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mercredi 23 septembre 2009

Règles relatives à Yom Kippour

Règles relatives à Yom Kippour

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam et de ‘Haya Bat Rivka

QUESTION

Quels sont les usages relatifs à la veille de Yom Kippour ?
Quelles sont les principales règles de Yom Kippour ?

DECISION DE LA HALA’HA

Pour l’usage des Kapparot, cliquez sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/09/les-kaparot.html

Il y a une Mitsva ordonnée par la Torah de manger et de boire abondamment la veille de Yom Kippour.
Les femmes sont également soumises à l’obligation de manger et de boire la veille de Yom Kippour.

Les hommes ont l’usage de s’immerger dans un Mikvé la veille de Yom Kippour (sans réciter de Bera’ha).

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après midi.
Ensuite, nous allons prendre la Séouda Ha-Mafseket (le dernier repas avant le jeûne).

Yom Kippour possède très exactement les mêmes Hala’hot que Shabbat.
L’interdit de ‘Hotsaa (déplacer un objet d’un domaine privé vers un domaine public ou inversement) est en vigueur ce jour là, comme pour Shabbat.

5 interdits supplémentaires sont également en vigueur ce jour là :
Manger et boire ; Se laver ; S’enduire (huile, crème, pommade…) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale

Tous ces interdits entrent en vigueur dés l’entrée de la fête.

Il y a une Mitsva ordonnée par la Torah de faire entrer Yom Kippour un peu avant l’heure réelle du coucher du soleil. C’est pour cela qu’il faut cesser toute activité interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Shki’a (le coucher du soleil).
Il est bon d’augmenter d’environ ¼ d’heure.

Il est une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Shabbat.
Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Bera’ha suivante :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.
Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Bera’ha de Shehe’heyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant), doit réciter 2 Bera’hot lors de l’allumage :
1. LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM
2. SHEHE’HEYANOU (Avant de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou, elle doit veiller à retirer ses chaussures en cuir)

Nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure de la Shki’a (avant le couché du soleil), afin de pouvoir encore réciter la Bera’ha sur le Talit.

Pour les règles de Yom Kippour, voir « Sources et développement »

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est écrit dans la Torah (Vaykra 23) :
« …Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… »
Ce qui veut dire que, dés le soir qui précède le 10 Tishré, entre en vigueur l’obligation de jeûner à Yom Kippour.
Nos ‘Ha’hamim font remarquer, dans la Gumara Bera’hot (8a), que les termes du verset sont ambigus, car il aurait été plus juste d’écrire « le 10 du mois », et implicitement, nous aurions su que le jeûne débute depuis la veille au soir, puisque dans toutes les lois de la Torah, une date débute toujours la veille au soir, comme le Shabbat par exemple, qui entre dés le couché du soleil du vendredi, et non pas samedi matin.

Nos maîtres répondent à leur propre question en disant que les termes employés par le verset - « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… » - indiquent en réalité un enseignement supplémentaire, qui est le suivant :
Toute personne qui mange et boit la veille de Yom Kippour, sera considérée comme quelqu’un qui a jeûné le 9 et le 10 Tishré.
MARAN tranche ce Din dans le Shoul’han ‘Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.604 parag.1)

Il est convenable de diminuer le travail la veille de Yom Kippour, afin de pouvoir accomplir cette Mitsva de manger et de boire.
Toute personne qui travail la veille de Yom Kippour, ne verra jamais de Bera’ha (de bénédiction, de réussite) du fruit de ce travail.
(Il s’agit ici de travail manuel et non pas de commerce ou de tâches administratives.)

Plusieurs raisons ont été données à cette Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :
Le ROSH écrit que puisqu’ Hashem, dans Son amour pour nous, nous a ordonné de jeûner le jour de Yom Kippour, afin de prendre conscience de nos fautes et de demander leur expiation, il nous a donc également ordonné de nous fortifier physiquement en mangeant et en buvant avant Yom Kippour, afin que nous puissions jeûner le lendemain.
Le Shibolé Haleket écrit qu’au contraire, le fait de manger et de boire la veille de Yom Kippour, provoque de plus grandes difficultés à jeûner le lendemain, et par cela, nous accomplissons les termes du verset « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… ».
Le livre Sefat Emet ajoute une explication supplémentaire à la Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :
Lorsque l’on mange et que l’on boit, nous sommes, de façon naturelle, rempli d’une certaine forme de joie et de bonne humeur, et donc plus enclin à aller demander pardon aux personnes que l’on a offensé, ou plus enclin à accorder le pardon aux personnes qui nous ont offensé.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que les femmes sont également soumises à l’obligation de manger et de boire la veille de Yom Kippour, bien que c’est une Mitsvat ‘Assé Shehazman Grama (une obligation positive dépendante d’un moment précis), et que selon la règle, les femmes sont exemptes de toute Mitsvat ‘Assé Shehazman Grama, mais cependant, puisque selon l’explication du ROSH citée plus haut, la raison à cette Mitsva réside dans le fait de se fortifier physiquement afin de pouvoir jeûner, or, les femmes sont soumises à l’obligation de jeûner le jour de Yom Kippour, elles sont donc également concernées par la Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour.

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après midi.
A la fin de la ‘Amida de Min’ha la veille de Yom Kippour, après avoir dit le 1er Yhyou Leratson, nous disons le Vidouï ainsi que le ‘Al ‘Het (voir rituel de Yom Kippour).
Ensuite, nous allons prendre la Séouda Hamafseket (le dernier repas avant le jeûne).

C’est justement la raison pour laquelle nous prions Min’ha plus tôt que les autres veilles de fêtes, car nous craignons qu’une personne s’étouffe (‘Hass Veshalom !) pendant la Séouda Hamafseket, et ne meurt sans avoir eu le temps de dire le Vidouï (l’aveu de ses fautes).

Yom Kippour possède très exactement les mêmes Hala’hot que Shabbat.
L’interdit de ‘Hotsaa (déplacer un objet d’un domaine privé vers un domaine public ou inversement) est en vigueur ce jour là, comme pour Shabbat.

5 interdits supplémentaires sont également en vigueur ce jour là :
 Manger et boire
 Se laver
 S’enduire (huile, crème, pommade…)
 Porter des chaussures en cuir
 Pratiquer l’intimité conjugale

Tous ces interdits entrent en vigueur dés l’entrée de la fête.

A Yom Kippour, la Mitsva de Tossefet (avancer l’heure d’entrée de la fête) est ordonnée par la Torah.
C’est pour cela qu’il faut cesser toute activité interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Shki’a (le couché du soleil).
Il est bon d’augmenter d’environ ¼ d’heure.

Il est une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Shabbat.
Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Bera’ha suivante :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.

Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Bera’ha de Shehe’heyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant), doit réciter 2 Bera’hot lors de l’allumage :
3. LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM
4. SHEHE’HEYANOU

Mais attention !!!
Avant de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou, elle doit veiller à retirer ses chaussures en cuir, car dés l’instant où elle va dire Shehe’heyanou, elle reçoit la Kedousha de Yom Kippour, et doit se soumettre à tous les interdits de Yom Kippour.

Nous avons la tradition de prier les 5 Tefilot de Yom Kippour enveloppés du Talit.
C’est pourquoi nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure de la Shki’a (avant le couché du soleil), afin de pouvoir encore réciter la Bera’ha sur le Talit.

Voici quelques extraits du Shoul’han ‘Arou’h dans les principales Hala’hot relatives à Yom Kippour.

Femmes enceintes et femmes qui allaitent
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.617 parag.1

Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent.

Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Hala’hic compétente dans ce type de questions, qui lui indiquera si elle doit jeûner ou pas.

Enfants vis-à-vis des interdits spécifiques à Yom Kippour
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.616 parag.1

Les enfants en bas âge ne sont concernés par aucun des interdits spécifiques à Yom Kippour (Manger et boire ; Se laver ; S’enduire.)

Selon le Zera’ Emet (tome 3 page 92b), on peut autoriser les enfants de notre époque, à porter des chaussures en cuir à Yom Kippour, mais chaque parent estimera de lui-même la réceptivité de l’enfant au message éducatif.

Enfants vis-à-vis du jeûne
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.616 parag.2

Les garçons en dessous de l’âge de Bar Mitsva (en dessous de 13 ans) et les filles en dessous de l’âge de Bat Mitsva (en dessous de 12 ans) :
 De 0 à 6 ans, ils ne doivent pas jeûner du tout.
 De 6 ans à 11 ans, ils faut reculer leurs repas d’1 heure (ex : si l’enfant à l’habitude de manger à 10h, il faut lui décaler son repas à 11h)
 A partir de 11 ans et selon les capacités physiques de l’enfant, il faut essayer de l’habituer à jeûner la journée entière, mais sans imprudence !!!!!!

Se laver
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.1

L’interdit de se laver pour Yom Kippour, inclut même passer son doigt sous l’eau.
Cependant, si une personne a de la saleté sur son corps, il a le droit de retirer cette saleté avec de l’eau puisque tout l’interdit ne concerne qu’un lavage de plaisir.

Netilat Yadaïm du matin et sortir des toilettes
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.2 et 3

Pour la Netilat Yadaïm du matin, ainsi que lorsqu’on sort des toilettes pendant Yom Kippour, il faudra laver les mains seulement jusqu’aux bout des phalanges (celles qui marquent la jonction avec la paume de la main), 3 fois alternées selon l’usage de toute l’année, et réciter ensuite la Bera’ha de ‘Al Netilat Yadaïm

Se laver le visage
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.4 et la note du RaMA

On ne doit pas se laver le visage à l’eau le matin de Yom Kippour.
Si le visage est sale, par exemple lorsqu’on a des secrétions au coins des yeux, il est permis de laver l’endroit précis où se trouve la saleté.
Une personne trop délicate, qui ressent une véritable gêne lorsqu’elle ne se lave pas le visage le matin, est autorisée à se laver le visage le matin de Yom Kippour.
Les Ashkenazim - conformément à l’opinion du RaMA - s’imposent la rigueur sur ce point, et ne se lavent pas le visage la matin de Yom Kippour, même lorsqu’il s’agit d’une personne très délicate, excepté pour retirer les saletés autour des yeux, ou autre.

Fin de Yom Kippour
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.624 parag.2

Il faut retarder la fin de la fête à la sortie de Yom Kippour, en augmentant le temps Kodesh.
Par conséquent, il est interdit de manger ou d’effectuer un travail immédiatement à la sortie des étoiles à la sortie de Yom Kippour, il faut attendre un peu.

Il est souhaitable que chaque personne s’impose la ‘Houmra de ne manger ou de n’effectuer un travail à la sortie de Yom Kippour, que seulement lorsque s’est écoulé le temps de 72mn depuis le coucher du soleil, conformément à l’opinion de Rabbenou Tam, et de la majorité de nos maîtres les Rishonim.

Cependant, une personne malade qui souffre beaucoup du jeûne, ou bien des femmes enceintes ou qui allaitent, qui souffrent beaucoup du jeûne, sont autorisés à manger quelques temps après la sortie des étoiles.

Havdala
Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.624 parag.3 et 4

Il faut procéder à la Havdala sur un verre de vin à la sortie de Yom Kippour, sans réciter de Bera’ha sur les parfums.
Il faut réciter la Bera’ha de Boré Méoré HaEsh sur une flamme qui a été allumée depuis la veille de Yom Kippour, ou sur une flamme allumée elle-même à partir d’une flamme allumée depuis la veille de Yom Kippour.
Si l’on ne possède pas de telles flammes, on ne récite pas du tout la Bera’ha de Boré Méoré HaEsh sur une flamme allumée seulement à la sortie de Yom Kippour.

Construction de la Soukka
Note du RaMa sur Shoul’han ‘Arou’h O.H fin du chap.624, au non du MaHaRYL

Les gens méticuleux dans les Mitsvot entament la construction de la Soukka immédiatement à la sortie de Yom Kippour, afin de sortir d’une Mitsva vers une autre Mitsva, et sur un tel comportement, il a été dit : « Ils iront de niveau en niveau… ».

Il est une Mitsva de manger et de boire dans la joie à la sortie de Yom Kippour.
Il est enseigné dans le Midrash qu’à la sortie de Yom Kippour, une voix céleste retentie et dit : « Va manger ton pain dans la joie et va boire ton vin dans la bonne humeur, car Hashem a déjà accepté tes actes. » (Kohelet 9)

dimanche 13 septembre 2009

Les Kaparot

Les Kaparot

QUESTION

Quelle est la signification de la tradition des Kaparot ?

DECISIONS DE LA HALA’HA

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de faire abattre une volaille par membre du foyer - un mâle pour un homme et une femelle pour une femme - et la faire ensuite tourner autour de la tête en disant :
« Ceci est ton remplacement, ceci est ton échange, ceci est ta Kapara (ton expiation)… »
Lorsqu’on fait tourner la volaille au dessus de sa propre tête nous disons :
« Ceci est mon remplacement, ceci est mon échange, ceci est ma Kappara (mon expiation)… »
On donne ensuite les volailles – ou leur valeur financière - à des nécessiteux.

Il faut veiller impérativement à ce que la She’hita (l’abattage rituel) soit effectué par un Sho’het compétant et doté d’une véritable crainte d’Hashem.

Il est tout à fait possible d’effectuer les Kaparot avec de l’argent, en faisant tourner l’argent autour de la tête et en disant la formule citée plus haut, en ajoutant « Cette argent ira à la Tsedaka, et toit tu entreras dans une vie de bien et de paix. »
Il est préférable - pour toute personne qui en a la possibilité - d’accomplir cette tradition avec des volailles.
Il faut être très vigilant et se comporter correctement vis-à-vis des volailles destinées aux Kaparot, et n’accomplir cette tradition que lorsqu’on est certain d’une surveillance conforme, aussi bien vis-à-vis de la She’hita elle-même que vis-à-vis du fait de ne pas effectuer plusieurs Kaparot sur la même volaille, comme le font des gens malhonnêtes.
Qu’Hashem pardonne nos fautes. L’essentiel reste la pureté de l’intention et qu’elle soit dirigée vers Hashem.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Nous avons la tradition dans toutes les communautés juives de procéder aux KAPAROT la veille de Yom Kippour, c'est-à-dire, d’abattre des volailles pour tous les membres du foyer.
Nous avons l’habitude d’abattre un mâle pour un homme et une femelle pour une femme.
On fait ensuite tourner la volaille au dessus de la tête de la personne en disant la formule écrite dans les Rituels de prière de Yom Kippour :
« Ceci est ton remplacement, ceci est ton échange, ceci est ta Kapara (ton expiation)… »
Lorsqu’on fait tourner la volaille au dessus de sa propre tête nous disons :
« Ceci est mon remplacement, ceci est mon échange, ceci est ma Kappara (mon expiation)… »

Cependant, le RASHBA dans une Tshouva (chap.395) s’oppose à cette tradition, et voici ses propos :
« J’ai constaté que la tradition des Kapparot était répandue dans notre ville (Barcelone – Espagne), ainsi que d’autres usages qui me semblent être assimilables à des usages païens (Darké Haémori). J’ai repoussé cette tradition, et j’ai ordonné de l’abolir.
Il est vrai que j’ai entendu dire que cette question avait été soumise au Rav Haï GAON, et qu’il aurait répondu qu’ainsi était la tradition, malgré tout, j’ai fait cessé cette tradition »
MARAN tranche également dans le Shoul’han Arou’h qu’il faut éviter cette tradition, conformément à l’opinion du RASHBA.
C’est ainsi que tranche également le PERI ‘HADASH, ainsi que d’autres Poskim (décisionnaires).

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que puisque cette tradition est répandue aussi bien dans les communautés Ashkenaz que Sefarades, puisque également l’opinion des Gueonim est favorable à cette tradition, puisque le ARI zal accomplissait cette tradition avec beaucoup de vigilance, et que de nombreux autres grands Poskim ont attesté qu’il fallait maintenir cette tradition, en additionnant tous ces arguments, il semble qu’il faut maintenir cette tradition, particulièrement lorsque l’on offre les volailles des Kaparot (ou leur valeur en argent) à des nécessiteux.
En effet, il semble que dans ces conditions, même le RASHBA serait favorable à cette tradition, puisque sous cette forme, cela n’est plus tellement assimilable à des usages païens.
Toutefois, il faut veiller impérativement à ce que la She’hita (l’abattage rituel) soit effectué par un Sho’het compétant et doté d’une véritable crainte d’Hashem.
Cependant, il est tout à fait possible d’effectuer les Kaparot avec de l’argent, en faisant tourner l’argent autour de la tête et en disant la formule citée plus haut, et en ajoutant « Cette argent ira à la Tsedaka, et toit tu entreras dans une vie de bien et de paix. »
Tel était l’usage de notre maître le Rav Shalita durant de nombreuses années.

Mais on peut aussi ajouter que nos maîtres les Kabbalistes ont particulièrement vanté les mérites de cette tradition des Kaparot lorsqu’elle est effectuée exclusivement avec des volailles, en précisant que cet usage représente un moyen important d’expiation pour l’individu, car le coq est appelé « Guévèr » et l’homme est lui aussi appelé « Guévèr ».
Notre saint maître le ARI zal a lui aussi vanté les mérites de la tradition des Kaparot lorsqu’elle est accomplie avec des volailles.
Il est vrai que notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita a – durant de nombreuses années – accompli la tradition des Kaparot avec de l’argent, cependant, à la veille du Yom Kippour dernier (l’année dernière), il a changé son habitude et a effectué les Kaparot avec des volailles. C’est aussi ce qu’il a ensuite conseillé à ses proches qu’il est beaucoup plus juste d’accomplir les Kaparot avec des volailles

Par conséquent, il est préférable - pour toute personne qui en a la possibilité -d’accomplir cette tradition avec des volailles, que l‘on donnera ensuite à des nécessiteux, les volailles elles-mêmes ou leur valeur financière.

Il n’est pas nécessaire de faire mention de la très sévère interdiction de faire souffrir un animal, qui – selon certains dans la Guémara Bava Metsi’a 32a (voir aussi traité Shabbat 154a et le Shoul’han ‘Arou’h ‘Hoshen Mishpat chap.272) – est un interdit condamné par la Torah, et cette interdiction peut entraîner une terrible mise en accusation pour la personne.
C'est pourquoi il faut être très vigilant et se comporter correctement vis-à-vis des volailles destinées aux Kaparot, et n’accomplir cette tradition que lorsqu’on est certain d’une surveillance conforme, aussi bien vis-à-vis de la She’hita elle-même que vis-à-vis du fait de ne pas effectuer plusieurs Kaparot sur la même volaille, comme le font des gens malhonnêtes.

S’il n’y a pas de possibilité d’accomplir cette tradition dans des conditions correctes, il ne fait le moindre doute qu’il est préférable dans ce cas d’accomplir la tradition au moyen d’argent et non avec des volailles.

Qu’Hashem pardonne nos fautes.
L’essentiel reste la pureté de l’intention et qu’elle soit dirigée vers Hashem.

mardi 7 octobre 2008

Règles relatives à Yom Kippour

Règles relatives à Yom Kippour

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Question

Quelles sont les principales règles de Yom Kippour ?

Voici quelques extraits du Shoul’han ‘Arou’h dans les principales Hala’hot relatives à Yom Kippour.

Femmes enceintes et femmes qui allaitent

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.617 parag.1

Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent.

Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Hala’hic compétente dans ce type de questions, qui lui indiquera si elle doit jeûner ou pas.

Enfants vis-à-vis des interdits spécifiques à Yom Kippour

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.616 parag.1

Les enfants en bas âge ne sont concernés par aucun des interdits spécifiques à Yom Kippour (Manger et boire ; Se laver ; S’enduire.)

Selon le Zera’ Emet (tome 3 page 92b), on peut autoriser les enfants de notre époque, à porter des chaussures en cuir à Yom Kippour, mais chaque parent estimera de lui-même la réceptivité de l’enfant au message éducatif.

Enfants vis-à-vis du jeûne

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.616 parag.2

Les garçons en dessous de l’âge de Bar Mitsva (en dessous de 13 ans) et les filles en dessous de l’âge de Bat Mitsva (en dessous de 12 ans) :

§ De 0 à 6 ans, ils ne doivent pas jeûner du tout.

§ De 6 ans à 11 ans, ils faut reculer leurs repas d’1 heure (ex : si l’enfant à l’habitude de manger à 10h, il faut lui décaler son repas à 11h)

§ A partir de 11 ans et selon les capacités physiques de l’enfant, il faut essayer de l’habituer à jeûner la journée entière, mais sans imprudence !!!!!!

Se laver

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.1

L’interdit de se laver pour Yom Kippour, inclut même passer son doigt sous l’eau.

Cependant, si une personne a de la saleté sur son corps, il a le droit de retirer cette saleté avec de l’eau puisque tout l’interdit ne concerne qu’un lavage de plaisir.

Netilat Yadaïm du matin et sortir des toilettes

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.2 et 3

Pour la Netilat Yadaïm du matin, ainsi que lorsqu’on sort des toilettes pendant Yom Kippour, il faudra laver les mains seulement jusqu’aux bout des phalanges (celles qui marquent la jonction avec la paume de la main), 3 fois alternées selon l’usage de toute l’année, et réciter ensuite la Bera’ha de ‘Al Netilat Yadaïm

Se laver le visage

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.613 parag.4 et la note du RaMA

On ne doit pas se laver le visage à l’eau le matin de Yom Kippour.

Si le visage est sale, par exemple lorsqu’on a des secrétions au coins des yeux, il est permis de laver l’endroit précis où se trouve la saleté.

Une personne trop délicate, qui ressent une véritable gêne lorsqu’elle ne se lave pas le visage le matin, est autorisée à se laver le visage le matin de Yom Kippour.

Les Ashkenazim - conformément à l’opinion du RaMA - s’imposent la rigueur sur ce point, et ne se lavent pas le visage la matin de Yom Kippour, même lorsqu’il s’agit d’une personne très délicate, excepté pour retirer les saletés autour des yeux, ou autre.

Fin de Yom Kippour

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.624 parag.2

Il faut retarder la fin de la fête à la sortie de Yom Kippour, en augmentant le temps Kodesh.

Par conséquent, il est interdit de manger ou d’effectuer un travail immédiatement à la sortie des étoiles à la sortie de Yom Kippour, il faut attendre un peu.

Il est souhaitable que chaque personne s’impose la ‘Houmra de ne manger ou de n’effectuer un travail à la sortie de Yom Kippour, que seulement lorsque s’est écoulé le temps de 72mn depuis le couché du soleil, conformément à l’opinion de Rabbenou Tam, et de la majorité de nos maîtres les Rishonim.

Cependant, une personne malade qui souffre beaucoup du jeûne, ou bien des femmes enceintes ou qui allaitent, qui souffrent beaucoup du jeûne, sont autorisés à manger quelques temps après la sortie des étoiles.

Havdala

Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.624 parag.3 et 4

Il faut procéder à la Havdala sur un verre de vin à la sortie de Yom Kippour, sans réciter de Bera’ha sur les parfums.

Il faut réciter la Bera’ha de Boré Méoré HaEsh sur une flamme qui a été allumée depuis la veille de Yom Kippour, ou sur une flamme allumée elle-même à partir d’une flamme allumée depuis la veille de Yom Kippour.

Si l’on ne possède pas de telles flammes, on ne récite pas du tout la Bera’ha de Boré Méoré HaEsh sur une flamme allumée seulement à la sortie de Yom Kippour.

Construction de la Soukka

Note du RaMa sur Shoul’han ‘Arou’h O.H fin du chap.624, au non du MaHaRYL

Les gens méticuleux dans les Mitsvot entament la construction de la Soukka immédiatement à la sortie de Yom Kippour, afin de sortir d’une Mitsva vers une autre Mitsva, et sur un tel comportement, il a été dit : « Ils iront de niveau en niveau… ».

Il est une Mitsva de manger et de boire dans la joie à la sortie de Yom Kippour.

Il est enseigné dans le Midrash qu’à la sortie de Yom Kippour, une voix céleste retentie et dit : « Va manger ton pain dans la joie et va boire ton vin dans la bonne humeur, car Hashem a déjà accepté tes actes. » (Kohelet 9)

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

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lundi 6 octobre 2008

Règles relatives à la veille de Yom Kippour

Règles relatives à la veille de Yom Kippour

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Question

Quels sont les usages relatifs à la veille de Yom Kippour ?

Décision de la Hala’ha

Pour l’usage des Kapparot, cliquez sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/09/les-kaparot.html

Il y a une Mitsva ordonnée par la Torah de manger et de boire abondamment la veille de Yom Kippour.

Les femmes sont également soumises à l’obligation de manger et de boire la veille de Yom Kippour.

Les hommes ont l’usage de s’immerger dans un Mikvé la veille de Yom Kippour (sans réciter de Bera’ha).

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après midi.

Ensuite, nous allons prendre la Séouda Hamafseket (le dernier repas avant le jeûne).

Yom Kippour possède très exactement les mêmes Hala’hot que Shabbat.

L’interdit de ‘Hotsaa (déplacer un objet d’un domaine privé vers un domaine public ou inversement) est en vigueur ce jour là, comme pour Shabbat.

5 interdits supplémentaires sont également en vigueur ce jour là :

Manger et boire ; Se laver ; S’enduire (huile, crème, pommade…) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale

Tous ces interdits entrent en vigueur dés l’entrée de la fête.

Il y a une Mitsva ordonnée par la Torah de faire entrer Yom Kippour un peu avant l’heure réelle du couché du soleil. C’est pour cela qu’il faut cesser toute activité interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Shki’a (le couché du soleil).

Il est bon d’augmenter d’environ ¼ d’heure.

Il est une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Shabbat.

Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Bera’ha suivante :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.

Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Bera’ha de Shehe’heyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant), doit réciter 2 Bera’hot lors de l’allumage :

1. LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM

2. SHEHE’HEYANOU (Avant de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou, elle doit veiller à retirer ses chaussures en cuir)

Nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure de la Shki’a (avant le couché du soleil), afin de pouvoir encore réciter la Bera’ha sur le Talit.

Sources et développement

Il est écrit dans la Torah (Vaykra 23) :

« …Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… »

Ce qui veut dire que, dés le soir qui précède le 10 Tishré, entre en vigueur l’obligation de jeûner à Yom Kippour.

Nos ‘Ha’hamim font remarquer, dans la Gumara Bera’hot (8a), que les termes du verset sont ambigus, car il aurait été plus juste d’écrire « le 10 du mois », et implicitement, nous aurions su que le jeûne débute depuis la veille au soir, puisque dans toutes les lois de la Torah, une date débute toujours la veille au soir, comme le Shabbat par exemple, qui entre dés le couché du soleil du vendredi, et non pas samedi matin.

Nos maîtres répondent à leur propre question en disant que les termes employés par le verset - « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… » - indiquent en réalité un enseignement supplémentaire, qui est le suivant :

Toute personne qui mange et boit la veille de Yom Kippour, sera considérée comme quelqu’un qui a jeûné le 9 et le 10 Tishré.

MARAN tranche ce Din dans le Shoul’han ‘Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.604 parag.1)

Il est convenable de diminuer le travail la veille de Yom Kippour, afin de pouvoir accomplir cette Mitsva de manger et de boire.

Toute personne qui travail la veille de Yom Kippour, ne verra jamais de Bera’ha (de bénédiction, de réussite) du fruit de ce travail.

(Il s’agit ici de travail manuel et non pas de commerce ou de tâches administratives.)

Plusieurs raisons ont été données à cette Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :

Le ROSH[DP1] écrit que puisqu’ Hashem, dans Son amour pour nous, nous a ordonné de jeûner le jour de Yom Kippour, afin de prendre conscience de nos fautes et de demander leur expiation, il nous a donc également ordonné de nous fortifier physiquement en mangeant et en buvant avant Yom Kippour, afin que nous puissions jeûner le lendemain.

Le Shibolé Haleket[DP2] écrit qu’au contraire, le fait de manger et de boire la veille de Yom Kippour, provoque de plus grandes difficultés à jeûner le lendemain, et par cela, nous accomplissons les termes du verset « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… ».

Le livre Sefat Emet[DP3] ajoute une explication supplémentaire à la Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :

Lorsque l’on mange et que l’on boit, nous sommes, de façon naturelle, rempli d’une certaine forme de joie et de bonne humeur, et donc plus enclin à aller demander pardon aux personnes que l’on a offensé, ou plus enclin à accorder le pardon aux personnes qui nous ont offensé.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que les femmes sont également soumises à l’obligation de manger et de boire la veille de Yom Kippour, bien que c’est une Mitsvat ‘Assé Shehazman Grama (une obligation positive dépendante d’un moment précis), et que selon la règle, les femmes sont exemptes de toute Mitsvat ‘Assé Shehazman Grama, mais cependant, puisque selon l’explication du ROSH citée plus haut, la raison à cette Mitsva réside dans le fait de se fortifier physiquement afin de pouvoir jeûner, or, les femmes sont soumises à l’obligation de jeûner le jour de Yom Kippour, elles sont donc également concernées par la Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour.

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après midi.

A la fin de la ‘Amida de Min’ha la veille de Yom Kippour, après avoir dit le 1er Yhyou Leratson, nous disons le Vidouï ainsi que le ‘Al ‘Het (voir rituel de Yom Kippour).

Ensuite, nous allons prendre la Séouda Hamafseket (le dernier repas avant le jeûne).

C’est justement la raison pour laquelle nous prions Min’ha plus tôt que les autres veilles de fêtes, car nous craignons qu’une personne s’étouffe (‘Hass Veshalom !) pendant la Séouda Hamafseket, et ne meurt sans avoir eu le temps de dire le Vidouï (l’aveu de ses fautes).

Yom Kippour possède très exactement les mêmes Hala’hot que Shabbat.

L’interdit de ‘Hotsaa (déplacer un objet d’un domaine privé vers un domaine public ou inversement) est en vigueur ce jour là, comme pour Shabbat.

5 interdits supplémentaires sont également en vigueur ce jour là :

§ Manger et boire

§ Se laver

§ S’enduire (huile, crème, pommade…)

§ Porter des chaussures en cuir

§ Pratiquer l’intimité conjugale

Tous ces interdits entrent en vigueur dés l’entrée de la fête.

A Yom Kippour, la Mitsva de Tossefet (avancer l’heure d’entrée de la fête) est ordonnée par la Torah.

C’est pour cela qu’il faut cesser toute activité interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Shki’a (le couché du soleil).

Il est bon d’augmenter d’environ ¼ d’heure.

Il est une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Shabbat.

Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Bera’ha suivante :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.

Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Bera’ha de Shehe’heyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant), doit réciter 2 Bera’hot lors de l’allumage :

3. LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM

4. SHEHE’HEYANOU

Mais attention !!!

Avant de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou, elle doit veiller à retirer ses chaussures en cuir, car dés l’instant où elle va dire Shehe’heyanou, elle reçoit la Kedousha de Yom Kippour, et doit se soumettre à tous les interdits de Yom Kippour.

Nous avons la tradition de prier les 5 Tefilot de Yom Kippour enveloppés du Talit.

C’est pourquoi nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure de la Shki’a (avant le couché du soleil), afin de pouvoir encore réciter la Bera’ha sur le Talit.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

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[DP1]Rosh Rabbenou Asher Allemagne-Espagne 13ème siècle

[DP2]

SHIBOLE HALEKET Rabbi Tsidkiyahou Ben Rabbi Avraham Harofé Italie 13ème siècle

[DP3]

SEFAT EMET Rabbi Yehouda Arié Leïb Alter de GOUR Russie 19ème siècle

mercredi 10 septembre 2008

Celui qui fait fauter les autres

Celui qui fait fauter les autres

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Question

Une personne qui fait fauter les autres (qui cause le fait que d’autres commettent des fautes), sa Teshouva (repentir) peut-elle être acceptée, lorsqu’elle regrette ses actes de tout son cœur, et qu’elle s’engage à ne plus les récidiver ?

Sources et développement

Cette question prend sa source dans l’enseignement de nos maîtres dans le Pirké Avot (chap.5) :

« Toute personne qui a fait fauter les autres, on ne lui laissera pas la possibilité de faire Teshouva. »

Apparemment, il est expliqué que celui qui fait fauter les autres, n’a pas de possibilité de se repentir, cette personne mourra avec sa faute et l’on se vengera de lui dans le Monde Futur pour ce qu’il a fait.

Mais en vérité, il n’en est rien, car il n’y a rien qui puisse se dresser devant la Teshouva.

Le véritable sens des propos de nos maîtres dans le Pirké Avot est que la personne qui a fait fauter les autres ne bénéficiera pas de l’aide d’Hashem pour se repentir. Comme il est dit dans Mishlé : « Un homme opprimé jusqu’au sang, fuira jusqu’au puit, mais on ne le soutiendra pas », dans le ciel, on ne le soutiendra pas à faire Teshouva. Ceci afin qu’il ne se trouve pas lui, au Gan ‘Eden, et les personnes qui ont fautés à cause de lui, au Guehinam.

Mais s’il fourni des efforts et qu’il se repenti, sa Teshouva est accepté. Comme l’écrit le Rambam, au sujet de tous les cas de personnes qui n’ont pas droit au Monde Futur – et parmi ces cas, la personne qui a fait fauter les autres – si toutefois ces personnes se repentissent de leur mécréance avant leur mort, et qu’elles deviennent des Ba’alé Teshouva, ces personnes auront droit au Monde Futur, car tu n’as rien qui se dresse devant la Teshouva, comme on l’enseigne aussi dans le Talmud Yeroushalmi (1er chap. de Péa)

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita ajoute une allusion à cela, à partir du verset : « Si vos fautes sont rouges comme le pourpre, elles blanchiront comme la neige. » (Si vous vous repentez, vos fautes blanchiront comme la neige.). Mais dans la suite de ce même verset, il est dit : « Si elles rougissent comme le pourpre, elles blanchiront comme la laine. », et il n’est pas dit « Si vos fautes sont comme le pourpre... » mais uniquement « si elles rougissent », qui est un langage qui indique une chose causée, car cette personne a fait fauter les autres, et les fautes des autres ont rougies, à ce moment là, elles seront comme la laine, car la neige est plus blanche que la laine.

Mais malgré tout, Badi’avad (de façon rétroactive), sa Teshouva est acceptée.

Le plus juste est de faire un contre-balancement, en faisant bénéficier les autres de l’accomplissement de Mitsvot afin d’expier ses fautes, et là, sa Teshouva sera d’avantage acceptée.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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mercredi 19 septembre 2007

Lois relatives à Yom Kippour

Lois relatives à Yom Kippour

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après midi.

Dans la ‘Amida de Min’ha la veille de Yom Kippour, après avoir dit le 1er Yhyou Leratson, nous disons le Vidouï ainsi que le ‘Al ‘Het (voir rituel de Yom Kippour).

Ensuite, nous allons prendre la Séouda Hamafseket (le dernier repas avant le jeûne).

C’est justement la raison pour laquelle nous prions Min’ha plus tôt que les autres veilles de fêtes, car nous craignons qu’une personne s’étouffe (‘Hass Veshalom !) pendant la Séouda Hamafseket, et ne meurt sans avoir eu le temps de dire le Vidouï (l’aveu de ses fautes).

Yom Kippour possède très exactement les mêmes Hala’hot que Shabbat.

L’interdit de ‘Hotsaa (déplacer un objet d’un domaine privé vers un domaine public ou inversement) est en vigueur ce jour là, comme pour Shabbat.

5 interdits supplémentaires sont également en vigueur ce jour là :

§ Manger et boire

§ Se laver

§ S’enduire (huile, crème, pommade…)

§ Porter des chaussures en cuir

§ Pratiquer l’intimité conjugale

Tous ces interdits entrent en vigueur dés l’entrée de la fête.

A Yom Kippour, la Mitsva de Tossefet (avancée l’heure d’entrée de la fête) est ordonnée par la Torah.

C’est pour cela qu’il faut cesser toute activités interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Shki’a (le couché du soleil).

Il est bon d’augmenter d’environ ¼ d’heure.

A titre indicatif :

Pour la ville de Lyon, la veille de Yom Kippour, la Shki’a est à 19h40.

Il faut donc faire entrée la fête et cesser toute activité dés 19h25.

Il est une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Shabbat.

Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Bra’ha suivante :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.

Cette année, il faudra dire « … LEHADLIK NER SHEL SHABBAT VEYOM HAKIPPOURIM ».

Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Bra’ha de Shehe’heyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant), doit réciter 2 Bra’hot lors de l’allumage :

1. LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM

2. SHEHE’HEYANOU

Mais attention !!!

Avant de réciter la Bra’ha de Shehe’heyanou, elle doit veiller à retirer ses chaussures en cuir, car dés l’instant où elle va dire Shehe’heyanou, elle reçoit la Kedousha de Yom Kippour, et doit se soumettre à tous les interdits de Yom Kippour.

Nous avons la tradition de prier les 5 Tefilot de Yom Kippour enveloppés du Talit.

C’est pourquoi nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure de la Shki’a (voir plus haut), afin de pouvoir encore réciter la Bra’ha sur le Talit.

Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent.

Les enfants en dessous de l’âge de Bar Mitsva (13 ans pour les garçons) ou en dessous de Bat Mitsva (12 ans pour les filles) :

§ De 0 à 6 ans, ils ne doivent pas jeûner du tout.

§ De 6 ans à 12 ans, ils faut leur reculer leurs repas d’1 heure (ex :si l’enfant à l’habitude de manger à 10h, il faut lui décaler son repas à 11h)

§ A partir de 12 ans et selon les capacités physiques de l’enfant, il faut essayer de l’habituer à jeûner la journée entière, mais sans imprudence !!!!!!

L’interdit de se laver pour Yom Kippour, inclut même passer son doigt sous l’eau.

Cependant, si une personne a de la saleté sur son corps, il a le droit de retirer cette saleté avec de l’eau puisque tout l’interdit ne concerne qu’un lavage de plaisir.

Pour la Netilat Yadaïm du matin, il faudra laver les mains que jusqu’aux phalanges qui marquent la jonction avec la paume de la main, 3 fois alternées selon l’usage de toute l’année, et réciter ensuite la Bra’ha de ‘Al Netilat Yadaïm.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

sheelot@free.fr

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