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mercredi 23 décembre 2009

Lettre en réponse à une question d'Hala'ha

Bonjour à tous

Comme chaque année à cette période, je vous transmet une lettre que j'ai rédigé il y a 3 ans en réponse à une question qui m'a été posée concernant le fait d'étudier la Torah les 24 et 25 décembre.

Voici cette lettre:

David A. PITOUN

Rav enseignant la Hala’ha à Lyon France

Tel : 06.18.39.08.29

sheelot@free.fr

www.halahayomit.blogspot.com

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Tel : 06.18.39.08.29

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Villeurbanne, le 18 juillet 2007 – 3 Av 5767

A mon cher Rabbi David ROUBACH uwwhv

Suite à ta question au Shiour d’hier soir, concernant la tradition de ne pas étudier à la date de la naissance de « l’inventeur du plus gros mensonge universel », je te fais part de l’opinion des Poskim à ce sujet.

Le Shou’t Yabi’a Omer , de notre maître, couronne et gloire de notre génération, le Rav Ovadia YOSSEF shalita (tome 7 Yoré Déa Chap.20) considère qu’il n’y a rien de concret dans une telle tradition, et qu’elle n’a aucun fondement Hala’hic. Il atteste que nos maîtres ne se sont jamais abstenus d’étudier à cette date, et il fait référence à de nombreuses citations de nos ‘Ha’hamim sur l’importance de l’étude de la Torah.

En voici quelques-unes :

Dans la Guemara Erouvin 65a :

« La nuit n’a été créée que pour l’étude. »

Dans la Guemara Mena’hot 99b:

Ben Dama, le neveu de Rabbi Ishmael, demanda un jour à son oncle :

« Moi qui a étudié toute la Torah, ai-je le droit d’aller étudier les sciences grecques ? »

Rabbi Ishmael lui répondit : « Il est écrit : « Ce livre de la Torah ne quittera pas ta bouche, et tu l’étudieras jour et nuit ! » Cherche une heure qui ne fait partie ni de la journée, ni de la nuit, si tu la trouves, consacre-la à l’étude des sciences grecques !»

Nous constatons qu’il n’existe pas un instant pendant lequel on peut se soustraire à l’obligation d’étudier la Torah.

Dans le Talmoud Yeroushalmi (fin de Bera’hot) :

Rabbi Shim’on Ben Lakish dit : j’ai trouvé écrit dans un livre mystérieux : « Si tu m’abandonnes pendant un jour, je t’abandonnerai pendant deux jours … »

Cependant, le Shou’t Yabi’a Omer fait aussi mention de ce qui est rapporté dans le livre Taamé Ha-Minhagim (page 500), au nom du livre Likouté Ha-Pardess, et voici ses propos :

« La raison pour laquelle dans ces contrées (Europe de l’Est), nous nous abstenons d’étudier la Torah pendant la nuit de leur fête, réside dans le fait que les non-juifs commettent ce soir-là des agressions à l’encontre des juifs, et les prennent à part dans la rue en les frappant, et parfois en les assassinant. Chaque juif qui marche dans la rue ce soir-là s’expose à un danger de mort. C’est pour cela que les grands de cette génération ont décrété sur tous les étudiants des Yeshivot, ainsi que sur tous les enseignants, de rester chez eux ce soir-là, et de ne pas sortir dans les rues, de peur de risquer un grand danger. »

Il semble que c’est de là qu’est née cette erreur de croire que l’on ne doit pas étudier à cette date là.

Comme on peut le constater, la décision prise n’était pas « de ne pas étudier », mais « de rester chez soi » pour ne pas courir un grand danger de la part des non-juifs.

Aujourd'hui (bien que nous ne sommes pas spécialement plus en sécurité et que la haine des non-juifs à notre égard est loin d’avoir diminué !) nous ne pouvons quand même pas dire que nous courons un danger en allant étudier un soir de 24 décembre plus que tout autre soir de l’année !

Il est vrai que le Taamé Ha-Minhagim cite également une autre raison à cette tradition, au nom de l’auteur du livre Reguel Yeshara, le Tsadik de DINOV z.ts.l, selon qui si l’on n’étudie pas à cette date là, c’est parce que ce jour-là est né celui que la chrétienté vénère, et que « la tradition d’Israël a force de loi » (Minhag Israël Torah Hou).

Le Taamé Ha-Minhagim cite également dans les notes, que même le Gaon Rabbi Yonatan Eïvshitz z.ts.l aurait appliqué lui aussi à cette tradition de ne pas étudier la Torah à cette date-là le principe « la tradition d’Israël a force de loi » (Minhag Israël Torah Hou).

Cependant, cette tradition ne s’est jamais propagée dans les pays Séfarades.

Même cette nuit-là, les Séfaradim ont toujours étudié, comme toutes les autres nuits de l’année.

Le Yabi’a Omer fait aussi mention de ce qu’il a vu écrit dans la brochure Yagdil Torah (Jérusalem 1969 chap.110, page 147) au nom du Admour de Loubavitsh z.ts.l qui écrit :

« Notre tradition est de ne pas étudier la Torah pendant cette nuit… cette tradition a pour raison le fait de ne pas attirer de la « sainte vitalité » sur cet homme, comme sur tous ceux qui marchent dans sa voie. Par conséquent, les juifs qui habitent les pays arabes n’ont pas du tout cette tradition. Et puisque le fait d’arrêter d’étudier la Torah représente une « chose nouvelle » (un ‘Hidoush), nous ne lui donnons pas plus s’importance que tout autre ‘Hidoush. C’est pour cela qu’il ne faut arrêter que la nuit, et cela uniquement jusqu’à ‘Hatsot (la moitié de la nuit). »

Le Yabi’a Omer cite aussi les propos du ‘Hatam Sofer rapportés dans Kovets Shou’t ’Hatam Sofer (édité à Jérusalem en 1963, chap.31).

En effet, le ‘Hatam Sofer a été consulté sur la crédibilité de cette tradition de ne pas étudier à cette date là, et il a répondu :

« Je n’ai jamais entendu une explication acceptable sur cela, et cela, bien que des usages en vigueur vont dans ce sens, puisque les gens s’abstiennent même de pratiquer l’intimité conjugale ce soir là, et que les Mikvahot ferment leurs portes à cette date, cependant, selon mon avis, cette tradition est absurde, et il faut faire remontrance à ceux qui la respectent.

Toutefois, puisque cette nuit-là, les non-juifs se réunissent dans leurs églises à partir de minuit, tandis que ceux qui étudient la Torah sont majoritairement éveillés au début de la nuit et étudient la Torah jusqu’à minuit, pour ne pas que le Satan puisse mettre Israël en accusation d’aller dormir pendant que les non-juifs s’adonnent eux à leur culte, la tradition est d’aller dormir et de ne pas étudier cette nuit-là du début de la nuit jusqu’à minuit. Puis, à minuit on se lève et on va étudier… »

Nous constatons que le Gaon ‘Hatam Sofer z.ts.l s’est effectivement forcé à essayer de trouver une explication, mais pour une tradition qui était en vigueur dans son pays.

Mais – comme nous l’avons précisé plus haut - une telle tradition n’a jamais été entendue, ni diffusée, ni mentionnée dans tous les pays d’orient.

Dans toutes les institutions Sefarades, nous étudions la Torah même à cette date, sans apporter la moindre considération à cet argument.

En l’honneur de la Torah et de ceux qui l’étudient

David Avraham PITOUN

mardi 4 août 2009

Tou Bé-Av - le 15 Av

Tou Bé-Av - le 15 Av

QUESTIONS

Que représente la date du 15 Av (Tou Bé-Av) ?

DECISIONS DE LA HALA’HA

La date du 15 Av tombe cette année (5769) demain mercredi 5 Août (ce soir mardi à la tombée de la nuit).
Le 15 Av est un jour de festivité pour le peuple d’Israël. Il est mis en parallèle avec le jour de Kippour.
Le 15 Av est une date propice pour demander et prier Hashem afin qu’il accorde une bonne union à tous les célibataires.

5 raisons essentielles sont données pour expliquer l’aspect festif du 15 Av.
L’une des ces raisons est la fin des 40 ans du séjour des Béné Israël dans le désert, pendant lequel chaque année, le soir du 9 Av, tous les hommes âgés entre 20 et 60 ans mouraient. La 40ème année, lors qu’arriva le 15 Av, aucun ne mourra, ce qui signifiait la fin du décret.
(Nous conseillons à tous nos chers lecteurs de consulter les « Sources et développements » afin de mieux comprendre)

Le jour du 15 Av, on ne dit pas de Ta’hanoun (supplications journalières).

C’est également à partir de cette date du 15 Av qu’il faut veiller à augmenter notre temps d’étude de la Torah pendant la nuit.
Par conséquent, il est un devoir sacré pour chacun de s’organiser de façon à pouvoir étudier d’avantage le soir, à partir de ce soir et durant toute la période d’hiver.
Les femmes ont également le devoir sacré d’insister auprès de leurs maris, avec du tact et de la diplomatie, pour qu’ils augmentent l’étude de la Torah et la crainte d’Hashem, et elles en retireront une grande récompense.
Cependant, elles devraient elles aussi consacrer du temps pendants les soirs d’hiver, à étudier les lois pratiques desquelles elles sont concernées (lois de Shabbat, de la Casherout, des Bera’hot, de la Tefila … etc …)

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

On enseigne dans une Mishna de Ta’anit (26b) :
Rabban Shim’on Ben Gamliel dit : « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours là, les filles de Jérusalem sortaient vêtues de vêtements blancs empruntés (chacune d’entre elles – même les plus riches - empruntait le vêtement de l’autre, afin de ne pas faire honte à celle qui n’en avait pas), et se mettaient en cercle dans les vignes ».

La Mishna mentionne que les plus belles d’entre elles s’adressaient aux jeunes hommes célibataires en disant :
« Prêtez attention à la beauté…. »
Les plus laides d’entre elles disaient :
« Mariez vous Leshem Shamaïm (uniquement au nom de la Mitsva), mais couvrez nous d’or … »
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita explique le sens de cet enseignement, selon les propos de la Guemara Nedarim (21a), qui rapporte une anecdote :
Un homme fit un jour le Neder (le vœu) de ne pas épouser une certaine fille, parce qu’elle ne lui plaisait pas physiquement. On introduisit cette fille dans la maison de Rabbi Ishmaël, afin de l’embellir et de la mettre en valeur. On fit venir l’homme en question et Rabbi Ishmaël lui demanda : « Est-ce la fille sur laquelle tu as prononcé le vœu de ne pas l’épouser ?! » Et Rabbi Ishmaël lui autorisa la fille. A ce moment là, Rabbi Ishmaël se mit à pleurer et dit : « Les filles d’Israël sont belles, mais la pauvreté les enlaidie ! » Lorsque Rabbi Ishmaël quitta ce monde, les filles d’Israël levèrent leurs yeux vers lui en disant : « Filles d’Israël ! Pleurez donc sur Rabbi Ishmaël ! »
Il en est de même - explique notre maître le Rav shalita – les plus laides d’entre elles disaient « … couvrez nous d’or … », dans le sens où des attributs extérieurs, comme des bijoux en or ou les beaux vêtements, contribuerons à nous embellir, et vous ne pourrez que constater que nous sommes nous aussi dignes d’être épousées.

Notre maître le Rav shalita rapporte au nom du OR’HOT ‘HAÏM qu’il n’y a pas lieu de s’étonner de cette usage qui peut paraître humiliant ou rabaissant envers les filles d’Israël, et qui se faisait avec le consentement et l’agrément des ‘Ha’hamim.
En effet, il est certain que les parents qui possédaient les moyens de marier leur fille dignement, n’avaient pas recours à ce procédé, et n’envoyaient pas leur fille dans les vignes ces jours là. Cette tradition concernait uniquement les gens dont le niveau de vie était tellement bas qu’ils ne pouvaient prétendre assumer toutes les difficultés financières d’un mariage, et pour ces gens là, cette tradition représentait le seul moyen de marier leur fille.

Remarque personnelle :
Une grande leçon de morale pour certains jeunes hommes de notre époque, qui ont une idée tellement haute de leur personne, qu’ils ne donnent pas aux filles d’Israël tout le respect qu’elles méritent, en les abandonnant les unes après les autres, convaincus que ces messieurs méritent mieux !! Dans la majorité des cas, ces « grands seigneurs » finissent leur règne, en « grands célibataires » !!!

Il est à noter qu’il existe un rapport direct entre les 2 dates mentionnées dans la Mishna, le 15 Av et Yom KIPPOUR.
En effet, comme nous l’avons expliqué, la date du 15 Av était la date symbolique du mariage, et nous savons que celui qui se marie, bénéficie d’une totale expiation de ses fautes. Le jour de Yom KIPPOUR marque lui aussi l’expiation des fautes d’Israël.
Par conséquent, il n’y a effectivement pas de plus belles fêtes pour Israël !

Il est écrit dans le livre de Mishlé :
La chose est bonne lorsqu’elle est faite en son temps.

Il est certain que toute la particularité de cette date du 15 Av est définie par un rayonnement significatif en matière de mariage.
C’est pourquoi il est bon pour chacun de prier ce jour-là - plus qu’un autre jour - pour mériter qu’Hachem lui accorde la meilleure union possible. De même, chacun doit prier également pour ses enfants ou petits enfants afin qu’ils méritent eux aussi de rentrer sous la H’oupa en un moment propice, et que l’on nous annonce de bonnes nouvelles.

La Guemara (Ta’anit 30b et 31a) cite d’autres raisons pour lesquelles le jour du 15 Av est un jour de fête pour Israël. Voici les 5 raisons essentielles :

1. Le 15 Av est le jour où les tribus d’Israël furent autorisées à se marier entre elles. En effet, Moshé Rabbenou ordonna aux filles de Tselof’had – qui n’avait pas eu de garçons - de se marier uniquement avec des membres de la tribu de leur défunt père (tribu de Menashé, voir fin de la Parasha de Matot), et ceci, pour des raisons d’héritage, afin de maintenir l’héritage de Tselof’had au sein de sa tribu d’origine.
Les tribus d’Israël prirent également sur elles de ne jamais se marier avec un membre d’une autre tribu, mais uniquement avec des membres de la même tribu. Par exemple, si une fille de la tribu de Réouven avait héritée de son père défunt (dans le cas où elle n’a pas de frères), si elle se mariait avec un membre de la tribu de Shim’on et mourrait ensuite sans laisser d’enfants, son mari de la tribu de Shim’on, héritait de l’héritage de son épouse d’origine de la tribu de Réouven.
Par conséquent, les tribus d’Israël se mariaient uniquement entre membres de la même tribu.
Mais tout ceci engendra des situations très difficiles car lorsqu’un membre d’une tribu avait de sérieuses intentions envers une fille d’une autre tribu, et qu’il s’apercevait de leur différences d’origines, il ne l’épousait pas.
C’est pourquoi, les sages d’Israël se penchèrent sur le problème et réussirent à établir que l’interdiction de se marier entre membres de tribus différentes, concernait seulement les gens de la génération des filles de Tselof’had (par lesquelles cette loi fut proclamée), et non les générations suivantes.
Le jour où cette loi fut abolie était un 15 Av, et c’est pourquoi ce jour est fêté par le peuple d’Israël qui fut autorisé désormais à se marier entre membres de tribus différentes.

2. A l’époque où le peuple d’Israël était dirigé spirituellement par les Juges (les Shofetim), un homme se querella avec sa concubine (Sa Pillegesh. Une union avec une concubine ne nécessite pas de Ketouba mais uniquement les Kiddoushin, alors qu’une union avec une épouse, exige aussi bien la Ketouba que les Kiddoushin. Il y a encore de nombreuses autres différences Hala’hic entre les deux situations. De nos jours, il est strictement interdit à quiconque de s’unir à une concubine). Elle se réfugia auprès de ses parents. Quelques temps plus tard, l’homme retrouva son calme et languit sa concubine. Il alla la chercher au foyer de ses parents. Le père de la concubine insista pour que le couple reste encore quelque temps chez lui, mais au bout de quelques jours, l’homme décida de rentrer chez lui avec sa concubine.
En chemin, ils passèrent par le territoire de la tribu de Binyamin et furent surpris par la tombée de la nuit. Ils cherchèrent un endroit pour passer la nuit, mais les gens de la tribu de Binyamin étaient aussi mauvais que les habitants de Sodome et Gomorrhe et personne ne leur offrit l’hospitalité. Ils trouvèrent néanmoins refuge chez un vieillard qui les accueilli, mais les gens de Binyamin vinrent frapper à la porte en exigeant du vieillard qui leur confit ses invités. Le vieillard refusa et les gens de la tribu de Binyamin forcèrent la porte, s’emparèrent de la concubine et lui firent subir les pires atrocités, au point de la laisser pour morte. Agonisante, elle réussit à se traîner jusqu’à la porte de la maison, saisie la poignée de la porte avec sa main et mourut. Lorsque son concubin la découvrit le matin, il essaya de la réanimer mais en vain.
L’homme prit alors conscience de la perversité des membres de la tribu de Binyamin, sans le moindre sens de l’hospitalité, et des actes abominables qu’ils avaient fait subir à sa concubine, il la découpa en 12 morceaux et envoya un morceau à chacune des 12 tribus d’Israël, en divulguant tous les actes horribles qu’avaient perpétré les gens de Binyamin.
Lorsque les tribus d’Israël eurent connaissance de toutes ses atrocités, ils se réunir afin de prendre les mesures nécessaire pour punir les auteurs de ses actes. Ils exigèrent de la tribu de Binyamin qu’elle leur livre les coupables, sous peine de déclaration de guerre de la part de toutes les tribus d’Israël.
Les gens de Binyamin refusèrent de livrer les coupables. La guerre éclata entre les tribus d’Israël et la tribu de Binyamin, et elle fit 70 000 morts.
(Il est rapporté dans le Tana Devé Eliyahou que l’on impute la morts de ces 70 000 Béné Israël au membres du Sanhedrin de cette époque, qui n’ont pas su s’investir dans la diffusion et la propagation de la Torah au sein du peuple, car si le peuple d’Israël avait reçu les notions élémentaires de Moussar et de Dere’h Erets nécessaires, jamais des telles abominations ne se seraient produites. Si chaque dirigeant se contente de fournir un travail de « fonctionnaire », le peuple n’évoluera jamais, et arrêter d’évoluer, c’est commencer à dégringoler !!!)
A la suite de cette terrible guerre, les tribus d’Israël firent le serment devant Hashem de ne jamais plus contracter de mariage avec les membres de la tribu de Binyamin (afin de leur exprimer tout leur mépris pour les actes qu’ils avaient commis). Ce serment eut pour conséquence une diminution démographique de la tribu de Binyamin qui était également causée par la guerre sanglante que leur avait livrés les tribus d’Israël.
Les Sages de la génération suivante constatèrent cette diminution qui prenait des proportions critiques au point où la tribu de Binyamin était sur le point de disparaître. Ils trouvèrent eux aussi une interprétation nouvelle au serment qu’avait prononcés les tribus d’Israël, et réussirent à établir que ce serment ne concernait que la génération précédente et non les générations suivantes.
C’est ainsi que les membres de la tribu de Binyamin furent de nouveau acceptés au sein du peuple d’Israël. Le jour où cette loi fut abolie était un 15 Av, et c’est pourquoi ce jour est fêté par le peuple d’Israël qui fut autorisé désormais à se marier également avec les membres de la tribu de Binyamin.

3. La 1ère des raisons pour lesquelles nous jeûnons le jour de Tish’a BeAV (le 9 Av), est le décret d’Hashem, selon lequel les Béné Israël devront rester 40 années supplémentaires dans le désert, suite à la faute des Meraguelim (les explorateurs), le temps nécessaire pour que périsse toute cette génération, et qu’elle ne pénètre pas en Erets Israël.
A partir de ce moment là et durant 40 ans, tous les ans au soir du 9 Av, on proclamait dans le camp d’Israël : « Que tous les hommes âgés entre 20 et 60 ans, creusent leur tombe et qu’ils s’y couchent ! »
Au matin, on proclamait : « Que ceux qui sont vivant, se lèvent ! » Certains se relevaient, et d’autres étaient morts.
La 40ème année, ils se couchèrent dans leurs tombes le soir du 9 Av, mais au matin lorsqu’on proclama « Que ceux qui sont vivant, se lèvent ! », tout le monde se releva !
Ils pensèrent d’abord qu’ils s’étaient trompé de date et que l’on n’était peut être pas le 9 du mois. Ils recommencèrent le soir suivant, mais se relevèrent également le lendemain matin. Ils recommencèrent encore plusieurs fois, jusqu’à la nuit du 15 Av, où ils virent la pleine lune. A ce moment là, ils surent qu’ils ne s’étaient pas trompé, et comprirent que la Guezera (le décret) avait pris fin. Tout Israël se réjouit ce jour du 15 Av.

4. La ville de Biter (Betar) fut détruite un 9 Av par les romains et l’empereur Adrien (que le nom des impies moisisse !) 52 ans après la destruction du 2ème Temple. Cette ville contenait 200 0000 d’habitants ! Ils furent tous massacrés par les romains sans la moindre pitié. La cruauté de l’empereur n’avait pas de limite et il interdit aux familles d’enterrer leurs morts. Il donna l’ordre que l’on entasse les cadavres les uns sur les autres et leur sang abreuva les plantations impériales durant 7 années. Un miracle se produit et aucun corps ne moisit durant les 7 années !! Au bout de 7 ans, Barou’h Hashem l’empereur Adrien, la plus grandes des moisissures terrestres, mourut (sa place devait être toute chaude au Guehinam !!!), et son successeur donna l’autorisation d’enterrer les cadavres de Biter. Ce jour là – qui était un 15 Av – les ‘Ha’hamim ajoutèrent une 4ème Bera’ha dans le Birkat Ha-Mazon, « Ha-Tov Ve-Hametiv » (Barou’h Ata … La’ad Ha-El Avinou, Malkenou Adirenou …) : Ha-Tov – qui est bon, car les cadavres ne moisirent pas. Ve-Hametiv – qui pratique le bien, car leurs proches furent autorisés à les porter en terre.

5. La Torah exige qu’un feu soit allumé en permanence sous le Mizbea’h (l’autel des sacrifices) dans le Beit Ha-Mikdash. Ce feu était alimenté par des bûches de bois. Ce bois était coupé durant l’année, par des Cohanim ayant des déficiences physiques qui leur interdisaient de servir dans le Beit Ha-Mikdash. Leur seule fonction était donc la coupe du bois. Or, un bois qui contient des vers est inacceptable selon la Hala’ha pour alimenter le feu sous le Mizbea’h. Il fallait donc vérifier lors de la coupe que le bois était véritablement sec afin de l’emporter au Beit Ha-Mikdash. La date à laquelle on arrêtait la coupe du bois était le 15 Av, car c’est à partir de cette date que la chaleur du soleil perd de son intensité, et nous n’avons donc plus la garantie que le bois sera suffisamment sec pour qu’il n’y ait pas le moindre ver. Chacun était tellement content de pouvoir enfin de nouveau s’adonner pleinement à l’étude de la Torah, que ce jour devint une fête (Talmud Yeroushlmi Ta’anit chap.4).

C’est pourquoi, il est tranché dans la Hala’ha (Shoul’han Arou’h (O.H chap.151 parag.6) que l’on ne doit pas dire de Tah’anoun, ni de Vidouï, ni de Nefilat Apaïm (textes de supplications journalières) ce jour là.

Nous avons mentionné les propos de la Guemara Ta’anit (30b) qui nous enseigne que c’est à partir du 15 Av que l’intensité de la chaleur du soleil diminue. C’est donc à partir de ce jour que les journées raccourcissent et que les nuits augmentent.

A ce propos, la Guemara cite un autre enseignement :

Rabbi Menashya dit : « A partir de ce jour (le 15 Av), celui qui ajoute (celui qui ajoute de l’étude de la Torah), on lui rajoutera de la vie, comme il est dit : Car en moi, tes jours se multiplieront, et te seront ajoutées des années de vie. Celui qui n’ajoute pas (celui qui n’ajoute pas dans son étude de la Torah), sera « repris » (Qu’Hashem nous en préserve, il quittera ce monde prématurément).

C’est pour cela que notre maître le Rav Ovadia YOSEF shalita écrit, qu’à partir du 15 Av, il faut veiller à augmenter notre temps d’étude de la Torah de la nuit, comme il est enseigné dans la Guemara Erouvin (65) :
« La nuit n’a été crée que pour l’étude »
Comme il est également enseigné dans le Midrash Rabba :
Rabbi Yo’hanan dit : « Le chant de la Torah n’existe que la nuit, comme il est dit : Lève toi et chante pendant la nuit… »
Voici les propos du RAMBAM (chap.3 des Hala’hot de l’étude de la Torah, Hala’ha 13) :
« L’homme n’acquiert la majeure partie de son savoir, que la nuit. C’est pour cela que celui qui désire acquérir la Couronne de la connaissance de la Torah, veillera à ne pas gaspiller son temps pendant la nuit, à des occupation telles que manger, boire ou autre, mais il doit le consacrer seulement à l’étude de la Torah, comme l’enseigne les ‘Ha’hamim : « Le chant de la Torah n’existe que pendant la nuit ».

Nous avons pu constater - lorsque notre maître le Rav shalita se déplaçait de ville en ville, pendant les soirées du mois d’Elloul, afin d’augmenter la Torah et la crainte du Ciel à travers Israël – nous l’avons vu rentré chez lui à des heures tardives, et malgré cela il se dépêchait de se mettre à étudier afin de rattraper le temps qu’il lui est nécessaire dans son programme d’étude quotidien, et tout ceci en prenant sur son temps de sommeil.

Par conséquent, il est un devoir sacré pour chacun de s’organiser de façon à pouvoir étudier d’avantage pendant les soirs d’hiver, afin de ne pas s’exposer à la malédiction de nos ‘Ha’hamim (Hass Veshalom ! Qu’Hashem nous en préserve).

Les femmes ont également le devoir sacré d’insister auprès de leurs maris, avec du tact et de la diplomatie, pour qu’ils augmentent l’étude de la Torah et la crainte d’Hashem, et elles en retireront une grande récompense.
Cependant, elles devraient elles aussi consacrer du temps pendants les soirs d’hiver, à étudier les lois pratiques desquelles elles sont concernées (lois de Shabbat, de la Casherout, des Bera’hot, de la Tefila … etc …)

Nous citerons simplement ce que raconte notre maître le Rav shalita, dans l’introduction de son livre TAHARAT HABAÏT (sur les lois de NIDA, publié au début des années 90), qui fut rédigé avec beaucoup de sacrifices, à une époque où le poids des occupations de la collectivité pesait énormément sur notre maître.
Voici ses propos :
« Un souvenir me revient en mémoire, lorsque j’envisageais de diminuer mes apparitions en public, dans le but de me consacrer d’avantage à la rédaction de mes ouvrages. Un soir, je m’endormi avec cette pensée, lorsqu’ apparut dans mon rêve, le Gaon Rabbi Yossef ‘HAIM de Bagdad z.ts.l (l’auteur du BEN ISH ‘HAÏ), qui venait me rendre visite chez moi. Son visage était illuminé comme le soleil. Il entra dans la bibliothèque, et s’assis à côté de la table. Il vit l’un de mes ouvrages (certainement un tome du Yabi’a Omer), et commença à le feuilleter. Lorsqu’il finit, il le reposa et dit : « C’est très bien ». Il me demanda si je continuai toujours à donner mes différents cours de Torah, et je répondis qu’effectivement, je continuai toujours à donner mes cours et mes différentes Drashot dans divers endroits, généralement accompagné par mon collègue et ami le Gaon Rabbi Yehouda TSADKA shalita (z.ts.l. Il est à noter que Rabbi Yehouda Tsadka était un parent du Gaon Rabbi Yossef ‘HAIM z.ts.l). Mais j’exprimai devant Rabbi Yossef ‘HAÏM que cela commençait à me perturber dans la rédaction de mes ouvrages. Le Gaon Rabbi Yossef ‘HAÏM me répondit : « Il est bon que tu attrape l’un, sans délaisser l’autre (continue la rédaction de tes ouvrages, mais poursuit également les cours de Torah que tu donnes), car la plus grande satisfaction d’Hashem, c’est de voir les gens aller entendre des paroles de la Torah, qui les motivent à faire Teshouva (le repentir), et chaque personne qui fait Tshouva, représente un monde rempli !
Je me réveillais et ce fut un rêve »

dimanche 24 mai 2009

La veillée de Shavou’ot

La veillée de Shavou’ot

Cette Hala’ha est dédiée à ma Refoua Shelema (David Avraham Ben Simi) par le mérite de tous les lecteurs de la Hala’ha Yomit.

Question

Que représente la veillée de Shavou’ot ?

Décision de la Hala’ha

Le matin du 6 Sivan, lorsqu’ Hashem descendit sur la montagne du Sinaï pour donner la Torah à Israël, il trouva le peuple endormi. Pour les réveiller, il fit retentir le tonnerre et les éclaires.

Bien que les Bné Israël comptaient chaque jour avec hâte depuis leur sortie d’Egypte, lorsqu’ils étaient enfin sur le point de recevoir la Torah, l’oeuvre du Satan réussi à les plonger dans un profond sommeil.

Pour « réparer » cette chose, nous avons la tradition depuis des siècles de rester éveillé cette nuit-là, afin d’étudier la Torah jusqu’à l’aube.

Selon la Kabbala, il est déconseillé aux femmes de rester éveillées lors de la nuit de Shavou’ot, par opposition à la nuit d’Hosha’ana Rabba où il est bon qu’elles effectuent elles aussi le Seder (programme) d’étude propre à cette nuit.

Il est juste d’étudier avec l’assemblée durant cette nuit là, le « Tikoun » imprimé dans le livre « KERIE MO’ED - Tikoun de Shavou’ot » qui a été composé et instauré selon les recommandations des Kabbalistes.

Cependant, celui qui éprouve le désir d’étudier la Guemara et les décisionnaires a sur quoi se fonder. Mais si la majorité de l’assemblée lit le Tikoun, il n’est pas du tout convenable de s’en écarter d’eux.

Il faut veiller à consacrer cette nuit de Shavou’ot à l’étude de sujets utiles et justes qui soient conformes aux fondements de la religion et de la tradition.

Nous voyons la nécessité d’attirer l’attention sur cela, car ces dernières années, on a organisé à différents endroits une « étude collective » pour la nuit de Shavou’ot en invitant des intervenants qui n’ont pas la crainte d’Hashem, et il est certain qu’il n’est pas juste de gaspiller un temps aussi précieux que celui de la nuit de Shavou’ot à écouter les méditations de gens qui ne sont pas des Talmidé ‘Ha’hamim connaissant véritablement la Torah.

De telles conférences ne correspondent absolument pas au devoir d’étudier la Torah.

Il arrive parfois que ces conférenciers prônent même - sous couvert d’étude de la Torah - des opinions contredisant la Torah. (Une synagogue a même été jusqu’à convier à prendre la parole en public un homme reconnu pour ses mauvaises actions).

Il en ressort donc que même si les administrateurs qui organisent ces conférences ont une intention acceptable, malgré tout leurs actes ne sont pas acceptables.

Par conséquent, chacun a le devoir de se trouver un bon endroit pour aller étudier le soir de Shavou’ot, un endroit de Torah et de crainte d’Hashem, comme l’ont fais nos parents depuis toujours.

De même, les organisateurs doivent aussi veiller à inviter des orateurs qui ont la crainte d’Hashem et qui diffuseront de véritables enseignements de Torah aux oreilles du public, ou alors que le public lit le Tikoun édité dans le livre Kérié Mo’ed.

Sources et développement

La tradition est répandue au sein de toutes les communautés d’Israël de rester éveillés durant la nuit de Shavou’ot et d’étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadosh (Parasha de Emor page 98a) :

Les premiers ‘Hassidim (hommes d’une grande piété) ne dormaient pas durant cette nuit, et étudiaient la Torah en disant : « Allons prendre possession du Saint Héritage, pour nous et nos enfants, dans les 2 mondes. »

Il écrit aussi dans le Zohar Ha-Kadosh (introduction du Zohar tome page 8a) :

Tous ceux qui procèdent à la réparation (Tkoun) durant cette nuit et s’en réjouissent, seront tous inscrits et écrits dans le Livre des Souvenirs, et Hashem les bénit de 70 Bénédictions et couronnes du Monde Supérieur.

Il est rapporté dans Pirké Derabbi Eli’ezer (chap.40) :

Rabbi Pin’hass dit : la veille de Shabbat, le peuple d’Israël se tenait au pied de la montagne du Sinaï, disposés de façon séparée, les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Hashem dit à Moshé : « Vas demander aux femmes si elles désirent recevoir la Torah, car la nature des hommes est d’aller selon l’opinion des femmes », comme il est dit (Shemot 19) : Ainsi tu diras à la Maison de Ya’akov – ce sont les femmes - et tu parleras à la Maison d’Israël – ce sont les hommes. Ils répondirent tous d’une seule bouche : « Tout ce qu’Hashem a dit, nous l’accomplirons et nous l’écouterons (Na’assé Venishma’).

Ce jour-là, le peuple d’Israël dormit jusqu’à la 2ème heure du jour (jusqu’à environ 7h du matin), et Moshé sortit vers le campement d’Israël afin de les réveiller de leur sommeil en leur disant : « Levez-vous de votre sommeil ! Le fiancé est déjà arrivé et désire la fiancée ! Il l’attend afin de lui donner la Torah ! »

Le Maguen Avraham – sur O.H 494 – en déduit que puisque lors du Don de la Torah, le peuple d’Israël dormit toute la nuit, et qu’Hashem dut les réveiller en faisant retentir le tonnerre et les éclaires, nous devons réparer la chose en résistant au sommeil cette nuit-là, et en étudiant la Torah.

Ceci révèle la grandeur des femmes de la génération du désert et leur grande influence sur le monde, car c’est par leur mérite que la Torah fut donnée à Israël.

D’autres femmes doivent en tirer leçon et encourager leurs maris et leurs enfants à étudier la Torah et marcher dans de bonnes voies, car c’est l’opinion des femmes qui tranche les décisions que les hommes prennent, comme nos maîtres nous l’ont dévoilé.

Le Gaon Rabbenou Yossef ‘HAÏM de Bavel (Bagdad, l’auteur du Ben Ish ‘Haï) z.ts.l – dans son livre Shou’t Rav Pe’alim (tome 1 section sur la Kabbala « Sod Yesharim » chap.9) – fut consulté sur la question suivante :

Est-il convenable aux femmes d’étudier le Seder (le programme) d’étude spécifique à la nuit de Shavou’ot, ainsi que celui propre à la nuit d’Hosha’ana Rabba ?

Il répondit que dans son foyer, les femmes ne réalisent pas le Seder d’étude de la nuit de Shavou’ot, et vont dormir. Bien qu’il s’agisse de femmes très érudites, qui ont l’usage de lire des Tehilim chaque jour, et qui ont aussi un programme d’étude quotidien, malgré tout, il n’est pas bon selon la Kabbala, que les femmes restent éveillées durant la nuit de Shavou’ot. Le Gaon amène un fondement à cela, à partir du Zohar Ha Kadosh.

C’est ainsi qu’écrit également notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita, dans son livre ‘Hazon ‘Ovadia – Yom Tov (page 310).

Mais la nuit d’Hosha’ana Rabba n’est pas incluse dans cela, et il est bon même pour les femmes de rester éveillées durant cette nuit, tout comme les hommes, mais pas durant la nuit de Shavou’ot.

Il est juste d’étudier avec l’assemblée durant cette nuit là, le « Tikoun » imprimé dans le livre « KERIE MO’ED - Tikoun de Shavou’ot » qui a été composé et instauré selon les recommandations des Kabbalistes.

Cependant, celui qui éprouve le désir d’étudier la Gmara et les décisionnaires a sur quoi se fonder.

Mais si la majorité de l’assemblée lit le Tikoun, il n’est pas du tout convenable de s’en écarter d’eux.

Il faut veiller à consacrer cette nuit de Shavou’ot à l’étude de sujets utiles et justes qui soient conformes aux fondements de la religion et de la tradition.

Nous voyons la nécessité d’attirer l’attention sur cela, car ces dernières années, on a organisé à différents endroits une « étude collective » pour la nuit de Shavou’ot en invitant des intervenants qui n’ont pas la crainte d’Hashem, et il est certain qu’il n’est pas juste de gaspiller un temps aussi précieux que celui de la nuit de Shavou’ot à écouter les méditations de gens qui ne sont pas des Talmidé ‘Ha’hamim connaissant véritablement la Torah.

De telles conférences ne correspondent absolument pas au devoir d’étudier la Torah.

Il arrive parfois que ces conférenciers prônent même - sous couvert d’étude de la Torah - des opinions contredisant la Torah. (Une synagogue a même été jusqu’à convier à prendre la parole en public un homme reconnu pour ses mauvaises actions).

Il en ressort donc que même si les administrateurs qui organisent ces conférences ont une intention acceptable, malgré tout leurs actes ne sont pas acceptables.

Par conséquent, chacun a le devoir de se trouver un bon endroit pour aller étudier le soir de Shavou’ot, un endroit de Torah et de crainte d’Hashem, comme l’ont fais nos parents depuis toujours.

De même, les organisateurs doivent aussi veiller à inviter des orateurs qui ont la crainte d’Hashem et qui diffuseront de véritables enseignements de Torah aux oreilles du public, ou alors que le public lit le Tikoun édité dans le livre Kérié Mo’ed.

jeudi 12 mars 2009

L’étude des Hala’hot relatives à Pessa’h

L’étude des Hala’hot relatives à Pessa’h

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Question

A partir de quand doit-on étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h ?

Décision de la Hala’ha

Selon le Din, il n’y a pas d’obligation d’interrompre son programme d’étude quotidien pour se consacrer exclusivement à l’étude des Hala’hot relatives à Pessa’h.

Cependant, 30 jours avant la fête de Pessa’h (depuis le jour de Pourim), les Rabbanim que l’on consulte pour des questions d’Hala’ha, sont tenus de répondre à toute question en rapport avec la fête de Pessa’h.

Ceci malgré le principe selon lequel, on n’est tenu de répondre à une question que lorsqu’elle est « d’actualité ». Nous considérons donc qu’à partir de 30 jours avant Pessa’h, toute question relative à Pessa’h, est « d’actualité », et l’on est tenu d’y répondre.

Cependant, chaque particulier se doit d’étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h afin de ne pas s’exposer à des risques de transgressions en cette période dont les Hala’hot sont très nombreuses.

Dans le cadre de la Hala’ha Yomit – nous nous efforcerons au maximum de traiter des Hala’hot relatives à Pessa’h, sans s’étendre sur les raisons détaillées de chaque loi mais surtout sur les Hala’hot essentielles.

Hormis les Hala’hot relatives à la fête de Pessa’h, nous devons aussi expliquer quelques Hala’hot relatives à Birkat Ha-Ilanot (la Bénédiction sur le renouvellement des arbres fruitiers) que l’on a l’usage de réciter au début du mois de Nissan.

De plus, cette année (5769), le mercredi 14 Nissan (8 avril) au matin (veille de Pessa’h), nous aurons – avec l’aide d’Hashem - le mérite de pouvoir réciter une Bera’ha très rare : Birkat Ha-‘Hama (la Bénédiction pour le renouvellement du cycle solaire) qui est récitée une fois tous les 28 ans, lorsque le soleil revient à sa position initiale, exactement là où il se trouvait lors de la Création du Monde. Quelques jours avant cette date, nous consacrerons - avec l’aide d’Hashem – une H.Y à cette Bera’ha.

Sources et développement

Il est rapporté dans la Guemara Pessa’him (6b) :

On questionne sur les Hala’hot relatives à Pessa’h, 30 jours avant Pessa’h.

MARAN fait remarquer dans le Beit Yossef (chap.429) qu’il est pourtant enseigné dans la Guemara Meguila (32a) :

Moshé instaura à Israël de questionner et d’étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h, le jour de Pessa’h ; les Hala’hot relatives à Shavou’ot, le jour de Shavou’ot ; les Hala’hot relatives à Soukkot, le jour de Soukkot.

Nous pouvons donc en déduire qu’il n’y a que le jour de Pessa’h qu’il y a une obligation d’étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h, et non, 30 jours avant.

Mais MARAN répond à sa propre remarque en disant qu’il ne s’agit pas là d’une réelle obligation de se consacrer à l’étude des Hala’hot relatives à Pessa’h 30 jours avant la fête. En réalité, on veut simplement nous apprendre que malgré le principe selon lequel, lorsque se présentent 2 élèves avec chacun une question : l’une « d’actualité » (Ka-‘Inyan) et l’autre non, on n’est tenu de répondre seulement à celui qui pose une question « d’actualité » (Tossefta Sanhedrin chap.7 Hal.7).

Selon MARAN, la Guemara vient donc nous apprendre une nouveauté selon laquelle, toute question d’Hala’ha relative à Pessah, posée dans les 30 jours avant la fête, est considérée comme « d’actualité », et on est donc tenu d’y répondre.

Ceci est l’explication du RAN (Rabbenou Nissim).

C’est pourquoi la Guemara emploie les termes « On questionne sur les Halah’ot relatives à Pessa’h… », et non le terme « On étudie… ». Afin de nous apprendre que l’on n’est pas tenu d’interrompre tous nos programmes d’études Hala’hiques pour se consacrer exclusivement aux Halah’ot relatives à Pessa’h.

Nous devons seulement considérer toute question Halah’ique relative à Pessa’h posée dans les 30 jours qui précède la fête, comme « d’actualité » et donc y répondre en priorité.

MARAN propose une deuxième réponse dans le Beit Yossef selon laquelle même si - concernant toutes les autres fêtes - nous ne sommes tenus d’étudier les Hala’hot relatives à la fête que le jour de la fête lui-même et pas avant, il y a une exception pour la fête de Pessa’h et il faut étudier les Hala’hot relatives à cette fête 30 jours avant, car le peuple doit savoir les Hala’hot relatives à la Cashérisation des ustensiles, la façon de moudre le blé et la fabrication des Matsot, puisque ces choses ne peuvent avoir de sens que lorsqu’elles sont étudiées bien avant la fête, et il incombe chacun de maîtriser parfaitement toutes ces Hala’hot avant la fête.

Le fait que Moshé a instauré à Israël d’étudier les Hala’hot relatives à la fête uniquement le jour de la fête lui-même signifie d’étudier ce jour là les raisons qui motivent la célébration de la fête, ainsi que l’étude des Hala’hot relatives au Yom Tov, qui sont communes à chaque fête.

Selon cette explication, les Rabbanim qui enseignent la Hala’ha sont donc tenus d’enseigner les Hala’hot relatives à Pessa’h durant les 30 jours qui précèdent Pessa’h.

Il est vrai que le Gaon auteur du Mishna Beroura écrit dans son commentaire Biour Hala’ha (O.H 429) qu’il y a une réelle obligation d’étudier les Hala’hot relatives à Pessah’ 30 jours avant Pessah’, ce qui correspond à la deuxième explication de MARAN dans le Beit Yossef.

Selon le Mishna Beroura, il y a une véritable obligation « d’étudier », et pas seulement de « répondre » durant 30 jours aux questions Hala’hics en rapport avec Pessah’.

Cependant, les propos du Mishna Beroura ne vont pas dans le même sens que l’opinion de MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h exprimée en ces termes (O.H 429-1):

On questionne sur les Hala’hot relatives à Pessa’h, 30 jours avant Pessah’.

Nous pouvons constater que les termes exacts utilisés ici par MARAN laissent entendre qu’il n’y a que le fait de considérer comme étant « d’actualité » toutes les questions posées en rapport avec Pessa’h, même si la question est posée 30 jours avant la fête. Mais nous ne sommes pas tenus d’interrompre notre programme d’étude quotidien 30 jours avant Pessa’h pour se consacrer exclusivement à l’étude des Hala’hot relatives à Pessa’h, comme l’écrit MARAN lui-même dans sa première explication mentionnée dans le Beit Yossef.

Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita, dans son livre Shou’t Yabiya’ Omer (tome 2 section O.H chap.22) s’étend longuement afin de maintenir la décision Hala’hic de MARAN selon qui, il n’y a pas de véritable obligation d’interrompre le programme habituel d’étude avant Pessa’h, pour se consacrer aux Hala’hot relatives à Pessa’h.

Ce n’est seulement pour ce qui est de répondre aux questions que nous considérons que toute question Hala’hic en rapport avec Pessa’h, posée dans les 30 jours de Pessah’, est considérée comme étant « d’actualité », et on est donc tenu d’y répondre.

Toutefois, chaque particulier se doit d’étudier les Hala’hot relatives à Pessa’h afin de ne pas s’exposer à des risques de transgressions en cette période dont les Hala’hot sont très nombreuses.

Par conséquent, nous aussi – dans le cadre de la Hala’ha Yomit – nous nous efforcerons au maximum de traiter des Hala’hot relatives à Pessa’h, sans s’étendre sur les raisons détaillées de chaque loi mais surtout sur les Hala’hot essentielles, afin d’arriver autant que possible à aborder les principales Hala’hot relatives à Pessa’h.

Excepté le fait d’expliquer les Hala’hot relatives à la fête de Pessa’h, comme les Hala’hot relatives à la Matsa ou à la Cashérisation de la maison pour Pessa’h, nous devons aussi expliquer quelques Hala’hot relatives à Birkat Ha-Ilanot (la Bénédiction sur le renouvellement des arbres fruitiers) que l’on a l’usage de réciter au début du mois de Nissan.

De plus, cette année (5769), nous devons aussi expliquer des Hala’hot très rares :

il s’agit des Hala’hot relatives à Birkat Ha-‘Hama (la Bénédiction pour le renouvellement du cycle solaire), puisqu’il est expliqué dans la Guemara Bera’hot (59b) :

Toute personne qui voit le soleil dans son (nouveau) cycle, doit réciter : Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Ossé Ma’assé Bereshit.

Abayé explique dans la Guemara que cette Bera’ha est récitée une fois tous les 28 ans, lorsque le soleil revient à sa position initiale. Ce moment tombe dans la période du signe de la planète Saturne au début de la nuit de mercredi, puisque c’est à ce moment précis que le soleil se replace exactement là où il se trouvait lors de la Création du Monde. Nous aurons – avec l’aide d’Hashem - cette année le mérite de pouvoir réciter cette Bera’ha le mercredi 14 Nissan (8 avril) au matin (veille de Pessa’h).

Quelques jours avant cette date, nous expliquerons - avec l’aide d’Hashem - les lois essentielles relatives à cette Bera’ha, car une Mitsva est belle lorsqu’elle est faite au moment approprié.

lundi 26 janvier 2009

Une femme érudite dans la Torah

Une femme érudite dans la Torah

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Question

Est-il obligatoire de se lever devant une femme érudite dans la Torah, comme nous sommes tenus de le faire devant un Talmid ‘Ha’ham ?

Décision de la Hala’ha

Il y a une totale obligation de se lever devant une femme érudite

Nous sommes tenus de l’honorer pour la Torah qui est en elle, car l’honorer c’est honorer la Torah.

Même s’il s’agit simplement d’une femme influente, qui attire d’autres femmes vers le respect des lois de la Pureté Familiale, de la Casherout, du Shabbat, ou autre, même si cette femme n’est pas tellement érudite dans la Torah comme un Talmid ‘Ha’ham, malgré tout, il est obligatoire de l’honorer et de se lever devant elle.

De même, une élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante qui lui apprend la Torah. L’élève est tenue de se lever devant elle, et il lui est interdit d’appeler son enseignante par son nom, puisque l’enseignante – tout comme le Rav vis-à-vis de son élève - mène son élève au Monde Futur, et à ce titre, l’élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante, et de se lever devant elle.

Le fait que l’enseignante perçoive un salaire pour son enseignement, pour sa subsistance, n’a aucune incidence, car le fait qu’un élève soit soumis à l’obligation de respecter son Rav, n’est pas lié avec le fait que son Rav a accomplie une Mitsva en enseignant de la Torah à l’élève, mais seulement avec le fait que le Rav a inculqué à l’élève les voies de notre Sainte Torah, et en agissant ainsi avec lui, le Rav lui a fait acquérir son ‘Olam Ha-Ba.

Les intentions du Rav ne font aucune différence pour le devoir de respect qui incombe l’élève.

Sources et développement

Dans des précédentes Hala’hot, nous avons expliqué l’obligation de se lever devant une personne âgée, sans faire de différence entre un homme âgé ou une dame âgée. Nous avons également expliqué l’obligation de se lever devant un Talmid ‘Ha’ham (un érudit dans la Torah).

Dans la précédente Hala’ha, nous avons également précisé que selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita, une élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante qui lui apprend la Torah. L’élève est tenue de se lever devant elle, et il lui est interdit d’appeler son enseignante par son nom, car il est expliqué dans une Mishna du traité Bava Metsi’a (33a) que la raison pour laquelle un élève est soumis à l’obligation de respecter son Rav, réside dans le fait que le Rav mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba (le Monde Futur). Il en est donc de même pour une élève, puisque son enseignante l’éduque dans la Torah, la morale et la pudeur, et de ce fait, mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba.

Le Gaon auteur du Shou’t Divré Malkiel - Rabbi Malkiel Tsevi TANENBOÏM z.ts.l - écrit (tome 4 chap.80) que même si l’enseignante perçoit un salaire pour cet enseignement, pour sa subsistance, cela n’a aucune incidence, car le fait qu’un élève soit soumis à l’obligation de respecter son Rav, n’est pas lié avec le fait que son Rav a accomplie une Mitsva en enseignant de la Torah à l’élève, mais seulement avec le fait que le Rav a inculqué à l’élève les voies de notre Sainte Torah, et en agissant ainsi avec lui, le Rav lui a fait acquérir son ‘Olam Ha-Ba.

Par conséquent, la chose ne dépend pas des intentions du Rav – fait-il cela pour gagner sa vie, ou pas.

Le Din est le même vis-à-vis d’une enseignante, puisqu’elle mène son élève au Monde Futur, l’élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante.

Le Gaon Rabbi ‘Hizkiyahou DA SILVA (l’auteur du « Peri H’adash ») s’interroge sur l’obligation de se lever devant une femme érudite dans la Torah, au même titre qu’il faut se lever devant un Talmid ‘Ha’ham.

Cependant, le Gaon Rabbi Its’hak ‘ATTIYE – auteur du Shout’ Zera’ Its’hak (Section Pilpalta Kolshehou chap.1 page 88 colonne 4) – après avoir cité les propos du Péri ‘Hadash, atteste qu’il est évident selon lui qu’il y a une totale obligation de se lever devant une femme érudite. Même si la femme n’est pas soumise à l’obligation d’étudier la Torah (excepté les Hala’hot qui lui sont nécessaires pour l’accomplissement des Mitsvot qui la concernent), et même si – après avoir étudié la Torah au point de devenir érudite comme un Tamid ‘Ha’ham - elle ne recevra pas une récompense aussi importante que celle d’un homme, puisqu’elle n’est pas soumise au devoir d’étudier la Torah, malgré tout, au définitif, elle est érudite dans la Torah, et par conséquent, il est une obligation de l’honorer pour la Torah qui est en elle, car l’honorer c’est honorer la Torah.

De nombreux et importants Poskim (décisionnaires) tranchent ainsi, et parmi eux :

Le Min’hat ‘Hinou’h (chap.257 note 3) ; le Kiriat ‘Hana David (tome 1 section Y.D chap.15).

Il est vrai que le ROSH – dans ses Décisions Hala’hiques (chap.2 de la Guemara Bera’hot section 6) – rapporte une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) au sujet de la définition d’une femme qui – comme nous le savons – n’est pas soumise à l’obligation d’étudier la Torah, a-t-elle le statut d’une personne qui étudie ou bien celui d’une personne qui n’étudie pas ?

En réalité, cette question est posée vis-à-vis du fait d’arrêter l’étude de la Torah pour assister à l’enterrement d’un mort. Cette interruption dépend du niveau d’étude du défunt (à la condition qu’il y ai des gens pour s’occuper de tout le nécessaire pour l’inhumation selon toutes les exigences de la Hala’ha, car le cas échéant, il est une obligation pour quiconque d’interrompre l’étude et d’aller faire tout le nécessaire pour l’inhumation de ce défunt.)

Pour l’enterrement d’une femme, il y a Ma’hloket pour définir si la femme est considérée comme une personne qui étudie, auquel cas il faut interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme, ou bien est-elle considérée comme quelqu’un qui n’étudie pas (du fait de son exemption), auquel cas il ne faut pas interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme.

MARAN tranche ce Din dans Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 361-1) selon la 2ème opinion, selon laquelle la femme est considérée comme quelqu’un qui n’étudie pas, et de ce fait, il ne faut pas interrompre l’étude pour assister à l’enterrement de cette femme.

Mais en réalité, lorsque nous considérons ici la femme comme quelqu’un qui n’étudie pas, il s’agit ici d’une simple femme. Mais lorsqu’il s’agit d’une femme érudite dans la Torah, son statut est le même que celui d’un Talmid ‘Ha’ham.

Telle est également l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita qui ajoute encore – dans son livre Hali’hot ‘Olam (tome 8 page 192) - que s’il s’agit d’une femme influente qui attire d’autres femmes vers le respect des lois de la Pureté Familiale, de la Casherout, du Shabbat, ou autre, même si cette femme n’est pas tellement érudite dans la Torah comme un Talmid ‘Ha’ham, malgré tout, il est obligatoire de l’honorer, comme il est expliqué dans le traité Kiddoushin (33a) où l’on enseigne qu’il faut se lever devant un homme qui possède des « actions ». Or, les Gueonim expliquent que la définition de l’homme qui possède des « actions », correspond à un homme qui est généreux envers la Tsedaka, ou qui se consacre aux besoins de la collectivité ou qui possède des bonnes qualités, même s’il ne s’illustre pas dans l’érudition de la Torah, nous sommes tenus de l’honorer et de se lever devant lui, comme le tranche MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (Yoré De’a chap.244).

Le Din est le même vis-à-vis d’une femme influente. Par conséquent, il faut se lever devant elle comme nous l’avons expliqué.

(Vis-à-vis d’une femme érudite dans la Torah, il est bon de mentionner de nombreuses femmes qui étaient de grandes érudites dans la Torah, comme par exemple ce qui est cité dans les Tshouvot (réponses Halah’iques) du Mahary MOULINE (Morenou Harav Rabbi Ya’akov MOULINE) où l’on cite des réponses Hala’hiques de la Rabbanite Leah qui s’est particulièrement distinguée pour sa grande sagesse, et cette rubrique n’est pas appropriée pour s’étendre d’avantage sur ce sujet.)

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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