • Selon d’autres Rishonim – comme le Sefer Ha-Eshkol[D2] (tome 2 page 20) ; les Gueonim[D3] dans leurs Tshouvot (éditions Leik chap.104) ; le Or’hot ‘Haïm[D4] (Hal. ‘Hanouka note 1) ; le Kol Bo[D5] (chap.44) ; Rabbi David ABOUDARHAM[D6] (page 54 colonne 1) ; le RaN[D7] (sur Guemara Shabbat 21b) – 8 jours était le temps nécessaire pour que les Cohanim se rendent à Goush ‘Halav - dans le territoire de la tribu de Asher, lieu de fabrication de l’huile d’olive (comme rapporté dans la Guemara Mena’hot 85b) - et de revenir.

Les ‘Ha’hamim (les sages) de cette génération, instituèrent pour les générations à venir, que ce miracle serait célébré pendant huit jours, à partir de la date du 25 Kislev, en allumant des lumières chaque soir, en récitant le Hallel chaque jour, et en disant le passage de Al Hanissim dans le Birkat Hamazon, ainsi que dans les prières quotidiennes.

Les principeaux décrets imposés par les grecs

· Ne plus pratiquer la Berit Mila (la circoncision)

· Ne plus observer Shabbat

· Ne plus fixer Rosh ‘Hodesh

Il faut être très attentionné envers la Mitsva de l’allumage des lumières de ‘hanouka, car cette Mitsva est très précieuse, afin de divulguer le miracle, en adressant des remerciements à Hashem. Nos ‘Ha’hamim enseignent dans la Gmara Shabbat (23b) que celui qui accomplie la Mitsva des lumières de ‘Hanouka selon les exigences de la Hala’ha, aura le mérite d’avoir des enfants Talmidé ‘Ha’hamim (érudits dans la Torah). Comme il est dit : « Le Ner (la lampe) est la Mitsva, et la Torah est la lumière » (Mishlé chap.6).

Rashi[DP8] explique ce verset ainsi : C’est par le Ner Mitsva (le Ner que l’on a l’obligation d’allumer) que vient la lumière de la Torah.

Le Meïri[DP9] ajoute qu’il s’agit ici d’accomplir la Mitsva de Ner avec beaucoup de soin, et beaucoup d’afffection.

Combien de Nerot doit on allumer ?

Selon le strict Din, il est suffisant d’allumer un seul Ner par foyer, chaque soir, quel que soit le nombre d’habitants dans le foyer.

Mais tout le peuple d’Israël a la tradition d’embellir la Mitsva et d’ajouter un Ner par soir, jusqu’à ce qu’il y est 8 Nerot le 8ème soir.

Selon la tradition des Sefaradim, conformément à l’opinion de MARAN[DP10] dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.671 parag.2), c’est le chef de famille qui allume, et il acquitte tous les membres du foyer par son allumage.

Mais selon la tradition des Ashkenazim – conformément à l’opinion du RAMA[D11] (sur O.H chap.671 parag.2) - chaque membre du foyer allume ses Nerot de ‘Hanouka.

Avec l’aide d’hashem, les prochaines Hala’hot seront consacrées à ‘Hanouka.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

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[D1]RaMBaM ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle

[D2]ESHKOL Rabbi Avraham Ben Its’hak France 12ème siècle

[D3]Gueonim Décisionnaires de la période post talmudique 8ème et 9ème siècle

[D4]Or’hot ‘Haïm Rabbenou Aharon Bar Rabbi Yaakov France 13ème siècle

[D5]Kol Bo Auteur inconnu, probablement élève du Or’hot ‘Haïm – 13ème siècle

[D6]Rabbi David ABOUDARHEM ou le RaDA élève du RoSH Espagne 13ème siècle

[D7]RaN Rabbenou Nissim de Gérone Espagne 14ème siècle

[DP8]RaSHI Rabbi Shlomo ITS’HAKI France 11ème siècle

[DP9]Meïri Rabbenou Mena’hem Ben Shlomo HaMeïri France 13ème et 14ème siècle

[DP10]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[D11]RaMA Rabbi Moshé ISSERLEISS Pologne 16ème siècle, opinion Hala’hic principale pour les Ashkenazim

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