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vendredi 7 décembre 2007

Dvar Torah sur Hanouka

shabbat ‘hanouka

Il est enseigné dans la Gmara Shabbat (22a) :

Rava dit : « Il est une Mitsva de placer les Nerot ‘Hanouka dans l’espace d’un Tefa’h (8 cm) de la porte de la maison. » La Gmara ajoute également qu’il faut placer les Nerot ‘Hanouka du côté gauche de celui qui entre dans la maison, afin de trouver la Mezouza sur la droite et les Nerot ‘Hanouka sur la gauche.

Il est rapporté dans le livre KOL YEHOUDA du Gaon Rabbi Yehouda TSADKA z.ts.l, la célèbre remarque du Gaon Rabbi David YONGRIZ z.ts.l :

Nous savons que toutes les Mitsvot sont toujours accomplies par la droite ou avec la main droite, qui représente les choses auxquelles nous donnons de l’importance et de la priorité.

Pourquoi donc placer les Nerot ‘Hanouka à gauche, et leur faire perdre d’une certaine façon, leur importance et leur priorité, au profit de la Mezouza qui est à droite ?! Il est tout à fait possible de placer aussi bien la Mezouza que les Nerot ‘hanouka du côté droit de celui qui entre dans la maison, et de cette façon, les 2 Mitsvot gardent toute leur importance !

Le Gaon z.ts.l répond lui-même de la façon suivante :

La fonction essentielle de la Mezouza est de protéger le foyer de tout élément nuisible à une maison juive, et de veiller à ce que n’entre dans ce foyer uniquement des influences de Torah et des idées authentiquement juives.

La Mezouza joue un rôle de sentinelle qui rappelle à toute personne qui pénètre ce lieu, qu’aucune conception contraire à la Torah, n’y est acceptée.

C’est pour cela qu’elle est fixée à droite de celui qui entre.

Les Nerot ‘Hanouka jouent également un rôle de sentinelle, mais pour tout élément qui va sortir de ce foyer. Elles sont placées à gauche de celui qui entre, mais elles sont aussi à la droite de celui qui sort !

Les Nerot ‘Hanouka viennent rappeler le message suivant :

Tout ce qui sort d’un foyer juif ne doit être que lumière !

La maison d’un juif doit être la source de la lumière de la Torah, qui va aller éclairer et illuminer le monde extérieur.

Nous devons prendre conscience de l’origine de la culture grecque qui régnait dans le monde à l’époque des événements de ‘Hanouka.

L’ancêtre des grecs est YEFET, le fils de Noa’h. Hashem le bénit par la beauté et l’esthétique, mais uniquement à la condition « qu’il réside dans les tentes de Shem » (voir Bereshit IX).

Nos maîtres expliquent que cette bénédiction Divine s’est accomplie au temps du roi KORESH (Cyrus), roi des Perses (qui sont également descendants de YEFET).

En effet, KORESH a su exploiter son penchant vers la beauté et l’esthétique, pour reconstruire et embellir le 2ème Beit Hamikdash avec beaucoup de luxe. Les descendants de YEFET (le monde occidental) sont tous gratifiés de la beauté extérieure, aussi bien pour la beauté physique, que pour leurs aptitudes dans l’élégance et l’apparence, comme l’explique le ABRABANEL.

Mais il est certain que la beauté et l’esthétique restent insignifiantes lorsqu’ils ne mènent à rien de concret !

C’est pourquoi nos maîtres ne font l’éloge des aptitudes de YEFET (à travers le roi KORESH, son descendant) dans le domaine de la beauté et de l’esthétique, uniquement parce qu’il les a mis au profit de l’embellissement du Beit Hamikdash.

Par contre, l’empire Grecque ne s’illustra que par son attachement à la beauté et à l’esthétique en tant que but, sans aucun autre sens profond.

Au contraire, ils valorisaient et élevaient la beauté à un tel point, qu’ils en vinrent à la considérer comme un objectif à part entière pour lequel l’homme doit investir toutes ses forces.

C’est pour cela que les grecs développèrent l’apparence physique en construisant des stades et des endroits où l’on cultive le corps.

Non pas dans le but d’entretenir la santé de l’homme, afin de poursuivre des objectifs plus élevés, mais uniquement comme but en soi.

C’est également pour cela que les grecs ont donné la possibilité à chacun de faire tout ce qui lui vient à l’esprit, pour cultiver son corps, sans en rendre de compte devant qui que se soit.

C’est pourquoi, les grecs se sont beaucoup investis dans les conceptions hérétiques et dans l’Apikorsout, dans le but de détruire les fondement de la Emouna (la foi en Hashem), qui vient justement limiter l’homme dans son univers, pour ne pas qu’il agisse comme bon lui semble.

C’est en agissant ainsi que les grecs ont fais des ravages au sein du peuple d’Israël, et de nombreux juifs en sont arrivés à rejeter Hashem, en se laissant séduire par les idées du culte de la personne physique, et de la matérialité, que prônaient les grecs, et qui brillaient dans chaque endroit. En particulier les gens riches, qui étaient proches des autorités grecques, et qui se sont laissés « helléniser ». Ces juifs adoptèrent un comportement « libre », qui ne correspondait plus du tout à celui d’un juif qui observe la Torah et les Mitsvot.

C’est justement le sens du Midrash sur le verset de Bereshit (chap.1) « …et l’obscurité planait sur la surface de l’âbime… ». Le Midrash interprète ce verset en disant qu’il fait allusion au règne de l’empire Grecque qui a obscurcit les yeux d’Israël par ses décrets.

En effet, les Grecs avaient décrété que les juifs doivent écrire « sur la corne du taureau » : « Vous n’avez plus de part dans le Dieu d’Israël ».

La « corne du taureau » signifie un endroit en relief, visible de tous (comme le par brise d’une voiture, de notre époque).

Par le fait qu’Israël exprime ouvertement son assimilation à la culture grecque, les grecs en retour, les élevaient à divers échelons de la société, au point de les convaincre totalement.

Le tout, avec des procédés très agréables, et par un discours de flatterie, et non pas sous une apparence d’antisémitisme classique.

Jusqu’au moment où Hashem éveilla l’esprit des ‘Hashmonaïm, afin qu’ils se vengent des grecs et de leurs maudits décrets.

Ce sont eux, ces hommes de courage, épris d’une fervente et pure volonté, qui ont réussis à chasser les Grecs de façon miraculeuse, et qui ont oppressé les juifs « hellénisants », jusqu’à ce qu’ils restituèrent à la couronne de la Torah, sa juste place, en ramenant de nombreux juifs vers Hashem.

Mais les ‘Hashmonaïm avaient conscience que leur seules actions ne suffiraient pas pour préserver le peuple d’Israël du fléau de la culture grecque et de ses diverses variantes, et que cette plaie pourrait de nouveau se propager sur Israël et les perdre à tout jamais de « la vigne d’Hashem ».

C’est pour cela que nos maîtres nous ont institué la Mitsva de l’allumage des Nerot ‘Hanouka à la gauche de la porte pour celui qui entre, afin que nous soyons « entourés de Mitsvot ».

La lumière de ‘Hanouka vient justement nous rappeler, en étant à la gauche de la porte, qu’il faut se préserver et s’éloigner de la culture non juive qui vient exclusivement de l’extérieur de la maison, de peur que l’homme se laisse séduire par les vanités de cette culture.

Après avoir vu de quelle façon Hashem a donné une nation immense dans la main d’une poignée de Cohanim, inexpérimentés à la guerre, et après avoir vu comment un flacon d’huile, dans lequel il n’y avait que la quantité nécessaire pour l’allumage de la Menora durant un seul jour, suffit à l’allumage de 8 jours !

Tout ceci, à l’encontre de toute règle de cette nature qui impressionnait tellement les juifs « hellénisants ».

Par tout cela, Hashem nous append que nous ne devons pas nous tourner vers des formes d’idolâtrie et des sources de mensonge, vers les futilités de ce monde-ci, mais uniquement placer en tête de nos priorités, l’importance de notre progression dans la ‘Avodat Hashem (le service d’Hashem), en ne considérant les choses de ce monde terrestre, uniquement comme des moyens pour arriver vers l’objectif : servir Hashem.

Cette « séduction verbale » dont ont fais preuve les grecs envers les juifs, est allusionnée dans un verset de Mishlé (chap.5) :

« Les lèvres de la femme étrangère sont douces comme le miel, et son palais (sa bouche) est plus lisse que l’huile ».

« Les lèvres de la femme étrangère » fait allusion à l’empire Grec et à son discours de séduction envers les juifs.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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