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lundi 7 décembre 2009

A quel moment précis doit-on allumer les Nerot de ‘Hanouka ?

A quel moment précis doit-on allumer les Nerot de ‘Hanouka ?

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

Quel est le moment précis où nous devons allumer les Nerot de ‘Hanouka ?

DECISION DE LA HALA’HA

Le’hate’hila (à priori), il faut allumer les Nerot de ‘Hanouka immédiatement après la sortie des étoiles (la tombée de la nuit). Certains Ashkenazim allument dès le couché du soleil (la Shki’a).
Il ne faut pas allumer les Nerot de ‘Hanouka avant l’heure précise de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit), excepté la veille de Shabbat où nous allumons avant le couché du soleil, en raison de l’entrée de Shabbat.
Si quelqu’un est dans l’obligation de partir en voyage avant l’heure de la sortie des étoiles (et qu’il ne laisse personne à son domicile pour allumer à l’heure), il devra allumer dés l’heure du Plag Hamin’ha (l’heure à laquelle on allume ‘Hanouka le vendredi), mais sans réciter les Bera’hot.
Mais il est conseillé à cette personne qui doit partir en voyage avant l’heure de l’allumage, de nommer quelqu’un comme son Shalia’h (son délégué), et de lui confier les clefs de son domicile afin qu’il allume les Nerot de ‘Hanouka à sa place, en récitant les Bera’hot et à l’heure de la sortie des étoiles.
Si un mari sait qu’il va rentrer chez lui le soir, mais à une heure tardive, il est préférable, dans ce cas également, qu’il délègue sa femme, afin qu’elle allume au moment instauré par nos ‘Ha’hamim pour l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, c'est-à-dire, à l’heure précise de la sortie des étoiles.

Il est interdit d’entamer la consommation d’une quantité de pain ou de pâtisserie supérieure à Kabetsa (supérieure à 54 g) ½ heure avant l’heure de la sortie des étoiles. Les autres aliments ou boissons sont permis de façon illimitée.
Il en est de même en ce qui concerne entamer un travail manuel, il faut s’en abstenir ½ l’heure avant l’heure de la sortie des étoiles.
Il est même interdit de commencer à étudier la Torah à partir de l’heure de la sortie des étoiles jusqu’à l’allumage des Nerot de ‘Hanouka.
Si l’on n’a pas allumé à l’heure de la sortie des étoiles, on peut encore le faire durant la 1ère demi heure qui suit l’heure de la sortie des étoiles.
Si l’on n’a toujours pas allumé durant la 1ère demi heure qui suit la sortie des étoiles, on peut encore le faire tant qu’il fait nuit (jusqu’à l’heure de ‘Amoud Hasha’har – l’aube).
Si l’on rentre à la maison à une heure tardive, et que l’on n’a pas encore allumé les Nerot de ‘Hanouka, il est bon – dans la mesure du possible - de réveiller 1 ou 2 membres du foyer afin « d’allumer en montrant le Ness (le Miracle) ». Si toutefois, on ne peut pas les réveiller, selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita, on allume malgré tout en récitant les Bera’hot.
Il en est de même pour une personne qui vit seule et qui rentre chez elle à une heure tardive sans avoir allumer les Nerot de ‘Hanouka, cette personne doit allumer malgré tout en récitant les Bera’hot.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est enseigné dans une Baraïta rapportée dans la Guemara Shabbat (21b) :

La Mitsva de l’allumage de ‘Hanouka commence dés que se couche le soleil et termine lorsque les passants désertent la rue.

Or, les Poskim discutent afin de déterminer s’il s’agit du début du couché du soleil ou de la fin du couché du soleil, qui correspond à la sortie des étoiles.

Selon de nombreux Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale), il s’agit de la fin du couché du soleil (sortie des étoiles), comme nous l’apprenons dans la Guemara Ta’anit (12a) : « Un jeûne qui n’a pas atteint le couché du soleil, n’est pas un jeûne. » Le ROSH explique là bas qu’il s’agit en réalité de la sortie des étoiles, et donc de la fin du couché du soleil.
De même, les Tossafot explique également ainsi au nom de Rabbenou Tam, sur la Guemara Mena’hot (20b), en précisant que chaque fois qu’il est question d’une chose qui débute « dés que se couche le soleil » il s’agit toujours de la fin du couché du soleil, et donc de la sortie des étoiles. Et Rabbenou Tam cite comme exemple notre référence à l’allumage de ‘Hanouka citée dans la Guemara Shabbat où il est dit : « dés que se couche le soleil », il fait remarquer que s’il s’agissait du début du couché du soleil, il ferait encore jour et les lumières de ‘Hanouka n’aurait aucune efficacité.
Tel est également l’avis du Sefer Ha-Manhig (Hal. ’Hanouka chap.147).
De nombreux A’haronim tranchent également ainsi :
Le Ba’H (Baït ‘Hadash) ; le Shiyaré Kenesset Ha-Guedola ; le Maamar Morde’haï, le ‘Hayé Adam et le Ben Ish ‘Haï.
Mais certains A’haronim – comme le Peri ‘Hadash ou le Gaon de Vilna – tranchent qu’il s’agit plutôt du début du couché du soleil, et le Gaon ajoute même que des Rishonim comme le RASHBA et le RAN sont de cet avis.

Mais malgré tout cela, sur le plan pratique, nous les Sefaradim, ne prenons en considération que seulement l’opinion de MARAN, qui tranche selon le grand nombre de Rishonim cités précédemment, et il faut donc allumer à partir de la fin du couché du soleil, ce qui correspond à la sortie des étoiles.

Le’hate’hila (à priori), il faut donc allumer les Nerot de ‘Hanouka immédiatement après la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).
Certains Ashkenazim allument dés le couché du soleil (la Shki’a), conformément à l’opinion du Gaon de Vilna z.ts.l, et des autres Poskim qui partagent son avis.

Il ne faut pas allumer les Nerot de ‘Hanouka avant l’heure précise de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit), excepté la veille de Shabbat où nous allumons avant le couché du soleil, en raison de l’entrée de Shabbat.
Même une personne prise par ses occupations personnelles au moment de la sortie des étoiles, n’est pas autorisée à allumer avant, car selon l’avis de nombreux Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale), ainsi que selon l’opinion de MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h, on n’est pas quitte de la Mitsva, même Bedi’avad (à posteriori) lorsqu’on allume avant la sortie des étoiles (les jours de semaine).

En effet, MARAN – dans le paragraphe 1 du chapitre 672 – cite 2 opinions sur le fait d’allumer avant la sortie des étoiles :
• Une première opinion selon laquelle on ne peut pas allumer avant la sortie des étoiles, cette opinion s’appelle l’opinion du Stam, c'est-à-dire, l’opinion que MARAN rapporte de façon anonyme, sans être précédée de la forme « Certains disent » ou bien de la forme « Selon un décisionnaire ».

• Une deuxième opinion selon laquelle, une personne prise par ses occupations personnelles au moment de la sortie des étoiles, est autorisée à allumer à partir du Plag Hamin’ha (environ 1 heure et ½ avant la sortie des étoiles). Cette opinion est précédée de la forme « Selon un décisionnaire ».

Or, selon la règle, chaque fois que MARAN apporte 2 opinions contradictoires, l’une sous forme anonyme (Stam), et l’autre précédée de la forme « Certains disent » ou bien de la forme « Selon un décisionnaire » (Yesh), MARAN partage le 1er avis, présenté sous forme anonyme, c'est-à-dire le Stam.
Cette règle se nomme la règle de Stam Veyesh.

Nous en déduisons donc que selon MARAN, il est interdit d’allumer les Nerot de ‘Hanouka avant la sortie des étoiles.

Toutefois, si quelqu’un est dans l’obligation de partir en voyage avant l’heure de la sortie des étoiles (et qu’il ne laisse personne à son domicile pour allumer à l’heure), il devra allumer dés l’heure du Plag Hamin’ha (l’heure à laquelle on allume ‘Hanouka le vendredi), mais sans réciter les Bera’hot.
En effet, cela fait l’objet d’une Ma’hloket (une divergence d’opinion Hala’hic), et nous appliquons ici le principe de SAFEK BERA’HOT LEHAKEL = lors d’un doute (une discussion) sur la récitation d’une Bera’ha, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas.
Mais il est conseillé à cette personne qui doit partir en voyage avant l’heure de l’allumage, de nommer quelqu’un comme son Shalia’h (son délégué), et de lui confier les clefs de son domicile afin qu’il allume les Nerot de ‘Hanouka à sa place, en récitant les Bera’hot et à l’heure de la sortie des étoiles.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit dans son livre Shou’t Ye’havé Da’at (tome 3 chap.51) que même dans le cas où le mari sait qu’il va rentrer chez lui le soir, mais à une heure tardive, il est préférable, dans ce cas également, qu’il délègue sa femme, afin qu’elle allume au moment instauré par nos ‘Ha’hamim pour l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, c'est-à-dire, à l’heure précise de la sortie des étoiles (approximativement l’heure de sortie de Shabbat, se renseigner selon les villes).
Cette attitude est beaucoup plus correcte selon la Hala’ha, que d’attendre que le mari rentre plus tard dans la soirée, et allume les Nerot de ‘Hanouka à une heure qui certes, est encore valable, mais qui fait malgré tout l’objet d’une Ma’hloket (divergence d’opinion Halah’ic) parmi les Poskim (décisionnaires), et qui ne correspond pas au moment précis que nos ‘Ha’hamim ont instauré pour l’accomplissement de cette Mitsva.

Bien qu’en général, nous appliquons le principe selon lequel « une Mitsva a plus de valeur lorsqu’elle ait faite par la personne concernée, que lorsqu’elle est faite par son délégué » (Mitsva bo, Yoter Mibishlou’ho), ce principe n’est valable que seulement lorsque la personne et le délégué se trouvent tous les 2 dans le même lieu, mais dans notre cas, où le mari ne sera pas encore rentré à l’heure de l’allumage, il est préférable qu’il délègue sa femme, car grâce à cela, la Mitsva est accomplie au moment précis où l’ont instaurée nos ‘Ha’hamim, c'est-à-dire, pendant la 1ère ½ heure qui suit la sortie des étoiles.
Qui plus est, nous avons aussi un autre principe selon lequel « l’épouse est considérée comme le propre corps du mari » (Ishto Kegoufo). Selon ce principe, lorsque la femme allume les Nerot à la place de son mari, c’est comme ci le mari allume lui-même.

Comme c’est souvent le cas avant d’accomplir certaines Mitsvot, il existe certaines activités que l’on n’a pas le droit d’entreprendre dés qu’arrive le moment auquel nous devons allumer les Nerot de ‘Hanouka (sortie des étoiles), et ceci, par crainte d’oublier d’accomplir la Mitsva.

Le RASHAL écrit dans une Tshouva (début du chap.85) qu’il est donc interdit d’entamer un repas consistant dés qu’arrive l’heure de la sortie des étoiles, jusqu’à l’allumage des Nerot ‘Hanouka.
La définition d’un repas consistant correspond à la consommation d’une quantité de pain ou de pâtisserie supérieure à Kabetsa (supérieure à 54 g).
Mais s’il s’agit d’une quantité de pain ou de pâtisserie inférieure à cela, ou bien s’il s’agit de fruits ou de boissons (même en quantité illimitée), il n’y a aucun interdit, même si l’heure de la sortie des étoiles est arrivée.

Selon le Ma’hatsit Hashekel et le Mishna Beroura dans Sha’ar Ha-Tsioun (sur chap.672 note 14), il faut s’imposer cette restriction ½ heure avant l’heure de la sortie des étoiles.

Il en est de même en ce qui concerne entamer un travail manuel, il faut s’en abstenir ½ l’heure avant l’heure de la sortie des étoiles.

Il est même interdit de commencer à étudier la Torah à partir de l’heure de la sortie des étoiles jusqu’à l’allumage des Nerot de ‘Hanouka. Cependant, pour l’étude de la Torah, les A’haronim (sur O.H chap.431) stipulent qu’on ne s’en abstient seulement à partir de l’heure précise de la sortie des étoiles et non ½ heure avant, comme pour manger ou réaliser un travail manuel.

Il semble que si l’on a entamé toutes ces activités avant que n’arrive leur moment de restriction (½ heure avant la sortie des étoiles pour manger ou réaliser un travail, et l’heure de la sortie des étoiles pour étudier), il n’est pas nécessaire de s’interrompre lorsqu’ arrive l’heure de l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, à condition de respecter malgré tout la Mitsva d’allumer dans la 1ère demi heure qui suit la sortie des étoiles.

Si un Shiour (un cours) de Torah est donné de façon fixe et régulière le soir à l’heure de la sortie des étoiles, et que l’on craint que les participants ne reviennent pas assister au Shiour si on les laisse rentrer chez eux à l’heure de l’allumage, il faut maintenir le Shiour et les participants allumeront les Nerot de ‘Hanouka en revenant du Shiour.
En effet, le fait d’assister à un Shiour de Torah donné en public, est plus important que la Mitsva d’allumer dans la 1ère demi heure de la nuit, puisque selon de nombreux Rishonim et MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h, on peut encore allumer les Nerot de ‘Hanouka même au-delà de la 1ère demi heure de la nuit, et du fait que le Shiour se passe en public, il n’y a pas à craindre que l’on arrive à oublier d’allumer, car chacun rappelle à l’autre à la fin du Shiour que c’est ‘Hanouka et qu’il faut allumer.

Le’hate’hila (à priori), il ne faut pas retarder l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, mais il faut les allumer immédiatement à la sortie des étoiles.
Si l’on ne les a pas allumé à ce moment là, on peut encore le faire durant la 1ère demi heure qui suit l’heure de la sortie des étoiles.
Si l’on n’a toujours pas allumé durant la 1ère demi heure qui suit la sortie des étoiles, on peut encore le faire tant qu’il fait nuit (jusqu’à l’heure de ‘Amoud Hasha’har – l’aube).
Mais cependant, si l’on rentre à la maison à une heure tardive, et que l’on n’a pas encore allumé les Nerot de ‘Hanouka, il faut réveiller 1 ou 2 membres du foyer afin « d’allumer en montrant le Ness (le Miracle) ». Si toutefois, on ne peut pas les réveiller, selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita dans son livre ‘Hazon Ovadia – ‘Hanouka (page 64), on allume malgré tout en récitant les Bera’hot.

Il en est de même pour une personne qui vit seule et qui rentre chez elle à une heure tardive sans avoir allumer les Nerot de ‘Hanouka, cette personne doit allumer malgré tout en récitant les Bera’hot.

dimanche 6 décembre 2009

Règles relatives à l’allumage des Nerot de ‘Hanouka

Règles relatives à l’allumage des Nerot de ‘Hanouka

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

Quelles sont les conditions particulières à respecter pour l’allumage des Nerot de ‘Hanouka ?

DECISION DE LA HALA’HA

Il faut allumer à partir de la sortie des étoiles.
Avant d’allumer les Nerot de ‘Hanouka, il faut s’assurer qu’il y a suffisamment d’huile, ou que les bougies soient suffisamment longues pour brûler pendant au moins une demi heure après l’allumage.

La veille de Shabbat, où nous allumons très tôt, il faut veiller à mettre assez d’huile dans les Nerot ‘Hanouka, ou prendre des bougies assez grandes, afin qu’elles brûlent plus d’1 heure et demi.

On dispose les Nerot de droite à gauche, et on les allume de gauche à droite.
Mémo technique :
 Disposition = écriture hébraïque, de droite à gauche
 Allumage = écriture occidentale, de gauche à droite
Le 1er soir, nous allumons donc le Ner qui se trouve à l’extrême droite.
Le 2ème soir, nous allumons d’abord celui qui se trouve à gauche de celui de la veille, puis celui de la veille. Et ainsi de suite. Afin que chaque soir, nous allumons d’abord le Ner nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.

Il est une Mitsva de placer la ‘Hanoukiya à la porte qui donne sur la rue, sur le côté gauche (dans les 8 cm de la porte) en entrant.

Il faut placer la ‘Hanoukiya à plus de 24 cm du sol de la maison, et Le’hate’hila (à priori), il faut la placer à moins de 80 cm du sol de la maison. Si l’on a placé la ‘Hanoukiya à 9.60 m du sol de la maison, l’allumage n’est pas valable. Il faut l’éteindre et la rallumer à hauteur valable (sans réciter de nouveau les bénédictions).

Si l’on a une fenêtre qui donne sur une rue à une hauteur de moins de 9.60 m du sol de la rue (2ème ou 3ème étage), il faut placer la ‘Hanoukiya à cette fenêtre. Dans ce cas, on peut – de façon évidente - placer la ‘Hanoukiya à plus de 80 cm du sol de la maison (puisqu’ aucune fenêtre ne sera à une hauteur aussi basse !).

Cependant, même si l’on habite un étage plus élevé (5ème ou 6ème étage), et que l’on est donc à plus de 9.60 m du sol de la rue, si l’on désire malgré tout allumer à une fenêtre qui donne sur une rue, il est permis de le faire tant que les Nerot sont encore visibles par les passants de la rue, à fortiori lorsqu’il y a un autre immeuble qui se trouve face à la fenêtre et que l’allumage sera visible depuis cet immeuble, on peut dans ce cas allumer à la fenêtre, bien qu’elle se trouve à plus de 9.60 m du sol de la rue. (‘Hazon ‘Ovadia – ‘Hanouka page 36) (suite du résumé page suivante)
Dans toutes ces hauteurs minimales et maximales, nous ne prenons en considération que la flamme et non la hauteur de la bougie ou de la veilleuse.

Il est interdit d’utiliser la lumière des Nerot de ‘Hanouka, pour compter de l’argent, ou lire à la lumière des Nerot ‘Hanouka. C’est pour cette raison que l’on a l’usage d’allumer un Ner supplémentaire (le Shamash) qui a pour vocation d’éclairer en cas de besoin.
Mais au-delà d’une demi heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des Nerot ‘Hanouka.

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant ‘Hanouka, dans la 1ère demi heure pendant laquelle les Nerot sont allumées, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est enseigné dans une Baraïta rapportée dans la Guemara Shabbat (21b) :

La Mitsva de l’allumage de ‘Hanouka commence dès que le soleil se couche et termine lorsque les passants désertent la rue.

Or, les Poskim discutent afin de déterminer s’il s’agit du début du couché du soleil ou de la fin du couché du soleil, ce qui correspond à la sortie des étoiles.

Selon de nombreux Rishonim, il s’agit de la fin du couché du soleil (sortie des étoiles), comme nous l’apprenons dans la Guemara Ta’anit (12a) : « Un jeûne qui n’a pas atteint le couché du soleil, n’est pas un jeûne. » Le ROSH explique là bas qu’il s’agit en réalité de la sortie des étoiles, et donc de la fin du couché du soleil.
De même, les Tossafot explique également ainsi au nom de Rabbenou Tam, sur la Guemara Mena’hot (20b), en précisant que chaque fois qu’il est question d’une chose qui débute « dès que le soleil se couche » il s’agit toujours de la fin du couché du soleil, et donc de la sortie des étoiles. Et Rabbenou Tam cite comme exemple notre référence à l’allumage de ‘Hanouka cité dans la Guemara Shabbat où il est dit : « dès que se couche le soleil », il fait remarquer que s’il s’agissait du début du couché du soleil, il ferait encore jour et les lumières de ‘Hanouka n’auraient aucune efficacité.
Tel est également l’avis du Sefer Ha-Manhig (Hal. ’Hanouka chap.147).
De nombreux A’haronim tranchent également ainsi :
Le Ba’H (Baït ‘Hadash) ; le Shiyaré Kenesset Ha-Guedola ; le Maamar Morde’haï, le ‘Hayé Adam et le Ben Ish ‘Haï.
Mais certains A’haronim – comme le Peri ‘Hadash ou le Gaon de Vilna – tranchent qu’il s’agit plutôt du début du couché du soleil, et le Gaon ajoute même que des Rishonim comme le RASHBA et le RAN sont de cette avis.

Mais malgré tout cela, sur le plan pratique, nous les Sefaradim, ne prenons en considération que seulement l’opinion de MARAN, qui tranche selon le grand nombres de Rishonim cités précédemment, et il faut donc allumer à partir de la fin du couché du soleil, ce qui correspond à la sortie des étoiles.

Avant d’allumer les Nerot de ‘Hanouka, il faut s’assurer qu’il y a suffisamment d’huile pour qu’elles brûlent pendant au moins une demi heure après l’allumage, qui s’effectue à partir de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).
De même, lorsque l’on allume avec des bougies, il faut s’assurer qu’elles sont assez longues pour brûler au moins une demi heure après l’allumage qui s’effectue à partir de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).

La veille de Shabbat, où nous allumons très tôt, il faut veiller à mettre assez d’huile dans les Nerot ‘Hanouka, ou prendre des bougies assez grandes, afin qu’elles brûlent au moins 1 heure et demi.

On dispose les Nerot de droite à gauche, et on les allume de gauche à droite.
Mémo technique :
 Disposition = écriture hébraïque, de droite à gauche
 Allumage = écriture occidentale, de gauche à droite
Le 1er soir, nous allumons donc le Ner qui se trouve à l’extrême droite.
Le 2ème soir, nous allumons d’abord celui qui se trouve à gauche de celui de la veille, puis celui de la veille. Et ainsi de suite. Afin que chaque soir, nous allumons d’abord le Ner nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.
Ceci est l’opinion de MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (O.H 676 – 5), partagée par notre maître le ARI zal dans Sha’ar Ha-Kavanot (page 108 colonne 3) ; l’auteur du Naguid OuMtsavé (page 106 fin de la colonne 2) ; le MAHARY KOLON dans une Tshouva (Shoresh 183) ; le Morde’hi (sur le 2ème chap. de la Guemara Shabbat) ; l’auteur du Shou’t Teroumat HaDeshen (chap.106) qui atteste que tel est l’usage des régions du Rhin, et que tel est l’avis du MAHARAM (de Rottenbourg) selon qui, « il faut toujours se diriger vers la droite ». Mais les juifs originaires d’Autriche ont l’usage d’allumer de droite à gauche, comme l’écriture hébreux.

En réalité, il existe plusieurs Poskim qui tranchent eux aussi qu’il faut allumer de droite à gauche, et parmi eux :
Le Levoush ; l’auteur du Shou’t Panim Mérirot (tome 1 fin du chap.98) ; ainsi que le Gaon de Vilna comme il est rapporté dans Ma’assé Rav (note 232).

Mais le Peri ‘Hadash écrit (sur O.H chap.676 note 5) qu’une telle interprétation est erronée, et que l’essentiel est l’opinion de MARAN selon qui, il faut allumer de gauche à droite.

Nos maîtres enseignent dans la Guémara Shabbat (22a) :
Il est une Mitsva de placer la ‘Hanoukiya à la porte qui donne sur la rue, sur le côté gauche (dans les 8 cm de la porte) en entrant.
En effet, de cette manière la personne est entourée de Mitsvot à chaque fois qu’elle entre ou qu’elle sort (la Mézouza à sa droite et ‘Hanouka à sa gauche).

Ce Din est tranché dans la Shoul’han ‘Arou’h (O.H 671-1)

La Shéiltout du Rav A’haï GAON (Vayshla’h), ainsi que le Méïri et le RYTBA (sur Shabbat 22a) ajoutent que lorsqu’il s’agit d’un homme qui porte un Talit Katan, cela constitue une tierce de Mitsvot (Mézouza, ‘Hanouka et Tsitsit), ce qui illustre le verset : « le triple lien ne sera pas facile à rompre. » (Kohelet 4-12)

Il faut placer la ‘Hanoukiya à plus de 24 cm du sol de la maison, et Le’hate’hila (à priori), il faut la placer à moins de 80 cm du sol de la maison. (selon Guémara Shabbat 21b, les Rishonim et Maran dans le Shoul’han ‘Arou’h O.H 671-6)

Si l’on a placé la ‘Hanoukiya à 9.60 m du sol de la maison, l’allumage n’est pas valable. Il faut l’éteindre et la rallumer à hauteur valable (sans réciter de nouveau les bénédictions). (Shoul’han ‘Arou’h O.H 671-6)

Si l’on a une fenêtre qui donne sur une rue à une hauteur de moins de 9.60 m du sol de la rue (2ème ou 3ème étage), il faut placer la ‘Hanoukiya à cette fenêtre. (Shoul’han ‘Arou’h O.H 671-5)
Le Maguen Avraham (sur O.H 671) ajoute que dans ce cas, on peut – de façon évidente - placer la ‘Hanoukiya à plus de 80 cm du sol de la maison (puisqu’ aucune fenêtre n’est à une hauteur aussi basse !).

Cependant, même si l’on habite un étage plus élevé (5ème ou 6ème étage), et que l’on est donc à plus de 9.60 m du sol de la rue, si l’on désire malgré tout allumer à une fenêtre qui donne sur une rue, il est permis de le faire tant que les Nerot sont encore visibles par les passants de la rue, à fortiori lorsqu’il y a un autre immeuble qui se trouve face à la fenêtre et que l’allumage sera visible depuis cet immeuble, on peut dans ce cas allumer à la fenêtre, bien qu’elle se trouve à plus de 9.60 m du sol de la rue. (‘Hazon ‘Ovadia – ‘Hanouka page 36)

Le Mishna Beroura – dans le Sha’ar Ha-Tsiyoun (sur 671 note 33) – précise que dans toutes ces hauteurs minimales et maximales, nous ne prenons en considération que la flamme et non la hauteur de la bougie ou de la veilleuse.

Il est enseigné dans la Guemara Shabbat (23a) :
C’est l’acte de l’allumage qui constitue toute la Mitsva. Si les Nerot se sont éteintes, on n’est pas tenu de les rallumer.
Ce qui veut dire que l’essentiel de la Mitsva réside dans le fait d’allumer des Nerot qui ont la capacité de brûler une demi heure. Si pour une cause quelconque, les Nerot s’éteignent, et que cette cause n’existait pas au moment de l’allumage, par exemple, une porte ou une fenêtre qui s’ouvrent brusquement et qui laisse passer un courant d’air qui éteint les Nerot, il n’est pas nécessaire de les rallumer. Cependant, si cet incident se produit avant que ne s’écoule une demi heure depuis l’allumage, il est une Mitsva (mais pas un devoir) de les rallumer mais sans réciter les Bera’hot.

Par contre, si au moment de l’allumage, les Nerot n’avaient pas la capacité de brûler une demi heure, par exemple, lorsqu’on les allume dans un endroit où il y a des courants d’air, ou bien que l’on a pas mis suffisamment d’huile, lorsqu’elles s’éteignent, nous sommes tenus de les rallumer, mais toujours sans réciter les Bera’hot.

Il est interdit d’utiliser la lumière des Nerot de ‘Hanouka.
Par conséquent, il est interdit de compter de l’argent, ou de lire à la lumière des Nerot ‘Hanouka. Mais au-delà d’une demi heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des Nerot ‘Hanouka.
C’est pour cette raison que l’on a l’usage d’allumer un Ner supplémentaire (le Shamash) qui a pour vocation d’éclairer en cas de besoin.

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant ‘Hanouka, dans la 1ère demi heure pendant laquelle les Nerot sont allumées.
L’une des explications à cette tradition réside dans le fait que le Miracle s’est produit grâce aux femmes, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.

jeudi 3 décembre 2009

Divré Torah sur Vayshla'h

QUELQUES DIVRE TORAH SUR LA PARASHA DE
VAISHLA’H

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

1. Attention aux fréquentations !!!

Ya‘akov envoya devant lui des messagers à ‘Essav son frère, au pays de Sé’ir, dans le champ d’Edom. Il leur donna ordre en disant : « Ainsi parlerez-vous à mon maître, à ‘Essav : Ainsi a parlé ton serviteur Ya‘akov : J’ai séjourné avec Lavan, je me suis attardé jusqu’à présent. Je possède bœufs et ânes, menu bétail, serviteurs et servantes, dont j’envoie un présent à mon seigneur afin de trouver grâce à tes yeux. (Bereshit 32-4,5,6 Début de notre Parasha)

Rashi : Il s’agit ici de véritables anges. (Pour exprimer le terme « messagers », le texte a employé le mot « Mal’a’him » qui signifie « anges »)

Question

Quelle est l’utilité d’envoyer de véritables anges plutôt que des êtres humains ?

Réponse

L’auteur du ‘Homat Esh répond en citant la Mishna des Pirké Avot : Éloigne-toi d’un mauvais voisin et ne t’attache pas à un Rasha’.
Même l’individu le plus parfait, lorsqu’il se trouve dans l’environnement d’un Rasha’, finit par apprendre de ses mauvaises conduites.
C’est donc la crainte que Ya’akov Avinou a ressenti et il préféra ne pas envoyer de « simples » êtres humains qui se laisseraient certainement influencer de façon négative par ‘Essav, et envoya plutôt des anges.

2. Pas besoin d’être en Israël pour pratiquer les Mitsvot !!

J’ai séjourné avec Lavan…
Rashi : et j’ai accompli les 613 Mitsvot de la Tora.

Rav Yonathan Ewshitz z.ts.l explique que ‘Essav était embarrassé. D’une part, il ne pouvait pas maîtriser ses impulsions et désirs coupables, ainsi que son attirance vers les ‘Averot. D’un autre côté, il ne voulait pas, en menant publiquement une vie sujette à critiques, causer du chagrin à son père Its’hak. Qu’a-t-il fait ? Il croyait que, même si les Patriarches et leurs familles avaient vécu selon la Torah, ils n’avaient eu à le faire que s’ils se trouvaient en Terre Sainte (voir Ramban sur Bereshit 26-5). Aussi a-t-il quitté Erets Israël pour gagner Sé’ir, où il pouvait s’adonner en toute impunité à ses penchants pervers.
Ya‘akov était cependant en désaccord sur ce point aussi avec son frère. Il considérait qu’il fallait observer les prescriptions de la Torah même en dehors des limites d’Erets Israël. C’est ce qu’il a voulu lui indiquer en lui relatant : « J’ai séjourné avec Lavan. » La valeur numérique du mot hébreu « Garti » qui signifie
« j’ai séjourné » est TARYAG, soit 613.
En d’autres termes, comme l’explique Rashi, Ya‘akov a dit : « J’ai séjourné avec Lavan, et pourtant j’ai accompli les 613 Mitsvot de la Tora. » C’était là une réprimande subtile, adressée à ‘Essav qui avait abandonné tout prétexte de piété en s’installant à Sé’ir.
Cela explique l’emploi par notre Patriarche du mot « Ko » qui signifie « ainsi » en introduction à ses instructions. Ko, selon le Talmud (Sota 38a) indique que la phrase que l’on s’apprête à citer, doit être dite en hébreu. Ya‘akov a insisté pour que son message soit transmis en hébreu, et dans la forme exacte où il avait été dicté. En effet, si l’on avait employé une autre langue, les mots « Garti » (« j’ai séjourné ») et TARYAG (613), auraient disparu dans la traduction.

3. Enthousiasme et engouement dans les Mitsvot

J’ai séjourné avec Lavan
Rashi : et j’ai malgré tout, accompli les 613 Mitsvot de la Tora, sans apprendre de ses mauvaises conduites.

Rav El‘hanan Wasserman z.ts.l (Que D. venge son sang !), citant le ‘Hafets ‘Hayim, suggère une interprétation différente de ces propos tenus par Ya‘akov. Ils ne s’adressaient nullement à ‘Essav, mais ils constituaient comme une lamentation intérieure destinée principalement à lui-même.
En disant cela, alors qu’il était sur le point d’affronter un danger mortel, il voulut se dire à lui-même qu’il n’avait accompli jusque-là que bien peu de choses. Certes, s’est-il dit, il s’était acquitté de toutes les 613 Mitsvot, mais il n’avait pas retiré tout le bénéfice d’avoir pu observer la perversité de Lavan. Il aurait dû avoir appris de cet homme l’enthousiasme à se livrer au péché et à la tromperie.
Convaincu qu’il ne manifestait pas la même ardeur dans son accomplissement des Mitsvot, il s’est sermonné pour ce défaut.

HISTOIRE

Le Ben Ish ‘Haï (sur Parasha de Bo) raconte l’histoire suivante :
Un jour, le Yetser Hatov (le bon penchant) et le Yetser Hara’ (le mauvais penchant) se rencontrèrent. Le Yetser Hara’ dit au Yetser Hatov : « Jusqu’à quand allons-nous nous affronter ?! Viens, faisons une trêve et observons un « cesser le feu », ainsi je te passerai mes « clients », et toi tu me passeras les tiens. » Le Yetser Hatov accepta la proposition.

Mais voilà que sous le contrôle du Yetser Hatov, se trouvait un ‘Hassid, un homme très pieux qui était très assidu dans l’étude de la Torah. le Yetser Hatov accepta de le donner au Yetser Hara’.
Ce soir là, le ‘Hassid était assis comme tous les soirs chez lui en train d’étudier la Torah, et selon l’accord établi, le Yetser Hara’ s’introduit en lui et réussit à le séduire en l’incitant à interrompre son étude pour aller « prendre l’air » dans la rue. Le ‘Hassid sortit dans la rue tumultueuse et arriva jusqu’à un café où l’on jouait aux cartes. Le ‘Hassid resta à la porte et observa les joueurs de cartes, avec quelle manière ils étaient « envoûtés » par le jeu. Lorsqu’on leur apportait du café ou du thé, le jeu leur faisait totalement oublier de boire tellement qu’ils étaient concentrés dans leur jeu. Le ‘Hassid restait là et observait, stupéfait.
Vers minuit, le ‘Hassid rentra chez lui, s’assit par terre et se mit à pleurer très fortement, en poussant des cris terribles et remplis d’amertume, au point où sa femme et ses enfants se réveillèrent des bruits de ses cris. Sa femme lui demanda les raisons de ses cris. Il lui répondit :
« Jusqu’à présent, je pensais que je valais de l’or, mais je viens de m’apercevoir que je ne vaux que du cuivre ! » Il s’expliqua en disant :
« Cette nuit, je me suis rendu dans un café, et j’ai pu constater que – du fait de leur ardeur et leur passion pour le jeu – les joueurs en oubliaient de boire le café ou le thé qu’on leur servait ! Mais moi, lorsque j’étudie la Torah, je n’oublie jamais de boire, ce qui prouve que je n’étudie pas avec autant de passion et autant d’ardeur que lorsque ces joueurs jouent aux cartes !! »
Et il s’engagea immédiatement à redoubler d’intensité et d’assiduité dans l‘étude de la Torah.
Le lendemain, lorsque le Yetser Hatov et le Yetser Hara’ se rencontrèrent, le Yetser Hara’ dit au Yetser Hatov :
« Annulons tout de suite notre accord de « cesser le feu » car j’ai vu que, non seulement je n’ai pas réussi à faire trébucher ce ‘Hassid dans la faute, mais au contraire, il redouble désormais de ferveur et de passion pour l’étude de la Torah !!!! »

C’est ce que Ya’akov Avinou veut exprimer :
J’ai séjourné avec Lavan
Rashi : et j’ai malgré tout, accompli les 613 Mitsvot de la Tora, sans apprendre de ses mauvaises conduites.
Ya’akov se lamente : Je n’ai fait qu’observer les 613 Mitsvot, sans malheureusement m’inspirer de toute l’ardeur et toute la passion que Lavan met dans ses mauvaises conduites !!!

On demanda un jour à l’auteur du ‘Hidoushé Harim :
« Pourquoi les non-pratiquants réussissent tellement tout ce qu’ils entreprennent, alors que le mensonge ne mérite pas d’exister ?! »
Le Rav répondit :
« Il est vrai que les non-pratiquants agissent pour le mensonge, mais ils y mettent tellement de sincérité et d’intégrité que la réussite est inévitable, alors que les pratiquants agissent pour la vérité, mais leurs actions manquent parfois de sincérité et d’intégrité…

4. Frères jumeaux – destins liés

Ya’akov eu très peur et fut dans la détresse… (Bereshit 32-8)

Rashi : Il eu très peur - d’être tué (par ‘Essav). Il fut dans la détresse – du risque de tuer (‘Essav).
Contexte : Les envoyés de Ya’akov reviennent pour lui annoncer que ‘Essav arrive à sa rencontre, accompagné de 400 hommes pour le tuer.

Question :

Pourquoi avoir peur de tuer ‘Essav ? Ya’akov n’était-il pas en situation de légitime défense ? Nos maîtres ne nous ont-ils pas enseigné : « Celui qui vient pour te tuer, lève-toi plus tôt que lui pour te tuer. (Talmud Bera’hot 62) » ?!

Réponse :

Un roi de France avait un ami fidèle qui était son plus proche conseillé. Cet ami était aussi un très grand astrologue expert dans les étoiles. Le roi le consultait régulièrement sur son avenir, et il en avait fait un homme très important dans le royaume.
Un jour, des ministres jaloux rapportèrent au roi des propos calomnieux à l’encontre de son fidèle ami. Selon ces propos, son ami était lié à des ennemis du roi qui avaient projeté de le renverser. Le roi décida de convoquer son fidèle ami afin de lui faire un procès pour crime de lèse-majesté.
Avant de décider de son sort, le roi voulut échanger quelques paroles avec son ami, et il lui demanda :
« Tes capacités d’astrologue te donnent-elles la possibilité de voir ce qui t’attend dans les prochains instants ? »
L’ami du roi répondit :
« Oui. »
Le roi demanda :
« Peux-tu donc me dire le jour de ta mort ? »
L’ami du roi fut pris de panique et compris que son sort était scellé, il fit mine de se concentrer et réfléchit à la position exacte des étoiles à ce moment précis, puis, l’air très inquiet il déclara ;
« Majesté ! Les étoiles m’ont dévoilé qu’un grand danger plane sur ma tête, mais je suis aussi très peiné d’apprendre au roi que le jour de ma mort précède de 3 jours celui où le roi lui-même doit mourir. Ce n’est donc pas pour moi que je m’inquiète, mais pour Sa Majesté le roi, puisque sa fin est proche, et avec lui va s’éteindre son règne glorieux ! »
Le roi fut abasourdi en entendant les paroles de son ami et il fut très effrayé. Il eut peur de lui porter atteinte et ordonna son acquittement immédiat. Il lui plaça des gardes du corps chargés de le protéger en permanence, car il avait pleine confiance en la prédiction de son ami. Ceci vient illustrer le verset : « La sagesse fait vivre ceux qui la possèdent » (Kohelet 7-12)

Il en est de même vis-à-vis de la peur de Ya’akov Avinou.
Dans la Guemara Sota (13a), nos maîtres nous apprennent que Rivka avait prédit par esprit prophétique que ses 2 enfants Ya’akov et ‘Essav devaient mourir le même jour. Même s’ils ne sont pas morts le même jour, ils furent enterrés le même jour.
En effet, le jour de l’enterrement de Ya’akov Avinou, ‘Essav revendiqua la place dans le caveau de Ma’hpela. Un des petits enfants de Ya’akov Avinou – ‘Houshim Ben Dan qui était sourd – saisit un bâton et frappa ‘Essav à la tête. Ensuite, Yehouda acheva ‘Essav, la prédiction de Rivka relevait bien de l’esprit prophétique.

C’est donc pour cela que Ya’akov est si effrayé et pris de panique le jour où il va rencontrer son frère ‘Essav. Il sait que sa mère a prophétisé qu’ils doivent mourir le même jour. Il a donc peur – non seulement d’être tué par ‘Essav – mais aussi d’avoir lui-même à se défendre en tuant ‘Essav, car cela provoquera sa propre mort.

Shabbat Shalom

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5770
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Le devoir des femmes concernant l’allumage de ‘Hanouka

Le devoir des femmes concernant l’allumage de ‘Hanouka

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

Les femmes sont-elles soumises à l’obligation d’allumer les Nrot de ‘Hanouka ?

DECISION DE LA HALA’HA

Les femmes sont soumises à l’obligation d’allumer les Nerot de ‘Hanouka.
Par conséquent, une femme qui vit seule, est tenue d’allumer chaque soir les Nerot de ‘Hanouka en récitant les Bera’hot, exactement comme un homme.

De même, lorsqu’un mari est absent de la maison, il est convenable et juste qu’il délègue sa femme afin qu’elle allume les Nerot de ‘Hanouka en son absence. De cette façon, le mari est quitte de la Mitsva là où il se trouve, et ne doit donc pas allumer là où il se trouve (Sauf s’il se trouve à un endroit où il n’y a pas de juifs et qu’il n’a donc pas la possibilité de voir les Nerot ‘Hanouka. Dans ce cas, il doit lui aussi allumer là où il se trouve, en plus de l’allumage effectué par son épouse à son foyer).

Même dans le cas où le mari sait qu’il va rentrer chez lui le soir, mais à une heure tardive, il est préférable, dans ce cas également, qu’il délègue sa femme, afin qu’elle allume au moment instauré par nos ‘Ha’hamim pour l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, c'est-à-dire, à l’heure précise de la sortie des étoiles (environ 10 mn avant l’heure de sortie de Shabbat, se renseigner selon les villes).

Mais selon la tradition des Ashkenazim où chaque membre du foyer allume ses propres Nerot, si le mari est absent mais qu’il se trouve dans un endroit où il a la possibilité d’allumer, il est bon qu’il allume sans réciter les Bera’hot, et sa femme allume à la maison avec les Bera’hot. Si le mari en a la possibilité, avant d’allumer, il est bien qu’il écoute les Bera’hot de quelqu’un qui allume ses Nerot.
Bien que les femmes sont soumises à l’obligation d’allumer les Nerot de ‘Hanouka, lorsque c’est le chef de famille qui allume, sa femme et ses filles n’allument pas de Nerot de façon indépendante, car elles sont quittes par l’allumage du chef de famille, comme l’ensemble des membres du foyer.
Même chez les Ashkenazim où chacun allume ses propres Nerot, l’épouse et les filles s’acquittent par l’allumage du chef de famille.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est enseigné dans la Guemara Shabbat (23a) :
Rabbi Yehoshoua’ Ben Levi dit : Les femmes sont soumises au devoir d’allumer les Nerot de ‘Hanouka, puisqu’elles ont, elles aussi, bénéficié du Miracle.

Nous savons qu’en règle générale, les femmes sont exemptes de toute Mitsva dont l’accomplissement est lié à un laps de temps (Mitsvat ‘Assé Shehazeman Guerama), comme par exemple le Talit ou les Tefilin, qui sont des Mitsvot qui ne peuvent être accomplies que seulement en journée, ou bien la Mitsva d’habiter dans la Soukka qui est une Mitsva qui ne peut s’accomplir que seulement durant la fête de Soukkot, ou encore la Mitsva du Loulav qui - elle aussi - ne peut s’accomplir que seulement durant la fête de Soukkot, et uniquement lorsqu’il fait jour.

Mais lorsque la Mitsva vient en souvenir d’un Ness (miracle) – comme l’allumage des Nerot ‘Hanouka ou la lecture de la Meguila, ou bien les 4 coupes de vin du Seder de Pessa’h – même si cette Mitsva est liée à un laps de temps, les femmes sont soumises à son accomplissement.

C’est la raison pour laquelle, même si l’allumage des Nerot ‘Hanouka est une Mitsvat ‘Assé Shehazeman Guerama (une Mitsva dont l’accomplissement est lié à un temps limite), les femmes son soumises à son accomplissement, exactement comme un homme.

Cette Hala’ha est tranchée par MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 675 – 3)

La notion d’imposer aux femmes l’accomplissement de certaines Mitsvot « puisqu’elles ont, elles aussi, bénéficié du Miracle » implique systématiquement l’intervention d’une femme illustre par laquelle le miracle a été provoqué.
C’est par exemple par le mérite de l’intervention de la reine Esther que le miracle de Pourim s’est produit, ou bien c’est grâce aux mérites des femmes vertueuses du peuple d’Israël, qu’il a été délivré d’Egypte (Voir Tossafot sur Pessa’him 108b).

En l’occurrence, c’est grâce à la bravoure de Yehoudite la fille de Yo’hanan le Cohen Gadol, que le miracle s’est produit.
En effet, le RaN (2ème chap. de Shabbat, page 10 des pages du RIF) explique que les grecs avaient aussi décrété que chaque jeune mariée, devait d’abord être souillée par le prêtre idolâtre des grecs, avant de passer sous la ‘Houpa, comme le rapporte également Rashi sur la Guemara Shabbat (23a). Or, comme il est rapporté dans le Midrash, Yehoudite, la fille du Cohen Gadol, fut menée elle aussi, auprès du prêtre idolâtre le jour de son mariage. Mais voilà qu’au moment où son carrosse se dirigeait vers la maison du grec, elle se mise à crier et à déchirer ses vêtements, en sautant du carrosse. Ses frères essayèrent de la maîtriser en lui rappelant que son attitude n’était pas digne de celle de la fille du Cohen Gadol, mais elle leur répondit que leur attitude n’était pas plus digne puisqu’ils laissaient leur propre sœur se faire souiller par un idolâtre le jour de son mariage.
Ses propos pénétrèrent profondément la conscience de ses frères, et ils soulevèrent le peuple contre les grecs jusqu’à la victoire. Lorsque Yehoudite arriva devant le prêtre idolâtre, elle le fit boire beaucoup de lait, et lorsqu’il fut endormi, elle saisie son épée et lui trancha la tête, ce qui découragea totalement ses soldats, qui se mirent à fuir progressivement.

Par conséquent, même pour une femme mariée, si le mari ne peut pas allumer à la maison, parce qu’il est absent, il est convenable et juste qu’il délègue sa femme afin qu’elle allume les Nerot de ‘Hanouka à sa place. De cette façon, le mari est quitte de la Mitsva là où il se trouve, et ne doit donc pas allumer là où il se trouve.
(Sauf s’il se trouve à un endroit où il n’y a pas de juifs et qu’il n’a donc pas la possibilité de voir les Nerot ‘Hanouka. Dans ce cas, il doit lui aussi allumer là où il se trouve, en plus de l’allumage effectué par son épouse à son foyer, comme nous l’expliquerons dans une prochaine Hala’ha avec l’aide d’Hashem)

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit dans son livre Shou’t Ye’havé Da’at (tome 3 chap.51) que même dans le cas où le mari sait qu’il va rentrer chez lui le soir, mais à une heure tardive, il est préférable, dans ce cas également, qu’il délègue sa femme, afin qu’elle allume au moment instauré par nos ‘Ha’hamim pour l’allumage des Nerot de ‘Hanouka, c'est-à-dire, à l’heure précise de la sortie des étoiles (environ 10 mn avant l’heure de sortie de Shabbat, se renseigner selon les villes).
Cette attitude est beaucoup plus correcte selon la Hala’ha, que d’attendre que le mari rentre plus tard dans la soirée, et allume les Nerot de ‘Hanouka à une heure qui certes, est encore valable à posteriori, mais qui fait malgré tout l’objet d’une Ma’hloket (divergence d’opinion Halah’ic) parmi les Poskim (décisionnaires), et qui ne correspond pas au moment précis que nos ‘Ha’hamim ont instauré pour l’accomplissement de cette Mitsva.

Bien qu’en général, nous appliquons le principe selon lequel « une Mitsva a plus de valeur lorsqu’elle est faite par la personne concernée, que lorsqu’elle est faite par son délégué » (Mitsva bo, Yoter Mibishlou’ho), ce principe n’est valable que seulement lorsque la personne et le délégué se trouvent tous les 2 dans le même lieu, mais dans notre cas, où le mari ne sera pas encore rentré à l’heure de l’allumage, il est préférable qu’il délègue sa femme, car grâce à cela, la Mitsva est accomplie au moment précis où l’ont instaurée nos ‘Ha’hamim, c'est-à-dire, pendant la 1ère ½ heure qui suit la sortie des étoiles.
Qui plus est, nous avons aussi un autre principe selon lequel « l’épouse est considérée comme le propre corps du mari » (Ishto Kegoufo). Selon ce principe, lorsque la femme allume les Nerot à la place de son mari, c’est comme ci le mari allume lui-même.

Mais selon la tradition des Ashkenazim – conformément à l’opinion du RAMA (sur O.H 671 – 2) - où chaque membre du foyer allume ses propres Nerot, si le mari est absent mais qu’il se trouve dans un endroit où il a la possibilité d’allumer, il est bon qu’il allume sans réciter les Bera’hot, et sa femme allume à la maison avec les Bera’hot. Si le mari en a la possibilité, avant d’allumer, il est bien qu’il écoute les Bera’hot de quelqu’un qui allume ses Nerot.

Bien que les femmes sont soumises à l’obligation d’allumer les Nerot de ‘Hanouka, lorsque c’est le chef de famille qui allume, sa femme et ses filles n’allument pas de Nerot de façon indépendante, car elles sont quittes par l’allumage du chef de famille.
Même chez les Ashkenazim où chacun allume ses propres Nerot, l’épouse et les filles s’acquittent par l’allumage du chef de famille.
Mais par contre, une femme qui vit seule, ou une femme dont le mari est abscent, comme nous l’avons expliqué plus haut, dans ces cas là, la femme est tenue d’allumer les Nerot de ‘Hanouka.

mercredi 2 décembre 2009

Spécial « Bare’h ‘Alenou » (La demande des pluies)

Spécial « Bare’h ‘Alenou » (La demande des pluies)

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

A partir de quand doit-on dire Bare’h ‘Alenou ?

DECISION DE LA HALA’HA

En Erets Israël, on commence à dire cette bénédiction (Bare’h ‘Alenou) depuis le 7 Mar ‘Heshvan (depuis le samedi soir 24.10.09, Arvit).
En dehors d’Israël, nous commençons à demander les pluies (en disant Bare’h ‘Alenou) qu’à partir de 60 jours après la Tekoufa de Tishré (cette année, à partir de samedi soir 05.12.09, à partir de ‘Arvit).

Un habitant d’Erets Israël en voyage à l’étranger après la fête de Soukkot :
• S’il a quitté Erets Israël après le 7 Mar ‘Heshvan de façon définitive ou dans l’intention de rester à l’étranger une année ou d’avantage, il devra arrêter de dire Bare’h ‘Alenou, et ne reprendra qu’à partir de 60 jours après la Tekoufa de Tishré (cette année, à partir du 05.12.09 au soir, à partir de ‘Arvit), comme les habitants du pays étranger où il se trouve.
• S’il est parti dans l’intention de retourner en Erets Israël durant l’année, ou bien qu’il a laissé une femme et des enfants en Erets Israël, s’il voyage avant le 7 Mar ‘Heshvan, dès le 7 Mar ‘Heshvan, il insèrera la demande des pluies uniquement dans la Bera’ha de Shema’ Kolenou, en disant « Veten Tal Ou Matar Livra’ha » avant de conclure par les termes « Ki Ata Shomea’ Tefilat Kol Pé ». S’il voyage après le 7 Mar ‘Heshvan, il devra continuer à dire Bare’h ‘Alenou, comme les habitants d’Erets Israël.

Un habitant de l’étranger en voyage en Erets Israël avant que ne s’écoulent les 60 jours depuis la Tekoufa de Tishré (cette année, avant le 5 décembre 2009 au soir) :

S’il arrive en Erets Israël après le 7 Mar ‘Heshvan – même s’il a l’intention de retourner dans son pays d’ici quelques jours – il doit dire Bare’h ‘Alenou comme les habitants d’Erets Israël, et il s’arrêtera de le dire dés son retour dans son pays, s’il y retourne avant que ne s’écoulent les 60 jours depuis la Tekoufa de Tishré (cette année, avant le 5 décembre 2009 au soir). Mais malgré tout, même s’il s’arrête de dire Bare’h ‘Alenou dés son retour dans son pays, il est bon qu’il continue à demander la pluie dans la Bera’ha de Shema’ Kolenou, en disant uniquement « Veten Tal Ou Matar Livra’ha » avant de conclure par les termes « Ki Ata Shomea’ Tefilat Kol Pé ».

En Argentine et au Brésil, il faut dire Bare’h Alenou comme les habitants de l’Europe et des Etats Unis (cette année à partir du 05.12.09 au soir, à partir de ‘Arvit).

En cas d’oublie de Bare’h ‘Alenou dans la ‘Amida, la Hala’ha diffère selon l’endroit précis de la ‘Amida où l’on se trouve lorsqu’on s’en rend compte, c’est pourquoi nous vous conseillons de consulter la fin du développement de cette Hala’ha pour plus de clarté sur ce sujet.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT
Il est enseigné dans une Mishna du traité Bera’hot (33a)
On doit demander la pluie dans la Bera’ha des Années (Bare’h ‘Alenou).

Cette Bera’ha est la 9ème Bera’ha de la ‘Amida de semaine.

A travers cette bénédiction, nous demandons à Hashem de nous gratifier de pluies bénéfiques (Veten Tal Oumatar Livra’ha…).

En Erets Israël, on commence à dire cette bénédiction (Bare’h ‘Alenou) dès le 7 Mar ‘Heshvan (depuis le samedi soir 24.10.09, Arvit).
Bien qu’il aurait fallut normalement commencer à demander les pluies depuis a sortie de la fête de Shemini ‘Atseret, puisque c’est là que débute réellement la saison des pluies, cependant, nos maîtres n’ont institué la demande des pluies qu’à partir du moment où les juifs les plus éloignés d’Erets Israël, venus en pèlerinage à Jérusalem lors de la fête de Soukkot, soient rentrés chez eux afin de ne pas subir les intempéries causés par la pluie (les juifs les plus éloignés habitaient Bavel – Babylone ou l’Irak actuelle). Or, le temps pour atteindre à pied, Bavel depuis Jérusalem, correspond précisément à 15 jours, ce qui reporte la demande des pluies au 7 Mar ‘Heshvan, depuis la fin de la fête de Soukkot.

En dehors d’Israël, nous commençons à demander les pluies (en disant Bare’h ‘Alenou) qu’à partir de 60 jours après la Tekoufa de Tishré (cette année, à partir du samedi soir 05.12.09 au soir, à partir de ‘Arvit).

C’est Hala’ha est tranchée par le RAMBAM (chap.2 des Hala’hot relatives à la prière, Hal.16), le TOUR (O.H chap.117), ainsi que par MARAN dans le Shou’l’han ‘Arou’h (O.H chap.117 parag.1)

Quel est le Din pour un habitant d’Erets Israël en voyage à l’étranger après la fête de Soukkot ?
• S’il a quitté Erets Israël après le 7 Mar ‘Heshvan de façon définitive ou dans l’intention d’y rester une année ou d’avantage, il devra arrêter de dire Bare’h ‘Alenou, et ne reprendra qu’à partir de 60 jours après la Tekoufa de Tishré (cette année, à partir du 05.12.09 au soir, à partir de ‘Arvit), comme les habitants du pays étranger où il se trouve.
• S’il est parti dans l’intention de retourner en Erets Israël durant l’année, ou bien qu’il a laissé une femme et des enfants en Erets Israël, s’il voyage avant le 7 Mar ‘Heshvan, dés le 7 Mar ‘Heshvan, il insèrera la demande des pluies dans la Bera’ha de Shema’ Kolenou, en disant uniquement « Veten Tal Ou Matar Livra’ha » avant de conclure par les termes « Ki Ata Shomea’ Tefilat Kol Pé ». S’il voyage après le 7 Mar ‘Heshvan, il devra continuer à dire Bare’h ‘Alenou, comme les habitants d’Erets Israël.

Quel est le Din pour un habitant de l’étranger en voyage en Erets Israël avant que ne s’écoulent les 60 jours depuis la Tekoufa de Tishré (cette année, avant le samedi soir 5 décembre 2009 au soir) ?
S’il arrive en Erets Israël après le 7 Mar ‘Heshvan – même s’il a l’intention de retourner dans son pays d’ici quelques jours – il doit dire Bare’h ‘Alenou comme les habitants d’Erets Israël, et il s’arrêtera de le dire dés son retour dans son pays, s’il y retourne avant que ne s’écoulent les 60 jours depuis la Tekoufa de Tishré (cette année, avant le samedi soir 5 décembre 2009 au soir). Mais malgré tout, même s’il s’arrête de dire Bare’h ‘Alenou dés son retour dans son pays, il est bon qu’il continue à demander la pluie dans dans la Bera’ha de Shema’ Kolenou, en disant uniquement « Veten Tal Ou Matar Livra’ha » avant de conclure par les termes « Ki Ata Shomea’ Tefilat Kol Pé ».

Il existe un statut particulier pour l’Argentine et le Brésil.
En effet, dans ces pays, les saisons sont inversées :
L’été se déroule entre Soukkot et Pessa’h, et l’hiver, entre Pessa’h et Soukkot.
Durant leur été, à Buenos-Aires en Argentine, ainsi qu’à Sao Polo, au Brésil, des pluies diluviennes s’abattent sur le pays, en apportant beaucoup d’abondance, alors que durant leur hiver, les pluies sont un peu moins importantes, et moins bénéfiques.

Une question se pose :
A quelle date les juifs de ces pays, doivent-ils dire Bare’h ‘Alenou ?

Il y a quelques années, le Gaon Rabbi David YOSSEF shalita s’est penché sur cette question, et après de longues recherches et analyses, aussi bien du point de vue de la Hala’ha, aussi bien du point de vue de la réalité dans ces pays là, est arrivé à la conclusion que de notre époque, de grands progrès ont été réalisés au niveau technologique, et les experts savent comment exploiter la grande quantité d’eau qui tombe durant leur été, et qui plus est, cette exploitation est bénéfique à l’agriculture.

Par conséquent, la décision Hala’hic du Gaon Rabbi David YOSSEF shalita est que les juifs de ces pays d’Amérique du sud doivent commencer à dire Bare’h ‘Alenou exactement comme les Etats Unis et les pays d’Europe, c'est-à-dire, à partir de 60 jours après la Tekoufa de Tishré (cette année, à partir du samedi soir 05.12.09 au soir, à partir de ‘Arvit).
Son vénéré père, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita se range également à cet avis, ainsi que le Gaon Rabbi Shalom COHEN shalita, et de nombreux autres décisionnaires de notre temps.

En cas d’oublie de Bare’h ‘Alenou

Afin de mieux comprendre cette Hala’ha, nous vous conseillons de vous munir
du Siddour (rituel de prières), et de l’ouvrir à la page de la ’Amida des jours de semaine.

De façon générale, si quelqu’un omet de demander les pluies dans la prière quotidienne en hiver, la Hala’ha considère que cette personne n’a pas prier puisque sa prière n’est pas complète.
En d’autres termes, si l’on a dit en hiver Bare’henou, qui est le paragraphe de l’été, à la place de Bare’h ‘Alenou, qui est le paragraphe de l’hiver, le Din est que l’on doit recommencer la ‘Amida depuis le début.

Mais plusieurs cas de figure se présentent :
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on se trouve encore dans la Birkat Hashanim (la 9ème Bra’ha de la ‘Amida de la semaine, qui est Bare’henou en été, et Bare’h ‘Alenou en hiver), et que l’on n’a pas encore conclus cette Bra’ha : dans ce cas, on retourne au début de Bare’h ‘Alenou, puis on poursuit la ‘Amida.
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de cette Bra’ha, mais sans avoir dis « Mevare’h Hashanim » : dans ce cas, on dit les mots « Lamedeni ‘Houke’ha », et on retourne au début de Bare’h ‘Alenou, puis on poursuit la ‘Amida.
EXPLICATION les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Lamedeni ‘Houke’ha » forment un verset des Tehilim (118). De cette façon, on n’aura pas prononcé le Nom d’Hashem en vain.
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà conclus la Bra’ha par les mots « Mevare’h hashanim », mais sans avoir entamer la prochaine Bra’ha, qui est celle de Teka’ Beshofar Gadol : dans ce cas, on insert entre Mevare’h Hashanim et Teka’ Beshofar Gadol, la phrase suivante : « Veten Tal OuMatar Livra’ha », puis on poursuit la ‘Amida. (Dans ce cas précis, il est bon de redire cette phrase une nouvelle fois dans la Bra’ha de Shema’ Kolenou, juste avant de conclure par « Ki Ata Shome’a Tefilat Kol Pé Barou’h Ata… »)
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà entamer la Bra’ha de Teka’ Beshofar Gadol : dans ce cas, on poursuit la ‘Amida, et lorsque l’on arrive à la Bra’ha de Shema’ Kolenou, juste avant de conclure cette Bra’ha par la formule « Ki Ata Shome’a Tefilat Kol Pé », on insert la phrase « Veten Tal OuMatar Livra’ha ».
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de la Bra’ha de Shema’ Kolenou, mais sans avoir dis « Shome’a Tefila » : dans ce cas, on dit les mots « Lamedeni ‘Houke’ha » (voir plus haut), puis on dit « Veten Tal OuMatar Livra’ha Ki Ata Shome’a Tefilat Kol Pé Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Shome’a Tefila ».
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà conclus la Bra’ha de Shema’ Kolenou, en ayant déjà prononcé les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Shome’a Tefila », mais sans avoir entamer la prochaine Bra’ha, qui est celle de Retsé : dans ce cas, on insert entre Shome’a Tefila et Retsé, la phrase suivante : « Veten Tal OuMatar Livra’ha », puis on poursuit la ‘Amida.
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà entamer la Bra’ha de Retsé, ou bien lorsqu’on se trouve dans les Bra’hot suivantes, ou même lorsqu’on se trouve dans le paragraphe de « Elokaï Netsor » : tant que l’on n’a pas encore dit le 2ème Yhyou Leratson, on retourne à la Bra’ha de Bare’h ‘Alenou, puis on poursuit la ‘Amida.
 On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alenou lorsqu’on a déjà dit le 2ème Yhyou Leratson, même si l’on n’a pas encore reculer (les 3 pas) : on recommence la ‘Amida depuis le début.

‘Hanouka (Introduction)

‘Hanouka (Introduction)

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

Nous commençons – avec l’aide d’Hashem – une série de Hala’hot consacrées à ‘Hanouka

Le RAMBAM (Hal. relatives à ‘Hanouka chap.3 Hal.1 et suite) relate :

A l’époque du 2ème Beit Hamikdash (le 2ème Temple) (206 ans avant sa destruction), lorsque la Grèce régnait sur le monde, les monarques grecs avaient imposé des décrets sur Israël, dans le but de les détourner de la Torah et des Mitsvot. Ils les ont privés de l’étude de la Torah, et se sont emparés de leur argent et de leurs filles. Ils ont pénétré dans le Beit Hamikdash, l’ont souillé de toutes sortes d’idolâtries, et ont rendu impures tout ce qu’ils ont trouvé, ce qui fit souffrir Israël… Jusqu’au moment où Hashem les prie en pitié, et les sauva de la main des Grecs. Une famille de Cohanim - les ‘Hashmonaïm - souleva le peuple contre leurs ennemis, et Hashem leur fit obtenir la victoire, bien qu’ils étaient très peu nombreux face aux Grecs, qui eux, étaient des millions. Après la victoire, les ‘Hashmonaïm décidèrent de restaurer le Beit Hamikdash de toutes les impuretés des Grecs, et voulurent rallumer la Ménorah du Beit Hamikdash, restée jusque-là éteinte. Pour cela, seule une huile d’olive pure, fabriquée à cet effet, et scellée avec le sceau du Cohen Gadol, n’est valable.
Ils trouvèrent, en effet des flacons d’huile d’olive, mais tous les flacons étaient ouverts, et donc inutilisables pour le culte. Après de grandes recherches, ils trouvèrent enfin un flacon d’huile d’olive pure, scellé par le sceau du Cohen Gadol, mais ce flacon ne contenait que la quantité d’huile pour que la Ménora reste allumée qu’une nuit. Il se produit un Ness (un miracle), et la Ménora ne s’éteignit que huit jours plus tard.

Il existe 2 explications sur la raison de ce miracle :
• Selon le RAMBAM (Hal. relatives à ‘Hanouka chap.3 Hal.2), le fait d’avoir fait la guerre les avait rendues impures, et le jour de la victoire (25 KISLEV), il fallait attendre encore 7 jours pour être purifiés, selon les exigences de la Torah pour toute personne qui a été au contact d’un cadavre. Or, l’huile d’olive destinée à la Menora du Beit Hamikdash ne peut être fabriquée que par des personnes pures. C’est pour cela que se produisit un miracle grâce auquel ils purent rallumer la Menora sans attendre d’être de nouveau purs, et par cela, la Mitsva n’était pas repoussée davantage.

• Selon d’autres Rishonim – comme le Sefer Ha-Eshkol (tome 2 page 20) ; les Gueonim dans leurs Tshouvot (éditions Leik chap.104) ; le Or’hot ‘Haïm (Hal. ‘Hanouka note 1) ; le Kol Bo (chap.44) ; Rabbi David ABOUDARHAM (page 54 colonne 1) ; le RaN (sur Guemara Shabbat 21b) – 8 jours, était le temps nécessaire pour que les Cohanim se rendent à Goush ‘Halav - dans le territoire de la tribu de Asher, lieu de fabrication de l’huile d’olive (comme rapporté dans la Guemara Mena’hot 85b) - et de revenir.

Voici la très célèbre « Question du Beit Yossef ».
MARAN demande dans le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm chap.670) :
Du fait que le flacon qu’ils ont trouvé contenait de quoi allumer 1 jour, le Ness ne s’est produit que 7 jours.
Pourquoi alors commémorer le Ness 8 jours ?

Voici 3 des réponses que MARAN propose lui-même, mais qui ont déjà été proposées par certains Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale):
1. Selon les exigences de la Torah, la Ménora du Beit Hamikdash doit être allumée chaque jour de l’année, par le Cohen Gadol. La Ménora avait 7 branches. A l’extrémité de chaque branche se trouvait un réceptacle d’une contenance d’ ½ Loug (environ 16 cl). Pour l’allumage d’une nuit, il fallait donc une quantité d’huile de 3 Lougim et demi (environ 1.12 l). Il y avait donc, dans le flacon trouvé par les ‘Hashmonaïm, une quantité d’huile d’olive de 3 Lougim et demi (environ 1.12 l). Que firent-ils ? Sachant qu’il n’y avait pas plus que le nécessaire pour l’allumage d’une nuit, ils divisèrent le contenu du flacon en 8 parties, pour pouvoir allumer la Ménora chaque jour, le temps d’envoyer fabriquer de l’huile à Goush ‘Halav qui était à 4 jours de voyage de Yeroushalaïm, ainsi que le temps de revenir. Mais 1/8ème de 1.12 l ne peut brûler qu’environ 1h30 (les évènements de ‘Hanouka se déroulent en hiver, or, à cette période de l’année, la nuit fait environ 12h. 1.12 l / 8 = 0.14 12h / 0.14 = 85.71 = 1h25 mn) ! Au lieu de s’éteindre au bout d’environ 1h30, la Menora resta allumée jusqu’au matin, et de même pour les autres soirs.
2. Ils vidèrent tout le contenu du flacon dès le 1er soir dans les 7 réceptacles de la Menora, mais ils trouvèrent le flacon encore plein, et c’est ainsi qu’ils purent remplirent de nouveau la Menora les soirs suivants.
3. Ils vidèrent tout le contenu du flacon dès le 1er soir dans les 7 réceptacles de la Menora, mais au matin la Menora resta allumée et ne s’éteint qu’au bout de 8 jours.

Le Peri ‘Hadash conteste la 1ère réponse de MARAN, car – selon le Peri ‘Hadash – comment est-il concevable que les ‘Hashmonaïm aient pris sur eux la responsabilité de diviser le contenu du flacon en 8 parties, puisqu’en agissant ainsi, ils n’accomplissaient pas le devoir d’allumage de la Menora, même pas une seule nuit ! Or, la Guemara Mena’hot (89a) apprend à partir d’un verset de la Torah que le Cohen devait placer chaque soir dans la Menora la quantité nécessaire pour qu’ele reste allumée jusqu’au matin.

Le Peri ‘Hadash propose donc une autre explication.
Le 1er des 8 soirs de ‘Hanouka vient commémorer le Ness de la victoire militaire de la minorité (les Bné Israël) sur la majorité (les grecs).

Le Sefer Ha-Eshkol (tome 2 page 19) propose la réponse suivante :
Lorsque les ‘Hashmonaïm versaient un peu du contenu du flacon dans les 7 réceptacles de la Menora, le niveau d’huile montait miraculeusement. Le miracle s’est donc produit également le 1er soir.

On peut répondre également selon les propos du Zohar Ha-Kadosh :
« La bénédiction ne réside jamais sur le néant. »
Selon cette réponse, la trouvaille du flacon d’huile représente en elle-même un miracle (voir Haftara de Vayera).

Le Sheiltout de Rav A’haï GAON, (Vaishla’h) écrit que lorsqu’ils trouvèrent le flacon d’huile, il n’y avait « même pas » de quoi allumer un jour.
Selon cette version, nous comprenons que le miracle s’est également produit le 1er jour.

Les ‘Ha’hamim (les sages) de cette génération, instituèrent pour les générations à venir, que ce miracle serait célébré pendant huit jours, à partir de la date du 25 Kislev, en allumant des lumières chaque soir, en récitant le Hallel chaque jour, et en disant le passage de Al Hanissim dans le Birkat Hamazon, ainsi que dans les prières quotidiennes.

LES PRINCIPAUX DECRETS IMPOSES PAR LES GRECS
• Ne plus pratiquer la Berit Mila (la circoncision)
• Ne plus observer Shabbat
• Ne plus fixer Rosh ‘Hodesh

Il faut être très attentionné envers la Mitsva de l’allumage des lumières de ‘hanouka, car cette Mitsva est très précieuse, afin de divulguer le miracle, en adressant des remerciements à Hashem. Nos ‘Ha’hamim enseignent dans la Gmara Shabbat (23b) que celui qui accomplie la Mitsva des lumières de ‘Hanouka selon les exigences de la Hala’ha, aura le mérite d’avoir des enfants Talmidé ‘Ha’hamim (érudits dans la Torah). Comme il est dit : « Le Ner (la lampe) est la Mitsva, et la Torah est la lumière » (Mishlé chap.6).
Rashi explique ce verset ainsi : C’est par le Ner Mitsva (le Ner que l’on a l’obligation d’allumer) que vient la lumière de la Torah.
Le Meïri ajoute qu’il s’agit ici d’accomplir la Mitsva de Ner avec beaucoup de soin, et beaucoup d’afffection.

Avec l’aide d’hashem, les prochaines Hala’hot seront consacrées à ‘Hanouka.

mardi 1 décembre 2009

Cours Audio

Bonjour à tous

Voici le lien audio vers mon Shiour (30.11.09) consacré au sujet
" 'Hanouka - Hala'hot Partie 2 ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici ou au téléchargement en faisant un clic droit, puis enregistrer la cible.

Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shiour, faites le moi savoir.

Kol Touv

Rav David A.PITOUN
sheelot@free.fr
www.halahayomit.blogspot.com