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mercredi 12 décembre 2007

La position des pieds lors de la ‘Amida

La position des pieds lors de la ‘Amida

Lorsque l’on prie la ‘Amida, il faut positionner les pieds l’un à côté de l’autre, comme s’ils ne formaient qu’une seule jambe, afin de ressembler aux Anges du service Divin, sur lesquels il est écrit dans le livre du Prophète Ye’hezkel (chap.1 verset 7) :

« Leurs jambes formaient une jambe unique ». C'est-à-dire, comme s’ils n’avaient qu’une seule jambe ».

Il faut joindre totalement les pieds l’un à côté de l’autre, de sorte que les plantes des pieds se tiennent l’une à côté de l’autre, pour que les 2 talons, ainsi que les orteils des 2 pieds, se rejoignent.

Cependant, de nombreux A’haronim (décisionnaires ultérieurs au Shoul’han ‘Arou’h) tranchent qu’il est suffisant que les talons se rejoignent, même si les orteils des 2 pieds restent séparés. Le Gaon Rabbi David YOSSEF shalita[DP1] écrit que les personnes qui prient la ‘Amida sans joindre également les orteils des 2 pieds, ont sur qui s’appuyer dans la Hala’ha.

Si l’on a prié sans avoir joint les pieds, selon la quasi-totalité des Poskim (décisionnaires), on est quitte à posteriori de son devoir de prier, et il n’est pas nécessaire dans ce cas là, de recommencer la ‘Amida.

Par contre, si l’on a prié la ‘Amida en position assise, dans le mesure du possible, il faut recommencer la ‘Amida (excepté pour un malade ou un autre cas de force majeur).

C’est pourquoi, si l’on a le choix entre prier la ‘Amida en position assise, mais avec les pieds joints, ou debout, avec les pieds séparés, il est préférable de prier debout, avec les pieds séparés, plutôt que de prier assis, avec les pieds joints.

Lorsque l’on prie la ‘Amida, il faut baisser les yeux vers le bas (ou vers le livre).

Les gens qui regardent devant eux lorsqu’ils prient la ‘Amida, les Anges du service Divin se moquent d’eux, et il faut les réprimander.

Il est dit dans le Zohar Hakadosh :

Celui qui prie la ‘Amida, doit fermer ses yeux, afin de ne pas contempler la She’hina (la Présence Divine). Celui qui ouvre les yeux lorsqu’il prie la ‘Amida, ne méritera pas de voir la She’hina au moment où il quittera ce monde, mais le Mal’ah HaMavet (lAnge de la mort) viendra à sa rencontre, et il ne bénéficiera pas de mourir par « le baisé Divin ».

Le SEFER HA’HAREDIM[DP2] rapporte au nom du livre de Rav Hamenouna Saba (un disciple de Rabbi Shim’on Bar Yo’haï) qu’il s’agit ici de « Mida Kenegued Mida » (mesure pour mesure). En effet, quelqu’un qui dédaigne la She’hina au moment de la ‘Amida, en regardant devant lui, lors de son départ de ce monde, lorsque cette personne voudra bénéficier de la mort par « baisé Divin » en contemplant la She’hina, il ne méritera pas de voir la She’hina.

Comme il est dit dans un verset du livre du prophète Shemouel (Tome 1 chap.2 verset 30) :

« J’honore ceux qui m’honorent, mais ceux qui me dédaignent seront perdus ».

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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[DP1]

Rabbi David YOSSEF Auteur du Hala’ha Broura, Torat Hamoadim entre autres…, Directeur des Institutions Ye’havé Daat à Jérusalem, digne fils de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita, et Rav du quartier de Har Nof – Jérusalem

[DP2]Sefer Ha’haredim Rabbi El’azar AZKARI Israël 16ème siècle, contemporain de MARAN et du ARI zal HaKadosh.

mardi 11 décembre 2007

Les restes d’huile, et de bougies de ‘Hanouka

Les restes d’huile, et de bougies de ‘Hanouka

Avec la permission des lecteurs de la Hala’ha Yomit, je dédie cette Hala’ha à la guérison totale de mon cher fils Malkiel Yaïr Shaoul Fredj Ben Mazal Esther.

Nous avons déjà appris que l’huile ou les bougies qui servent à l’allumage de ‘Hanouka, ne peuvent être utilisés pour quoi que se soit d’autre, comme s’éclairer de leur lumière pour manger, ou même pour un autre usage de Mitsva, comme allumer les Nerot de Shabbat, toute utilisation est interdite, car cette huile ou ces bougies, dés le moment où on les allume, deviennent « réservé à l’exclusivité de la Mitsva de ‘Hanouka ».

Par conséquent, on ne peut en faire une autre utilisation, mais seulement brûler ce qui en restera.

Notre maître le TOUR[DP1] - après avoir précisé quelle quantité d’huile fallait il mettre dans les Nerot ‘Hanouka (Ora’h ‘Haïm début du chapitre 672) – écrit que lorsque les Nerot ont brûlé ce laps de temps (1/2 heure), il est permis d’utiliser la lumière des Nerot même pour un usage profane. Ceci contredit, à priori, ce que nous avons écrit précédemment, qu’il est interdit de faire un usage quelconque avec le reste d’huile des Nerot ‘Hanouka.

Mais MARAN[DP2] , dans le Beit Yossef (chap.677), écrit qu’il n’y a aucune contradiction dans la Hala’ha.

En effet, il est interdit de faire une utilisation quelconque des Nerot ‘Hanouka, tant qu’elles n’ont pas brûlé au moins ½ heure. Mais par contre, dés lors qu’elles ont brûlé ½ heure, il est permis d’en faire tout utilisation que l’on désire, aussi bien de leur lumière, aussi bien du reste d’huile, car au-delà d’1/2 heure, l’huile ou les bougies ne sont plus « réservés exclusivement à la Mitsva de ‘Hanouka », et les Nerot n’ont plus du tout de Sainteté.

En conclusion, l’huile ou les bougies, après avoir brûlé au moins ½ heure, n’ont plus du tout de Sainteté, et il est donc permis d’en faire ce que l’on veut.

Mais si elles se sont éteintes avant d’avoir brûlé au moins ½ heure, bien que l’on soit malgré tout, quitte de notre obligation, il est interdit d’utiliser les restes pour quoi que ce soit, et l’on doit les brûler.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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[DP1]Tour Rabbenou Yaakov Ben Asher Allemagne, fils du RoSH, Espagne 13ème et 14ème siècle.

[DP2]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

lundi 10 décembre 2007

‘Hanouka ne disparaîtra jamais !

‘Hanouka ne disparaîtra jamais !

De nombreux livres (notamment le livre MAGUID MESHARIM de MARAN Rabbenou Yossef KARO z.ts.l) citent le fameux Midrash de nos ‘Ha’hamim, selon lequel toutes les fêtes sont appelées à disparaître, exceptées ‘Hanouka et Pourim.

Nous pouvons constater cet enseignement concernant ‘Hanouka, à travers la terminaison de la Bra’ha que nous récitons avant d’allumer les Nerot : « … Asher Kiddeshanou Bemitsvotav Vetsivanou LEHADLIK Ner ‘Hanouka ». En effet le mot LEHADLIK -qui signifie ALLUMER- a une connotation future, comme pour nous indiquer que nous allumerons « à toute époque » les Nerot de ‘Hanouka (alors que la forme « ‘Al Hadlakat ‘Hanouka », n’indique rien de précis sur le futur).

Notre maître le RaDBaZ[DP1] écrit qu’il est certain qu’aucune des Mitsvot de la Torah n’est appelée réellement à disparaître de façon concrète, comme il est dit dans la Torah « Tu n’ajouteras rien sur cet enseignement, et tu n’en diminueras rien ».

Seulement, dans les temps futurs, le peuple d’Israël vivra dans des conditions de joie et de tranquillité de façon telle que tous les jours de l’année seront imprégnés de la même joie et de la même gaieté. Ce qui donnera l’impression que les fêtes auront disparues (car on ne ressentira plus pendant les fêtes, une joie particulière).

Mais les jours de Pourim seront toujours vécus et ressentis avec une joie particulière. Cette explication est aussi applicable au sujet de ‘Hanouka, qui sera toujours distinguée des autres fêtes.

Notre maître le RaSHBA[DP2] a une approche différente sur ce Midrash.

Il écrit dans ses Tshouvaot (chap.93) que le sens de ce Midrash est, qu’il existe une véritable assurance de la part d’Hashem, que même si toutes les autres fêtes sont susceptibles de disparaître totalement de la pratique du judaïsme, en conséquence aux différents malheurs et à l’exil que le peuple d’Israël subit, par nos fautes, malgré tout, nous possédons cette assurance concernant la fête de Pourim, qu’elle ne disparaîtra jamais.

Nous pouvons attribuer cette explication également à ‘Hanouka.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par email, contactez nous sur sheelot@free.fr

[DP1]RaDBaZ Rabbi David Ben Zimra Egypte – Israël 16ème siècle Maître du ARI zal HaKadosh, et contemporain de MARAN

[DP2]RaSHBA Rabbenou Shlomo Ben Aderet Espagne 13ème siècle

dimanche 9 décembre 2007

Les conséquences de ‘Hanouka sur notre temps

Les conséquences de ‘Hanouka sur notre temps

Nous avons déjà développé la définition du Miracle de ‘Hanouka, qu’Hashem a réalisé avec nos ancêtres, en les sauvant de l’assimilation des maudits grecs, et en donnant la victoire militaire aux ‘Hashmonaïm (voir Hala’ha Yomit du 04.12.07, ou cliquer sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/12/dfinition-du-miracle-de-hanouka.html)

Suite à cette victoire, les ‘Hashmonaïm nommèrent un roi parmi les Cohanim, ce fut le début de la dynastie royale des ‘Hashmonaïm.

Cette dynastie régna sur Israël pendant plus de 200 ans après le Miracle de ‘Hanouka, jusqu’à la destruction du 2ème Beit Hamikdash.

Nous devons prendre conscience à quel point nous devons être reconnaissant envers Hashem pour avoir sauver nos ancêtres de la main de leurs ennemis, et pour avoir empêcher que la Torah disparaisse du peuple d’Israël !!

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita ajoute que lorsque l’on se penche sur le Miracle de ‘Hanouka, nous constatons que toute la Torah Shebe’al Pé (la « Torah Orale »), c'est-à-dire la Mishna, la Gmara, la ‘Hala’ha…), que nous avons le mérite d’étudier de notre époque, nous le devons au Miracle de ‘Hanouka.

Effectivement, tous les enseignements contenus dans la Mishna et la Gmara, sont l’œuvre des Tanaïm (les Sages de l’époque de la Mishna) qui ont vécus à partir de la génération de Hillel l’Ancien. C’est grâce à l’analyse et l’approfondissement de leurs enseignements que la Hala’ha fut fixée plus tard par les Poskim. Or, nous savons qu’Hillel l’Ancien a vécu 100 ans avant la destruction du 2ème Beit Hamikdash, comme cela est rapporté dans la Gmara Shabbat (15), et le Miracle de ‘Hanouka s’est produit 206 ans avant la destruction du 2ème Beit Hamikdash.

Imaginons ce qui serai advenu de la Torah, si le Miracle de ‘Hanouka n’avait pas eu lieu !! Le peuple d’Israël aurait été privé de tout ce qui représente l’essentiel de la connaissance de la Torah et la mise en pratique du judaïsme : LA HALA’HA.

Le Miracle de ‘Hanouka a sauvé l’existence de la Torah !!

« KI NER MITSVA VETORAH OR »

« Le Ner de la Mitsva (de ‘Hanouka) a sauver la lumière de la Torah (orale) » !!

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

sheelot@free.fr

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vendredi 7 décembre 2007

Dvar Torah sur Mikets

Mikets

« La délivrance sera très rapide ! »

Pharaon envoya appeler Yossef, on le fit accourir hors du cachot. Il se rasa, changea ses vêtements, et il vint vers Pharaon. (Bereshit 41, 14)

A chaque décret divin s’applique une durée déterminée, explique le Hafets ‘Hayim. Aussitôt que le temps prévu a passé, le Saint béni soit-Il ne permet plus au décret de sévir, ne serait-ce qu’un court moment. Ici aussi, le délai imposé à Yossef par la décision de Hachem était expiré. C’est pourquoi « on l’a fait “accourir” hors du cachot », afin de ne pas l’y laisser un seul instant de plus que nécessaire.

Il s’est produit exactement la même chose lorsque les enfants d’Israël ont quitté l’Egypte. « Ce fut au bout de quatre cent trente ans, ce fut en ce jour-là même que sont sorties toutes les armées de Hachem du pays d’Egypte », relate la Tora (Chemoth 12, 41). C’est « ce jour-là même » qu’ils sont partis, explique Rachi, car le terme fixé par le décret étant atteint, Dieu n’a pas voulu les y garder même le temps d’un clin d’œil. C’est le 15 nissan qu’Il avait conclu avec Avraham « l’alliance des morceaux » (berith bein ha-betharim), c’est le 15 nissan que les anges avaient annoncé à celui-ci la prochaine naissance de Yits‘haq, et c’est le 15 nissan que les enfants d’Israël sont sortis d’Egypte.
La libération finale que nous attendons fiévreusement apparaîtra de la même façon. Quand sonnera le moment de la venue du Messie, les événements se produiront d’une manière très soudaine et inattendue. Et, comme pour Yossef, on nous fera tous « accourir hors du cachot » de l’exil.
Le Admor de Skoulen interprète différemment la façon dont Yossef a été sorti du cachot. Le Ciel l’avait estimé capable d’accéder à des fonctions royales parce qu’il avait su maîtriser son penchant au mal et avait refusé de succomber au péché. Le point culminant de son comportement héroïque a été atteint quand il « s’est enfui au-dehors » (Beréchith 39, 12) pour échapper à une grande tentation. Il est extraordinaire de constater que sa fuite hâtive devant l’incitation a été récompensée par la précipitation avec laquelle on l’a sorti du cachot, quand est arrivé le moment de sa libération.

Rédigé et adapté par Rav Dov Lumbroso-Roth shalita France 5768

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Dvar Torah sur Hanouka

shabbat ‘hanouka

Il est enseigné dans la Gmara Shabbat (22a) :

Rava dit : « Il est une Mitsva de placer les Nerot ‘Hanouka dans l’espace d’un Tefa’h (8 cm) de la porte de la maison. » La Gmara ajoute également qu’il faut placer les Nerot ‘Hanouka du côté gauche de celui qui entre dans la maison, afin de trouver la Mezouza sur la droite et les Nerot ‘Hanouka sur la gauche.

Il est rapporté dans le livre KOL YEHOUDA du Gaon Rabbi Yehouda TSADKA z.ts.l, la célèbre remarque du Gaon Rabbi David YONGRIZ z.ts.l :

Nous savons que toutes les Mitsvot sont toujours accomplies par la droite ou avec la main droite, qui représente les choses auxquelles nous donnons de l’importance et de la priorité.

Pourquoi donc placer les Nerot ‘Hanouka à gauche, et leur faire perdre d’une certaine façon, leur importance et leur priorité, au profit de la Mezouza qui est à droite ?! Il est tout à fait possible de placer aussi bien la Mezouza que les Nerot ‘hanouka du côté droit de celui qui entre dans la maison, et de cette façon, les 2 Mitsvot gardent toute leur importance !

Le Gaon z.ts.l répond lui-même de la façon suivante :

La fonction essentielle de la Mezouza est de protéger le foyer de tout élément nuisible à une maison juive, et de veiller à ce que n’entre dans ce foyer uniquement des influences de Torah et des idées authentiquement juives.

La Mezouza joue un rôle de sentinelle qui rappelle à toute personne qui pénètre ce lieu, qu’aucune conception contraire à la Torah, n’y est acceptée.

C’est pour cela qu’elle est fixée à droite de celui qui entre.

Les Nerot ‘Hanouka jouent également un rôle de sentinelle, mais pour tout élément qui va sortir de ce foyer. Elles sont placées à gauche de celui qui entre, mais elles sont aussi à la droite de celui qui sort !

Les Nerot ‘Hanouka viennent rappeler le message suivant :

Tout ce qui sort d’un foyer juif ne doit être que lumière !

La maison d’un juif doit être la source de la lumière de la Torah, qui va aller éclairer et illuminer le monde extérieur.

Nous devons prendre conscience de l’origine de la culture grecque qui régnait dans le monde à l’époque des événements de ‘Hanouka.

L’ancêtre des grecs est YEFET, le fils de Noa’h. Hashem le bénit par la beauté et l’esthétique, mais uniquement à la condition « qu’il réside dans les tentes de Shem » (voir Bereshit IX).

Nos maîtres expliquent que cette bénédiction Divine s’est accomplie au temps du roi KORESH (Cyrus), roi des Perses (qui sont également descendants de YEFET).

En effet, KORESH a su exploiter son penchant vers la beauté et l’esthétique, pour reconstruire et embellir le 2ème Beit Hamikdash avec beaucoup de luxe. Les descendants de YEFET (le monde occidental) sont tous gratifiés de la beauté extérieure, aussi bien pour la beauté physique, que pour leurs aptitudes dans l’élégance et l’apparence, comme l’explique le ABRABANEL.

Mais il est certain que la beauté et l’esthétique restent insignifiantes lorsqu’ils ne mènent à rien de concret !

C’est pourquoi nos maîtres ne font l’éloge des aptitudes de YEFET (à travers le roi KORESH, son descendant) dans le domaine de la beauté et de l’esthétique, uniquement parce qu’il les a mis au profit de l’embellissement du Beit Hamikdash.

Par contre, l’empire Grecque ne s’illustra que par son attachement à la beauté et à l’esthétique en tant que but, sans aucun autre sens profond.

Au contraire, ils valorisaient et élevaient la beauté à un tel point, qu’ils en vinrent à la considérer comme un objectif à part entière pour lequel l’homme doit investir toutes ses forces.

C’est pour cela que les grecs développèrent l’apparence physique en construisant des stades et des endroits où l’on cultive le corps.

Non pas dans le but d’entretenir la santé de l’homme, afin de poursuivre des objectifs plus élevés, mais uniquement comme but en soi.

C’est également pour cela que les grecs ont donné la possibilité à chacun de faire tout ce qui lui vient à l’esprit, pour cultiver son corps, sans en rendre de compte devant qui que se soit.

C’est pourquoi, les grecs se sont beaucoup investis dans les conceptions hérétiques et dans l’Apikorsout, dans le but de détruire les fondement de la Emouna (la foi en Hashem), qui vient justement limiter l’homme dans son univers, pour ne pas qu’il agisse comme bon lui semble.

C’est en agissant ainsi que les grecs ont fais des ravages au sein du peuple d’Israël, et de nombreux juifs en sont arrivés à rejeter Hashem, en se laissant séduire par les idées du culte de la personne physique, et de la matérialité, que prônaient les grecs, et qui brillaient dans chaque endroit. En particulier les gens riches, qui étaient proches des autorités grecques, et qui se sont laissés « helléniser ». Ces juifs adoptèrent un comportement « libre », qui ne correspondait plus du tout à celui d’un juif qui observe la Torah et les Mitsvot.

C’est justement le sens du Midrash sur le verset de Bereshit (chap.1) « …et l’obscurité planait sur la surface de l’âbime… ». Le Midrash interprète ce verset en disant qu’il fait allusion au règne de l’empire Grecque qui a obscurcit les yeux d’Israël par ses décrets.

En effet, les Grecs avaient décrété que les juifs doivent écrire « sur la corne du taureau » : « Vous n’avez plus de part dans le Dieu d’Israël ».

La « corne du taureau » signifie un endroit en relief, visible de tous (comme le par brise d’une voiture, de notre époque).

Par le fait qu’Israël exprime ouvertement son assimilation à la culture grecque, les grecs en retour, les élevaient à divers échelons de la société, au point de les convaincre totalement.

Le tout, avec des procédés très agréables, et par un discours de flatterie, et non pas sous une apparence d’antisémitisme classique.

Jusqu’au moment où Hashem éveilla l’esprit des ‘Hashmonaïm, afin qu’ils se vengent des grecs et de leurs maudits décrets.

Ce sont eux, ces hommes de courage, épris d’une fervente et pure volonté, qui ont réussis à chasser les Grecs de façon miraculeuse, et qui ont oppressé les juifs « hellénisants », jusqu’à ce qu’ils restituèrent à la couronne de la Torah, sa juste place, en ramenant de nombreux juifs vers Hashem.

Mais les ‘Hashmonaïm avaient conscience que leur seules actions ne suffiraient pas pour préserver le peuple d’Israël du fléau de la culture grecque et de ses diverses variantes, et que cette plaie pourrait de nouveau se propager sur Israël et les perdre à tout jamais de « la vigne d’Hashem ».

C’est pour cela que nos maîtres nous ont institué la Mitsva de l’allumage des Nerot ‘Hanouka à la gauche de la porte pour celui qui entre, afin que nous soyons « entourés de Mitsvot ».

La lumière de ‘Hanouka vient justement nous rappeler, en étant à la gauche de la porte, qu’il faut se préserver et s’éloigner de la culture non juive qui vient exclusivement de l’extérieur de la maison, de peur que l’homme se laisse séduire par les vanités de cette culture.

Après avoir vu de quelle façon Hashem a donné une nation immense dans la main d’une poignée de Cohanim, inexpérimentés à la guerre, et après avoir vu comment un flacon d’huile, dans lequel il n’y avait que la quantité nécessaire pour l’allumage de la Menora durant un seul jour, suffit à l’allumage de 8 jours !

Tout ceci, à l’encontre de toute règle de cette nature qui impressionnait tellement les juifs « hellénisants ».

Par tout cela, Hashem nous append que nous ne devons pas nous tourner vers des formes d’idolâtrie et des sources de mensonge, vers les futilités de ce monde-ci, mais uniquement placer en tête de nos priorités, l’importance de notre progression dans la ‘Avodat Hashem (le service d’Hashem), en ne considérant les choses de ce monde terrestre, uniquement comme des moyens pour arriver vers l’objectif : servir Hashem.

Cette « séduction verbale » dont ont fais preuve les grecs envers les juifs, est allusionnée dans un verset de Mishlé (chap.5) :

« Les lèvres de la femme étrangère sont douces comme le miel, et son palais (sa bouche) est plus lisse que l’huile ».

« Les lèvres de la femme étrangère » fait allusion à l’empire Grec et à son discours de séduction envers les juifs.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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jeudi 6 décembre 2007

‘Hanouka à la sortie de Shabbat ; ‘Hanouka avec une lampe électrique

Allumage de ‘Hanouka à la sortie de Shabbat ; allumage de ‘Hanouka avec une lampe électrique

Bonjour
En raison du passage à Bare'h 'Alenou, vous trouverez , tout de suite après cette Hala'ha, une 2ème Hala'ha Yomit qui traite des cas d'oublie de Bare'h 'Alenou.

A la sortie des Shabbat, à la synagogue, après la prière de ‘Arvit, on allume d’abord les Nerot ‘Hanouka, et ensuite, on récite la Havdala, afin de « concrétiser la sortie de Shabbat » le plus tard possible.

Même si de toutes façons, la personne désignée pour allumer Hanouka à la synagogue, va « se défaire de la sainteté de Shabbat » par l’acte de l’allumage, cependant, l’assemblée, quand à elle, reste quelques instants de plus dans la sainteté de Shabbbat, jusqu’au moment de la Havdala.

Qui plus est, en procédant d’abord à l’allumage de ‘Hanouka à la synagogue, on « divulgue » d’avantage le Miracle, car si l’on procède d’abord à la Havdala, la majorité des fidèles quitterait la synagogue avant même que l’on ai allumer ‘Hanouka.

Par contre, à la maison, on procède d’abord à la Havdala, et ensuite on allume les Nerot de ‘Hanouka. Ceci afin d’acquitter de l’obligation de la Havdala, tous les membres du foyer qui n’ont pas prier ‘Arvit, et qui n’ont donc pas dis le paragraphe de « Ata ‘Honantanou » qui est une Havdala. Et aussi, en raison du principe de TADIR VESHEENO TADIR : TADIR KODEM = Lorsque se présentent 2 Mitsvot au même moment ; l’une plus fréquente que l’autre : la priorité revient à la plus fréquente.

De nombreuses et consciencieuses personnes observent durant toute l’année, l’heure de sortie de Shabbat selon l’opinion de Rabbenou Tam, et s’imposent de n’effectuer aucune activité interdite jusqu’à l’horaire correspondant à l’opinion de Rabbenou Tam.

A la sortie de Shabbat, pendant ‘Hanouka, ces personnes doivent également attendre cet horaire pour allumer ‘Hanouka, car le fait d’observer l’heure selon Rabbenou Tam à la sortie de Shabbat, n’est pas seulement une « bonne tradition », mais une attitude qu’il est souhaitable pour chacun et chacune d’adopter, puisque MARAN[DP1] tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h selon Rabbenou Tam pour l’heure de la tombée de la nuit. (Pour plus de détails, consultez la Hala’ha Yomit du 01.08.07 en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/08/la-tombe-de-la-nuit-selon-rabbenou-tam.html)

Il est interdit de réciter la Bra’ha de Boré Méoré Haesh (la Bra’ha sur les flammes dans la Havdala) sur les Nerot ‘Hanouka (par exemple, à la synagogue où nous procédons d’abord à l’allumage de ‘Hanouka et ensuite à la Havdala, ou à la maison, si par erreur, on a procéder d’abord à l’allumage de ‘Hanouka).

En effet, il est interdit de tirer profit de la lumière de ‘Hanouka, et nous ne récitons la Bra’ha de Boré Méoré Haesh que sur une lumière de laquelle on profite.

Par contre, il est permis de réciter la Bra’ha de Boré Méoré Haesh sur le « Shamash » qui ne possède pas du tout la sainteté des Nerot ‘Hanouka.

Concernant l’allumage de ‘Hanouka au moyen d’une lumière électrique, notre maître le Rav Ovadia YIOSSEF shalita écrit que l’on ne peut pas s’acquitter de l’obligation de l’allumage de ‘Hanouka avec une lumière électrique, car une telle lumière ne comporte ni huile, ni mèche. Or, le Miracle que nous commémorons s’est produit avec de l’huile qui a suffit miraculeusement durant 8 jours.

Par conséquent, il est permis d’utiliser des lampes à pétrole ou toute sorte d’huile, car il reste une similitude entre ces moyens d’allumage et le Miracle avec l’huile d’olive. Ce qui n’est pas le cas pour une lumière électrique. D’autres arguments viennent interdire l’utilisation d’une lumière électrique pour l’allumage de ‘Hanouka.

Toutefois, notre maître le Rav shalita écrit que dans un cas de force majeure, où l’on ne peut se procurer autre chose que de la lumière électrique pour l’allumage de ‘Hanouka, on peut allumer mais sans réciter de Bra’hot, et en veillant à placer cette lumière électrique à un endroit qui n’est pas sa place durant toute l’année, afin qu’il soit distinct qu’il a été allumé pour ‘Hanouka.

Il faut impérativement réciter la Bra’ha de Boré Méoré Haesh de la Havdala sur une véritable flamme découverte, et il est donc interdit de réciter cette Bra’ha sur une lumière électrique.

Pour les Nerot de Shabbat, le Din diffère légèrement, et nous l’expliquerons à une autre occasion.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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[DP1]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h