jeudi 17 septembre 2009
DIVRE TORAH SUR ROSH HA-SHANA
ROSH HA-SHANA
Ces Divré Torah sont dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam et de ‘Haya Bat Rivka
1. LE SHOFAR
Il est écrit dans Tehilim (89-15) :
« Heureux le peuple qui connaît la sonnerie… »
Le Midrash Rabba commente :
Les nations du monde ne savent-elles pas sonner du Shofar ?!
En réalité, le peuple d’Israël sait surtout apaiser leur Créateur, et avec quoi ?
Avec la sonnerie du Shofar, c'est-à-dire le repentir, comme il est dit : « Si le Shofar retentissait dans la ville, le peuple ne tremblerait il pas ?! » (Amos 3-6)
Question
En quoi le Shofar peut-il avoir la capacité à stimuler le repentir, et à apaiser la rigueur Divine ? Est-il pensable que la seule sonnerie du Shofar, peut atteindre ces objectifs ?
Réponse
Un simple villageois voyagea un jour de son village vers la grande ville.
Il n’était jamais sortit de son village et ne connaissait strictement rien de la vie en ville.
Lorsqu’il arriva, un incendie venait de se déclarer et les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours retentissaient pour donner l’alerte afin que tout le monde se précipite pour éteindre l’incendie.
Le villageois demanda pourquoi on faisait retentir tous ses instruments.
On lui répondit que c’était « pour éteindre l’incendie ».
Le villageois fut émerveillé de cette réponse, et en conclut que les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours éteignaient eux même les flammes.
Lorsqu’il retourna dans son village, il voulut épater tous les habitants.
Il fit l’acquisition de toutes sortes d’instruments et alluma volontairement un incendie. Ensuite, il se mit à frapper du tambour, sonna des cloches…
Les habitants du village accoururent tout affolés, en lui demandant la cause de cet incendie, mais il continua à frapper ses instruments encore plus fort.
Les habitants lui dirent de se précipiter pour éteindre, mais il n’écoutait pas.
Les habitants du villages éteignirent eux-même l’incendie et lui dire :
« Tu n’es qu’un fou ! Le son de tes instruments ne sert pas éteindre le feu, mais uniquement à donner l’alerte afin que l’on vienne l’éteindre !! »
Il en est de même vis-à-vis de la sonnerie du Shofar de Rosh Ha-Shana.
Certaines personnes ne pratiquent strictement rien du judaïsme durant toute l’année, et se rendent à la synagogue le jour de Rosh Ha-Shana en étant persuadées que le son du Shofar va « éteindre » l’incendie de leurs fautes !!
Ces gens ne comprennent pas que le Shofar – de part lui-même – n’a absolument aucune capacité à absoudre les fautes, mais représente seulement le moyen d’attirer notre attention vers une prise de conscience, afin de réaliser un véritable et sincère repentir vers Hashem.
Sans une sérieuse volonté de notre part, à changer totalement notre comportement, la sonnerie du Shofar ne peut strictement rien pour nous !!!
2. A ROSH HA-SHANA, PLUS D’ECHEANCIER !!!
Il est écrit dans Tehilim (89 – 15) :
« La justice et le jugement sont à la base de Ton trône, la bonté et la vérité devancent Ta face. »
Un jour, un homme avait contracté une dette.
Au moment convenu, le créancier vint réclamer son argent.
Le débiteur nia avoir emprunté l’argent, et il déclara au prêteur qu’il ne voyait absolument pas de quoi il voulait parlé.
Quelques temps plus tard, le créancier se présenta de nouveau, et avec beaucoup de gentillesse, proposa à son débiteur de ne lui rembourser que la moitié de la dette, et qu’il renonçait au reste.
Le débiteur ne réagit pas.
Le généreux créancier proposa cette fois-ci de ne lui rembourser qu’un tiers de la dette, et n’obtint pas plus de réaction de la part du débiteur.
Alors le créancier menaça cette fois-ci d’employer des moyens juridiques pour se faire rembourser son argent.
Quelques temps plus tard, le tribunal convoqua le débiteur pour un procès qui lui était intenté par son créancier pour refus de remboursement de dette.
Après de longs débats, le tribunal se retira pour délibérer.
A ce moment précis, le débiteur - voyant qu’il n’avait aucune chance de gagner le procès puisque son créancier avait fournie des preuves et des témoignages irréfutables sur la dette contractée – s’approcha du créancier et lui murmura à l’oreille :
« Il y a quelques jours, tu m’a proposé de ne te rembourser que la moitié de la dette, et tu renoncerai à l’autre moitié, et bien je suis prêt dès maintenant à te rembourser la moitié de la dette que j’ai envers toi. »
Le créancier lui répondit :
« Sombre idiot ! Ma proposition était valable tant que tu ne m’avais pas forcer à venir au tribunal, mais maintenant que nous sommes en procès, je ne renoncerai pas même au moindre centime, sans compter les frais du procès !!! »
Il en est de même au mois d’Eloul, pendant lequel Hashem « réclame » la dette que nous avons envers lui, cette pratique des Mitsvot, que nous avons tellement tendance à négliger tout au long de l’année !!!
Voyant que nous ne prenons pas conscience de notre négligence, Hashem dans Sa grande bonté, ne nous réclame finalement que « la moitié » ou bien « le tiers » de la dette, c'est-à-dire, de s’engager pendant le mois d’Eloul, au moins partiellement dans un premier temps, dans la pratique de certaines Mitsvot, de façon à pouvoir évoluer progressivement dans la Torah.
Mais nous persistons dans notre indifférence envers la Torah !
Alors Hashem nous met en procès le jour de Rosh Hashana, afin de réclamer la pratique et le respect de la Torah qu’Il nous a donné.
Lorsque nous prenons conscience, le jour de Rosh Hashana, lorsque retentit le son du Shofar, que nous avons de très grosses dettes envers Celui qui nous a créé, à ce moment là seulement, nous commençons, à prendre quelques décisions et engagements dans le domaine de la pratique, mais voilà… !!! Aujourd’hui, au jour du jugement, ces « quelques » décisions et engagements ne suffisent plus !!!!
Ce jour là, Hashem réclame le remboursement total de la « dette » !!!
C’est le sens du verset des Tehilim rapporté au début de nos propos :
Même si aujourd’hui, jour de Rosh Hashana « La justice et le jugement sont à la base de Ton trône », et que tu réclame donc la totalité de l’observance des Mitsvot, cependant, « la bonté et la vérité devancent Ta face. », durant tout le mois d’Eloul, pendant lequel tu fais preuve de bonté et de miséricorde en nous accordant un remboursement partielle de notre dette envers Toi !!
Il nous reste encore un jour (18.09.09) grâce auquel nous pouvons encore bénéficier d’un remboursement partiel (en attendant d’avoir les moyens de rembourser plus !!!!!), profitons en !!!!
3. LES ENGAGEMENTS DE ROSH HA-SHANA
Dans la Guemara Rosh Ha-Shana (16a), nos maîtres nous dévoilent une information de grande valeur, selon laquelle le jour de Rosh Ha-Shana - jour où l’être humain fut crée - Hashem siège et juge toutes les créatures de l’univers.
Chaque évènement appelé à se produire sur les créatures durant toute l’année, est décrété lors de ce jour si redoutable, jour du grand jugement de chaque être vivant dans le monde.
Le fait que nos maîtres nous informe d’une telle chose, n’est pas fortuit, car en réalité, cette information est sensée avoir une conséquence centrale pour nous tous, afin que nous sachions nous préparer correctement à ces jours, en faisant un repentir sincère sur nos actes, en prenant de solides engagements pour la nouvelle année, et en implorant Hashem pour qu’Il écoute notre voix dans une prière accompagnée d’une sérieuse concentration, et afin qu’il renouvelle pour nous une bonne année.
Nous pouvons comprendre cela par raisonnement à fortiori :
En effet, tout individu qui passe en jugement devant un roi fait de chair et de sang, même si ce roi est le plus clément, l’individu a peur et redoute la justice royale, et il est certain qu’il lui promettra qu’à l'avenir, il veillera à améliorer ses actes, et il lui fera différentes promesses sur son comportement dans l’avenir. Mais lorsque cette même personne se présentera de nouveau devant le roi l’année d’après, la colère du roi sera grande puisqu’il constatera que l’individu n’a strictement rien changé de ses voies tortueuses, et qu’il est resté au même niveau où il se trouvait auparavant.
A plus forte raison nous concernant, puisque nous sommes convoqués en jugement devant le Roi des Rois, Hashem lui-même, car même si notre Roi est un roi plein de miséricorde et de clémence, qu’Il est patient et plein de bonté, malgré tout, il est inconcevable que l’individu revienne chaque année et promette à Hashem qu’il va améliorer ses actes, et qu’il prenne chaque année les mêmes engagements qu’il a déjà prit l’année précédente.
Au contraire, un tel acte plein d’insolence et d’effronterie – en se présentant chaque année devant Hashem en lui demandant de se montrer miséricordieux envers lui et de lui donner une longue vie, alors qu’il continu sa mécréance - peut être d’autant plus accablant pour l’individu.
Il est vrai qu’un tel comportement est fréquent – à notre grand désarroi – chez de nombreuses personnes, qui – lorsqu’elles arrivent vers la vieillesse – font le bilan de leur existence et constatent qu’aucune amélioration significative n’apparaît dans leur service d’Hashem, et que leur existence n’a fait que « couler » au rythme de la vie, jusqu’au jour de leur mort. L’une des principales causes à cela, provient du manque de réflexion correcte dans le domaine du service d’Hashem.
Et maintenant que nous sommes proches de Rosh Ha-Shana, chaque individu doit s’examiner afin de déterminer quel est le point sur lequel il ne se conduit pas correctement dans le service d’Hashem, et il doit également s’engager sur une chose qu’il n’applique pas encore à la perfection. Mais l’individu doit savoir que son engagement doit être prit à partir d’une réflexion juste, de sorte que même si toutes les vagues du monde lui passaient dessus, il ne lâcherai pas l’engagement qu’il a prit sur cet acte, et grâce à cela, il pourra être qualifié de « BAAL TESHOUVA », afin que du ciel, on constate la valeur de son esprit, et que sa prière soit exaucée devant Hashem, comme Hashem lui-même l’a dit : « Ouvrez moi une porte de la grandeur du chat d’une aiguille (car le chat d’une aiguille est percé de part en part, et ne peut jamais se boucher), et Moi, je vous ouvrirai une porte de la taille de celle du Oulam (très vaste pièce du Beit Ha-Mikdash) ».
La rédaction de la « Hala’ha Yomit » - française et israélienne - souhaite – à vous ainsi qu’à tous vos proches – une SHANA TOVA, et demande à tous nos chers abonnés, qui étudient la Torah de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF (ceci est le nom complet du Rav) Ben Gorgié Shalita, de mentionner dans les prières des Yamim Noraïm, qu’Hashem nous donne le mérite de bénéficier de la lumière de notre grand maître pendant de nombreuses années, et que nous ayons le mérite qu’il nous rédige encore de nombreux ouvrages utiles, dans la santé et la clairvoyance. AMEN.
Qu’Hachem exauce toutes vos demandes pour le bien, et que soient acceptées toutes nos prières, que l’on soit inscrits et scellés pour une longue vie et pour la paix, que l’on ait le mérite de voir la rédemption finale, rapidement et de nos jours. AMEN.
mercredi 16 septembre 2009
Le Seder de Rosh Ha-Shana
Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam et de ‘Haya Bat Rivka
QUESTION
Quel est le sens du Seder de Rosh Ha-Shana ? De quoi est-il composé ? Comment doit-on le réaliser ?
DECISION DE LA HALA’HA
Le Seder de Rosh Ha-Shana est composé de différends aliments, dont l’appellation ou la forme rappelle un bon signe pour la nouvelle année.
Certains ont l’habitude de procéder au Seder de Rosh Ha-Shana immédiatement après Kiddoush, mais d’autres le réalisent après avoir fait Motsi, et après avoir consommé au moins un Kazaït (27 g) de pain.
Selon la Hala’ha, il est préférable de procéder au Seder de Rosh Ha-Shana, après Motsi, et après avoir consommé au moins un Kazaït de pain (au moins 27 g) (ex : avec les entrées)
Lorsque nous procédons au Seder de Rosh Ha-Shana après Motsi, on ne récite pas de Bera’ha sur des aliments comme les haricots, le poireau, ou la tête de mouton, ou tout autre aliment dont l’usage est d’être consommé avec du pain, à condition d’avoir consommer au moins un Kazaït (27g) de pain.
Par contre, les fruits comme la datte, la grenade, ou la pomme trempé dans le miel, nécessitent une Bera’ha.
Nous ne récitons qu’une seule Bera’ha de Boré Peri Ha’ets qui acquittera tous les fruits de l’arbre.
Si l’un des fruits ou des légumes est nouveau et que nous n’en avons pas encore consommé cette année, on ne les mettra pas à table lors du Kiddoush, afin de ne pas les inclure dans le Shehe’heyanou du Kiddoush.
Voici l’ordre dans lequel nous devons procéder :
Kiddoush + Netilat Yadaïm + Motsi
On veille d’abord à consommer au moins un Kazaït (27g) de pain (ex : avec les entrées)
Seder de Rosh Ha-Shana : Datte ; Grenade ; Pomme dans le miel ; Haricots ; Courge ; Poireau ; Blettes ou épinards ; Tête de mouton
Le Seder de Rosh Ha-Shana se réalise les 2 soirs e la fête.
ATTENTION !!!
La Hala’ha est très exigeante en ce qui concerne les vérifications de certains fruits ou légumes susceptibles de contenir des vers. C’est pour cela que, si l’on n’est pas certain de la vérification des dattes ou des blettes, il ne faut pas les manger, même le soir de Rosh Hashana !! Chaque vers consommé (même par inadvertance) entraîne la transgression de 5 fautes de la Torah. De même, si l’on n’est pas sûr de la Kasherout de la viande de tête, il ne faut pas en consommer, et on la remplacera par une tête de volaille ou de poisson.
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Il est enseigné dans la Guemara Horayot (12a) et Keritot (6a) :
Le signe est une chose décisive.
C’est pourquoi, pendant les 2 soirs de Rosh Ha-Shana, nous avons la tradition de consommer certains aliments en guise de bon signe pour la nouvelle année.
C’est pour cela que nous mangeons ces soirs là, des haricots (Roubiya en araméen ou Loubiya en arabe), de la courge (Kra), du poireau (Karti), des blettes ou des épinards (Silka), des dattes (Temarim), des grenades (Rimonim), de la pomme trempé dans le miel (Tapoua’h Bidvash), et de la tête de mouton (Rosh Kevess).
Il existe une Ma’hloket (une divergence d’opinion Hala’hic) parmi les Poskim (les décisionnaires) concernant une personne qui consomme des aliments comme des fruits ou des légumes ou autre, avant le repas :
Cette personne doit-elle d’abord réciter la Bera’ha finale sur ces aliments avant de débuter son repas, ou bien le Birkat Hamazon inclura non seulement le repas, mais également les aliments consommés juste avant ?
Comme dans toute Ma’hloket au sujet d’une Bera’ha, nous appliquons dans ce genre de situation, le principe de Safek Béra’hot Lehakel (s’il y a un doute sur la récitation d’une Bera’ha, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas).
Cependant, il ne faut pas s’introduire sciemment dans cette situation.
C’est la raison pour laquelle, il est recommandé de procéder au Seder de Rosh Ha-Shana au milieu du repas, après le Motsi, après avoir consommer au moins une quantité de Kazaït (27g) de pain.
La Bera’ha de Motsi sur le pain acquitte de Bera’ha tout aliment qui se mange avec du pain, même si nous le consommons sans pain, puisque nous avons réciter la Bera’ha de Motsi en début de repas et que nous avons consommer au moins une quantité de Kazaït (27g) de pain.
Par conséquent, lorsqu’ après Motsi, nous mangeons, des aliments comme les haricots, le poireau, ou la tête de mouton, ou tout autre aliment dont l’usage est d’être consommé avec du pain, nous ne récitons aucune Bera’ha, à condition d’avoir consommer au moins un Kazaït (27g) de pain auparavant.
Par contre, les fruits comme la datte, la grenade, ou la pomme trempé dans le miel, nécessitent une Bera’ha, puisqu’en général, ils ne s’accompagnent pas de pain, la Bera’ha de Motsi ne peut donc pas les inclure.
Cependant, nous ne récitons qu’une seule Bera’ha de Boré Peri Ha’ets qui acquittera tous les fruits de l’arbre.
Voici l’ordre dans lequel nous devons procéder :
Kiddoush ; Netilat Yadaïm ; Motsi
On veille d’abord à consommer au moins un Kazaït (27g) de pain (ex : avec les entrées)
Seder de Rosh Ha-Shana
Datte : Boré Peri Ha’ets (si nous n’en avons pas encore consommer cette année, on ajoute la Bera’ha de Shehe’heyanou, mais dans ce cas, on ne les mettra pas à table lors du Kiddoush, afin de ne pas les inclure dans le Shehe’heyanou du Kiddoush) ; on en consomme une, puis on récite la formule de Yehi Ratson …. Sheiytamou Oyevenou …(« …que nos ennemis disparaissent ; ITAMOU rappelle le mot TAMAR qui veut dire datte)
Grenade : Yehi Ratson…Shenihyé Meleim Mitsvot Karimon (« …Que nous soyons remplis de Mitsvot comme la grenade), puis on consomme.
Pomme dans le miel : Yehi Ratson…Shetit’hadesh ‘Alenou Shana Tova Oumetouka (« …Que se renouvelle pour nous une bonne et douce année)
Haricots : Yehi Ratson…Sheiyrbou Za’houyotenou… (Que nos mérites se multiplient)
Courge : Yehi Ratson…Sheiykara’ Roa’ Gezar Dinenou Veiykareou Lefane’ha Ze’houyotenou (Que soit déchiré notre mauvais décret et que soient lus devant Toi nos mérites) ; le mot SHEIYKAREOU rappelle le mot KRA qui veut dire courge)
Poireau : Yehi Ratson…Sheiykartou Oyevenou… (Que soient retranchés nos ennemis ; le mot SHEIYKARTOU rappelle le mot Karti qui veut dire poireau en araméen)
Blettes ou épinards : Yehi Ratson… Sheiystalkou Oyevenou… (Que se retirent nos ennemis ; le mot SHEIYSTALKOU rappelle le mot Silka qui veut dire blette en araméen)
Tête de mouton : Yehi Ratson… Shenihyé Lerosh Velo Lezanav… (Que nous soyons à la tête, et non à la queue et ceci est en souvenir du bélier qui fut sacrifié à la place d’Its’hak Avinou)
ATTENTION !!!
La Hala’ha est très exigeante en ce qui concerne les vérifications de certains fruits ou légumes susceptibles de contenir des vers.
C’est pour cela que, si l’on n’est pas certain de la vérification des dattes ou des blettes, il ne faut pas les manger, même le soir de Rosh Hashana !!
Chaque vers consommé (même par inadvertance) entraîne la transgression de 5 fautes de la Torah.
De même, si l’on n’est pas sûr de la Kasherout de la viande de tête, il ne faut pas en consommer, et on la remplacera par une tête de volaille ou de poisson.
Certains ont l’habitude de consommer du poisson pour Rosh Hashana, par allusion au fait que nous souhaitons nous multiplier comme les poissons.
Cette tradition est rapportée par le RADA (Rabbi David ABOUDARHAM).
Cependant, le ‘HYDA rapporte au nom des Tikouné HaZohar, qu’il ne faut pas consommer de poisson pour Rosh Hashana puisque le mot DAG (poisson) ressemble au mot DAAG (avoir des soucis).
Les traditions de Rosh Ha-Shana
Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam
QUESTION
Quelles sont les traditions spécifiques à la veille de Rosh Ha-Shana ?
Quelles sont les traditions spécifiques au jour de Rosh Ha-Shana ?
Quel est le sens du Tashli’h ?
DECISION DE LA HALA’HA
Certains ont la tradition de jeûner la veille de Rosh Ha-Shana.
Certains ont la tradition de se rendre au cimetière la veille de Rosh Ha-Shana.
Certains hommes ont la tradition de s’immerger dans un Mikvé (Bain Rituel) la veille de Rosh Ha-Shana
Nous avons la tradition de se couper les cheveux la veille de Rosh Hashana, et de revêtir des vêtements de fête, en l’honneur de Rosh Hashana.
Etant donnée la gravité d’un vœu ou engagement personnel qui n’a pas été honoré, nous avons la tradition de procéder à la Hatarat Nedarim (annulation des vœux) la veille de Rosh Ha-Shana, ainsi que la veille de Yom Kippour.
Nous avons la tradition de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Rosh Ha-Shana.
Il est interdit de jeûner le jour de Rosh Ha-Shana (même jusqu’à la moitié de la journée).
Cependant, on ne doit pas manger jusqu’à rassasiement afin de ne pas se laisser entraîner à des comportements légers, et afin de garder la crainte d’Hashem sur le visage, le jour du jugement.
Certains ont l’habitude, lors de la Bera’ha de Motsi, de tremper le pain dans du miel ou dans du sucre, mais il est préférable de le tremper d’abord dans le sel, comme l’usage habituel.
Certains ont l’habitude de s’abstenir de manger des noix le jour de Rosh Ha-Shana.
Certains ont l’habitude de ne pas consommer des raisins noirs pour Rosh Ha-Shana, ni même de les placer à table, mais cette restriction ne concerne que les raisins noirs, et non pas les raisins blancs, qui sont, au contraire un bon signe.
Certains ont l’habitude de ne pas manger de choses amères, aigre, ou au goût relevé, le jour de Rosh Ha-Shana.
Nous avons l’habitude de ne pas dormir pendant la journée de Rosh Hashana (comme la sieste par exemple). Par conséquent, il faut s’efforcer de se lever à l’aube le jour de Rosh Ha-Shana, ou au moins à l’heure du levé du soleil (le Nets), et se préparer à la Tefila (la prière) en se concentrant correctement.
Si quelqu’un est fatigué et doit absolument dormir pendant la journée de Rosh Ha-Shana, il lui est permis de dormir après ‘Hatsot Hayom (après la moitié de la journée).Une personne qui reste éveillée le jour de Rosh Ha-Shana, mais qui consacre son temps à bavarder de futilités, est comparable à quelqu’un qui est allé dormir, et au contraire, il est même préférable d’aller dormir plutôt que de bavarder de futilités.
Certains ont l’habitude d’achever 2 fois la lecture du livre des Tehilim le jour de Rosh Ha-Shana
Il faut être vigilant et veiller à ne pas se mettre en colère le jour de Rosh Ha-Shana
Le Tashli’h est la récitation de textes extraits du Zohar Hakadosh, qui commentent les versets de Mi El Kamo’ha Nossé ‘Avon Veover ‘Al Pesha’ …, et de VeTashli’h Bimtsoulot Yam…, (versets extraits du livre du prophète Mi’ha, et qui décrivent les attributs de la Miséricorde Divine), ainsi que d’une prière composée par notre maître le ‘HYDA, comme c’est indiqué dans les Ma’hzorim.
Le Tashli’h se récite le 1er jour de Rosh Hashana, après l’office de Min’ha, au bord de la mer, ou au bord d’un fleuve, ou bien à côté d’une source d’eau vive, ou à côté d’un puit.
Il n’est pas indispensable de se rendre spécialement au bord de la mer ou au bord d’un fleuve pour réciter Tashli’h. On peut aussi le réciter en ouvrant un robinet d’eau (en y fixant un tuyau d’arrosage par exemple).
Cette année (5770), le 1er jour de Rosh Hashana tombe un Shabbat.
Par conséquent, si l’on peut procéder au Tashli’h dans un domaine privé (la cour d’une synagogue par exemple) de sorte qu’il n’y a aucune crainte de transgression de l’interdit de porter les livres, ni de transgression de l’interdit d’arroser pendant Shabbat, on le fera le 1er jour de Rosh Hashana. S’il n’y a pas d’autre solution que de le faire dans un domaine public et qu’il y a lieu de craindre la transgression de l’interdit de porter, il faut le faire le 2ème jour de Rosh Hashana.
Les femmes ne doivent pas se rendre au Tashli’h. (Nous conseillons nos chers lecteurs de consulter les « Sources et développements » sur ce point, à la fin de la Hala’ha)
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Jeûner la veille de Rosh Ha-Shana
Certains ont la tradition de jeûner la veille de Rosh Ha-Shana.
Si l’on désire se nourrir avant l’aube de la veille de Rosh Ha-Shana :
Si l’on n’a pas dormi, il est permis de se nourrir avant l’aube.
Si l’on a dormi :
Selon le Zohar Ha-Kadosh (Parasha de Vayakhel page 215a), il est strictement interdit de s’alimenter lorsqu’on a dormi durant la nuit, même si on se lève avant l’aube. Excepté boire de l’eau ou un café ou un thé (même avec sucre).
Selon le Talmud et les Poskim (Voir Shoul’han ‘Arou’h O.H 564 parag.1), si avant d’aller dormir, on émet la condition de se lever avant l’aube pour consommer, il est permis de se nourrir avant l’aube, mais si l’on n’émet pas de condition, il est interdit de se nourrir avant l’aube.
Du point de vue pratique, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita conseille de ne pas consommer avant l’aube la veille de Rosh Ha-Shana, lorsqu’on a dormi. Si la personne a la tradition de jeûner la veille de Rosh Ha-Shana, mais que le jeûne lui est difficile sans se nourrir avant l’aube, il est préférable de procéder à Hatarat Nedarim (l’annulation des vœux) et de renoncer a poursuivre cette tradition, car le Zohar Ha-Kadosh condamne très sévèrement le fait de consommer durant la nuit lorsqu’on a dormi. De plus, ce jeûne n’a absolument aucun caractère obligatoire selon le Din, et n’est qu’une mesure de piété.
Visite au cimetière
Certains ont la tradition de se rendre au cimetière la veille de Rosh Ha-Shana.
Cette tradition est appuyée par une référence dans le Zohar Ha-Kadosh (Parasha de A’haré Mot page 71a), et elle est mentionnée dans les Poskim (Voir Baït ‘Hadash sur TOUR Y.D fin du chap.217).
Il faut veiller à ne pas placer toute son espoir dans le mort, mais prier uniquement qu’Hashem nous gratifie de miséricorde par le mérite du défunt, et aussi, que les défunts plaident en notre faveur auprès d’Hashem, et qu’ils implorent la miséricorde Divine pour nous tous.
Mikvé
Certains hommes ont la tradition de s’immerger dans un Mikvé (Bain Rituel) la veille de Rosh Ha-Shana (même si MARAN ne fait mention de cette tradition que seulement la veille de Yom Kippour dans le Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.606 parag.4).
Celui qui n’a pas la possibilité de s’immerger dans un Mikvé, peut se contenter de verser sur son corps la quantité de 12 litres ½ d’eau (9 Kabin), et il peut le faire même au moyen de la douche, en se tenant sous la douche, et en laissant l’eau couler sur lui jusqu’à ce qu’il estime que la quantité de 12 litres ½ a coulé.
Attention !!!
Il est évident que cette purification au moyen de la douche ne se substitue pas du tout à la purification du Mikvé, et il est encore plus évident que ce moyen ne peut être toléré que pour un homme, et qui ne peut se rendre au Mikvé.
Mais ce procédé est totalement inefficace et sans aucun poids Hala’hic pour une femme Nidda qui doit se rendre tous les mois au Mikvé !!!
Même si une femme Nidda laisserai couler sur elle toute la quantité d’eau qu’elle désire, elle restera impure jusqu’à ce qu’elle s’immerge dans un Mikvé, conformément à la Hala’ha.
Se couper les cheveux (et se raser)
Il est enseigné dans le Midrash sur le verset :
« Quel grand peuple possède t-il un Dieu qui lui est si proche, comme Hashem notre Dieu, à chaque fois que nous l’appelons » (Devarim 7)
Le Midrash rapporte :
Rabbi ‘Hanina et Rabbi Yehoshou’a disent : « Quelle nation est-elle comparable à cette nation qui connaît les usages et la justice de son Dieu ?! »
En effet, l’usage en vigueur sur terre est, que lorsqu’un homme est convoqué au tribunal pour des accusations sur lesquelles il risque la condamnation à mort ou la perte de tout ce qu’il possède, cet homme se trouve dans un état de tristesse et de dépression tel, qu’il ne lui vient pas à l’esprit de soigner son apparence extérieure, il s’habille donc de vêtements sombres, et il est certain qu’il ne pense pas à revêtir des habits de fête, ni même à se raser ou se couper les cheveux.
Mais le peuple d’Israël ne réagit pas ainsi !
Ils s’habillent de blanc, se rasent et se coupent les cheveux, coupent leurs ongles, mangent et boivent, et se réjouissent le jour de Rosh Hashana, car ils savent qu’Hashem leur réalisera un miracle.
Par conséquent, nous avons la tradition de se couper les cheveux la veille de Rosh Hashana, et de revêtir des vêtements de fête, en l’honneur de Rosh Hashana, et cette tradition est très grande !
Cette tradition est rapportée dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.581 parag.4)
Hatarat Nedarim (annulation des vœux)
Etant donnée la gravité d’un vœu ou engagement personnel qui n’a pas été honoré, nous avons la tradition de procéder à la Hatarat Nedarim (annulation des vœux) la veille de Rosh Ha-Shana, ainsi que la veille de Yom Kippour.
Lorsque le Midrash cité plus haut fait mention de la confiance d’Israël en Hashem qui leur réalisera un miracle, et c’est pour cela qu’ils s’habillent avec des habits de fête ce jour là, cela ne veut certainement pas dire qu’Hashem renoncera à prendre en compte leurs fautes, bien au contraire, puisqu’il est enseigné qu’il est interdit de dire qu’Hashem est Vatran (qu’il renonce à juger les fautes d’Israël), mais le véritable sens de ce Midrash est que nous plaçons notre confiance dans l’attention d’Hashem sur notre Teshouva (notre repentir sincère), et que grâce à cela, Hashem leur pardonnera leurs fautes, écoutera leurs prières, et les inscrira dans le livre de Justes, pour la vie.
Le RAMA (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H 583 parag.1) cite le Morde’hi – dans son commentaire sur la Guemara Yoma – qui rapporte la tradition de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Rosh Ha-Shana, comme il est dit dans le livre de Ne’hemiya (8-10) : « …Allez, mangez des mets succulents, buvez des breuvages doux et envoyez-en des portions à ceux qui n'ont rien d'apprêté, car ce jour est saint pour Hashem… »
MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.597 parag.1) qu’il est interdit de jeûner le jour de Rosh Ha-Shana (même jusqu’à la moitié de la journée).
Cependant, on ne doit pas manger jusqu’à rassasiement afin de ne pas se laisser entraîner à des comportements légers, et afin de garder la crainte d’Hashem sur le visage, le jour du jugement.
Le Kaf Ha’haïm (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.583 note 4) cite le Levoush qui rapporte une tradition Ashkenaze, qui s’est répandue également dans le monde Sefarade, selon laquelle certains ont l’habitude, lors de la Bera’ha de Motsi, de tremper le pain dans du miel ou dans du sucre.
Le Kaf Ha’haïm précise qu’il faut d’abord le tremper dans le sel, comme l’usage habituel.
Le RAMA (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.583 parag.2) cite le MAHARYL qui rapporte une tradition selon laquelle certains ont l’habitude de s’abstenir de manger des noix le jour de Rosh Ha-Shana, car le mot « noix » (en hébreux « EGOZ ») a la même valeur numérique que le mot « faute » (en hébreux « ‘HET » sans le Alef).
Le Kaf Ha’haïm (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.583 note 21) que selon la Kabbala (l’interprétation mystique de la Torah), certains ont l’habitude de ne pas consommer des raisins noirs pour Rosh Ha-Shana, ni même de les placer à table, mais cette restriction ne concerne que les raisins noirs, et non pas les raisins blancs, qui sont, au contraire un bon signe.
Certains ont l’habitude de ne pas manger de choses amères, aigre, ou au goût relevé, le jour de Rosh Hashana, comme c’est rapporté dans les Tshouvot HaGueonim.
Nous avons l’habitude de ne pas dormir pendant la journée de Rosh Ha-Shana (comme la sieste par exemple), puisqu’il n’est pas correct de dormir le jour où sont ouverts devant Hashem, les livres de ceux qui vont vivre et les livres de ceux qui vont mourir.
Cette tradition prend sa source dans le Talmud Yeroushalmi où il est enseigné:
Celui qui dort le jour de Rosh Ha-Shana, provoque par cela que son Mazal (son destin) « dormira » également.
Ce Yeroushalmi est cité par le RAMA dans son commentaire Darké Moshé, ainsi que dans ses notes sur le Shoul’han ‘Arou’h (O.H fin du chap.583).
C’est également ce qui ressort à travers les propos du Zohar HaKadosh (tome 2, page 189, colonne 1).
Par conséquent, il faut s’efforcer de se lever à l’aube le jour de Rosh Ha-Shana, ou au moins à l’heure du levé du soleil (le Nets), et se préparer à la Tefila (la prière) en se concentrant correctement.
Si quelqu’un est fatigué et doit absolument dormir pendant la journée de Rosh Ha-Shana, il lui est permis de dormir après ‘Hatsot Hayom (après la moitié de la journée).
En effet, Rabbenou ‘Haïm VITAL z.ts.l rapporte dans son livre Sha’ar Ha-Kavanot (page 90a) que son maître, le ARI zal dormait le jour de Rosh Ha-Shana après ‘Hatsot Hayom.
Cette référence dans le Sha’ar Ha-Kavanot est citée par le Kaf Ha‘Haïm (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.583 note 36), ainsi que par le Ben Ish ‘Haï.
Le Maguen Avraham (sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.583 note 6 ) fait remarquer qu’une personne qui reste éveillée le jour de Rosh Ha-Shana, mais qui consacre son temps à bavarder de futilité, est comparable à quelqu’un qui est allé dormir, et au contraire, il est même préférable d’aller dormir plutôt que de bavarder de futilités.
Le Kaf Ha’Haïm en expliquant la raison :
Chaque individu possède un ange qui lui est préposé dans le ciel.
Lorsque une personne est éveillée et qu’elle se consacre à la prière ou à l’étude de la Torah, elle attire l’ange qui lui est préposé, afin qu’il prie et qu’il intercède pour elle auprès d’Hashem. Mais lorsque la personne dort, elle ne peut pas attirer son ange à prier pour elle.
Selon cette explication, lorsque la personne bavarde de futilités, elle n’a pas non plus la capacité - à ce moment précis – de stimuler son ange à intercéder en sa faveur.
Certains ont l’habitude d’achever 2 fois la lecture du livre des Tehilim le jour de Rosh Ha-Shana, puisque le Tehilim contient 150 chapitres, ce qui correspond à la valeur numérique du mot « KAPER » (qui signifie « Pardonne », et dont la valeur numérique correspond à 300).
Le BEN ISH ‘HAÏ écrit que certains ont l’habitude d’étudier après le repas, le traité de Mishna Rosh Ha-Shana accompagné du commentaire de Rabbenou Ovadia Mi-BARTENOURA, et ceci est une bonne tradition.
Le BEN ISH ‘HAÏ écrit aussi qu’il faut être vigilant et veiller à ne pas se mettre en colère le jour de Rosh Ha-Shana, car hormis l’interdiction de se mettre en colère tout le reste de l’année, ce n’est pas un bon signe d’être en colère pendant ces journées là, et il faut veiller à ne pas non plus se mettre en colère intérieurement.
Le 1er jour de Rosh Ha-Shana, après l’office de Min’ha, nous avons la tradition d’aller au bord de la mer, ou au bord d’un fleuve, ou bien à côté d’une source d’eau vive, ou à côté d’un puit, afin de réciter le « Tashli’h ».
Le Tashli’h consiste à réciter des extraits du Zohar hakadosh (Parasha de Nasso 130a) qui commentent les versets de Mi El Kamo’ha Nossé ‘Avon Veover ‘Al Pesha’ …, et de VeTashli’h Bimtsoulot Yam…, (versets extraits du livre du prophète Mi’ha, et qui décrivent les attributs de la Miséricorde Divine) ainsi que la prière composée par notre maître le ‘HYDA dans son livre TSIPOREN SHAMIR (chap.12), comme c’est indiqué dans les Ma’hzorim.
Cette tradition est mentionné par le RAMA dans l’une de ses notes sur le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.583), et même notre maître le ARI zal observait cette tradition, comme c’est rapporté dans Sha’ar HaKavanot (page 90a).
Cette tradition prend sa source dans le livre Minhagué MAHARYL (Hal.Rosh Ha-Shana page 38a) où elle est mentionnée en ces termes :
« Il existe la tradition de se rendre, le jour de Rosh Ha-Shana, à côté de la mer, ou d’un fleuve, afin de « jeter » dans les profondeurs toutes nos fautes, et la raison à cela est en rapport avec ce qui est enseigné dans le Midrash, selon lequel, lorsqu’ Avraham a reçu l’ordre d’Hashem de Lui offrir son fils Its’hak en sacrifice sur le Mont Moriya, le Satan le devança en chemin, et commença à l’inciter à ne pas obéir à l’ordre d’Hashem. Lorsqu’il vit qu’il ne parvenait pas à convaincre Avraham Avinou de ne pas offrir son fils Its’hak en sacrifice à Hashem, le Satan se transforma en grand fleuve, afin de les empêcher de poursuivre leur route. Avraham leva les yeux vers le ciel et dit :
« Maître du monde ! Tu t’es dévoilé à moi en disant : Prends ton fils unique, que tu aime, Its’hak, et rend toi vers la terre de Morya, et offre le en sacrifice, et je n’ai ni réfléchi sur tes paroles, ni repoussé ton ordre, et maintenant, si nous nous noyons dans le fleuve, qui sanctifiera Ton Grand Nom ?! Sauve moi mon D. car les eaux arrivent jusqu’à mon âme !! » Immédiatement, Hashem réprimanda le Satan qui s’en alla. D’autre part, il est rapporté dans le Zohar HaKadosh (Parasha de Vaykra 18a) que la ‘Akedat Its’hak (le sacrifice d’Its’hak) eu lieu un jour de Rosh Ha-Shana. C’est pour cette raison que nous lisons dans la Torah ce jour là, le passage qui relate la ‘Akedat Its’hak.
C’est aussi pour cette raison que nous nous rendons ce jour là, au bord de la mer ou d’un fleuve pour réciter le Tashli’h, afin de rappeler le mérite d’Avraham et d’Its’hak. »
Remarque : Ce que l’on appelle « le sacrifice d’Its’hak » n’est en réalité qu’une des 10 épreuves qu’Hashem à fait subir à Avraham Avinou afin de tester sa fidélité à Hashem. Ce sacrifice n’a jamais eu lieu puisqu’ Hashem l’arrêta au dernier instant, et Avraham offrit un bélier à la place de son fils.
Une autre explication au Tashli’h est rapporté dans le Siddour Aholé Yaakov pour Rosh Ha-Shana (page 149b) :
Dans la Guemara Horayot (12a), on enseigne que lorsque l’on voulait donner l’onction au nouveau roi d’Israël, on se rendait au bord d’une source d’eau vive, et là on lui donnait l’onction royal, en signe que son règne « coule » et se prolonge comme l’eau qui ne s’arrête jamais. Comme disait Rav Mesharshya à ses enfants : « Lorsque vous étudiez la Torah, rendez vous à proximité d’un fleuve ou de la mer, en guise de bon signe, puisque cette eau coule et se prolonge, de même, se prolongera votre étude et vous ne l’oublierez pas »
Et puisque nous faisons de nombreux « bons signes » le jour de Rosh Ha-Shana, nous avons également la tradition de nous rendre au bord d’un fleuve, en guise de bon signe, pour que se prolongent pour nous, les bontés d’Hashem et ses miséricordes, afin qu’Il nous inscrive pour une vie bonne et paisible, et afin qu’il nous pardonne nos fautes.
Le Shou’t Torah Lishma (chap.31), ainsi que le Kaf Ha-‘Haïm (sur O.H chap.583 note 30) laissent entendre qu’Il n’est pas indispensable de se rendre spécialement au bord de la mer ou au bord d’un fleuve pour réciter Tashli’h. On peut aussi le réciter en ouvrant un robinet d’eau (en y fixant un tuyau d’arrosage par exemple), puisqu’en réalité, la présence de la mer ou du fleuve n’est que pour symboliser la « Mer d’en haut » dans laquelle nous « jetons » tous les anges destructeurs crées par nos fautes.
Cette année (5770), le 1er jour de Rosh Hashana tombe un Shabbat.
Par conséquent, si l’on peut procéder au Tashli’h dans un domaine privé (la cour d’une synagogue par exemple) de sorte qu’il n’y a aucune crainte de transgression de l’interdit de porter les livres, ni de transgression de l’interdit d’arroser pendant Shabbat, on le fera le 1er jour de Rosh Hashana. S’il n’y a pas d’autre solution que de le faire dans un domaine public et qu’il y a lieu de craindre la transgression de l’interdit de porter, il faut le faire le 2ème jour de Rosh Hashana.
Il semble important de citer les propos du Ketsé HaMaté (chap.598 note 7) au nom de l’auteur du Zi’hron Avraham concernant la présence des femmes au Tashli’h :
« …Cependant, l’usage répandu selon lequel, les femmes se rendent en collectivité au Tashli’h, est – de façon certaine – un usage d’ignorants, car cela ne peut qu’engendrer des mélanges entre hommes et femmes, comme il est rapporté dans l’introduction au livre Tsevi LaTsaddik, au sujet du Gaon Ya’bets qui ordonna explicitement à ses filles de ne jamais se rendre au Tashli’h le jour de Rosh Ha-Shana, et c’est certainement pour la raison que l’on a évoqué… Malheur aux yeux qui constatent une telle chose, où - lors d’un jour aussi saint – le Tashli’h est devenu pour eux comme une promenade dans des parcs ! Il est certain que cela ne peut être que l’œuvre du Satan, que D. nous en préserve… »
Il incombe donc aux dirigeants spirituels de nos communautés de veiller à ce qu’une telle chose ne se produise pas. Toute personne ayant assez de pouvoir pour l’empêcher, se doit de le faire.
lundi 14 septembre 2009
L’allumage des Nerot pour Rosh Ha-Shana
Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam
QUESTION
Y a-t-il une réelle obligation d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme nous le faisons pour Shabbat ?
Doit-on réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage du 1er soir ?
DECISION DE LA HALA’HA
De même qu’il y a une Mitsva d’allumer des Nerot (veilleuses ou bougies) la veille de Shabbat, en l’honneur de Shabbat, il y a aussi une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de chaque Yom Tov
Cette Mitsva – comme toutes les autres Mitsvot – est précédée d’une Bera’ha que voici :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV. (Cette année 5770, il faudra conclure cette bénédiction en disant LEHADLIK NER SHEL SHABBAT VESHEL YOM TOV)
Traduction
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de (Shabbat et de)Yom Tov.
On ne récite pas la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov.
Si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush.
Il ne faut pas allumer les Nerot du 2ème Yom Tov pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov. De même, il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov.
Par conséquent, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov (cette année, Shabbat), si ces activités concernent le 2ème Yom Tov,
Cette année où le 1er jour de Rosh Ha-Shana tombe Shabbat, il est donc interdit d’allumer les Nerot avant la sortie des étoiles du samedi soir, en raison de la profanation de Shabbat. Il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
La veille du 1er Yom Tov (jour de fête) de Rosh Ha-Shana - comme pour les veilles de Shabbat - nous allumons des Nerot (veilleuses ou bougies) avant l’entrée de la fête, lorsqu’il fait encore jour.
Cette allumage – comme celui des Nerot de Shabbat – se fait avec une Bera’ha ;
Voici la formule de la Bera’ha qu’il faut réciter sur l’allumage des Nerot de Yom Tov :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.
Traduction
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.263 parag.5 et chap.514 parag.11)
Comme nous l’avons déjà mentionné dans une H.Y consacrée à l’allumage des Nerot de Shabbat (que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/07/la-braha-la-bndiction-sur-lallumage-des.html), la Bera’ha doit précéder l’allumage, et non le contraire.
Il est rapporté dans le Talmud Yeroushalmi (chap. « HaRoé » traité Bera’hot) que les femmes ne doivent pas réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov, car la Bera’ha de Shehe’heyanou a été instaurée uniquement pour la fête en elle-même, et non pour l’allumage des Nerot. Il y lieu de craindre un Hefsek (interruption) entre la Bera’ha de l’allumage et l’allumage.
De plus, si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush, par crainte de Hefsek entre la dernière Bera’ha du Kiddoush (Mekadesh Israël…) et le moment où la femme goûtera au Kiddoush, puisque les 2 Shehe’heyanou ont la même vocation : la nouvelle fête.
De nombreux Poskim s’opposent à l’usage de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot du 1er soir de Yom Tov.
Parmi ces Poskim :
L’auteur du Leket Yosher (page 49) au nom du Or Zaroua’ (tome 2 chap.361) ; le Gaon Ya’bets (Sheilat Ya’bets chap.107) ; l’auteur du Ta’harat HaMaïm (section Zaïn note « Tov ») ; l’auteur du ‘Hessed Lealafim (chap.263 parag.5) ; l’auteur du Yafé Lalev (tome 3 chap.263 note 2, page 113 colonne 4) ; l’auteur du Samea’h Nefesh (page 83).
Pour le 2ème Yom Tov de Rosh Hashana, comme pour tous les deuxièmes Yom Tov en dehors d’Israël, nous n’allumons les Nerot qu’à partir de la sortie des étoiles (tombée de la nuit), juste avant de réciter le Kiddoush. A fortiori cette année (5770) où Rosh Ha-Shana tombe Shabbat.
En effet, pour un 2ème Yom Tov, il ne faut pas allumer les Nerot pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.503 parag.1)
Or, dans ce cas, l’allumage des Nerot est relatif au 2ème Yom Tov.
Par conséquent, il est également interdit de préparer pendant la journée du 1er Yom Tov, les mèches ou les bougies qui serviront à l’allumage du soir. A fortiori cette année (5770) où Rosh Ha-Shana tombe Shabbat.
C’est pour cela qu’il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.
Si toutefois on a oublié de les préparer depuis la veille du 1er Yom Tov, on attendra également la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov, pour les préparer.
De même, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov, si ces activités concernent le 2ème Yom Tov, puisqu’en faisant cela, nous préparons pendant un Yom Tov, des activités qui concernent le 2ème Yom Tov. Il faudra donc attendre la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov pour effectuer toutes ces activités.
mardi 8 septembre 2009
Cours Audio - " La Teshouva 2ème Partie / Rosh Ha-Shana "
" La Teshouva 2ème Partie / Rosh Ha-Shana ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici.
Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shiour, faites le moi savoir.
lundi 18 mai 2009
Introductions aux règles de Yom Tov
Introductions aux règles de Yom Tov
Puisque nous sommes proches de la fête de Shavou’ot et puisque nous aurons à expliquer les principales Hala’hot relatives au ‘Erouv Tavshilin qui nous concerne cette année puisque la fête de Shavou’ot tombera – avec l’aide d’Hashem – vendredi veille de Shabbat,nous allons par conséquent commencer à expliquer ces jours-ci quelques règles essentielles relatives à Yom Tov.
Question
Quelles sont les différences entre Shabbat et Yom Tov, au niveau des interdictions ?
Y a-t-il une réelle obligation d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme nous le faisons pour Shabbat ?
Décision de la Hala’ha
Toute activité interdite un jour de Shabbat, l’est également un jour de Yom Tov, excepté une activité qui permet de se nourrir ce jour-là (comme le fait de préparer pendant Yom Tov, un plat pour le repas de Yom Tov, par la cuisson ou la friture ou autre), cette catégorie d’activités qui s’appelle « O’hel Nefesh » est permise pendant Yom Tov.
Les seuls travaux permis un jour de Yom Tov parce qu’ils sont liés à la préparation culinaire ne démarrent qu’à partir de l’étape que l’on appelle Lash (pétrir). Toutes les activités antérieures à celle-ci – comme Borer (trier), To’hen (moudre) ou autre - sont interdites par nos maîtres pendant Yom Tov.
Cependant, il faut partager les heures de la journée de la fête, en consacrant la moitié de la journée à la prière et à l’étude de la Torah, et l’autre moitié de la journée à la nourriture, la boisson et la réjouissance de la fête.
De même, - par opposition à Shabbat - il est permis de transporter des objets d’un domaine privé vers un domaine public et inversement pendant Yom Tov (qui ne tombe pas un Shabbat), à la condition d’avoir un réel besoin minimal de cet objet pendant Yom Tov.
Il est une Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme nous le faisons en l’honneur de Shabbat.
On doit réciter une Bera’ha avant cet allumage :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.
Les Nerot de Yom Tov peuvent être allumées soit juste avant l’entrée de la fête en craquant l’allumette comme on le fait d’habitude pour les Nerot de Shabbat, soit juste avant le Kiddoush mais dans ce cas là en allumant à partir d’une flamme existante depuis avant la fête.
Sources et développement
Il est écrit dans la Torah au sujet des Yamim Tovim – les jours de fêtes (Shemot chap.12) :
« Tout travail sera proscrit pendant ces jours (Yom Tov), excepté un travail pour l’alimentation de l’homme, seulement ce type de travail sera réalisé pour vous ».
On entend par l’appellation « Yom Tov » les jours suivants :
Le 1er Yom Tov de Soukkot (ainsi que le 2ème en dehors d’Israël) ; le jour de Sim’hat Torah (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) ; le 1er (ainsi que le 2ème en dehors d’Israël) et le 7ème jour de Pessa’h (ainsi que le 8ème en dehors d’Israël); le Yom Tov de Shavou’ot (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) et les 2 jours de Rosh Ha-Shana
Toute activité interdite un jour de Shabbat, l’est également un jour de Yom Tov, excepté une activité qui permet de se nourrir ce jour-là, celle-ci est permise pendant Yom Tov.
La raison pour laquelle la Torah ordonne la cessation de toute activité pendant Yom Tov, nous est expliquée par l’auteur du Sefer Ha ’Hinou’h.
En effet, selon le Sefer Ha Ha ‘Hinou’h, pour que les Béné Israël puissent commémorer les Miracles et les merveilles qu’Hashem a réalisé pour eux ainsi que pour leurs ancêtres, et pour qu’ils les transmettent à leur descendance après eux, il était nécessaire d’imposer une cessation de toute activité durant ces jours de fête.
Si le travail était autorisé durant les jours de Yom Tov, chacun se consacrerai à ses activités personnelles, et le respect ainsi que la joie de la fête auraient été oubliés du peuple d’Israël. Grâce à la cessation de toute activité, les Béné Israël sont disponibles pour se rassembler dans les synagogues et les maisons d’étude, et écouter des paroles de Torah. C’est en se réunissant autour de ses dirigeants que le peuple pourra apprendre la Morale et la Sagesse, les Hala’hot et les Allégories.
Comme le disent nos maîtres dans la Guemara Meguila (4a et 32a):
Moshé instaura à Israël d’étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h, pendant Pessa’h ; les Hala’hot relatives à Shavou’ot, pendant Shavou’ot ; les Hala’hot relatives à Soukkot, pendant Soukkot, comme il est dit : « Moshé parla des fêtes d’Hashem, aux Béné Israël ».
De même, nos maîtres enseignent dans le Talmud Yeroushalmi (fin du 15ème chap. de Shabbat) :
Les Shabbatot et les jours de Yom Tov n’ont été donnés à Israël que seulement dans le but qu’ils s’y consacrent à l’étude de la Torah.
C’est pourquoi, nous avons reçu l’ordre de cesser toute activité, excepté les travaux nécessaires à la nourriture (comme le fait de préparer pendant Yom Tov, un plat pour le repas de Yom Tov, dans la manière et les conditions que nous expliquerons ultérieurement).
Nos maîtres enseignent aussi une Hala’ha dans la Guemara Betsa (36a) et tranchée dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 495) :
Il n’y a de différence entre Yom et Shabbat, que seulement les travaux liés à la nourriture.
Mais cependant, nos maîtres enseignent aussi – dans la Guemara Betsa 15b, ainsi que dans Pessa’him 68b - qu’il faut partager les heures de la journée de la fête, en consacrant la moitié de la journée à la prière et à l’étude de la Torah, et l’autre moitié de la journée à la nourriture, la boisson et la réjouissance de la fête. Cette Hala’ha est tranchée dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 529-1)
Bien que la Torah a permis d’effectuer pendant Yom Tov tout travail lié à la nourriture (O’hel Nefesh), il y a tout de même certains travaux que nos maîtres ont interdits de réaliser pendant Yom Tov, même s’ils sont liés à la nourriture.
Nos maîtres ont interdits de moissonner son champ ou de vendanger sa vigne pendant Yom Tov, même pour les besoins de la nourriture de la fête (par exemple, si quelqu’un désire cueillir une pomme d’un arbre pendant Yom Tov, pour la manger tout de suite, cela reste interdit), car en général, on moissonne la totalité de son champ, ou on vendange la totalité de sa vigne en une seule fois. La personne consacrera la totalité de la journée de la fête, à ses travaux, et négligera totalement le devoir de se réjouir pendant la fête.
De même pour les travaux d’entasser (‘Imour) ; battre la récolte (Dash) ; presser des fruits (Se’hita) ; trier (Borer) ; moudre (To’hen) ; tamiser (Harkada), toutes ces activités restent interdites pendant Yom Tov, même pour les besoins de la fête.
Selon certains, tous les travaux que l’on vient de citer sont interdits par la Torah elle-même pendant Yom Tov, et non par nos maîtres. C’est apparemment ce que le Yeroushalmi veut dire – dans le chap.1 de Betsa, Hal.10 - en faisant remarquer l’enchaînement de 2 versets de la Torah qui n’ont pas réellement de rapport. Ces versets sont (Shemot 12) :
« … excepté un travail pour l’alimentation de l’homme, seulement ce type de travail sera réalisé pour vous », qui est suivi de : « Vous surveillerez les Matsot… ».
Cet enchaînement vient nous apprendre – selon le Yeroushami - que les seuls travaux liés à la nourriture qui sont autorisés pendant Yom Tov, sont uniquement les travaux qui interviennent à partir de Lisha (pétrir) et au-delà. C'est-à-dire, à partir du moment où l’on pétrit la pâte et après (lorsque la farine entre en contact avec l’eau, et qu’elle est susceptible de fermenter si on ne la surveille pas particulièrement), c’est pourquoi, les travaux qui précèdent le pétrissage de la pâte, sont interdits pendant Yom Tov, même s’ils sont réalisés pour la nourriture de Yom Tov.
Mais de nombreux Rishonim – et parmi eux le RAMBAM (chap.1 des Hal.Yom Tov Hal. 5 et 7) et le ROSH (dans son commentaire sur Betsa début du chap. « Ein Tsadin… ») - pensent que le Talmud Bavli conteste le Talmud Yeroushalmi sur ce point, et selon ces Poskim, les travaux antérieurs à Lisha (pétrir) sont effectivement interdits pendant Yom Tov mais seulement Miderabbanan (par décret de nos maîtres). Maran l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h tranche selon leur avis (O.H 495-2)
Mais pétrir la pâte – même si c’est interdit pendant Shabbat – cela reste autorisé pendant Yom Tov, tout comme cuire ou frire ou autre, comme nous l’expliquerons, avec l’aide d’Hashem.
De même, - par opposition à Shabbat - il est permis de transporter des objets d’un domaine privé vers un domaine public et inversement pendant Yom Tov, à la condition d’avoir un réel besoin minimal de cet objet pendant Yom Tov (Betsa 12a Shoul’han ‘Arou’h O.H 518-1).
Allumer les Nerot pour Yom Tov
Le RAMBAM écrit (chap.6 des Hala’hot Yom Tov Hal.16) :
« De même qu’il y a une Mitsva d’honorer et de délecter le jour du Shabbat, il en est de même pour tous les jours de Yom Tov, comme il est dit (au sujet de Shabbat) : «… afin de sanctifier Hashem et de l’honorer… ». Or, tous les Yamim Tovim sont appelés « Mikraé Kodesh » (saintes convcations). Fin de citation.
A partir de propos du RAMBAM, nous apprenons qu’il y a une Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme il y a une Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Shabbat.
D’autres Rishonim – comme le Or’hot ‘Haïm (Hal. relatives à l’allumage des Nerot la veille de Shabbat parag.1) ; le Raveya (tome 1 chap.199) qui cite un Talmud Yeroushalmi où il est dit explicitement qu’il faut réciter la Bera’ha sur l’allumage des Nerot de Yom Tov ; le Or Zarou’a (tome 2 Hal. relatives à la veille de Shabbat parag.11) ; le Hagahot Maïmoni (chap. 5 des Hal. relatives à Shabbat, note 1) ; le Morde’hi (sur le chap. « Bamé Madlikin » sect.294) – tranchent qu’il faut allumer des Nerot pour Yom Tov avec Bera’ha.
C’est ainsi que tranche Maran Dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 263-5 et 514-11).
Dans cette Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Shabbat et de Yom Tov, sont inclus tous les autres éclairages supplémentaires de la maison, comme la lumière électrique, qui fait également partie de la Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Shabbat et de Yom Tov.
Et puisqu’il y a une Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, il faut donc réciter une Bera’ha avant cet allumage, de même que l’on récite une Bera’ha avant l’allumage des Nerot de Shabbat.
Voici la formule de la Bera’ha qu’il faut réciter avant l’allumage des Nerot de Yom Tov :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.
Traduction
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D. Roi du Monde, qui nous sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de Yom Tov.
Il est vrai que certains juifs originaires du Yemen, n’ont pas l’usage de réciter de Bera’ha sur l’allumage des Nerot de Yom Tov, comme le fait remarquer le Gaon Rabbi Ya’hya TSALA’H z.ts.l dans son livre Shou’t Pe’oulat Tsaddik (tome 3 chap.270).
Ceci étant donné qu’ils se réfèrent - dans toute leur pratique du judaïsme - aux décisions Hala’hics de notre maître le RAMBAM z.ts.l (qui a beaucoup œuvré pour le soutient des juifs du Yemen dans leur exil, au point où le RaMBaN – Rabbenou Moshé Ben Na’hman ou Na’hmanide – fera remarquer plus tard – dans sa que les juifs du Yemen ajoutent dans le Kaddish « Be’haye’hon Ouvyome’hon Ouve’hayé DeMarana Verabana Rabbi Moshé Ben Maïmon… »).
Or, le RAMBAM ne fait pas du tout mention dans son ouvrage d’une Mitsva d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, ce qui laisse entendre que selon le RaMBaM, il n’y a pas là de Mitsva particulière.
Cependant, à la lueur de ce que l’on a expliqué plus haut, nous pouvons constater que le RAMBAM lui-même met en parallèle la Mitsva d’honorer et de délecter le jour de Shabbat, avec la Mitsva de délecter et d’honorer le jour de Yom Tov. Or, il est évident que la Mitsva de l’allumage des Nerot de Shabbat repose sur le plaisir et l’honneur du Shabbat, pour ne pas rester dans l’obscurité.
Le Din est donc le même en ce qui concerne l’allumage des Nerot de Yom Tov, qui représente également une totale Mitsva instituée par nos maîtres.
Il faut donc réciter la Bera’ha sur cet allumage, comme pour toutes les autres Mitsvot.
Si notre maître le RAMBAM n’a pas fait mention dans son ouvrage, de la Mitsva de l’allumage des Nerot de Yom Tov, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas dans les habitudes du RAMBAM de rapporter un Din qui n’est pas mentionné explicitement dans le Talmud. Il a pour habitude dans ce cas, de le mentionner par allusion, comme nous pouvons le constater à divers endroits de l’ouvrage du RAMBAM, comme nous pouvons le constater à divers endroits de l’ouvrage du RAMBAM (par exemple au sujet des Hala’hot relatives aux Terefot – les bêtes non abattues selon la loi de la Torah - où le RAMBAM ne fait pas mention du fait que si le cœur de la bête ne se trouve pas à l’intérieur de la bête celle-ci est Terefa, car ce Din n’a pas été explicitement cité dans le Talmud, comme le font remarquer le Gaon auteur du Karti Ou-Palti, et d’autres…) .
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Ce principe d’interprétation des propos du RAMBAM est cité par de nombreux grands rédacteurs de Klalim (principes et règles d’interprétation), ainsi que par de nombreux Poskim (décisionnaires).
Par conséquent, il ne fait pas de doute que les juifs originaires du Yemen – particulièrement après avoir mérité de monter s’installer en Israël – doivent agir selon toutes les opinions Hala’hics sur ce point, et réciter la Bera’ha sur l’allumage des Nerot de Yom Tov, exactement comme ils le font pour l’allumage des Nerot de Shabbat.
C’est ainsi qu’ont tranchés la majorité des grands Rabbanim d’origine yéménite, et parmi eux, le Gaon Rabbi Yossef TSOBIRI z.ts.l, et d’autres…
dimanche 28 septembre 2008
Divré Torah sur Rosh Ha-Shana
Divré Torah sur
Rosh Ha-Shana
Ce Dvar Torah est dédié à la Refoua Shelema – la guérison complète
de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi qu’à la Réfoua Shelema du gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)
1. Le Shofar
Il est écrit dans Tehilim (89-15) :
« Heureux le peuple qui connaît la sonnerie… »
Le Midrash Rabba commente :
Les nations du monde ne savent-elles pas sonner du Shofar ?!
En réalité, le peuple d’Israël sait surtout apaiser leur Créateur, et avec quoi ?
Avec la sonnerie du Shofar, c'est-à-dire le repentir, comme il est dit : « Si le Shofar retentissait dans la ville, le peuple ne tremblerait il pas ?! » (Amos 3-6)
Question
En quoi le Shofar peut-il avoir la capacité à stimuler le repentir, et à apaiser la rigueur Divine ? Est-il pensable que la seule sonnerie du Shofar, peut atteindre ces objectifs ?
Réponse
Un simple villageois voyagea un jour de son village vers la grande ville.
Il n’était jamais sortit de son village et ne connaissait strictement rien de la vie en ville.
Lorsqu’il arriva, un incendie venait de se déclarer et les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours retentissaient pour donner l’alerte afin que tout le monde se précipite pour éteindre l’incendie.
Le villageois demanda pourquoi on faisait retentir tous ses instruments.
On lui répondit que c’était « pour éteindre l’incendie ».
Le villageois fut émerveillé de cette réponse, et en conclut que les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours éteignaient eux même les flammes.
Lorsqu’il retourna dans son village, il voulut épater tous les habitants.
Il fit l’acquisition de toutes sortes d’instruments et alluma volontairement un incendie. Ensuite, il se mit à frapper du tambour, sonna des cloches…
Les habitants du village accoururent tout affolés, en lui demandant la cause de cet incendie, mais il continua à frapper ses instruments encore plus fort.
Les habitants lui dirent de se précipiter pour éteindre, mais il n’écoutait pas.
Les habitants du villages éteignirent eux-même l’incendie et lui dire :
« Tu n’es qu’un fou ! Le son de tes instruments ne sert pas éteindre le feu, mais uniquement à donner l’alerte afin que l’on vienne l’éteindre !! »
Il en est de même vis-à-vis de la sonnerie du Shofar de Rosh Ha-Shana.
Certaines personnes ne pratiquent strictement rien du judaïsme durant toute l’année, et se rendent à la synagogue le jour de Rosh Ha-Shana en étant persuadées que le son du Shofar va « éteindre » l’incendie de leurs fautes !!
Ces gens ne comprennent pas que le Shofar – de part lui-même – n’a absolument aucune capacité à absoudre les fautes, mais représente seulement le moyen d’attirer notre attention vers une prise de conscience, afin de réaliser un véritable et sincère repentir vers Hashem.
Sans une sérieuse volonté de notre part, à changer totalement notre comportement, la sonnerie du Shofar ne peut strictement rien pour nous !!!
2. A Rosh Ha-Shana, plus d’échéancier !!!
Il est écrit dans Tehilim (89 – 15) :
« La justice et le jugement sont à la base de Ton trône, la bonté et la vérité devancent Ta face. »
Un jour, un homme avait contracté une dette.
Au moment convenu, le créancier vint réclamer son argent.
Le débiteur lui demanda un délai supplémentaire et promis de rembourser bientôt.
Quelques temps plus tard, le créancier se présenta de nouveau, et avec beaucoup de gentillesse, proposa à son débiteur de ne lui rembourser que la moitié de la dette, et qu’il renonçait au reste.
Le débiteur ne réagit pas.
Le généreux créancier proposa cette fois ci de ne lui rembourser qu’un tiers de la dette, et n’obtint pas plus de réaction de la part du débiteur.
Alors le créancier menaça cette fois ci d’employer des moyens juridiques pour se faire rembourser son argent.
Quelques temps plus tard, le tribunal convoqua le débiteur pour un procès qui lui était intenté par son créancier pour refus de remboursement de dette.
Après de longs débats, le tribunal se retira pour délibérer.
A ce moment précis, le débiteur - voyant qu’il n’avait aucune chance de gagner le procès puisque son créancier avait fournie des preuves et des témoignages irréfutables sur la dette contractée – s’approcha du créancier et lui murmura à l’oreille :
« Il y a quelques jours, tu m’a proposé de ne te rembourser que la moitié de la dette, et tu renoncerai à l’autre moitié, et bien je suis prêt dés maintenant à te rembourser la moitié de la dette que j’ai envers toi. »
Le créancier lui répondit :
« Sombre idiot ! Ma proposition était valable tant que tu ne m’avais pas forcer à venir au tribunal, mais maintenant que nous sommes en procès, je ne renoncerai pas même au moindre centime, sans compter les frais du procès !!! »
Il en est de même au mois d’Eloul, pendant lequel Hashem « réclame » la dette que nous avons envers lui, cette pratique des Mitsvot, que nous avons tellement tendance à mépriser tout au long de l’année !!!
Voyant que nous ne prenons pas conscience de notre négligence, Hashem dans Sa grande bonté, ne nous réclame finalement que « la moitié » ou bien « le tiers » de la dette, c'est-à-dire, de s’engager pendant le mois d’Eloul, au moins partiellement dans un premier temps, dans la pratique de certaines Mitsvot, de façon à pouvoir évoluer progressivement dans la Torah.
Mais nous persistons dans notre indifférence envers la Torah !
Alors Hashem nous met en procès le jour de Rosh Hashana, afin de réclamer la pratique et le respect de la Torah qu’Il nous a donné.
Lorsque nous prenons conscience, le jour de Rosh Hashana, lorsque retentit le son du Shofar, que nous avons de très grosses dettes envers Celui qui nous a créer, à ce moment là seulement, nous commençons, à prendre quelques décisions et engagements dans le domaine de la pratique, mais voilà… !!! Aujourd’hui, au jour du jugement, ces « quelques » décisions et engagements ne suffisent plus !!!!
Ce jour là, Hashem réclame le remboursement total de la « dette » !!!
C’est le sens du verset des Tehilim rapporté au début de nos propos :
Même si aujourd’hui, jour de Rosh Hashana « La justice et le jugement sont à la base de Ton trône », et que tu réclame donc la totalité de l’observance des Mitsvot, cependant, « la bonté et la vérité devancent Ta face. », durant tout le mois d’Eloul, pendant lequel tu fais preuve de bonté et de miséricorde en nous accordant un remboursement partielle de notre dette envers Toi !!
Il nous reste encore un jour (29.09.08) grâce auquel nous pouvons encore bénéficier d’un remboursement partiel (en attendant d’avoir les moyens de rembourser plus !!!!!), profitons en !!!!
3. Les engagements de Rosh Ha-Shana
Dans la Guemara Rosh Ha-Shana (16a), nos maîtres nous dévoilent une information de grande valeur, selon laquelle le jour de Rosh Ha-Shana - jour où l’être humain fut crée - Hashem siège et juge toutes les créatures de l’univers.
Chaque évènement appelé à se produire sur les créatures durant toute l’année, est décrété lors de ce jour si redoutable, jour du grand jugement de chaque être vivant dans le monde.
Le fait que nos maîtres nous informe d’une telle chose, n’est pas fortuit, car en réalité, cette information est sensée avoir une conséquence centrale pour nous tous, afin que nous sachions nous préparer correctement à ces jours, en faisant un repentir sincère sur nos actes, en prenant de solides engagements pour la nouvelle année, et en implorant Hashem pour qu’Il écoute notre voix dans une prière accompagnée d’une sérieuse concentration, et afin qu’il renouvelle pour nous une bonne année.
Nous pouvons comprendre cela par raisonnement à fortiori :
En effet, tout individu qui passe en jugement devant un roi fait de chair et de sang, même si ce roi est le plus clément, l’individu a peur et redoute la justice royale, et il est certain qu’il lui promettra qu’à l'avenir, il veillera à améliorer ses actes, et il lui fera différentes promesses sur son comportement dans l’avenir. Mais lorsque cette même personne se présentera de nouveau devant le roi l’année d’après, la colère du roi sera grande puisqu’il constatera que l’individu n’a strictement rien changé de ses voies tortueuses, et qu’il est resté au même niveau où il se trouvait auparavant.
A plus forte raison nous concernant, puisque nous sommes convoqués en jugement devant le Roi des Rois, Hashem lui-même, car même si notre Roi est un roi plein de miséricorde et de clémence, qu’Il est patient et plein de bonté, malgré tout, il est inconcevable que l’individu revienne chaque année et promette à Hashem qu’il va améliorer ses actes, et qu’il prenne chaque année les mêmes engagements qu’il a déjà prit l’année précédente.
Au contraire, un tel acte plein d’insolence et d’effronterie – en se présentant chaque année devant Hashem en lui demandant de se montrer miséricordieux envers lui et de lui donner une longue vie, alors qu’il continu sa mécréance - peut être d’autant plus accablant pour l’individu.
Il est vrai qu’un tel comportement est fréquent – à notre grand désarroi – chez de nombreuses personnes, qui – lorsqu’elles arrivent vers la vieillesse – font le bilan de leur existence et constatent qu’aucune amélioration significative n’apparaît dans leur service d’Hashem, et que leur existence n’a fait que « couler » au rythme de la vie, jusqu’au jour de leur mort. L’une des principales causes à cela, provient du manque de réflexion correcte dans le domaine du service d’Hashem.
Et maintenant que nous sommes proches de Rosh Ha-Shana, chaque individu doit s’examiner afin de déterminer quel est le point sur lequel il ne se conduit pas correctement dans le service d’Hashem, et il doit également s’engager sur une chose qu’il n’applique pas encore à la perfection. Mais l’individu doit savoir que son engagement doit être prit à partir d’une réflexion juste, de sorte que même si toutes les vagues du monde lui passaient dessus, il ne lâcherai pas l’engagement qu’il a prit sur cet acte, et grâce à cela, il pourra être qualifié de « BAAL TESHOUVA », afin que du ciel, on constate la valeur de son esprit, et que sa prière soit exaucée devant Hashem, comme Hashem lui-même l’a dit : « Ouvrez moi une porte de la grandeur du chat d’une aiguille (car le chat d’une aiguille est percé de part en part, et ne peut jamais se boucher), et Moi, je vous ouvrirai une porte de la taille de celle du Oulam (très vaste pièce du Beit HaMikdash) ».
La rédaction de la « Halacha Yomit » souhaite – à vous ainsi qu’à tous vos proches – une CHANA TOVA, et demande à tous nos chers abonnés, qui étudient la Torah de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF (ceci est le nom complet du Rav) Ben Georgia Shalita, de mentionner dans les prières des Yamim Noraïm, qu’Hashem nous donne le mérite de bénéficier de la lumière de notre grand maître pendant de nombreuses années, et que nous ayons le mérite qu’il nous rédige encore de nombreux ouvrages utiles, dans la santé et la clairvoyance. AMEN.
Shana Tova à tous les membres de notre rédaction.
Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768
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