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le plus grand décisionnaire de notre génération,
le Rav Ovadia YOSSEF Shalita.

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mercredi 14 mai 2008

« Il aime le Shalom (la paix), et recherche le Shalom »

« Il aime le Shalom (la paix), et recherche le Shalom »

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah

Puisque nous sommes dans la période du ‘Omer, pendant laquelle nous avons l’usage de lire les Pirké Avot (chaque Shabbat) en public – comme tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita – nous allons donc rapporter quelques notions mentionnées dans les Pirké Avot.

Sources et développement

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.1 – Mishna 12)

Hillel dit : « Sois un disciple de Aharon, qui aime le Shalom (la paix) et recherche le Shalom, qui aime les gens et les rapproche de la Torah.»

Quelle était véritablement la qualité de Aharon, pour que nos maîtres s’expriment ainsi à son égard ?

Nos maîtres explique que lorsque deux individus se disputaient, Aharon allait trouver l’un des deux et lui disait :

« J’ai rencontré ton ami untel, il est dans un grand désarrois et pleure à chaudes larmes en disant : Malheur à moi qui a si mal parlé à mon ami ! Comment puis-je lever les yeux vers lui et le regarder ! J’ai honte car c’est moi qui ai fauté envers lui ! »

Et Aharon restai auprès de lui en lui parlant et en le raisonnant jusqu’à ce que la personne retire la colère et la haine de son cœur.

Ensuite, Aharaon allait trouver le deuxième antagoniste, en agissant de la même façon qu’avec le premier, jusqu’à ce que la personne retire la colère et la haine de son cœur.

Lorsque les deux se rencontraient par la suite, ils s’embrassaient et faisaient le Shalom entre eux.

Aharon agissait de la même façon lorsqu’il y avait une querelle dans un couple.

C’est pour cela qu’il est écrit au sujet d’Aharon :

« Ils pleurèrent Aharon durant 30 jours, toute la Maison d’Israël.»

Le terme « Toute » inclus même les femmes qui pleurèrent également Aharon.

Des milliers d’enfants parmi le peuple d’Israël furent nommés Aharon, car sans l’intervention d’Aharon Ha Cohen, l’enfant ne serait probablement pas venu au monde puisque ses parents se seraient séparés.

Nous pouvons à partir de là, constater l’importance particulière de la Mitsva de faire régner le Shalom entre une personne et son prochain, comme entre un homme et son épouse.

De même, nous pouvons aussi prendre conscience de la colère et des revendications d’Hashem envers celui qui bouleverse la paix au sein d’un couple, en parlant avec le mari à l’encontre de sa femme, ou le contraire, en allant parler à la femme en émettant des critiques envers le mari. Un tel acte constitue une faute très grave, et représente l’inverse de la Volonté Divine sur la création.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita fait remarquer que de notre époque, nous avons la joie d’assister à une multiplication notoire des Ba’alé Teshouva (des personne qui effectuent un retour vers le judaïsme), qui reviennent de tout leur cœur vers la Torah, les Mitsvot et les bonnes actions.

Cependant, certains d’entre eux adoptent des comportements très extrémistes, en passant d’une extrême à l’autre, et uniquement par manque de connaissance de la Torah et de la Hala’ha. Ce comportement extrémiste (sur des choses qui ne sont même pas de réelles obligations selon le Din) a pour conséquence, de fortes perturbations du Shalom dans le couple.

En particulier, ceux qui n’ont pas beaucoup de temps pour étudier correctement la Hala’ha, et adoptent des ‘Houmrot (rigueurs non exigées par la Hala’ha) superflues.

C’est attitude n’est pas le bon chemin à suivre.

C’est pour cela que nous disons dans la prière quotidienne :

« Hashivenou Avinou Letorate’ha, Vekarevenou Malkenou La’avodate’ha, Veha’hazirenou Bitshouva Shelema Lefane’ha… »

(Traduction : Ramène nous - toi qui est notre Père – vers Ta Torah. Rapproche nous – toi qui est notre Roi – vesr Ton culte. Fais nous revenir dans un repentir sincère, devant Toi… »)

Il n’y a que par l’étude de la Torah et de la Hala’ha, que l’on peut gérer ses comportements de façon raisonnable et équilibrée, et vivre dans la paix et la droiture

On raconte qu’un homme voulut divorcer sa femme après la fête de Pessa’h.

Il se présenta au Beit Din (Tribunal Rabbinique) du Gaon et Saint Rabbi Avraham Yehoshoua’ de AFTE.

Le Rav demanda au mari :

« Pourquoi désires-tu divorcer ta femme ? »

Le mari répondit :

« Cette femme m’a fait consommer pendant Pessa’h, de la Matsa trempée (de la Matsa trempée dans un liquide, que les Ashkenazim ont la tradition de ne pas consommer pendant Pessa’h), en opposition à la tradition de mes parents ! »

Le Rav demanda que l’on fasse venir sa propre épouse, la Rabbanit.

Lorsqu’elle arriva, le Rav lui demanda :

« Dis moi la vérité s’il te plait, quelles Matsot as-tu posé devant moi le soir du Seder de Pessa’h ? »

La Rabbanit se tut car elle eu peur de raconter la vérité.

Le Rav insista :

« N’es pas peur, dis la vérité ! »

La Rabbanit répondit :

« J’ai posé devant toi des Matsot ordinaires, qui n’ont pas été surveillées (qui n’étaient pas Shemourot, surveillées depuis la récolte des blés), et ceci, à cause d’un fait précis qui est arrivé. A l’origine, j’avais correctement placé les Matsot Shemourot - qui avaient été cuites la veille de Pessa’h pour la Mitsva – dans une armoire, mais comme j’étais occupée dans les préparatifs du Seder, je n’ai pas remarqué la venue d’un nécessiteux qui n’avait pas de Matsa Shemoura pour le Seder. Un membre du foyer – qui ignorait que ces Matsot de l’armoire, étaient destinées pour le Rav – pris les Matsot Shemourot et les donna au nécessiteux. Lorsque j’ai voulu prendre les Matsot de l’armoire, je fus stupéfaite de constater qu’elles avaient disparues. Je ne savais plus quoi faire. Je redoutais de raconter la vérité au Rav. J’ai donc décidé de prendre des Matsot ordinnaires et de les poser dans une serviette, en faisant comme ci j’ignorait tout de ce qui c’était passé. C’est ainsi que le Saint Rav a - malheureusement - réalisé le Seder sur des Matsot ordinnaires. »

A ce moment là, le Rav s’adressa à cet homme qui désirai divorcer sa femme, et lui dit :

« Regarde mon fils ! J’ai mangé de la Matsa ordinaire le soir du Seder, et j’ai fais comme ci je n’avais rien remarqué, dans le but de ne pas en venir à me mettre en colère. Et tout cela, pour le Shalom !! Et toi, tu désires divorcer ta femme à cause d’une simple tradition de ne pas manger de Matsa trempée, qui n’est même pas un Din !!! »

Le Rav trouva un terrain d’entente entre eux, et après s’être réconcilier, le mari et la femme rentrèrent chez eux, en paix.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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