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mercredi 18 juillet 2007

Hala’hot relatives au jour du 9 AV

Hala’hot relatives au jour du 9 AV

Le jour de Tish’a Beav (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur :

  1. Manger et boire
  2. Se laver
  3. S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle)
  4. Porter des chaussures en cuire
  5. Pratiquer l’intimité conjugale

De même, nos ‘Ha’hamim ont interdis d’étudier la Torah le jour de Tish’a Beav, puisque les paroles de la Torah réjouissent le cœur.

Il n’est autorisé d’étudier ce jour là que le livre de Iyov (Job), ou les prophéties de la destruction du Beit Hamikdash dans le livre de Irmiya (Jérémie), ou les Midrashim relatifs à la destruction du Beit Hamikdash, ou les Hala’hot relatives au deuil, etc … Il est également permis d’étudier les livres de Moussar (étique et morale juive) qui ont pour vocation de motiver l’homme à faire Tshouva et à améliorer ses actes.

N.D.T Nous vivons une époque où, Barou’h Hashem, les livres de Torah sont édités dans toutes les langues, sous toutes formes, et pour tous les niveaux. Il nous est très facile d’aller dans une librairie juive et de se procurer toutes les lectures autorisées le jour de Tish’a Beav. Pourquoi passer dans « l’oisiveté et la promenade », une journée aussi capitale, et aussi décisive pour l’identité du peuple juif, et pour sa prise de conscience sur l’exil dans lequel il se trouve ?!

La veille de Tish’a Beav, nous devons arrêter de manger quelques minutes avant la Shki’a (le couché du soleil). Les 5 restrictions entrent en vigueur à partir de la Shki’a.

N.D.T Lundi 23 juillet 2007 à Lyon : Shki’a (couché du soleil) 20h20 (début du jeûne)

Il est interdit de se laver le jour de Tish’a Beav, à l’eau chaude comme à l’eau froide, aussi bien la totalité du corps que des parties. Il est même interdit de tremper son doigt dans l’eau.

Par conséquent, le matin de Tish’a Beav, on procède à la Netilat Yadaïm (l’ablution des mains) en lavant uniquement les doigts jusqu’aux deuxièmes phalanges (c'est-à-dire, jusqu’à la jonction entre les doigts et la paume de la main), 3 fois alternées, comme l’usage habituel, et on récite la Bra’ha de Al Netilat Yadaïm.

C’est ainsi qu’il faut également procéder lorsqu’on sort des toilettes, pendant la journée de Tish’a Beav.

On ne se lave pas le visage le jour de Tish’a Beav. Le matin, après avoir procéder à la Netilat Yadaïm, on passe les mains encore humides sur les yeux.

Si il y a de l’humeur sur l’œil, il est permis de le nettoyer avec de l’eau.

Une personne très pointilleuse sur sa propreté, et qui ne peut pas supporter de ne pas se laver le visage le matin, est autorisée à se laver le visage le matin de Tish’a Beav.

Une nouvelle mariée, qui se trouve dans les 30 jours de son mariage, est autorisée à se laver le visage avec de l’eau le matin de Tish’a Beav, afin de ne pas déplaire à son mari.

Dans les Hala’hot relatives au jeûne du 17 Tamouz, nous avons mentionné le cas d’une personne qui souffre particulièrement de la privation de se laver les dents le matin d’un jeûne, et nous avons établie qu’il lui était autorisé de se laver les dents, à la condition de veiller à ne pas avaler la moindre goûte d’eau, et aussi à ne pas introduire dans la bouche une quantité de 1 Réviit d’eau (8.1 cl) en une seule fois.

Mais, cette autorisation exceptionnelle n’est pas valable pour Tish’a Beav.

Cependant, si une personne souffre énormément de ne pas se laver les dents, ou bien que cela lui provoque une très mauvaise haleine, cette personne peut s’autoriser à se laver les dents en respectant les 2 conditions que nous avons déjà mentionner (ne rien avaler, mettre moins d’1 Réviit d’eau en une seule fois dans la bouche), et en ajoutant une 3ème condition : pencher la bouche vers le bas.

Il n’est possible de s’étendre sur l’explication de chaque Din dans le cadre de cette rubrique. Toutes les personnes qui désirent connaître les détails sur ces différences, peuvent nous le faire savoir par email à sheelot@free.fr

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

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mardi 3 juillet 2007

Se laver et se brosser les dents le jour d’un jeûne

Se laver et se brosser les dents le jour d’un jeûne

Nos maîtres les les Rishonim (décisionnaires antérieurs au Shoul’han Arou’h),

ont discuté sur le fait de se laver tout le corps avec de l’eau chaude le jour du jeûne du 17 Tamouz.

Notre maître l’auteur du Tour (Rabbenou Yaakov Ben Asher Allemagne Espagne 13ème et 14ème siècle) tranche que l’interdiction de se laver n’existe que pour le jeûne du 9 Av, ainsi que pour le jeûne de Yom Kippour, mais pour ce qui est du reste des jours de jeûne, il n’y a aucun interdit de se laver.

Maran (ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yosef et du Shoul’han Arou’h) écrit dans le Beit Yossef que c’est ainsi que la tradition s’est répandue de se laver même à l’eau chaude pendant ces jeûnes. Toutefois, celui qui s’imposerai la ‘Houmra (la rigueur) de ne pas se laver tout le corps à l’eau chaude pendant les jeûnes publics, comme le 17 Tamouz, mérite que vienne sur lui la Bénédiction.

Certains Ashkenazim s’imposent la rigueur sur ce point, puisque telle est leur tradition d’interdire de se laver pendant tous les jeûnes publics.

Cependant, selon la tradition des Sefaradim, c’est tout à fait permis. (Si le jeûne public tombe un vendredi, il est permis de se laver en l’honneur de Shabbat selon toutes les opinion Hala’hic).

Il est convenable de ne pas se rincer la bouche pendant un jour de jeûne, comme nous le faisons le matin au réveil. Cependant, une personne habitué à cela, et qui ne supporterai pas de ne pas se rincer la bouche le matin, a le droit de se rincer la bouche, à la condition de veiller à ne pas introduire la quantité d’un Reviit (8.1 cl) d’eau en une seule fois . De même, il faudra veiller à ne pas avaler la moindre goutte d’eau, mais tout recracher immédiatement.

Simillairement à cela, de notre époque, une personne habituée à se brosser les dents chaque matin avec du dentifrice, et qui ne supporterai pas de ne pas le faire pendant un jour de jeûne, ou bien une personne qui souffre de mauvaise haleine si elle ne se brosse pas les dents avec du dentifrice, dans tous ces cas, il est permis de se brosser les dents pendant un jour de jeûne, en respectant les 2 conditions que nous avons cité :

· Ne pas introduire une quantité d’un Reviit (8.1 cl) d’eau en une seule fois

· Veiller à tous recracher sans avaler la moindre goutte d’eau.

Cette autorisation n’est donnée que pour les jeûnes publics, excepté le 9 Av et Yom Kippour. Le Din du brossage des dents le 9 Av sera expliqué en son temps.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

sheelot@free.fr

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jeudi 28 juin 2007

Maïm A'haronim, ablution des mains en fin de repas

Maïm A’haronim (Ablution des mains en fin de repas)

Maïm A’haronim, l’ablution des mains en fin de repas juste avant le Birkat Hamazon, est une totale obligation, selon le Din (selon la loi).

En effet, nos ‘Ha’hamim ont institué cette ablution pour retirer des doigts, le sel qui peut s’y trouver en conséquence au repas, qui, s’il entre en contact avec les yeux, peut provoquer une cécité. Bien que ce risque n’existe qu’avec du sel de la ville de Sodome (voir Gmara ‘Houlin 105b), cependant, le RaMBaM (ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle) écrit : « Tout pain contenant du sel, nécessite, après sa consommation, de faire Maïm A’haronim, dans l’hypothèse où il a été fait avec du sel de Sodome, ou avec un sel ayant les mêmes propriétés aveuglantes que le sel de Sodome » (Hala’hot Bra’hot chap.6 Hala’ha 3)

Cette Hala’ha est également tranchée par Maran dans le Shoul’han Arou’h (chap.181 parag.1)

(N.D.T Il est vrai que dans ce même chapitre 181 du Shoul’han Arou’h, Maran écrit dans le parag.10 que certains n’ont pas l’habitude de faire Maïm A’haronim. Cependant, il existe la règle de STAM VEYESH, HALA’HA KESTAM, c'est-à-dire, que lorsque Maran rapporte dans un premier temps, des propos sous forme anonyme (STAM), sans les introduire par la formule : « certains » (YESH), et qu’ensuite, il rapporte d’autres propos contredisant les précédents, mais cette fois en utilisant la formule : « certains… » (YESH), la Hala’ha est comme la forme anonyme (STAM).

De même en se qui concerne les deux paragraphes (1 et 10), à priori contradictoires dans le chapitre 181, Maran pense donc comme le 1, puis qu’il est formulé de façon anonyme, alors que le 10 dit le contraire, mais est formulé avec le terme : « Certains… » . Voir le livre Or Avraham tome II chap.20)

Hormis le fait d’être une institution de nos ‘Ha’hamim, cette ablution contient également en elle des explications au niveau Kabbalistique (mystique).

Par conséquent, il est obligatoire de se laver les mains après le repas, juste avant le Birakat Hamazon. Non pas comme certains qui s’autorisent à ne pas le faire.

Telle est l’approbation de la quasi totalité des Poskim (décisionnaires).

Les femmes sont également soumises à l’obligation de Maïm A’haronim.

Bien que dans les pays Ashkénaz (Europe de l’est), de nombreuses femmes ne faisaient pas Maïm A’haronim, et que de nombreux maîtres de la Torah ont justifié leur attitude, l’avis de la majorité des maîtres de la Hala’ha est, que les femmes ont le même statut que les hommes sur cette obligation, sur laquelle, nos ‘Ha’hamim ont commenté le verset : « Vous vous purifierez, et vous serez pures… », de la façon suivante :

« Vous vous purifierez » désigne la Netilat Yadaïm avant le repas, « vous serez pures » désigne Maïm A’haronim à la fin du repas. (voir Gmara Bra’hot 53b)

L’opinion du Gaon Rabbi Yossef ‘Haïm ZONENFELD z.t.s.l (disparu il y a environs 70 ans), ainsi que celle du Gaon Rabbi Shlomo Zalman OYERBA’H z.t.s.l disparu il y a quelques années), est que les femmes sont soumises à l’obligation de Maïm A’haronim. (N.D.T Ces deux maîtres de la Hala’ha sont tous les deux d’origine Ashkenaz)

Tel est également l’avis de notre maître, le Rav Ovadia YOSSEF shalita.

Il ne faut pas utiliser beaucoup d’eau pour Maïm A’haronim, mais il faut cependant laver au moins la totalité des doigts.

Si les mains sont sales, il faut d’abord les nettoyer, et ensuite procéder à Maïm A’haronim, avec un peu d’eau (comme expliqué plus haut).

Il ne faut pas procéder à Maïm A’haronim sur la surface du sol, car ces eaux contiennent un esprit impure qui est susceptible de nuire à celui qui marchera dessus, mais plutôt dans un récipient, ou dans un évier.

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