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lundi 11 juin 2007

Lire à la lueur d’une veilleuse, pendant Shabbat.

Il est enseigné dans une Mishna (Shabbat 11) :

« Il est interdit de lire pendant Shabbat à la lueur d’un Ner (veilleuse à huile) ».

La raison à cet interdit, comme elle est expliquée dans la Gmara (Shabbat 12), réside dans le fait que nos ‘Ha’hamim ont considéré qu’en lisant à la lueur d’une veilleuse, on pouvait en arriver à pencher la veilleuse en avant, afin d’éclairer plus, et en faisant cela, on transgresse l’interdit de « Brûler », qui est un interdit de la Torah (En penchant la veilleuse, nous causons un afflux d’huile vers la mèche).

La Gmara poursuit en racontant qu’il y avait un ‘Ha’ham du nom de Rabbi Ishmael Ben Elisha qui prétendait ne pas être concerné par cette barrière, et qu’il considérait qu’il pouvait se permettre de lire à la lueur d’une veilleuse, sans pour autant risquer de la pencher.

Un Shabbat, il lut à la lueur d’une veilleuse, et faillit la pencher ! Il s’écria : « Combien sont grandes les paroles de nos ‘Ha’hamim, selon lesquelles, il est interdit de lire à lueur d’une veilleuse pendant Shabbat ».

Ceci s’explique par le fait que nos ‘Ha’hamim, dans leur grande sagesse, connaissaient le tempérament humain, c’est pour cela qu’existent leurs décrets.

Voici les propos du Shoul’han Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.275) sur ce sujet :

« On ne lit pas un livre à la lueur d’un Ner (veilleuse à huile), et cela, même sans prononcer (lecture mentale), de peur d’en arriver à pencher le Ner, ou bien même si le Ner se trouve à une hauteur de dix étages, de sorte que l’on ne peut pas l’atteindre. Nos ‘Ha’hamim n’ont pas fais de distinction. Pour cette raison, il faut interdire même si le Ner est sous verre, ou fixé au mur, ou bien même s’il s’agit d’une bougie en cire ».

Il est expliqué par les Poskim (décisionnaires) que le Din (la loi) est similaire pour tout autre activité qui nécessite de la concentration, comme par exemple, vérifier un fils de Tsitsit pour savoir s’il est Kasher, ou autre, toutes ces activités sont interdites à la lueur d’une veilleuse, pendant Shabbat. Mais une activité qui ne nécessite pas de grande concentration, il est permis de l’effectuer à la lueur d’une veilleuse pendant Shabbat. C’est pour cela qu’il est permis de consulter sa montre à la lueur d’une veilleuse, pendant Shabbat, car cela ne nécessite pas une concentration telle que l’on pourrait en arriver à pencher le Ner. De même, il est permis de lire à la lueur d’une veilleuse pendant Shabbat, lorsqu’il s’agit d’une lecture qui nous est familière, comme par exemple, les chants que nous chantons régulièrement le Shabbat, ou tout autre chose dont la lecture nous est facile, puisque dans ces situations, nous n’avons pas tellement besoin de la lueur du Ner pour pouvoir lire, et il n’y a donc pas de quoi craindre que l’on penche le Ner.

Conclusion

Si quelqu’un se lève pendant la nuit de vendredi soir, après l’extinction de la lumière par la minuterie, il lui est interdit de lire un livre à la lueur des Nerot, de peur d’en arriver à pencher le Ner. Il est vrai que cette crainte n’est, à priori, pas applicable avec des bougies de cire, qui existent de notre époque, cependant Maran écrit dans le Beit Yossef qu’avec une bougie de cire, nous craignons d’en arriver à couper la mèche, afin qu’elle reprenne de la qualité, et ensuite que nous la rallumions de nouveau, de sorte que même avec des bougies de cire, il y a lieu de craindre la transgression de « Brûler ».

Par conséquent, toutes les sortes de Nerot (veilleuses à huile ou bougies de cire) sont inclues dans cet interdit de lire à leur lueur.

Dans la prochaine Hala’ha, nous transposerons ce Din sur des situations plus actuelles.

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