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lundi 10 septembre 2007

Rav Ovadia YOSSEF shalita s'explique sur OUMAN



Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita s'explique sur OUMAN

ATTENTION !!!
Cette video nécessite un CODEC bien précis pour être lue, et ce CODEC s'appelle " de la bonne foi "

Afin de faire taire les langues de toutes les personnes qui ne cherchent qu'à " diviser pour mieux regner ", voici un extrait vidéo du dernier Shiour de notre maître dans lequel il explique de façon très claire qu'il n'a jamais eu l'intention de porter atteinte à la grandeur du Tsadik Rabbenou Na'hman de BRESLAV z.ts.l, et que bien au contraire, selon les propres propos de notre maître, Rabbenou Na'hman était l'un des rares Admorim de la 'Hassidout a avoir toujours exigé de ses 'Hassidim de se comporter strictement selon le Shoul'han Arou'h vis à vis par exemple des heures de prière quotidienne, ou de la lecture du Shema du matin, par opposition à de nombreux autres groupes 'Hassidics qui se disent " au dessus du temps " concernant ces points là.
La seule prise de position de notre maître ne concerne que le fait de s'eloigner de sa famille et de son foyer un jour de Yom Tov en général, et un jour de Rosh Hashana en particulier.
Le Rav shalita suggère d'effectuer ce voyage à un autre moment de l'année.


dimanche 9 septembre 2007

Les KAPAROT

Les KAPAROT (la veille de Yom Kippour)

Nous avons la tradition dans toutes les communautés juives de procéder aux KAPAROT la veille de Yom Kippour, c'est-à-dire, d’abattre des volailles pour tous les membres du foyer.

Nous avons l’habitude d’abattre un mâle pour un homme et une femelle pour une femme.

On fait ensuite tourner la volaille au dessus de la tête de la personne en disant la formule écrite dans les Rituels de prières de Yom Kippour :

« Ceci est ton remplacement, ceci est ton échange, ceci est ta Kapara (ton expiation)… »

Lorsqu’on fait tourner la volaille au dessus de sa propre tête nous disons :

« Ceci est mon remplacement, ceci est mon échange, ceci est ma Kappara (mon expiation)… »

Cependant, le RaSHBA[DP1] dans une Tshouva (chap.395) s’oppose à cette tradition, et voici ses propos :

« J’ai constaté que la tradition des Kapparot était répandue dans notre ville (Barcelone – Espagne), ainsi que d’autres usages qui me semblent être assimilables à des usages païens (Darké Haémori). J’ai repoussé cette tradition, et j’ai ordonné de l’abolir.

Il est vrai que j’ai entendu dire que cette question avait été soumise au Rav Haï GAON, et qu’il aurait répondu qu’ainsi était la tradition, malgré tout, j’ai fait cessé cette tradition »

MARAN[DP2] tranche également dans le Shoul’han Arou’h qu’il faut éviter cette tradition, conformément à l’opinion du RaSHBA.

C’est ainsi que tranche également le PERI ‘HADASH[DP3] , ainsi que d’autres Poskim (décisionnaires).

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que puisque cette tradition est répandue aussi bien dans les communautés Ashkenaz que Sefarades, puisque l’opinion des Gueonim[DP4] est également favorable à cette tradition, puisque le ARI zal[DP5] accomplissait cette tradition avec beaucoup de vigilance, et que de nombreux autres grands Poskim ont attesté qu’il fallait maintenir cette tradition, en additionnant tous ces arguments, il semble qu’il faut maintenir cette tradition, particulièrement lorsque l’on offre les volailles des Kaparot (ou leur valeur en argent) à des nécessiteux.

En effet, il semble que dans ces conditions, même le RaSHBA serait favorable à cette tradition, puisque sous cette forme, cela n’est plus tellement assimilable à des usages païens.

Toutefois, il faut veiller impérativement à ce que la She’hita (l’abattage rituel) soit effectué par un Sho’het compétant et doté d’une véritable crainte d’Hashem.

Cependant, il est tout à fait possible d’effectuer les Kaparot avec de l’argent, en faisant tourner l’argent autour de la tête et en disant la formule citée plus haut, et en ajoutant « Cette argent ira à la Tsedaka, et toi tu entreras dans une vie de bien et de paix. »

C’est ainsi qu’agit notre maître le Rav shalita.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

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[DP1]RaSHBA Rabbenou Shlomo Ben Aderet Espagne 13ème siècle

[DP2]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP3]

Péri Hadash (Rabbi Hizkiyaou DA SILVA Israël 17ème siècle)

[DP4]Gueonim Décisionnaires de la période post talmudique 8ème et 9ème siècle

[DP5]ARI zal (Rabbi Its’hak LOURIA – ASHKENAZI Israël 16ème siècle, commentateur du sens mystique de la Torah)

jeudi 6 septembre 2007

Le Tashli’h

Le Tashli’h

Le 1er jour de Rosh Hashana, après l’office de Min’ha, nous avons la tradition d’aller au bord de la mer, ou au bord d’un fleuve, ou bien à côté d’une source d’eau vive, ou à côté d’un puit, afin de réciter le Tashli’h.

Le Tashli’h constitue à réciter des extraits du Zohar hakadosh qui commentent les versets de Mi El Kamo’ha Nossé ‘Avon Veover ‘Al Pesha’ …, et de VeTashli’h Bomtsoulot Yam…, qui sont tous deux extraits des Prophètes.

Ces versets décrivent les attributs de la Miséricorde Divine.

Cette tradition et son explication apparaîssent déjà dans le livre Minhagué MaHaRYL[DP1] en ces termes :

« Il existe la tradition de se rendre, le jour de Rosh Hashana, à côté de la mer, ou d’un fleuve, afin de « jeter » dans les profondeurs toutes nos fautes, et la raison à cela est en rapport avec ce qui est enseigné dans le Midrash, selon lequel, lorsqu’ Avraham a reçu l’ordre d’Hashem de Lui offrir son fils Its’hak en sacrifice sur le Mont Moriyah, le Satan le devança en chemin, et commença à l’inciter à ne pas obéir à l’ordre d’Hashem. Lorsqu’il vit qu’il ne parvenait pas à convaincre Avraham Avinou de ne pas offrir son fils Its’hak en sacrifice à Hashem, le Satan se transforma en grand fleuve, afin de les empêcher de poursuivre leur route. Avraham leva les yeux vers le ciel et dit :

« Maître du monde ! Tu t’es dévoilé à moi en disant : Prends ton fils unique, que tu aime, Its’hak, et rend toi vers la terre de Moryah, et offre le en sacrifice, et je n’ai ni réfléchi sur tes paroles, ni repoussé ton ordre, et maintenant, si nous nous noyons dans le fleuve, qui sanctifiera Ton Grand Nom ?! Sauve moi mon Dieu, car les eaux arrive jusqu’à mon âme !! »

Immédiatement, Hashem réprimanda le Satan qui s’en alla.

D’autre part, il est rapporté dans le Zohar HaKadosh que la ‘Akedat Its’hak (le sacrifice d’Its’hak) eu lieu un jour de Rosh Hashana. C’est pour cette raison que nous lisons dans la Torah ce jour là, le passage qui relate la ‘Akedat Its’hak.

C’est aussi pour cette raison que nous nous rendons ce jour là, au bord de la mer ou d’un fleuve pour réciter le Tashli’h, afin de rappeler le mérite d’Avraham et d’Its’hak.

N.D.T Ce que l’on appelle « le sacrifice d’Its’hak » n’est en réalité qu’une des 10 épreuves qu’Hashem à fait subir à Avraham Avinou afin de tester sa fidélité à Hashem. Ce sacrifice n’a jamais eu lieu puisqu’ Hashem l’arrêta au dernier instant, et Avraham offrit un bélier à la place de son fils.

Une autre explication au Tashli’h est rapporté dans le Siddour Aholé Yaakov.

Dans la Gmara Horayot (12a), on enseigne que lorsque l’on voulait donner l’onction au nouveau roi d’Israël, on se rendait au bord d’une source d’eau vive, et là on lui donnait l’onction royal, en signe que son règne « coule » et se prolonge comme l’eau qui ne s’arrête jamais. Comme disait Rav Mesharshya à ses enfants : « Lorsque vous étudiez la Torah, rendez vous à proximité d’un fleuve ou de la mer, en guise de bon signe, puisque cette eau coule et se prolonge, de même, se prolongera votre étude et vous ne l’oublierai pas »

Et puisque nous faisons de nombreux « bons signes » le jour de Rosh Hashana, nous avons également la tradition de nous rendre au bord d’un fleuve, en guise de bon signe, pour que se prolongent pour nous, les bontés d’Hashem et ses miséricordes, afin qu’Il nous inscrivent pour une vie bonne et paisible, et afin qu’il nous pardonne nos fautes.

Selon la Kabbala (le sens mystique de la Torah), Il n’est pas conseillé aux femmes de se rendre au Tashli’h.

Sur un point de vue Hala’hic, cela pose également un problème de Tsni’out (de pudeur) puisque cela engendre, de façon inévitable, des mélanges entre hommes et femmes.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

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[DP1]

MaHaR’YL Rabbenou Yaakov Ben Moshe Mouline, Allemagne 14ème siècle

mercredi 5 septembre 2007

Les traditions de Rosh Hashana

Les traditions de Rosh Hashana

Nous avons la tradition de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Rosh Hashana.

Il est interdit de jeûner le jour de Rosh Hashana (même jusqu’à la moitié de la journée).

Cependant, on ne doit pas manger jusqu’à rassasiement afin de ne pas se laisser entraîner à des comportements légers, et afin de garder la crainte d’Hashem sur le visage, le jour du jugement.

Certains ont l’habitude, lors de la Bra’ha de Motsi, de tremper le pain dans du miel ou dans du sucre.

Le Kaf Ha’haïm[DP1] écrit qu’il faut aussi le tremper dans le sel, comme l’usage habituel.

Certains ont l’habitude de s’abstenir de manger des noix le jour de Rosh Hashana, car le mot « noix » (en hébreux « EGOZ ») a la même valeur numérique que le mot « faute » (en hébreux « ‘HET » sans le Alef).

Selon la Kabbala (l’interprétation mystique de la Torah), certains ont l’habitude de ne pas consommer des raisins noirs pour Rosh Hashana, mais cette restriction ne concerne que les raisins noirs, pas les raisins blancs, qui sont, au contraire un bon signe.

Certains ont l’habitude de ne pas manger de choses amères, aigre, ou au goût relevé, le jour de Rosh Hashana, comme c’est rapporté dans les Tshouvot HaGueonim[DP2] .

Nous avons l’habitude de ne pas dormir pendant la journée de Rosh Hashana (comme la sieste par exemple), puisque ce n’est pas très correct de dormir le jour où sont ouverts devant Hashem, les livres de ceux qui vont vivre et les livres de ceux qui vont mourir.

Il est enseigné dans le Talmoud Yeroushalmi que celui qui dort pendant la journée de Rosh Hashana, provoque par cela que son Mazal (son destin) « dormira » également.

Par conséquent, il faut s’efforcer de se lever à l’aube le jour de Rosh Hashana, ou au moins à l’heure du levé du soleil (le Nets), et se préparer à la Tefila (la prière) en se concentrant correctement.

Si quelqu’un est fatigué et doit absolument dormir pendant la journée de Rosh Hashana, il lui est permis de dormir après ‘Hatsot Hayom (après la moitié de la journée). Ainsi rapporte Rabbenou ‘Haïm VITAL[DP3] z.ts.l que son maître, le ARI zal[DP4] dormait le jour de Rosh Hashana après ‘Hatsot Hayom.

Une personne qui consacre son temps à bavarder de futilité le jour de Rosh Hashana, est comparable à quelqu’un qui est allé dormir, et au contraire, il est même préférable d’aller dormir plutôt que de bavarder de futilités.

Certains ont l’habitude d’achever 2 fois la lecture du livre des Tehilim le jour de Rosh Hashana, puisque le Tehilim contient 150 chapitres, ce qui correspond à la valeur numérique du mot « KAPER » (qui signifie « Pardonne »).

Le BEN ISH ‘HAÏ[DP5] écrit que certains ont l’habitude d’étudier après le repas, le traité de Mishna Rosh Hashana accompagné du commentaire « BARTENOURA », et ceci est une bonne tradition.

Le BEN ISH ‘HAÏ écrit aussi qu’il faut être vigilant et veiller à ne pas se mettre en colère le jour de Rosh Hashana, car hormis l’interdiction de se mettre en colère tout le reste de l’année, ce n’est pas un bon signe d’être en colère pendant ces journées là, et il faut veiller à ne pas non plus se mettre en colère intérieurement.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

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[DP1]Kaf Ha’haïm Rabbi Yaakov ‘Haïm Sofer Irak Israël 20ème siècle

[DP2]Gueonim Décisionnaires de la période post talmudique 8ème et 9ème siècle

[DP3]

Rabbenou ‘Haïm VITAL Israël 16ème siècle,élève du ARI zal

[DP4]ARI zal Rabbi Its’hak LOURIA AHKENAZI

[DP5]Ben Ish ‘Haï Rabbi Yossef ‘HAÏM Irak 19ème siècle

mardi 4 septembre 2007

Le ‘Erouv Tavshilin

Le ‘Erouv Tavshilin

Dans la Hala’ha précédente, nous avons expliqué le Din de l’allumage des Nerot pendant les 2 jours de Rosh Hashana, et nous avons précisé que lorsque Yom Tov tombe un vendredi, il est nécessaire de procéder au ‘Erouv Tavshilin, comme nous allons l’expliquer.

Pour cette nouvelle année (5768), le 2ème jour de Rosh Hashana tombe un vendredi. (14.09.07)

Nos ‘Ha’hamim interdisent de cuisiner un jour de Yom Tov pour les besoins de Shabbat, et ne l’autorisent qu’au moyen du ‘Erouv Tavshilin.

Le ‘Erouv Tavshilin constitue à prévoir un pain et un plat cuit, depuis la veille du 1er Yom Tov (depuis mercredi 12.09.07), pour les repas de Shabbat, afin d’exprimer que l’on ne commence pas nos préparatifs culinaires de Shabbat pendant Yom Tov (vendredi), mais nous nous contentons seulement de les finir.

(Explication : Vis-à-vis de l’honneur de Yom Tov, nos ‘Ha’hamim ont interdis de cuisiner pendant Yom Tov, même pour les besoins de Shabbat, mais si l’on entame nos préparatifs de Shabbat avant même que Yom Tov n’entre, et que nous ne faisons seulement qu’achever nos préparatifs de Shabbat pendant Yom Tov, il n’y a là aucune atteinte à l’honneur du Yom Tov. C’est la raison pour laquelle nous prévoyons un pain et un plat cuisiné avant l’entrée du 1er Yom Tov pour les besoins des repas de Shabbat, afin de montrer que nous entamons les préparatifs de Shabbat dés à présent, avant l’entrée de Yom Tov, et que pendant le Yom Tov lui-même, nous ne ferons que les achever.)

Si quelqu’un n’a pas procédé à ce ‘Erouv Tavshilin, il ne peut effectuer aucun préparatif de Shabbat pendant Yom Tov.

Le pain et le plat cuisiné que nous devons prévoir pour le ‘Erouv Tavshilin, possèdent différents détails Hala’hic.

La tradition est de prévoir un pain d’un poids d’environ 30g (Kazaît), et un œuf dur.

La veille de Yom Tov (mercredi), lorsque nous prenons le pain et l’œuf dur pour le placer en tant que ‘Erouv Tavshilin, nous devons réciter la Bra’ha suivante :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELO-HENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU ‘AL MITSVAT ‘EROUV.

Ensuite nous devons faire la déclaration suivante dans la langue que nous comprenons :

« Grâce à ce ‘Erouv, il nous sera permis d’enfourner, de cuisiner, d’allumer le feu (par une flamme déjà existante avant la fête), et d’exécuter tous nos préparatifs pendant Yom Tov pour les besoins de Shabbat. »

Ensuite, nous plaçons ce ‘Erouv à un endroit où il sera préservé, et nous devons le consommer pendant Shabbat.

Dans la plus part des communauté, le Rav de la ville pense à acquitter par son ‘Erouv, toutes les personnes qui auraient éventuellement oublié de procéder au ‘Erouv avant la fête.

Par conséquent, si une personne se rend compte pendant Yom Tov qu’elle a oublié de procéder au ‘Erouv Tavshilin avant la fête, et qu’elle sait que le Rav de la ville à pensé à acquitter toutes les personnes qui oublieraient de procéder au ‘Erouv, cette personne peut quand même cuisiner pendant Yom Tov pour Shabbat.

Mais Le’hate’hila (à priori) toute personne a le devoir de procéder à son propre ‘Erouv Tavshilin avant la fête.

Même si l’on a procédé au ‘Erouv Tavshilin avant la fête, conformément à la Hala’ha, il faut avoir terminer les préparatifs de Shabbat le 2ème Yom Tov (vendredi) quand il fait encore grand jour, et ne pas tarder jusqu’à l’entrée de Shabbat.

Cependant, si Bedi’avad (à posteriori), une personne a été retardée pour une raison quelconque, elle peut poursuivre ses préparatifs de Shabbat pendant Yom Tov, jusqu’à avant la Shki’a (le couché du soleil) du 2ème Yom Tov (vendredi).

Tout ceci, à la condition que l’on a procéder au ‘Erouv Tavshilin avant la fête.

L’allumage des Nerot du 2eme Yom Tov (vendredi) doit se faire au plus tard 20mn avant l’heure de la Shki’a (le couché du soleil), et nous pouvons préparer les Nerot pendant la journée de Yom Tov.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

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lundi 3 septembre 2007

Préparer pendant Yom Tov, pour le lendemain

L’allumage des Nerot pour Rosh Hashana, ainsi que le Din pour Rosh Hashana qui tombe un vendredi.

La veille du le 1er Yom Tov (jour de fête) de Rosh Hashana, comme c’est le cas pour les veilles de Shabbat, nous allumons des Nerot (veilleuses ou bougies) avant l’entrée de la fête, lorsqu’il fait encore jour.

Pour la veille de Rosh Hashana ou de tout autre Yom Tov, si nous n’avons pas allumé les Nerot avant l’entrée de la fête, nous pouvons encore le faire même après la tombée de la nuit, par le moyen autorisé, c'est-à-dire, en utilisant une flamme qui était déjà allumée avant que n’entre la fête, puisqu’ il est interdit de créer un feu nouveau pendant Yom Tov.

Pour le 2ème Yom Tov de Rosh Hashana, comme pour tous les deuxièmes Yom Tov en dehors d’Israël, nous n’allumons les Nerot qu’à partir de la sortie des étoiles (tombée de la nuit), juste avant de réciter le kiddoush.

En effet, pour un 2ème Yom Tov, il ne faut pas allumer les Nerot pendant la journée du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, lorsqu’elles concernent un jour de semaine, il est également d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent un autre Yom Tov.

Or, dans ce cas, l’allumage des Nerot est relatif au 2ème Yom Tov.

Par conséquent, il est également interdit de préparer pendant la journée du 1er Yom Tov, les mèches ou les bougies qui serviront à l’allumage du soir.

C’est pour cela qu’il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.

Si toutefois on a oublié de les préparer depuis la veille du 1er Yom Tov, on attendra également la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov, pour les préparer.

De même, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov, si ces activités concernent le 2ème Yom Tov, puisqu’en faisant cela, nous préparons pendant un Yom Tov, des activités qui concernent un autre Yom Tov. Il faudra donc attendre la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov pour effectuer toutes ces activités.

N.D.T Cependant, si le repas du 2ème soir de Yom Tov sera consommé avant le couché du soleil (la Shki’a), il est permis de laver la vaisselle, de cuisiner, de préparer ou même d’allumer les Nerot pendant la journée du 1er Yom Tov. Pour cela, Il faut être renseigné sur l’horaire exact de la Shki’a (le couché du soleil), et il faut également que l’horaire de l’office de ‘Arvit soit fixé de façon à ce que l’on puisse avoir le temps de rentrer et de prendre la majore partie du repas avant la Shki’a.

Cette année (Rosh Hashana 5768), Rosh Hashana tombe jeudi et vendredi.

Au même titre qu’il est interdit de préparer des activités pendant la journée du 1er Yom Tov, pour le 2ème, il également interdit de préparer d’un Yom Tov pour un Shabbat.

Il est donc interdit de cuisiner ou de préparer la nourriture de Shabbat, ou d’allumer les Nerot de Shabbat, pendant la journée du 2ème Yom Tov de Rosh Hashana.

Comment procéder ?

Il faut avoir recours au moyen du ‘EROUV TAVSHILIN qui nous permettra de cuisiner, de préparer la nourriture ou d’allumer les Nerot de Shabbat, pendant la journée du 2ème Yom Tov de Rosh Hashsana.

Le sens du ‘EROUV TAVSHILIN et ses Hala’hot seront expliqués, avec l’aide d’Hashem, dans la prochaine Hala’ha.

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dimanche 2 septembre 2007

La veille de Rosh Hashana

La veille de Rosh Hashana

Il est enseigné dans le Midrash sur le verset :

« Quel grand peuple possède t il un Dieu qui lui est si proche, comme Hashem notre Dieu, à chaque fois que nous l’appelons » (Dvarim 7)

Rabbi ‘Hanina et Rabbi Yehoshou’a disent : « Quelle nation est elle comparable à cette nation qui connaît les usages et la justice de son Dieu ?! »

En effet, l’usage en vigueur sur terre est, que lorsqu’un homme est convoqué au tribunal pour des accusations sur lesquelles il risque la condamnation à mort ou la perte de tout ce qu’il possède, cet homme se trouve dans un état de tristesse et de dépression tel, qu’il ne lui vient pas à l’esprit de soigner son apparence extérieure, il s’habille donc de vêtements sombres, et il est certain qu’il ne pense pas à revêtir des habits de fête, ni même à se raser ou se couper les cheveux.

Mais le peuple d’Israël ne réagit pas ainsi !

Ils s’habillent de blanc, se rasent et se coupent les cheveux, coupent leurs ongles, mangent et boivent, et se réjouissent le jour de Rosh Hashana, car ils savent qu’Hashem leur réalisera un miracle.

Par conséquent, nous avons la tradition de se couper les cheveux et de revêtir des vêtements de fête la veille de Rosh Hashana, en l’honneur de Rosh Hashana, et cette tradition est très grande !

Certains hommes ont la tradition de s’immerger dans un Mikvé (Bain Rituel) la veille de Rosh Hashana. Celui qui n’en a pas la possibilité, peut se contenter de verser sur son corps la quantité de 12 litres ½ d’eau (9 Kabin), et il peut le faire même au moyen de la douche, en se tenant sous la douche, et en laissant l’eau couler sur lui jusqu’à ce qu’il estime que la quantité de 12 litres ½ a coulé.

Attention !!!

Il est évident que cette purification au moyen de la douche ne se substitue pas du tout à la purification du Mikvé, et il est encore plus évident que ce moyen ne peut être toléré que pour un homme, et qui ne peut se rendre au Mikvé.

Mais ce procédé est totalement inefficace et sans aucun poids Hala’hic pour une femme qui doit se rendre tous les mois au Mikvé !!!

Même si une femme laisserai couler sur elle toute la quantité d’eau qu’elle désire, elle restera impure jusqu’à ce qu’elle s’immerge dans un Mikvé, conformément à la Hala’ha.

Lorsque le Midrash cité plus haut fait mention de la confiance d’Israël en Hashem qui leur réalisera un miracle, et c’est pour cela qu’ils s’habillent avec des habits de fête ce jour là, cela ne veut certainement pas dire qu’Hashem renoncera à prendre en compte leurs fautes, bien au contraire, puisqu’il est enseigné qu’il est interdit de dire qu’Hashem est Vatran (qu’il renonce à juger les fautes d’Israël), mais le véritable sens de ce Midrash est que nous plaçons notre confiance dans l’attention d’Hashem sur notre Teshouva (notre repentir sincère), et que grâce à cela, Hashem leur pardonnera leurs fautes, écoutera leurs prières, et les inscrira dans le livre de Justes, pour la vie.

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