jeudi 24 septembre 2009
Divré Torah sur Haazinou - Shabbat " Shouva "
HAAZINOU
SHABBAT « SHOUVA »
Ces Divré Torah sont dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam et de ‘Haya Bat Rivka
Haazinou
« LA TORAH ET LA PLUIE »
« Que mon enseignement s'épande comme la pluie, que mon discours distille comme la rosée, comme la bruyante ondée sur les plantes, et comme les gouttes pressées sur le gazon! » (Devarim 32-2 Début de notre Parasha)
Dans cette avant dernière Parasha de la Torah, Moshé Rabbenou fait encore diverses réprimandes au peuple, afin qu’il continue à marcher dans les voies de la Torah.
Question
Pourquoi – dans un premier temps – le texte compare l’enseignement de la Torah aussi bien à la pluie qu’à la rosée (« Que mon enseignement s'épande comme la pluie, que mon discours distille comme la rosée), et le compare ensuite exclusivement à la pluie (« …comme la bruyante ondée sur les plantes, et comme les gouttes pressées sur le gazon. ») ?
Réponse
Il est raconté dans certains livres Saints qu’un jour le Sultan d’Egypte (Salahdin) siégeait avec ses ministres parmi lesquels se trouvait également son médecin personnel, notre maître le RAMBAM (Maïmonide).
Le roi demanda à ses ministres :
« Dites moi s’il vous plait, quelle est ma valeur et à quoi peut on me comparer ? »
Aucun des ministres n’osa répondre à une telle question, de peur de dévaloriser le roi.
Le RAMBAM répondit :
« Majesté ! Ta valeur est aussi précieuse que la pluie, car la pluie procure la subsistance au monde entier. »
Le roi complimenta le RAMBAM pour sa comparaison qui lui donnait une dimension sans limite, tout comme la pluie.
On peut comprendre la comparaison du RAMBAM, dans le sens où tout le monde tire profit de l’autorité du roi, aussi bien le riche que le pauvre, le fort comme le faible, car sans l’autorité royale, l’anarchie et l’injustice régneraient. Il en est de même pour la pluie dont tout le monde tire profit, le riche, le pauvre, le fort, le faible, le grand comme le petit.
C’est aussi l’image que notre Parasha veut donner à l’enseignement de la Torah.
Chacun peut accéder à l’étude de la Torah, et peut - par ses efforts personnels - parvenir au niveau d’un Talmid ‘Ha’ham.
Une autre raison pour laquelle le texte compare l’enseignement de la Torah à la pluie :
La pluie ne s’achète pas, elle est totalement gratuite. De même, l’enseignement de la connaissance de la Torah doit se faire gratuitement (On ne doit faire payer que le temps consacré à cet enseignement, et non l’enseignement lui-même.)
C’est pour cela que le texte compare dans un premier temps la Torah à la pluie, en disant : « Que mon enseignement s'épande comme la pluie… »
Cependant, la pluie n’apporte de satisfactions que seulement en hiver, car elle ne représente pas un bon signe en été. C’est pourquoi, le texte compare ensuite l’enseignement de la Torah également à la rosée, en disant : « …que mon discours distille comme la rosée… » Car la rosée ne s’arrête jamais, ni en hiver, ni en été.
Mais la rosée descend seulement pendant la nuit, alors que nous avons le devoir d’étudier la Torah aussi bien pendant la nuit que pendant la journée. C’est pourquoi le texte compare de nouveau l’enseignement de la Torah à la pluie, en disant :
« …comme la bruyante ondée sur les plantes, et comme les gouttes pressées sur le gazon! »
BEN ISH ‘HAÏ (Drashot)
Shabbat « Shouva »
Le Shabbat qui précède Yom Kippour est surnmmée « Shabbat Shouva » en raison de la Haftara que nous lisons ce Shabbat, et qui débute par les mots « Shouva Israël … » (« Reviens Israël… »).
Le Prophète Hoshe’a fait remontrance à Israël, en lui disant : « Reviens Israël, jusqu’à Hashem ton D., car tu as trébuché à cause de ta faute. Prenez avec vous les paroles et revenez vers Hashem… »
Le sens des propos du prophète peut s’interpréter ainsi : « Retournez vos cœurs, parlez devant Hashem et Il vous écoutera. »
Mais on peut aussi les interpréter d’une autre façon.
En effet, il est nécessaire d’expliquer le sens de « Prenez avec vous les paroles… ».
Vers où doit on « prendre ces paroles » ?
En réalité, on écoute parfois des paroles dont on ne saisi pas toujours le sens immédiatement. Mais si on transpose ces paroles vers le déroulement de notre vie, elles prennent soudainement un sens, et c’est à ce moment précis qu’on en saisi le véritable sens, et que l’on sait conduire sa vie selon ces paroles mal comprises au premier abord.
C’est aussi ce que veut dire le prophète Hoshe’a au peuple d’Israël.
« Prenez avec vous les paroles… » Même si vous ne saisissez pas le sens de toutes les paroles de la Torah, malgré tout, souvenez vous de ces paroles et pensez y de temps en temps, et avec la dynamique de la vie, ces paroles prendront leur véritable sens.
Il est rapporté dans le livre des Prophètes au sujet d’A’hav Roi d’Israël, qui était un roi particulièrement Rasha’ (impie) et qui n’avait aucun scrupule à effacer tous les Noms d’Hashem figurant dans un Sefer Torah, pour les remplacer par des noms d’idoles, et qui n’a pas négliger le culte d’une seule d’idolâtrie au monde.
Un jour, le roi Ben Hadad, roi de ARAM posa le siège devant la ville de Shomron (capitale du royaume d’A’hav roi d’Israël). Ben Hadad était accompagné de 32 autres rois.
Il envoya le message suivant à A’hav :
« Donne moi tout ton argent et tout ton or, ainsi que tes femmes et tes enfants car ils sont à moi. »
A’hav lui répondit :
« Il en sera fait selon ta volonté Majesté Ben Hadad ! Je t’appartiens, moi ainsi que tout ce que je possède ! » (Ceci à cause de la grande peur qu’A’hav éprouvait envers Ben Hadad).
Le roi Ben Hadad lui envoya encore le message suivant :
« J’enverrais demain des messagers chercher dans ta maison, et ils prendront ton argent, ton or, ainsi que tes femmes et tes enfants. » Et il ajouta : « Je prendrais aussi le « Trésor de tes yeux ». C'est-à-dire, le Sefer Torah personnel du roi A’hav que chaque roi d’Israël a le devoir d’écrire et de conserver avec lui, et ceci, malgré le grand idolâtre qu’il était.
Lorsqu’ A’hav entendit cela, il s’adressa aux Anciens et leur dit :
« Lorsqu’il a exigé de moi tout ce que je possédais, je ne lui ai rien refusé, mais maintenant il exige aussi le « Trésor de mes yeux » !
Les Anciens lui conseillèrent de ne pas se plier à la dernière exigence de Ben Hadad.
Ben Hadad le menaça en lui disant qu’il enverrait son armée conquérir tout son pays.
A’hav ne se laissa pas intimider. Il partit en guerre contre Ben Hadad et il en sortit victorieux.
Nous voyons de cette histoire comment une seule et unique étincelle de Sainteté a enveloppé le roi A’hav – malgré toute sa mécréance – dès l’instant où il apprit que l’on voulait lui prendre son Sefer Torah. Il comprit à cet instant que le roi Ben Hadad ne lui portait pas atteinte uniquement à lui personnellement, mais il portait surtout atteinte à Hashem le D. d’Israël.
Il se ressaisit comme un lion et osa partir en guerre contre Ben Hadad, au Nom d’Hashem, et en ressortit victorieux.
Il en est de même pour chaque individu.
Parfois, dans un ultime instant d’élévation spirituelle, l’individu peut comprendre ce qu’il n’a jamais compris durant toute son existence, et grâce à une telle réflexion sensée, il peut atteindre des niveaux très élevés du point de vue spirituel.
Durant les 10 jours de Teshouva, pendant lesquels l’individu a le devoir de réaliser une introspection de ses actes, il se doit aussi de penser à tout ce qu’il a entendu durant toute sa vie et qu’il n’a peut être jamais comprit correctement, et projeter ses choses sur sa vie d’aujourd’hui.
Même si cela ne représente pas grand-chose en quantité, Hashem l’aidera à réaliser cette prise de conscience.
Qu’Hashem accepte le repentir de son peuple Israël, AMEN.
Nous profitons de cette occasion pour attirer l’attention de nos chers lecteurs de la « Hala’ha Yomit » sur la Mitsva de Zikouï Ha-Rabim (faire acquérir des mérites aux autres), qui est une Mitsva de grande importance.
Grâce à D., la diffusion de la « Hala’ha Yomit » dépasse les frontières, et des milliers de personnes profitent de nos enseignements (toutes langues confondues).
Un mérite particulier est donné à chacun et à chacune de veiller à ce que d’autres personnes profitent elles aussi de cette « précieuse trouvaille » que représente la « Hala’ha Yomit ».
Faites connaître la « Hala’ha Yomit » à vos proches et à vos amis, et inscrivez les (avec leur consentement) à notre liste de diffusion en nous envoyant leurs adresses email.
Par le mérite de cette Grande Mitsva, nous serons inscrits et scellés dans le Livre des véritables Tsaddikim. AMEN.
Shabbat Shalom
mardi 8 septembre 2009
Cours Audio - " La Teshouva 2ème Partie / Rosh Ha-Shana "
" La Teshouva 2ème Partie / Rosh Ha-Shana ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici.
Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shiour, faites le moi savoir.
jeudi 3 septembre 2009
Difficultés à se repentir
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de Gavriel Yossef Ben Leah (enfant de 10 ans renversé par une voiture), ainsi que qu’à celle de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
QUESTION
Un homme qui commet des fautes et qui rencontre de grandes difficultés à se repentir, au point de ne pas y parvenir, y a-t-il malgré cela une quelconque utilité aux Mitsvot qu’il accomplit, ou pas ?
En général, le procédé du repentir se déroule dans le contexte de « s’écarter du mal et faire le bien », ce qui signifie que l’homme doit d’abord se repentir de ses fautes devant Hashem, et seulement ensuite augmenter ses Mitsvot et ses bonnes actions qui intercèderont également en sa faveur.
Notre maître le RAMBAM écrit (chap.7 des Hal. relatives au repentir) :
Combien est grand le repentir ! Hier seulement, cet individu était isolé d’Hashem, comme il est dit : « Même si vous multipliez les prières, je ne les écouterai pas ! », il accomplissait des Mitsvot qu’on lui rejetait au visage, comme il est dit : « Qui a réclamé de vous de venir fouler le sol de mon sanctuaire… Je ne vous désire plus - ainsi parle Hashem - je ne veux plus de vos offrandes… ». Mais aujourd’hui qu’il s’est repenti, ce même individu est attaché à la She’hina (présence Divine), comme il est dit : « Vous êtes attachés à Hashem votre D…. », il n’a plus qu’à implorer et il est immédiatement écouté, comme il est dit : « Avant même qu’ils n’implorent, je leur répondrai », il accomplit des Mitsvot qui sont acceptées avec joie et tranquillité, comme il est dit : « Hashem a déjà accepté tes actes. Fin de citation.
A partir des propos du RAMBAM, il est expliqué qu’Hashem n’a aucun désir des actes de Mitsvot accomplies par une personne qui réside encore dans sa faute, car cette personne n’est pas aimée par Hashem, et les Mitsvot que cette personne accomplit lui seront rejetées au visage. De ce fait, tous les efforts que cette personne fournit dans les Mitsvot qu’elle accomplit restent vains, tant qu’elle ne s’est pas repentie de ses fautes.
Mais en réalité, il n’en est rien, car il est expliqué dans le Yalkout sur Hoshe’a (Remez 247-529) que toute personne qui commet encore des fautes et qui n’a pas la possibilité de se repentir doit les « échanger » contre des bonnes actions, et son repentir fera accepté ses efforts.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita explique cet enseignement de la façon suivante :
Un individu qui tente de se repentir, mais qui n’y parvient pas, puisqu’en définitive son intention est de se repentir, il ne doit pas rester oisif vis-à-vis des Mitsvot, mais au contraire, il doit investir toutes ses forces dans les Mitsvot et les bonnes actions, et ensuite, lorsqu’il réussira à se repentir, toutes les Mitsvot qu’il aura entre-temps accomplies seront rétroactivement acceptées devant Hashem.
Nous pouvons ajouté que l’accomplissement de Mitsvot pour une personne qui n’est pas encore parvenue à se repentir de ses fautes représente un moyen de parvenir par la suite à se repentir, car celui qui commet une faute et s’efforce de se repentir, en s’investissant en même temps dans l’étude de la Torah et dans l’accomplissement des Mitsvot, il ne fait aucun doute que cette étude attirera de la sainteté sur sa personnalité, et elle l’aidera à contenir son Yetser Ha-Ra’ (mauvais penchant) à l’avenir.
Lorsque cette personne se repentira des ses fautes, son repentir sera accepté, et il recevra même une récompense pour avoir aussi accompli des Mitsvot.
Notre maître le Rav Shalita explique grâce à cela (au nom des commentateurs) la célèbre histoire rapportée dans la Guémara ‘Avoda Zara (17a), au sujet de El’azar Ben Dordiya qui était un grand fauteur, et qui s’est repenti de ses fautes. Lorsqu’il prit conscience de l’ampleur de ses fautes, il plaça sa tête entre ses genoux et éclata en sanglots sur ses fautes, jusqu’à rendre son âme. A ce moment-là, une voix céleste retentit et déclara : « Rabbi El’azar Ben Dordiya est convié au monde futur ! » car son repentir avait été accepté. Rabbenou Ha-Kadosh pleura et dit : « Il y a des gens qui acquièrent leur part dans le monde futur en un seul instant ! »
On peut pourtant s’interroger :
Pourquoi Rabbenou Ha-Kadosh pleure-t-il sur le fait qu’un individu qui s’est repenti de ses fautes soit convié au monde futur ?
Les commentateurs répondent en disant que Rabbenou Ha-Kadosh pleure sur le fait que Rabbi El’azar Ben Dordiya n’a pas eu l’occasion d’amasser suffisamment de Mitsvot et de bonnes actions durant sa vie, et principalement dans le domaine de l’étude de la Torah, car dans le monde futur il ne pourra plus accomplir de Mitsvot. Si Rabbi El’azar ben Dordiya avait accomplit des Mitsvot même sans s’être encore repenti, grâce à son repentir il aurait mérité une récompense pour ses actes.
mercredi 2 septembre 2009
Les fautes involontaires
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de Gavriel Yossef Ben Leah (enfant de 10 ans renversé par une voiture), ainsi que qu’à celle de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
QUESTION
Pourquoi l’homme doit-il demander pardon à Hashem sur ce qu’il a fait sans intention, c'est-à-dire de façon involontaire, alors qu’il n’existe pas d’homme juste sur terre qui ne fait que le bien sans commettre de faute, et il est impossible à l’homme de ne pas commettre quelques fautes sans y avoir porté attention. Pourquoi avons-nous donc le devoir de nous repentir même sur ce type de fautes ?
Il est enseigné dans la Guémara Yoma (36b) :
Rabbi Meïr dit : Quel est l’ordre du Vidouï (aveux des fautes) ?
On doit dire : « J’ai fauté volontairement (‘Avon) ; j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ; j’ai fauté involontairement (‘Het) », selon l’ordre respecté au sujet du bouc qui était envoyé du haut d’une falaise le jour de Yom Kippour, et qui servait d’expiatoire aux fautes d’Israël : « Il (le Cohen Gadol) avouera sur lui les « ‘Avonot » (fautes volontaires) des enfants d’Israël, ainsi que tous leurs « Pesha’im » (fautes par rébellion) et leurs « ’Hataïm » (fautes involontaires)… »
C’est à partir de là que nous apprenons l’ordre du Vidouï.
Mais les ‘Ha’hamim objectent et pensent que l’ordre du Vidouï est :
« J’ai fauté involontairement (‘Het), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ».
En effet, le terme « ’Het » désigne les fautes involontaires, comme il est dit : « une personne qui fauterait (‘Het) involontairement… ».
Le terme « ‘Avon » désigne la faute volontaire, comme il est dit : « Cette personne sera retranchée, sa faute (‘Avon) en elle ».
Le terme « Pesha’ » désigne la rébellion, c'est-à-dire, le niveau le plus grave de la faute, comme il est dit : « Le roi de Moav a fauté envers moi (« Pasha’ Bi »)… ».
Or, puisqu’il n’est pas juste d’avouer des fautes commises de façon involontaire après avoir avoué des fautes volontaires et de la rébellion, par conséquent, le plus juste est de dire : « j’ai fauté involontairement (‘Het), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ».
Nous savons que la Hala’ha est fixée selon l’opinion des ‘Ha’hamim.
De même, le roi David dit : « Nous avons fauté (‘Het) avec nos parents, nous avons fauté volontairement et nous avons fait preuve de mécréance. ».
Nous pouvons constater qu’il a placé le « ’Het » (faute involontaire) devant le « ‘Avon » (faute volontaire).
Nous voyons à partir de tout cela que le « ’Het » désigne la faute involontaire, et le « ‘Avon » la faute volontaire, et malgré cela, selon Rabbi Meïr, l’homme doit d’abord avouer ses fautes volontaires et ensuite ses fautes involontaires.
Nous devons donc comprendre la raison de Rabbi Meïr, puisque la logique voudrait d’abord placer la faute involontaire avant la faute volontaire, car il n’est pas correct de demander pardon d’abord sur la chose grave et ensuite sur la chose moins grave.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita explique cela en disant que la raison de Rabbi Meïr réside dans le fait qu’en réalité l’homme n’aurait pas à demander pardon pour des fautes commises involontairement puisque – comme le dit notre question – il n’existe pas d’homme sur terre qui accomplit le bien sans commettre la moindre faute, et il est inconcevable qu’un homme ne se heurte pas une seule fois dans sa vie à une quelconque faute par inattention.
Mais en réalité, si l’homme était un véritable Tsaddik, et qu’il se comportait dans le moindre de ses actes selon le chemin de la Torah, aucune forme de faute ne se présenterait devant lui, pas même une faute involontaire, car il est inconcevable qu’un juif qui possède en lui une âme sainte puisse commettre la moindre faute, même par inattention, excepté s’il a commis auparavant une faute de façon volontaire et de son plein gré, car à ce moment-là, son âme est souillée et entachée, et de ce fait, il peut en arriver par la suite à commettre des fautes de façon involontaire. D’une certaine façon, la faute volontaire fragilise l’individu et l’expose plus facilement à la faute involontaire.
Notre maître rapporte que le Gaon MAHARAM ALSHI’H explique lui aussi dans ce sans en ajoutant que l’âme de l’homme ne peut normalement pas arriver à la moindre faute, et si l’homme commet malgré tout des fautes involontaires, c’est en raison des fautes volontaires qu’il a commises.
C’est pourquoi le roi David dit : « J’avoue mon « ‘Avon » (faite volontaire), mais je me soucis de mon ‘Het (faute involontaire) ».
Car après s’être heurté à la faute volontaire, j’ai de quoi me faire du souci vis-à-vis de ma faute involontaire, puisque c’est le volontaire qui provoque l’involontaire.
C’est donc pour cette raison que Rabbi Meïr place la faute volontaire avant l’involontaire dans le Vidouï, car c’est la faute volontaire qui entraîne la faute involontaire.
Par conséquent, chacun est tenu d’avouer ses fautes et de se repentir sur tous ses actes, et il ne faut surtout pas se laisser convaincre par des mensonges comme les propos de certains qui affirment : « Après tout, notre situation est correcte… ».
Ou bien « Si tout le monde était comme moi, le Mashia’h serait déjà arrivé… ». Car il n’en est rien et qui peut imaginer la profondeur de la justice ‘Hashem ?!
Chacun doit se repentir de façon sincère, en particulier des fautes commises de façon volontaire, et grâce à cela, Hashem le préservera de toute faute, même involontaire.
Qu’Hashem accepte favorablement notre repentir.
mardi 1 septembre 2009
Réparation des fautes
" L'importance de la Teshouva ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici.
Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shour, faites le moi savoir.
Réparation des fautes
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de Gavriel Yossef Ben Leah (enfant de 10 ans renversé hier par une voiture), ainsi que qu’à celle de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
Il est enseigné dans une Baraïta de Yoma (86a) :
Il existe 4 sortes de moyens d’expiation des fautes.
C'est-à-dire : il existe 4 niveaux de fautes, et à chacun de ses niveaux, correspond un moyen de réparation totale de la faute.
1. Une personne qui a transgressé un commandement positif (une obligation à accomplir) et qui s’est repentie (sincèrement) de sa faute, se verra accorder obligatoirement le pardon.
Par exemple, une personne qui ne récitait pas le Kiddoush du vendredi soir, ou bien qui ne lisait pas le Shema’ en son temps, si cette personne regrette sa faute et l’avoue explicitement en s’engageant solennellement à ne plus la récidiver, sa faute est immédiatement pardonnée.
2. Une personne qui a transgressé un commandement négatif (qui a enfreint un interdit) - comme consommer un fruit qui nécessite vérification des vers, sans le vérifier au préalable, et ce fruit contenait des vers - et s’est repentie (sincèrement) de sa faute, son repentir reste en suspend (le statut de cette personne reste en suspend) et c’est Yom Kippour qui procurera le pardon absolu de cette faute, comme il est dit : « Car ce jour-là, Hashem vous pardonnera toutes vos fautes… »
3. Une personne qui a transgressé des interdits condamnés par la Torah par la peine de Karète (retranchement de ce monde et de l’autre, la personne meurt prématurément et sans laisser de descendance), ou bien par la peine de mort exécutée par le Beit Din (à l’époque du Temple de Jérusalem), par exemple, lorsqu’une personne n’observe pas les règles de la pureté familiale ou bien qui transgresse volontairement le Shabbat, dans de tels cas, le repentir sincère de la personne et Yom Kippour maintiennent cette personne en suspend. Seules les épreuves la laveront de ses fautes.
Ce qui signifie que cette personne doit avant tout se repentir sincèrement de ses fautes, passer un Yom Kippour et traverser des épreuves qui lui feront obtenir une expiation totale de ses fautes, comme il est dit : « j’examinerai leur pêché avec le bâton, et leur faute avec l’épreuve. »
4. Le dernier niveau de faute est la profanation du Nom d’Hashem pour lequel il n’existe aucun moyen d’expiation excepté la mort de l’individu qui l’expiera de sa faute.
Cependant, il existe d’autres nuances sur tout cela.
Par exemple, lorsque nous avons dit au sujet de celui qui a transgressé un commandement positif (ou même une obligation établie par nos maîtres, comme réciter une bénédiction alimentaire), cette personne obtiendra son pardon simplement par son repentir sincère, en réalité ceci n’est pas toujours le cas.
En effet, il est expliqué dans les décisionnaires qu’une personne qui récidive de nombreuses fois la même transgression d’un commandement positif, la multiplicité des fautes peut lui causer un défaut aussi important que celui provoqué par un interdit dont la peine est Karète (voir plus haut) ou la peine de mort exécutée par le Beit Din (à l’époque du Temple de Jérusalem), et même pour une telle faute la personne peut nécessiter Yom Kippour et des épreuves pour obtenir l’expiation de sa faute récidivée.
De même, lorsque nous avons dit que la faute de la profanation du Nom d’Hashem ne possède aucun moyen d’expiation excepté la mort, ceci n’est également pas si évident, car celui qui sanctifie le Nom d’Hashem après avoir transgressé l’interdiction de profaner le Nom d’Hashem, repart de façon certaine la gravité de la faute de profanation du Nom d’Hashem, et l’ampleur de cette faute se diminue. (Le livre Kaf Ha-‘Haïm – Hal. relatives Rosh ‘Hodesh – cite la procédure d’expiation de la faute de la profanation du Nom d’Hashem).
Nous pouvons donc en déduire que de nombreuses personnes nécessitent des épreuves afin d’expier leurs fautes, et n’ont apparemment aucun moyen de se sauver excepté d’attendre la punition d’Hashem qui leur fera obtenir l’expiation de leur faute.
En réalité, les livres de nos maîtres du Moussar, les véritables Kabbalistes, sont remplis de toutes sortes de moyens de réparation des fautes, afin de permettre à chacun de réparer sa faute totalement.
Pour exemple : le saint livre Réshit ‘Ho’hma rédigé par notre maître Rabbi Eliyahou DI VIDASH z’’l, impose de lourdes choses à ceux qui ont commis des fautes, et pour chaque faute il préconise un nombre de jours de jeûnes, ou bien de se tremper dans de la glace, etc…
Ceci, par leur grande connaissance et leur véritable maîtrise du repentir qui correspond à chaque faute.
Cependant, avec l’avancée des générations, le monde s’est affaibli physiquement, et il nous est impossible d’observer tous les jeûnes préconisés par les Kabbalistes pour réparer les fautes, c’est pourquoi il ne faut pas observer ces moyens d’expiation.
Mais notre grand maître Rabbenou Yossef ‘HAÏM de Bagdad z.ts.l (l’auteur du Ben Ish ‘Haï) rédigea son livre Lashon ‘Ha’hamim dans lequel il préconise lui aussi des moyens d’expiation pour diverses fautes. Il rédigea son livre lui aussi selon sa connaissance qui n’avait pas son pareil dans le domaine du repentir. Il allégea de façon considérable l’ordre du repentir. Mais malgré cela, il préconise lui aussi un certain nombre de jeûnes pour chaque faute commise, et selon cela, certaines personnes devraient jeûner des centaines de jeûnes pour obtenir l’expiation de leurs fautes, ce qui n’est pas donné à chacun.
Entre la génération précédente et la notre, nous ressentons un affaiblissement physique considérable, puisqu’il y a seulement une trentaine d’années, vivaient parmi nous des gens qui étaient en mesure de jeûner plusieurs jours consécutifs tout en continuant à vivre normalement, comme le Tsaddik Rabbi Réouven CHARABANI z.ts.l qui jeûnait du samedi soir au vendredi soir de façon consécutive, et durant toute la semaine il étudiait la Torah sans interruption.
De même, le Tsaddik Rabbi Israël ABOU’HATSIRA (Baba Salé) z.ts.l agissait ainsi lui aussi sans que le moindre mal ne lui arrive, mais pour notre part, il est certain que nous ne sommes pas en mesure de supporter de tels jeûnes.
C’est pour cette raison que l’un de nos grands maîtres de Jérusalem – Rabbi Itsh’ak ELAFYA z.ts.l qui était un homme saint qui a accompli des miracles – a établi le programme du « jeûne de la parole » en diffusant le fait que celui qui observe un jeûne de la parole, c'est-à-dire, ne pas prononcer de paroles profanes durant une journée entière et consacrer toutes ses paroles à l’étude de la Torah et à la prière. Un tel jeûne de la parole équivaut - à lui seul - à de nombreux jours de jeûnes, et cela constitue une grande réparation des fautes.
Il est donc souhaitable et juste pour chacun de se trouver au moins un jour durant cette période et d’observer le jeûne de la parole durant un jour entier, en le consacrant à la Torah et à la prière, et mériter ainsi une grande expiation de ses fautes.
Le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses fautes reste l’étude de la Torah, car la Torah a pour propriété de sauver la personne des épreuves, et de plus, elle expie ses fautes.
Nous avons pu constater de nous-mêmes que lorsque des gens viennent consulter notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita pour lui demander un moyen de réparer des fautes qu’ils ont commises, notre maître suggère très souvent à ces personnes d’étudier le sujet en rapport avec la faute qu’ils ont commise. Par exemple, s’il s’agit d’une profanation de Shabbat, il leur suggère d’étudier les Hala’hot relatives à Shabbat et de se montrer désormais très méticuleux dans ces Hala’hot, et par cela, la personne obtiendra une réparation pour sa faute, elle se préservera également des épreuves, et elle sera acceptée devant Hashem.
lundi 31 août 2009
« Repens toi un jour avant ta mort ! »
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
Nos maîtres enseignent : « Repens-toi un jour avant ta mort ! »
C'est-à-dire : chaque individu a le devoir de se repentir un jour avant sa mort, afin que l’on arrive propre devant Hashem, et d’être épargné du châtiment du Guéhinam.
Les élèves de Rabbi Eli’ezer demandèrent à leur maître :
« Existe-t-il un individu qui connaît le jour de sa mort ? »
Rabbi Eli’ezer leur répondit :
« A fortiori, qu’il se repente aujourd’hui, par risque de mourir le lendemain, et grâce à ce procédé, sa vie aura été intégralement consacrée au repentir ».
En réalité, Rabbi Eli’ezer expliqua à ses élèves le véritable sens de l’enseignement « Repens-toi un jour avant ta mort », qui a pour vocation d’attirer notre attention et nous faire méditer sur le fait que la finalité de chacun est la mort, et que chaque individu sera appelé à rendre des comptes sur le moindre de ses actes devant le Roi des Rois.
Par conséquent, chacun doit penser que s’il poursuit ses actes détestables et qu’il meurt sans avoir eu le temps de se repentir, sa fin sera très amère. C’est pourquoi, il faut se stimuler immédiatement à se repentir et à se renforcer davantage dans le Service d’Hashem, comme nos maîtres nous l’enseignent : « Rappelle-lui (au mauvais penchant) le jour de la mort… », car lorsque l’individu se souvient qu’il est appelé à quitter ce monde, il désire savoir quelle sera sa fin, et de ce fait, son cœur est attiré par le repentir.
Similairement à cela, nous nous trouvons dans la période du mois d’Eloul, qui précède le jour du jugement, jour de Rosh Ha-Shana, où chaque individu doit réfléchir et se dire que même si durant toute l’année il est occupé par sa Parnassa (subsistance matérielle) et par d’autres occupations matérielles, malgré tout, il doit veiller à ne pas perdre l’occasion qui lui est donnée lors de ces jours redoutables, qui sont réellement proches du jugement dernier de l’homme.
Qui incite l’individu à commettre le mal devant Hashem durant toute l’année ? N’est-ce pas le désir, qui fait partie intégrante de l’individu ! L’homme est donc maître de lui-même, comme le dit le sage (l’auteur du livre Totsaot Haïm qui est un de nos maîtres les décisionnaires de l’époque médiévale) : « J’ai été vendu comme l’esclave des esclaves, mais seul mon désir m’a conquis ! »
En effet, le serviteur d’Hashem, qui gère son existence seulement par son esprit et qui maîtrise ses pulsions physiques et matérielles, est un véritable homme libre. Par contre, celui qui se laisse aller aux désirs de son cœur, se laissera emporter durant toute son existence par le courant de la vie, sans prendre conscience qu’il est jugé chaque année devant Hashem, que l’on pèse son état dans le ciel, un état qui ne s’améliore absolument pas, puisque cet individu n’évolue pas comme il devrait le faire. Malgré tout cela, Hashem contient sa colère et lui décrète encore et encore d’autres années de vie, mais en définitive, chaque être vivant a sa fin, et à ce moment-là, comment cet individu va-t-il se justifier devant Hashem, lorsqu’ Hashem lui dira : « Je t’ai donné plus que ce que tu méritais, et ce n’est pas pour autant que tu t’es réveillé à te repentir - ne serai ce qu’un minimum – envers moi. J’ai pourtant dit : « Revenez vers moi et je reviendrais vers vous… ».
Hashem ne désire pas la mort du Rasha’ (impie), mais seulement son repentir. Lorsque chacun médite sur tout cela, cela ne peut que le renforcer davantage dans le Service d’Hashem, et le stimuler à se repentir tant que possible, car en cette période, chacun doit se repentir, puisqu’il n’existe pas d’homme juste qui n’a accompli que le bien sans commettre la moindre faute.
Il faut savoir que nous n’occultons pas le fait que l’homme n’est pas en mesure de transformer toute sa personnalité en l’espace d’un mois, et il est inconcevable qu’un individu puisse réussir - grâce au travail d’un seul mois - à changer d’un extrême à l’autre, malgré le poids de ses nombreuses transgressions et de ses mauvaises qualités humaines.
Cependant, chacun doit examiner quels sont les éléments qui lui provoquent une si grande détérioration. S’il s’agit d’une mauvaise fréquentation, il doit s’engager à s’en éloigner. S’il s’agit d’une tendance à colporter ou à écouter du Lachon Ha-Ra’ (médisance), il doit prendre sur lui-même des barrières afin de ne pas commettre cette faute, de même pour tous les autres types de fautes. Il doit également s’engager de façon plus générale à se repentir dans tous les domaines, et ainsi, il pourra se maintenir dans le Service d’Hashem, et évoluer progressivement. Il méritera de sortir acquitté de son jugement le jour de Rosh Ha-Shana, et Hashem exaucera les demandes de son cœur pour le bien. Hashem se réjouira de lui comme un père se réjouit d’un fils sage et intelligent, et l’individu lui-même se réjouira de son créateur.
dimanche 30 août 2009
Comment exploiter le mois d’Eloul
Cette Hala'ha es dédiée à la guérison totale de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim'ha
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita écrit qu’Hashem a gratifié son peuple Israël d’une grande bonté en leur dévoilant la date du jour du jugement, le 1er Tishri. (Car en réalité, les nations sont elles aussi jugées ce jour-là, mais elles l’ignorent, et par conséquent, elles ne se préparent pas à affronter ce jugement, ce qu’il leur fait perdre beaucoup d’avantages). Comme il est dit : « Sonnez du Chofar durant le mois, au jour fixé pour notre fête. Car cette une loi pour Israël, un jugement par le D. de Ya’akov ».
Habituellement, une personne qui a enfreint la loi, et qui est attrapée par la police, lorsqu’elle est conduite devant un juge qui va la juger rapidement, il est plus que probable que la personne ne pourra pas se mesurer aux charges qui pèsent contre elle. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’on donne à l’accusé la possibilité de connaître la date du jugement, dans ces conditions il pourra affronter son jugement et prendre conseil auprès d’un bon avocat afin de savoir ce qu’il faut plaider au jugement, et afin de choisir celui qui le défendra. Dans de telles conditions, il est certain qu’il pourra sortir acquitté de son jugement.
De même, depuis le jour de Rosh ‘Hodesh Eloul nous faisons retentir la sonnerie du Shofar et nous nous levons pour dire les Séli’hot en nous préparant pour le jour du jugement où nous disons : « C’est aujourd’hui que le monde a été crée, c’est aujourd’hui qu’Il convoque en jugement toutes les créatures de l’univers… »
C’est également le jour du jugement où nous commençons à dire dans la prière quotidienne « Ha-Mele’h Ha-Kadosh » (le Roi qui est saint) ainsi que « Ha-Mele’h Ha-Mishpat » (le Roi du jugement).
Durant le mois d’Eloul, nous nous apprêtons à choisir correctement les meilleurs défenseurs devant Hashem. Les défenseurs de chaque individu ne sont que la Torah, les Mitsvot et les bonnes actions qu’il accomplit (Shabbat 32a).
On enseigne dans la Tossefta : la Tsedaka et la pratique du bien sont les meilleurs défenseurs d’Israël auprès de leur père qui est au ciel.
On enseigne aussi dans le traité Avot : celui qui accomplit une Mitsva, s’acquiert un défenseur.
Si ce défenseur est aussi fort et redoutable que le fruit de l’étude d’un Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah), il est certain que les accusateurs resteront insignifiants et se tairont à la moindre plaidoirie du défenseur. Comme nous le disons dans les Séli’hot : « Ferme la bouche du Satan afin qu’il ne nous accuse plus. Qu’un ange défenseur vienne plaider notre cause, qu’il dise notre droiture… ».
Nous avons donc une large ouverture pour sortir acquitté devant Hashem, comme l’enseigne la Guémara Rosh Ha-Shana sur le verset : « Quel est le grand peuple qui possède un D. aussi proche de lui, comme Hashem notre D. à chaque fois que nous l’implorons. »
Notre maître le ARI Zal écrit dans Sha’ar Ha-Péssoukim, sur le verset qui traite de la fuite du meurtrier non intentionnel vers l’une des villes de refuge prévues à cet effet afin qu’il ne lui arrive rien de la part de la famille de la victime, ce verset dit : « Si c’est seulement Hashem qui a guidé sa main (qu’il n’y a pas eu préméditation), alors je te procurerai (un endroit où se réfugier)… ». Les initiales en hébreu des mots de ce verset forment le mot Eloul, ce qui signifie que le mois d’Eloul est propice à la Téshouva, et qu’il représente un véritable refuge pour chacun.
Chacun a donc l’obligation de se repentir durant ce mois.
Cette hala'ha est dédiée à la guérison totale de mon épouse
Sylvie Mazal Esther Bat Sim'ha
On enseigne aussi sur le verset : « Hashem ton D. retranchera ton cœur et le cœur de ta descendance… ». Les initiales en hébreu des mots de ce verset forment aussi le mot Eloul, ce qui signifie que celui qui vient dans l’intention de se purifier bénéficie d’une aide d’Hashem.
En particulier dans le domaine de la Téshouva où Hashem dit à Israël : « Faites-moi une ouverture comme celle du chat de l’aiguille, et moi je vous ferais une ouverture comme celle du Oulam (endroit très large dans le Temple de Jérusalem) ».
C’est donc cette aide d’Hashem qui aide à se repentir.
Il existe encore une autre allusion au mois d’Eloul dans un verset de la Méguila d’Esther : « …ainsi que l’envoi de cadeaux l’un à l’autre, et des dons aux pauvres. » Les initiales en hébreu de ces mots forment eux aussi le mot Eloul. Ce qui signifie que le mois d’Eloul est propice à la Mitsva de Tsédaka qui pardonne la faute. Comme le Midrash le dit : « Les sacrifices ne pardonnent que les fautes commises involontairement, mais la Tsedaka pardonne aussi bien les fautes commises volontairement qu’involontairement ».
mercredi 26 août 2009
Celui qui fait fauter les autres
QUESTION
Une personne qui fait fauter les autres (qui cause le fait que d’autres commettent des fautes), sa Teshouva (repentir) peut-elle être acceptée, lorsqu’elle regrette ses actes de tout son cœur, et qu’elle s’engage à ne plus les récidiver ?
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Cette question prend sa source dans l’enseignement de nos maîtres dans le Pirké Avot (chap.5) :
« Toute personne qui a fait fauter les autres, on ne lui laissera pas la possibilité de faire Teshouva. »
Apparemment, il est expliqué que celui qui fait fauter les autres, n’a pas de possibilité de se repentir, cette personne mourra avec sa faute et l’on se vengera de lui dans le Monde Futur pour ce qu’il a fait.
Mais en vérité, il n’en est rien, car il n’y a rien qui puisse se dresser devant la Teshouva.
Voici le véritable sens des propos de nos maîtres dans le Pirké Avot :
la personne qui a fait fauter les autres ne bénéficiera pas de l’aide d’Hashem pour se repentir. Comme il est dit dans Mishlé : « Un homme opprimé jusqu'au sang fuira jusqu’au puits, mais on ne le soutiendra pas », dans le ciel, on ne le soutiendra pas à faire Teshouva. Ceci afin qu’il ne se trouve pas lui, au Gan ‘Eden, et les personnes qui ont fauté à cause de lui, au Guehinam.
Mais s’il fournit des efforts et qu’il se repentit, sa Teshouva est acceptée. Comme l’écrit le RAMBAM, au sujet de tous les cas de personnes qui n’ont pas droit au Monde Futur – et parmi ces cas, la personne qui a fait fauter les autres – « si toutefois ces personnes se repentent de leur mécréance avant leur mort, et qu’elles deviennent des Ba’alé Teshouva, ces personnes auront droit au Monde Futur, car tu n’as rien qui se dresse devant la Teshouva… », comme on l’enseigne aussi dans le Talmud Yeroushalmi (1er chap. de Péa)
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita ajoute une allusion à cela, à partir du verset : « Si vos fautes sont rouges comme le pourpre, elles blanchiront comme la neige. » (Si vous vous repentez, vos fautes blanchiront comme la neige.). Mais dans la suite de ce même verset, il est dit : « Si elles rougissent comme le pourpre, elles blanchiront comme la laine. », et il n’est pas dit « Si vos fautes sont comme le pourpre... » mais uniquement « si elles rougissent », qui est un langage qui indique une chose causée, car cette personne a fait fauter les autres, et les fautes des autres ont rougies, à ce moment-là, elles seront comme la laine, car la neige est plus blanche que la laine.
Mais malgré tout, Badi’avad (de façon rétroactive), sa Teshouva est acceptée.
Il semble très important de préciser que dans cette catégorie d’individus qui font fauter les autres, s’inscrivent les femmes qui marchent avec un manque de pudeur vis-à-vis des principes de la Halah’a. Par cette faute, elles font fauter la collectivité sans limites.
De même, les personnes qui vendent dans leurs magasins des journaux et magazines profanes, et laissent tout le monde les consulter, ces gens-là font eux aussi fauter la collectivité, et leur faute est très lourde.
De même, les personnes qui humilient les sages de la Torah (comme les médias israéliens repris par nos chers journalistes juifs de France, ou plutôt français d’origine juive !), en les calomniant devant toute personne prête à écouter les pires choses sur les sages d’Israël et sur notre sainte Torah, car en diffusant des opinions diffamantes, ces gens font eux aussi partie de la catégorie de ceux qui font fauter la collectivité.
Au lieu d’exploiter leur force de parole à solidifier les cœurs des gens faibles d’esprit afin qu’ils fassent Teshouva et qu’ils se rapprochent encore et encore du service d’Hashem, ces personnes utilisent les forces dont Hashem les a gratifiés, afin de faire fauter les autres envers Lui.
Toutes ces personnes font partie de la catégorie de ceux qui font fauter les autres, dont la faute est très lourde et dont le repentir est très difficile, mais comme nous l’avons dit, s’ils font Teschouva de toutes leurs forces, leur Teshouva est acceptée devant Hashem.
Le plus juste est de faire un contre-balancement, en faisant bénéficier les autres de l’accomplissement de Mitsvot afin d’expier ses fautes, et là, la Teshouva sera davantage acceptée.
Le contre-balancement consisterait à ce que cette femme qui a fait fauter les autres par son manque de pudeur s’engage dès aujourd’hui à être méticuleuse dans sa pudeur, et à guider ses amies et ses filles dans le chemin de la pudeur, car par tout moyen elle peut augmenter la sainteté et la pureté dans le monde.
De même, celui qui vendait des journaux et magazines profanes doit s’engager à augmenter la diffusion de la Torah et de la pureté au sein du peuple d’Israël.
De même, les personnes qui détérioraient la pensée des autres par des opinions diffamantes à l’égard des sages d’Israël doivent solidifier les autres par des opinions et des pensées justes et conformes avec le chemin d’Hashem, et par cela, leur faute sera pardonnée et leur Teshouva sera acceptée devant Hashem.
mardi 25 août 2009
L’homme et son prochain
Attention ! Il m’est très difficile de traiter de ces Hala’hot, puisque je ne me considère pas comme un « modèle » dans le domaine de « Ben Adam La-’Havero » (les relations entre l’homme et son prochain).
Mais sachant que la Hala’ha Yomit vise un public qui possède bien plus de bonnes Midot (qualités humaines) que moi, je ne peux pas priver d’autres personnes de ce qu’elles doivent savoir, puisqu’elles seront – en tout cas plus que moi - en mesure de les appliquer.
QUESTION
Comment doit-on agir en ce qui concerne les fautes commises envers notre prochain ?
DECISION DE LA HALA’HA
Yom Kippour pardonne les fautes commises envers Hashem (si l’on a fait Teshouva),
Mais les fautes commises envers le prochain, Yom Kippour ne les pardonne qu’à la condition où l’on va demander pardon à la personne envers qui on a fauté.
C’est la raison pour laquelle, si l’on a irrité son prochain, ou qu’on l’a vexé de façon quelconque, on est tenu d’aller le trouver pour lui demander pardon.
En plus du fait de faire Teshouva devant Hashem pour avoir fauté envers son prochain, il faut aussi demander pardon à son prochain pour la faute commise envers lui.
Lorsqu’une personne demande pardon à quelqu’un, il n’est pas convenable de se comporter avec dureté envers la personne qui vient demander pardon de façon sincère, et il n’est pas souhaitable de lui refuser le pardon.
Si la personne offensée refuse de pardonner, nous devons retourner la voir, accompagnés de 3 de ses amis, qui lui demanderont de nous pardonner.
Si la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons retourner la voir une 2ème et une 3ème fois, accompagnés à chaque fois de 3 nouvelles personnes, toujours choisies parmi ses amis, afin qu’ils puissent la convaincre de nous pardonner.
Si malgré tout, la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons la laisser sans plus de considération, mais cette personne offensée, qui a refusé le pardon à la celui qui est venu s’excuser sincèrement, commet à son tour une très grave faute (car elle devait prendre en pitié et accorder le pardon à cette personne qui s’est repentie).
Si une personne a fauté envers son Rav (son maître dans la Torah, qui lui a enseigné la majeure partie de ce qu’il connaît), elle doit aller lui demander pardon, même 1000 fois si c’est nécessaire, jusqu’à ce que le Rav lui pardonne.
Si l’on a fauté envers une personne qui est décédée sans que l’on ait eu le temps de lui demander pardon, nous devons prendre 10 personnes avec lesquelles nous devons nous rendre sur la tombe de la personne offensée, et nous devons déclarer :
« J’ai fauté envers le D. d’Israël et envers untel (nous devons citer le nom du défunt).
Je lui demande pardon en votre présence »
Si l’on se trouve dans une autre ville, il suffit de réunir 10 personnes et de demander pardon au défunt en leur présence.
Si l’on a un ami qui habite le lieu où repose le défunt, on doit le nommer délégué afin qu’il demande pardon au défunt en notre nom devant 10 personnes qui se rendront sur la tombe du défunt.
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Dans la précédente Hala’ha, nous avons expliqué de façon générale, les principes de la Teshouva (le repentir).
Il est enseigné dans une Mishna de Yoma (85b) :
Rabbi El’azar Ben ‘Azarya commente : Il est dit dans la Torah, au sujet de Yom Kippour :
« Car ce jour-là, Il vous pardonnera, afin de vous purifier de toutes vos fautes devant Hashem, vous serez pures » (Vaykra 16).
Yom Kippour pardonne les fautes commises envers Hashem (si l’on a fait Teshouva).
Mais les fautes commises envers le prochain, Yom Kippour ne les pardonne qu’à la condition où l’on va demander pardon à la personne envers qui on a fauté.
C’est la raison pour laquelle, si l’on a irrité son prochain, ou qu’on l’a vexé de façon quelconque, on est tenu d’aller le trouver pour lui demander pardon.
C’est ce que nous apprenons dans la Guemara Bava Kama (92a) au sujet de celui qui a causé des dommages matériels à quelqu’un, même s’il a dédommagé la personne, la faute ne sera expiée que lorsqu’il lui aura demandé pardon.
La Guemara apprend cela à partir de ce qui est écrit au sujet du roi Avimele’h qui avait enlevé Sarah à Avraham Avinou (voir Parasha de Vayera Bereshit 20). Hashem lui dit : « Maintenant, rends cette femme à son mari, car c’est un prophète, et il priera pour toi afin que tu guérisses… » (en punition à l’enlèvement de Sarah, Hashem avait frappé de lèpre Avimele’h et tout son palais).
Nous voyons d’ici que si Avraham Avinou ne pardonnait pas à Avimele’h, sa faute n’aurait pas été expiée, et cela, malgré qu’il lui aurait restitué sa femme.
En plus du fait de faire Teshouva devant Hashem pour avoir fauté envers son prochain, il faut aussi demander pardon à son prochain pour la faute commise envers lui.
Lorsqu’une personne demande pardon à quelqu’un, il n’est pas convenable de se comporter avec dureté envers la personne qui vient demander pardon de façon sincère, et il n’est pas souhaitable de lui refuser le pardon.
D’où apprend-on que celui qui refuse de pardonner est qualifié de cruel ?
D’ Avraham Avinou sur lequel il est dit : « Avraham pria Hashem, et Hashem guérit Avimele’h… »
C’est ainsi que tranche notre maître le RAMBAM (chap.2 des Hala’hot sur la Teshouva Hala’ha 9), et voici ses termes :
« La Teshouva et Yom Kippour n’ont le pouvoir de pardonner que les fautes commises envers Hashem. Mais les fautes commises envers le prochain, Yom Kippour ne les pardonne que lorsqu’on a été demander pardon à son prochain envers qui nous avons fauté.
Si la personne offensée refuse de pardonner, nous devons retourner la voir, accompagnés de 3 de ses amis, qui lui demanderont de nous pardonner.
Si la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons retourner la voir une 2ème et une 3ème fois, accompagnés à chaque fois de 3 nouvelles personnes, toujours choisies parmi ses amis, afin qu’ils puissent la convaincre de nous pardonner.
Si malgré tout, la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons la laisser sans plus de considération, mais cette personne offensée, qui a refusé le pardon à la celui qui est venu s’excuser sincèrement, commet à son tour une très grave faute (car elle devait prendre en pitié et accorder le pardon à cette personne qui s’est repentie).
Si une personne a fauté envers son Rav (son maître dans la Torah, qui lui a enseigné la majeure partie de ce qu’il connaît), elle doit aller lui demander pardon, même 1000 fois si c’est nécessaire, jusqu’à ce que le Rav lui pardonne ».
C’est ainsi que tranche également MARAN dans le Shoul’han Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.606 parag.1).
Il est interdit de se montrer cruel et de refuser de pardonner.
Au contraire, il faut faire preuve de bonne foi envers la sincérité de celui qui vient demander pardon, et il faut s’efforcer de travailler sa nature, afin d’être facile à calmer et difficilement irritable.
Lorsque la personne qui a fauté vient demander pardon à la personne offensée, celle-ci doit pardonner de tout son cœur et avec sincérité, car c’est ce qui fait toute la beauté du peuple d’Israël, et toute la droiture de leur cœur. Par opposition aux non-juifs dont la rancœur est éternelle !
Si l’on a fauté envers une personne qui est décédée sans que l’on ait eu le temps de lui demander pardon, nous devons prendre 10 personnes avec lesquelles nous devons nous rendre sur la tombe de la personne offensée, et nous devons déclarer :
« J’ai fauté envers le D. d’Israël et envers untel (nous devons citer le nom du défunt).
Je lui demande pardon en votre présence »
Le RAMBAM écrit que l’on doit détailler les fautes commises envers le défunt.
C’est ainsi que tranchent également le Eliya Rabba et le Mishna Béroura (chap.606).
Si l’on ne trouve pas 10 personnes, nous devons aller trouver 10 Avre’him ou 10 étudiants en Yeshiva, en les rétribuant pour le temps qu’ils vont consacrer, et en leur compagnie, nous devons nous rendre au cimetière pour demander au défunt de nous pardonner, et ainsi sera expiée notre faute.
Si l’on se trouve dans une autre ville, il suffit de réunir 10 personnes et de demander pardon au défunt en leur présence.
Si l’on a un ami qui habite le lieu où repose le défunt, on doit le nommer délégué afin qu’il demande pardon au défunt en notre nom devant 10 personnes qui se rendront sur la tombe du défunt.
lundi 24 août 2009
Les règles de la Teshouva (le Repentir)
QUESTION
Quelles sont les principales règles de la Teshouva ?
DECISION DE LA HALA’HA
La Teshouva est constituée de 3 conditions indispensables :
1. Vidouï – Avouer verbalement et concrètement ses fautes.
2. Kabbala – Engagement sincère à ne pas récidiver ses fautes.
3. ‘Harata – Regrets sincères de ses fautes et de leurs conséquences.
Celui qui respecte ses 3 conditions a accompli véritablement le commandement de la Teshouva.
Celui qui se dit : « Je peux fauter puisque je me repentirais », Hashem l’empêchera de faire Teshouva.
Le mois d’Eloul est le mois de la Miséricorde Divine et des supplications.
C’est la raison pour laquelle, il est un devoir sacré pour chaque individu du peuple d’Israël, homme et femme, de procéder pendant cette période, à une véritable introspection afin d’analyser ses actes, pour se repentir devant Hashem.
Il est souhaitable de se concentrer correctement, particulièrement pendant cette période, dans la Bera’ha de « Hashivenou Avinou Letorate’ha… » de la ‘Amida (la prière quotidienne), qui est la Bera’ha consacrée au repentir, et de prier Hashem pour ceux qui se sont écartés de la Torah.
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Le mois d’Eloul est le mois de la Miséricorde Divine et des supplications.
C’est la raison pour laquelle, il est un devoir sacré pour chaque individu du peuple d’Israël, homme et femme, de procéder pendant cette période, à une véritable introspection afin d’analyser ses actes, pour se repentir devant Hashem.
Ainsi, lorsque nous nous présenterons devant Hashem au jour du Jugement de Rosh Hashana, Il se remplira de Pitié et de Miséricorde envers nous, et il nous accordera une nouvelle année pleine de bien.
Il est inconcevable pour tout individu responsable, de repousser le moment de son repentir et de sa prise de conscience, comme l’écrit Rabbenou Moshé ‘Haïm LUZZATO z.ts.l dans son livre MESSILAT YESHARIM : « …Le retard de la prise de conscience et du repentir n’est fréquent que chez les incultes… »
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit au nom de notre maître le ARI zal, qu’il est souhaitable de se concentrer correctement, particulièrement pendant cette période, dans la Bera’ha de « Hashivenou Avinou Letorate’ha… » de la ‘Amida (la prière quotidienne), qui est la Bera’ha consacrée au repentir, et de prier Hashem pour ceux qui se sont écartés de la Torah, en particulier s’il s’agit de nos proches, car ces jours-là sont des jours d’acceptation et sont propices à cela, puisque « la Droite d’Hashem est tendue pour accueillir ceux qui reviennent vers Lui ».
Le RaMBaM écrit (Chap.1 des Lois sur la Teshouva, Hala’ha 1) :
Pour toutes les Mitsvot de la Torah, si un individu transgresse l’une d’entre elles, aussi bien volontairement qu’involontairement, lorsqu’il fait Teshouva, lorsqu’il se repent de sa faute, il est tenu de procéder au Vidouï (d’avouer ses fautes verbalement et de dire concrètement : « J’ai fauté devant Toi Hashem … ») devant Hashem, comme il est dit dans la Torah (Bamidbar 5) :
« … Un homme ou une femme qui commettra une des fautes de l’homme … Ils devront avouer la faute qu’ils auront commise… »
Il s’agit ici des aveux verbaux.
Nous apprenons de là qu’avouer ses fautes envers Hashem, est un commandement de la Torah.
Comment avoue-t-on ses fautes ?
On doit dire :
« De grâce Hashem, j’ai fauté involontairement (‘Het), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’), devant Toi, et j’ai agi de telle et telle façon. Je regrette ce que j’ai fait et j’ai honte de mes actes, et je m’engage à tout jamais à ne plus revenir à de tels agissements (On s’engage à ne plus commettre cette faute de nouveau) ».
Ceci représente l’essentiel du Vidouï (les aveux).
Toute personne qui multiplie et s’étend longuement dans son Vidouï, est digne de louanges.
A l’époque où le Beit Hamikdash (le Temple de Jérusalem) existait, lorsque des personnes commettaient certaines fautes, elles apportaient un sacrifice expiatoire (Korban ‘Hatat ou Korban Asham) pour expier leurs fautes.
Avant de procéder à ce sacrifice, on avouait sa faute, car toute personne qui ne se repent pas de ses fautes ne peut pas bénéficier d’une expiation de ses fautes, et cela, même si elle offrait des milliers de sacrifices !
(Une grande leçon de morale pour certains « grands donateurs » de nos diverses communautés, qui sont convaincus qu’en donnant de leur argent, ils bénéficieront d’une expiation systématique de leurs fautes. Nous voyons à travers ce RAMBAM, qu’au Beit Hamikdash, celui qui apportait un sacrifice expiatoire, devait aussi avouer ses fautes et prendre conscience qu’il doit changer ses actes.)
On ne se rachète pas une conscience en signant quelques chèques !!!
Le Vidouï (les aveux) étant l’une des conditions essentielles de la Teshouva (le repentir), celui qui n’avoue pas ses fautes, n’accomplit pas du tout son devoir de se repentir !
De notre époque, où nous n’avons malheureusement ni le Beit Hamikdash, ni le Mizbea’h (l’autel sur lequel on faisait les Sacrifices, et qui avait, de par lui-même, la capacité d’expier les fautes d’Israël), il ne nous reste que la Teshouva.
Celui qui effectue une Teshouva sincère ne se verra pas rappeler la moindre de ses fautes (lorsqu’il aura à rendre des comptes sur ses actes).
Il existe une condition supplémentaire à la Teshouva :
S’engager à ne plus jamais récidiver sa faute.
Ex : Si une personne a transgressé un interdit de la Torah, comme profaner Shabbat ou consommer des aliments interdits, ou s’il s’agit d’une femme, porter des vêtements qui ne sont pas dignes d’une fille d’Israël, du fait de leur indécence…
Tous ces comportements, nécessitent un engagement à ne plus les récidiver.
De même lorsqu’on a négligé l’accomplissement de commandements positifs, comme quelqu’un qui ne récitait pas le Kiddoush les jours de Shabbat ou de fêtes, ou qu’il n’honorait pas ses parents comme il se doit …
Ses négligences nécessitent également un engagement à ne plus les récidiver.
Tandis que celui qui se dit : « Je peux fauter puisque je me repentirais », Hashem l’empêchera de faire Teshouva.
L’individu doit également regretter ses fautes, en prenant conscience à quel point il a provoqué du mal en fautant, et à quel point il a provoqué la colère de son Créateur, qui lui prodigue tellement de bien !!
Mais celui qui ne regrette pas ses fautes, même s’il les a abandonnés et qu’il ne les recommence plus, et même s’il les a avoués, il n’a pas accompli son devoir de repentir, et ses fautes ne lui seront pas pardonnées !!
Nous avons donc appris que la Teshouva se divise en 3 points principaux :
1. Vidouï – Avouer verbalement et concrètement ses fautes.
2. Kabbala – Engagement sincère à ne pas récidiver ses fautes.
3. ‘Harata – Regrets sincères de ses fautes et de leurs conséquences.
Celui qui respecte ses 3 points a accompli véritablement le commandement de la Teshouva, il est aimé par son Créateur, et l’on peut attribuer à cette personne l’enseignement de Rabbi ‘Akiva dans la Gmara Yoma (85b) :
« Soyez heureux, Israël ! Constatez devant qui vous vous purifiez, et Qui vous purifie ?
Votre père qui est dans le ciel, comme il est dit : « Le Mikvé d’Israël, c’est Hashem ! ». Comme un Mikvé a la capacité de purifier ceux qui sont impurs, de même, Hashem purifie Israël (de ses fautes) ».
mercredi 19 août 2009
Hala’hot et traditions relatives aux Seli’hot
QUESTION
Quelle est l’origine de la tradition de dire les Seli’hot durant le mois d’Eloul, jusqu'à Yom Kippour ?
DECISION DE LA HALA’HA
Le jour de Rosh ‘Hodesh Eloul, Hashem demanda à Moshé Rabbenou de remonter de nouveau dans la montagne du Sinaï où il y resta de nouveau 40 jours et 40 nuits, pour recevoir les deuxièmes Tables de la Loi, signe du pardon Divin sur la faute du Veau d’Or. Il redescendit le 10 Tishré, jour de Yom Kippour.
C’est la raison pour laquelle les juifs Sefaradim et les juifs des communautés d’Orient ont la tradition à partir de ce jour là, de se lever plus tôt que d’habitude et de se rendre à la synagogue chaque matin durant 40 jours, jusqu’à Yom Kippour, pour dire les Seli’hot (supplications). Mais nous ne disons pas de Seli’hot le jour de Rosh ‘Hodesh lui-même, ni les jours de Shabbat.
Par conséquent, cette année (5769) où Rosh ‘Hodesh Eloul tombe jeudi et vendredi, nous commencerons à dire les Selih’ot B’’H à partir de dimanche matin (23.08.09).
Les communautés des Ashkenazim n’ont pas la tradition de dire les Seli’hot depuis Rosh ‘Hodesh Eloul, mais ils ont la tradition de sonner du Shofar chaque matin à partir de ce jour là, après la Tefila de Sha’harit (l’office du matin)
La tradition chez les Ashkenazim est de débuter les Seli’hot à partir du dimanche qui précède Rosh Ha-Shana.
Si Rosh Ha-Shana tombe un lundi où un mardi, ils débutent du dimanche de la semaine d’avant.
Par conséquent, cette année (5769) où le 1er Yom Tov de Rosh Ha-Shana (5770) tombe un Shabbat, les Ashkenazim débuteront les Selih’ot B’’H à partir du dimanche 24 Eloul (13.09.09), ce qui correspond à 6 jours avant Rosh Ha-Shana.
SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Il est enseigné dans Pirké Dé-Rabbi Eli’ezer (chap.45) :
Rabbi Yehoshoua’ Ben Kor’ha dit : Moshé Rabbenou est resté 40 jours sur la montagne (depuis le 6 Sivan – Shavouot, jusqu’au 17 Tamouz). La journée, il apprenait le Mikra (la Loi Ecrite), et le soir, il apprenait la Mishna (la Loi Orale).
Au bout de 40 jours - le 17 Tamouz - il prit les Tables de la Loi, redescendit vers le camp [et constatant que les Bené Israël avait conçus le ‘Eguel (le Veau d’Or), ses bras - qui portaient les Tables de la Loi - devinrent tout à coup très faibles,] et il brisa les Tables de la Loi. Il mit à mort les pêcheurs parmi Israël, resta 40 jours dans le camp, jusqu‘à avoir brûlé le ‘Eguel (le Veau d’Or) et l’avoir pulvérisé comme la poussière de la terre. Il extirpa l’Idolâtrie du peuple d’Israël, et rétablit chaque tribu à sa place. Le jour de Rosh ‘Hodesh Eloul, Hashem dit à Moshé Rabbenou : « Monte vers moi dans la montagne. ». On fit retentir le Shofar dans tout le camp, pour informer que Moshé était de nouveau monté dans la montagne, pour ne pas qu’ils s’égarent de nouveau vers l’idolâtrie. Fin de citation.
Selon ce Pirké Dé-Rabbi Eli’ezer, Moshé Rabbenou n’est resté que 2 fois 40 jours sur le Mont Sinaï :
1. Du 6 Sivan (Shavou’ot) au 17 Tamouz, pour recevoir les premières Tables de la Loi.
2. De Rosh ‘Hodesh Eloul jusqu’au 10 Tishré (Yom Kippour), pour recevoir les deuxièmes Tables de la Loi.
Cependant, selon Rav Haï GAON, cité par le livre Mea She’arim du Gaon Rabbi Its’hak IBN GIAT, ainsi que par le TOUR (O.H chap.581), Moshé Rabbenou est resté au total 3 fois 40 jours sur le Mont Sinaï :
1. Du 6 Sivan (Shavou’ot) au 17 Tamouz, pour recevoir les premières Tables de la Loi.
2. Du 18 Tamouz au 28 Av. (selon cette version, Moshé Rabbenou remonta dans la montagne dés le lendemain du jour où il brisa les premières Tables, et où il brûla le Veau d’Or, afin d’implorer Hashem pour qu’il pardonne à Israël)
3. De Rosh ‘Hodesh Eloul jusqu’au 10 Tishré (Yom Kippour), pour recevoir les deuxièmes Tables de la Loi.
La divergence entre les 2 interprétations se situe sur la période du 18 Tamouz au 28 Av :
Selon le Pirké DeRibbi Eli’ezer, Moshé Rabbenou est resté dans le camp durant ces 40 jours, alors que selon le Rav Haï GAON, Moshé Rabbenou est remonté dans la montagne durant ces 40 jours.
Puisque c’est le jour de Rosh ‘Hodesh Eloul qu’Hashem demanda à Moshé Rabbenou de remonter de nouveau dans la montagne pour recevoir les deuxièmes Tables de la Loi (signe du pardon Divin), les juifs Sefaradim et les juifs des communautés d’Orient ont la tradition à partir de ce jour là, de se lever plus tôt que d’habitude et de se rendre à la synagogue chaque matin durant 40 jours, jusqu’à Yom Kippour, pour dire les Seli’hot (supplications).
C’est ce que rapporte MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.581 parag.1)
Mais nous ne disons pas de Seli’hot le jour de Rosh ‘Hodesh lui-même, ni les jours de Shabbat.
Par conséquent, cette année (5769) où Rosh ‘Hodesh Eloul tombe jeudi et vendredi, nous commencerons à dire les Selih’ot à partir de dimanche matin (23.08.09).
Dans le temps, tout le monde avait l’usage de se lever avant l’aube pour réciter les Selih’ot, on parvenait à s‘élever considérablement durant le mois d’Eloul, et on était motivé à se repentir sincèrement sur toutes les actions, jusqu’aux jours de Rosh Ha-Shana et de Yom Kippour, où tout le monde atteignait un niveau spirituel supérieur, par la prière te le repentir.
Les communautés des Ashkenazim – comme le rapporte le RaMA dans une note sur le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.581 parag.1) - n’ont pas la tradition de dire les Seli’hot depuis Rosh ‘Hodesh Eloul, mais ils ont la tradition de sonner du Shofar chaque matin à partir de ce jour-là, après la Tefila de Sha’harit (l’office du matin), afin de prévenir Israël pour qu’ils fassent Teshouva, comme il est dit : « Si le Shofar retentit dans la ville, le peuple n’aura-t-il pas peur ?! » (‘Amos 3). Cette tradition de sonner du Shofar pendant 40 jours, sert également à perturber le Satan.
Certains ont la tradition de sonner également à l’office de ‘Arvit (l’office du soir).
La tradition chez les Ashkenazim est de débuter les Seli’hot à partir du dimanche qui précède Rosh Hashana.
Si Rosh Ha-Shana tombe un lundi ou un mardi, ils débutent du dimanche de la semaine d’avant.
Par conséquent, cette année (5769) où le 1er Yom Tov de Rosh Ha-Shana (5770) tombe un Shabbat, les Ashkenazim débuteront les Selih’ot à partir du dimanche 24 Eloul (13.09.09), ce qui correspond à 6 jours avant Rosh Ha-Shana.
dimanche 28 septembre 2008
Divré Torah sur Rosh Ha-Shana
Divré Torah sur
Rosh Ha-Shana
Ce Dvar Torah est dédié à la Refoua Shelema – la guérison complète
de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi qu’à la Réfoua Shelema du gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)
1. Le Shofar
Il est écrit dans Tehilim (89-15) :
« Heureux le peuple qui connaît la sonnerie… »
Le Midrash Rabba commente :
Les nations du monde ne savent-elles pas sonner du Shofar ?!
En réalité, le peuple d’Israël sait surtout apaiser leur Créateur, et avec quoi ?
Avec la sonnerie du Shofar, c'est-à-dire le repentir, comme il est dit : « Si le Shofar retentissait dans la ville, le peuple ne tremblerait il pas ?! » (Amos 3-6)
Question
En quoi le Shofar peut-il avoir la capacité à stimuler le repentir, et à apaiser la rigueur Divine ? Est-il pensable que la seule sonnerie du Shofar, peut atteindre ces objectifs ?
Réponse
Un simple villageois voyagea un jour de son village vers la grande ville.
Il n’était jamais sortit de son village et ne connaissait strictement rien de la vie en ville.
Lorsqu’il arriva, un incendie venait de se déclarer et les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours retentissaient pour donner l’alerte afin que tout le monde se précipite pour éteindre l’incendie.
Le villageois demanda pourquoi on faisait retentir tous ses instruments.
On lui répondit que c’était « pour éteindre l’incendie ».
Le villageois fut émerveillé de cette réponse, et en conclut que les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours éteignaient eux même les flammes.
Lorsqu’il retourna dans son village, il voulut épater tous les habitants.
Il fit l’acquisition de toutes sortes d’instruments et alluma volontairement un incendie. Ensuite, il se mit à frapper du tambour, sonna des cloches…
Les habitants du village accoururent tout affolés, en lui demandant la cause de cet incendie, mais il continua à frapper ses instruments encore plus fort.
Les habitants lui dirent de se précipiter pour éteindre, mais il n’écoutait pas.
Les habitants du villages éteignirent eux-même l’incendie et lui dire :
« Tu n’es qu’un fou ! Le son de tes instruments ne sert pas éteindre le feu, mais uniquement à donner l’alerte afin que l’on vienne l’éteindre !! »
Il en est de même vis-à-vis de la sonnerie du Shofar de Rosh Ha-Shana.
Certaines personnes ne pratiquent strictement rien du judaïsme durant toute l’année, et se rendent à la synagogue le jour de Rosh Ha-Shana en étant persuadées que le son du Shofar va « éteindre » l’incendie de leurs fautes !!
Ces gens ne comprennent pas que le Shofar – de part lui-même – n’a absolument aucune capacité à absoudre les fautes, mais représente seulement le moyen d’attirer notre attention vers une prise de conscience, afin de réaliser un véritable et sincère repentir vers Hashem.
Sans une sérieuse volonté de notre part, à changer totalement notre comportement, la sonnerie du Shofar ne peut strictement rien pour nous !!!
2. A Rosh Ha-Shana, plus d’échéancier !!!
Il est écrit dans Tehilim (89 – 15) :
« La justice et le jugement sont à la base de Ton trône, la bonté et la vérité devancent Ta face. »
Un jour, un homme avait contracté une dette.
Au moment convenu, le créancier vint réclamer son argent.
Le débiteur lui demanda un délai supplémentaire et promis de rembourser bientôt.
Quelques temps plus tard, le créancier se présenta de nouveau, et avec beaucoup de gentillesse, proposa à son débiteur de ne lui rembourser que la moitié de la dette, et qu’il renonçait au reste.
Le débiteur ne réagit pas.
Le généreux créancier proposa cette fois ci de ne lui rembourser qu’un tiers de la dette, et n’obtint pas plus de réaction de la part du débiteur.
Alors le créancier menaça cette fois ci d’employer des moyens juridiques pour se faire rembourser son argent.
Quelques temps plus tard, le tribunal convoqua le débiteur pour un procès qui lui était intenté par son créancier pour refus de remboursement de dette.
Après de longs débats, le tribunal se retira pour délibérer.
A ce moment précis, le débiteur - voyant qu’il n’avait aucune chance de gagner le procès puisque son créancier avait fournie des preuves et des témoignages irréfutables sur la dette contractée – s’approcha du créancier et lui murmura à l’oreille :
« Il y a quelques jours, tu m’a proposé de ne te rembourser que la moitié de la dette, et tu renoncerai à l’autre moitié, et bien je suis prêt dés maintenant à te rembourser la moitié de la dette que j’ai envers toi. »
Le créancier lui répondit :
« Sombre idiot ! Ma proposition était valable tant que tu ne m’avais pas forcer à venir au tribunal, mais maintenant que nous sommes en procès, je ne renoncerai pas même au moindre centime, sans compter les frais du procès !!! »
Il en est de même au mois d’Eloul, pendant lequel Hashem « réclame » la dette que nous avons envers lui, cette pratique des Mitsvot, que nous avons tellement tendance à mépriser tout au long de l’année !!!
Voyant que nous ne prenons pas conscience de notre négligence, Hashem dans Sa grande bonté, ne nous réclame finalement que « la moitié » ou bien « le tiers » de la dette, c'est-à-dire, de s’engager pendant le mois d’Eloul, au moins partiellement dans un premier temps, dans la pratique de certaines Mitsvot, de façon à pouvoir évoluer progressivement dans la Torah.
Mais nous persistons dans notre indifférence envers la Torah !
Alors Hashem nous met en procès le jour de Rosh Hashana, afin de réclamer la pratique et le respect de la Torah qu’Il nous a donné.
Lorsque nous prenons conscience, le jour de Rosh Hashana, lorsque retentit le son du Shofar, que nous avons de très grosses dettes envers Celui qui nous a créer, à ce moment là seulement, nous commençons, à prendre quelques décisions et engagements dans le domaine de la pratique, mais voilà… !!! Aujourd’hui, au jour du jugement, ces « quelques » décisions et engagements ne suffisent plus !!!!
Ce jour là, Hashem réclame le remboursement total de la « dette » !!!
C’est le sens du verset des Tehilim rapporté au début de nos propos :
Même si aujourd’hui, jour de Rosh Hashana « La justice et le jugement sont à la base de Ton trône », et que tu réclame donc la totalité de l’observance des Mitsvot, cependant, « la bonté et la vérité devancent Ta face. », durant tout le mois d’Eloul, pendant lequel tu fais preuve de bonté et de miséricorde en nous accordant un remboursement partielle de notre dette envers Toi !!
Il nous reste encore un jour (29.09.08) grâce auquel nous pouvons encore bénéficier d’un remboursement partiel (en attendant d’avoir les moyens de rembourser plus !!!!!), profitons en !!!!
3. Les engagements de Rosh Ha-Shana
Dans la Guemara Rosh Ha-Shana (16a), nos maîtres nous dévoilent une information de grande valeur, selon laquelle le jour de Rosh Ha-Shana - jour où l’être humain fut crée - Hashem siège et juge toutes les créatures de l’univers.
Chaque évènement appelé à se produire sur les créatures durant toute l’année, est décrété lors de ce jour si redoutable, jour du grand jugement de chaque être vivant dans le monde.
Le fait que nos maîtres nous informe d’une telle chose, n’est pas fortuit, car en réalité, cette information est sensée avoir une conséquence centrale pour nous tous, afin que nous sachions nous préparer correctement à ces jours, en faisant un repentir sincère sur nos actes, en prenant de solides engagements pour la nouvelle année, et en implorant Hashem pour qu’Il écoute notre voix dans une prière accompagnée d’une sérieuse concentration, et afin qu’il renouvelle pour nous une bonne année.
Nous pouvons comprendre cela par raisonnement à fortiori :
En effet, tout individu qui passe en jugement devant un roi fait de chair et de sang, même si ce roi est le plus clément, l’individu a peur et redoute la justice royale, et il est certain qu’il lui promettra qu’à l'avenir, il veillera à améliorer ses actes, et il lui fera différentes promesses sur son comportement dans l’avenir. Mais lorsque cette même personne se présentera de nouveau devant le roi l’année d’après, la colère du roi sera grande puisqu’il constatera que l’individu n’a strictement rien changé de ses voies tortueuses, et qu’il est resté au même niveau où il se trouvait auparavant.
A plus forte raison nous concernant, puisque nous sommes convoqués en jugement devant le Roi des Rois, Hashem lui-même, car même si notre Roi est un roi plein de miséricorde et de clémence, qu’Il est patient et plein de bonté, malgré tout, il est inconcevable que l’individu revienne chaque année et promette à Hashem qu’il va améliorer ses actes, et qu’il prenne chaque année les mêmes engagements qu’il a déjà prit l’année précédente.
Au contraire, un tel acte plein d’insolence et d’effronterie – en se présentant chaque année devant Hashem en lui demandant de se montrer miséricordieux envers lui et de lui donner une longue vie, alors qu’il continu sa mécréance - peut être d’autant plus accablant pour l’individu.
Il est vrai qu’un tel comportement est fréquent – à notre grand désarroi – chez de nombreuses personnes, qui – lorsqu’elles arrivent vers la vieillesse – font le bilan de leur existence et constatent qu’aucune amélioration significative n’apparaît dans leur service d’Hashem, et que leur existence n’a fait que « couler » au rythme de la vie, jusqu’au jour de leur mort. L’une des principales causes à cela, provient du manque de réflexion correcte dans le domaine du service d’Hashem.
Et maintenant que nous sommes proches de Rosh Ha-Shana, chaque individu doit s’examiner afin de déterminer quel est le point sur lequel il ne se conduit pas correctement dans le service d’Hashem, et il doit également s’engager sur une chose qu’il n’applique pas encore à la perfection. Mais l’individu doit savoir que son engagement doit être prit à partir d’une réflexion juste, de sorte que même si toutes les vagues du monde lui passaient dessus, il ne lâcherai pas l’engagement qu’il a prit sur cet acte, et grâce à cela, il pourra être qualifié de « BAAL TESHOUVA », afin que du ciel, on constate la valeur de son esprit, et que sa prière soit exaucée devant Hashem, comme Hashem lui-même l’a dit : « Ouvrez moi une porte de la grandeur du chat d’une aiguille (car le chat d’une aiguille est percé de part en part, et ne peut jamais se boucher), et Moi, je vous ouvrirai une porte de la taille de celle du Oulam (très vaste pièce du Beit HaMikdash) ».
La rédaction de la « Halacha Yomit » souhaite – à vous ainsi qu’à tous vos proches – une CHANA TOVA, et demande à tous nos chers abonnés, qui étudient la Torah de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF (ceci est le nom complet du Rav) Ben Georgia Shalita, de mentionner dans les prières des Yamim Noraïm, qu’Hashem nous donne le mérite de bénéficier de la lumière de notre grand maître pendant de nombreuses années, et que nous ayons le mérite qu’il nous rédige encore de nombreux ouvrages utiles, dans la santé et la clairvoyance. AMEN.
Shana Tova à tous les membres de notre rédaction.
Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768
Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par
jeudi 11 septembre 2008
Ne fais pas de ta prière un fardeau
Ne fais pas de ta prière un fardeau
Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)
Sources et développement
Nous sommes dans une période de Miséricorde et de supplications, pendant laquelle il incombe tout individu de faire une introspection et de revenir vers son Créateur.
Il incombe la plupart des gens de se renforcer dans le domaine de la prière, et faire en sorte de la dire correctement, pour qu’Hashem écoute notre prière et nous ramène à Lui, afin d’accepter notre Teshouva (repentir), et pour qu’Il nous gratifie d’une année bonne et remplie de bénédictions.
Il est enseigné dans la Guemara, traité de Mo’ed Katan (28a) :
Les enfants, la vie et la subsistance matérielle, ne dépendent pas du mérite mais du destin.
C'est-à-dire, un homme qui sert Hashem correctement, peut malgré tout, être pauvre, ou bien ne pas avoir d’enfants, ou qu’il n’ait pas le mérite de vivre longtemps.
Tout ceci en raison du fait que le destin de cet homme en est ainsi, qu’il n’ait pas d’enfants, ou autre.
Apparemment, il est expliqué que les prières de l’homme n’ont aucune efficacité sur ces choses là, car si le destin de cet homme – dans sa conception naturelle – le veut ainsi qu’il soit pauvre, en quoi la prière peut elle être efficace pour modifier son mauvais destin ?!
Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita écrit à ce sujet que malgré tout, il ne fait aucun doute que par le moyen de la prière, l’individu peut tout changer, et même son destin.
Il y a un fondement à cela dans les versets, « Vous servirez Hashem votre D » ceci indique la prière (comme il est enseigné dans la Guemara Ta’anit 2a : « Quel est le culte que l’on exerce avec le cœur ? C’est la prière.). A la suite de cela, il est dit : « Il bénira ton pain et ton eau… ». Ceci indique la subsistance matérielle. « Il n’y a aura pas de femme avorteuse, ni de femme stérile chez toi… ». Ceci indique les enfants. « J’augmenterai le nombres de tes jours… ». Ceci indique la longévité de la vie.
L’individu peut donc changer son mauvais destin, par le moyen de la prière.
Mais tout ceci, à la condition que la prière soit dite avec une totale concentration, en particulier lorsqu’il s’agit de la prière qui est dite après l’étude, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kaddosh (Parasha de Pin’hass), et voici les termes qu’il a employé :
« Viens et constate, toutes les créatures du monde – avant que la Torah ne soit donnée – dépendaient du destin, et parmi ces créatures, nous trouvons les enfants, la vie et la subsistance matérielle.
Mais après le Don de la Torah à Israël, Hashem les a sortit de la domination des étoiles et des astres. Nous avons appris cette méthode d’Avraham Avinou qui avait vu dans son destin qu’il n’aurait pas d’enfants. Hashem lui demande : « Sort de la domination des astres », c'est-à-dire, ne tiens pas compte des ces choses là, car grâce à la Torah et à la prière, le mauvais destin d’un homme change. »
Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr
(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)
Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par