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dimanche 19 avril 2009

La Mitsva de compter le ‘Omer

La Mitsva de compter le ‘Omer

Question

Quelles sont les principales règles de la Mitsva de compter le ‘Omer ?

Décision de la Hala’ha

A l’origine, la Mitsva de compter le ‘Omer consiste à compter les 7 semaines ou 49 jours qui séparent la fête de Pessa’h de la fête de Shavou’ot.

Selon la Torah, lorsque le Beit Ha-Mikdash existait, cette Mitsva s’accompagnait d’une offrande de blé et d’un sacrifice que l’on offrait le 2ème jour de Pessa’h, mais de notre époque où le Beit Ha-Mikdash est détruit, la Mitsva de compter le ‘Omer persiste mais n’est plus qu’une institution de nos ‘Ha’hamim, en souvenir du Beit Hamikdash. Ceci est l’opinion de la majorité des Rishonim, ainsi que de MARAN, l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h. Cependant, elle n’en reste pas moins une totale obligation.

On peut compter le ‘Omer dans toutes les langues. Si l’on compte en hébreux et que l’on ne comprend pas ce que l’on dit, on n’est pas quitte et l’on doit de nouveau compter mais dans la langue que l’on comprend (sans réciter de nouveau la Bera’ha).

On ne compte le ‘Omer qu’à partir de la nuit.

Si l’on nous demande entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles : « Combien doit-on compter ce soir dans le ‘Omer ? » Nous devons répondre : « Hier, nous avons compter tant. »

Mais si l’on nous pose cette question avant le coucher du soleil, nous pouvons tout à fait répondre le compte exact que nous compterons ce soir là.

La Mitsva de compter le ‘Omer se fait en étant debout.

Si par oubli ou par ignorance, on a compté assis ou bien s’il s’agit d’une personne âgée ou malade, on est quitte de la Mitsva.

Si l’on a oublié de compter le ‘Omer durant la nuit, on peut se rattraper la journée, mais sans Bera’ha, et on reprendra le compte le soir suivant avec Bera’ha.

Par contre, si l’on n’a pas rattrapé le compte sans Bera’ha durant la journée, on ne peut plus continuer à compter avec Bera’ha la soir. Il faudrait poursuivre le compte sans Bera’ha.

Lorsqu’on a un doute si l’on a compter la veille ou non, on poursuit le compte avec Bera’ha.

Un enfant qui devient Bar Mitsva pendent la période du ‘Omer, doit continuer à compter sans Bera’ha, même s’il a compter depuis le début avec Bera’ha sans rater le moindre jour.

Les femmes sont exemptes de compter le ‘Omer. Si elles désirent compter le ‘Omer, elles peuvent le faire mais sans Bera’ha.

Ce sujet sera développé plus tard, avec l’aide d’Hashem.

Sources et développement

Il est écrit dans la Torah (Vaykra 21 – 15) :

« Vous compterez pour vous, dés le lendemain du Shabbat, depuis le jour où vous apporterez le ‘Omer du balancement, 7 semaines pleines. »

Selon l’explication transmise à nos H’ah’amim (et citée dans la Guemara Mena’hot 65b), le sens des termes « dés le lendemain du Shabbat » employés dans ce verset, indique en réalité le lendemain du 1er Yom Tov de Pessa’h, qui est un jour de cessation d’activité (« Shabbaton », de la racine « Shabbat »). (« dés le lendemain du Shabbat », le lendemain du 1er jour de Pessa’h, qui est un jour comme Shabbat. C’est pourquoi, dés la sortie du 1er Yom Tov de Pessa’h – après la prière de ‘Arvit - on commence à compter le ‘Omer.)

Le compte du ‘Omer depuis le soir du 16 Nissan, jusqu’à la fin des 7 semaines - qui font 49 jours - est à l’origine, une Mitsva positive ordonnée par la Torah.

Cependant, il est écrit (Devarim 16 – 9) :

« Tu compteras pour toi 7 semaines, depuis le moment où la faucille est dans le blé, c’est là que tu commenceras à compter. », c'est-à-dire, depuis le moment où l’on va moissonner le blé pour l’offrande du ‘Omer. Or, de notre époque, où le Beit Hamikdash est détruit, nous n’avons plus la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer, ni la Mitsva de l’offrande du ‘Omer, et c’est pourquoi, de notre époque, la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus que par institution de nos ‘Ha’hamim, en souvenir du Beit Hamikdash.

Par conséquent, dans la formule du « Leshem I’houd » que l’on a l’usage de dire avant de compter le ‘Omer, il est juste ne pas prononcer la phrase « Kemo Shekatouv Batorah Ousfartem La’hem … » (« comme il est écrit dans la Torah : « Vous compterez pour vous… »), car la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus ordonnée par la Torah (mais elle reste une totale obligation par ordonnance de nos H’ah’amim).

Il est vrai que selon la RAMBAM (chap.7 des Hal. relatives aux sacrifices « Tamid » et « Moussaf », Hal.24) et le RAVEYA (chap.526 page 175), il n’y a aucun lien entre la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer et la Mitsva de compter le ‘Omer, et selon leur opinion, la Mitsva de compter le ‘Omer reste ordonnée par la Torah, même de notre époque.

Malgré tout, la Hala’ha n’est pas tranchée selon leur avis sur ce point, mais uniquement selon l’opinion de MARAN, l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h - dont nous avons accepté les décisions Hala’hics – qui tranche (Beit Yossef O.H 489 et Shoul’han ‘Arou’h O.H 489-6) selon la majorité des Rishonim que le compte du ‘Omer est aujourd’hui une Mitsva ordonnée par nos ‘Ha’hamim, puisque telle est l’opinion de Rav Haï Gaon (cité par le ‘Itour, voir plus loin), des Tossafot (sur Mena’hot 66a), du ROSH (fin de Pessa’him), de l’auteur du ‘Itour (fin des Hal. Matsa et Maror, page 137 colonne 1), du RASHBA (dans une Tshouva chap.126), du RAN (fin de Pessa’him), et de nombreux autres…

On peut compter le ‘Omer dans toutes les langues. Si l’on compte en hébreu et que l’on ne comprend pas ce que l’on dit, on n’est pas quitte et l’on doit de nouveau compter mais dans la langue que l’on comprend. Telle est l’opinion du Maguen Avraham (O.H 489 note 2) ; du Gaon Rabbi Yehouda ‘AYASH dans son livre Shevet Yehouda (dans ses remarques sur le livre Shou’t Ne’hpa Ba-Kessef chap.8 page 41 fin de la colonne 2) ; et du Mishna Beroura (O.H 489 note 5)

Le moment du compte du ‘Omer est la nuit.

MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 489-4) :

Si l’on nous demande entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles : « Combien doit-on compter ce soir dans le ‘Omer ? »

Nous devons répondre : « Hier, nous avons compter tant. »

Mais si l’on nous pose cette question avant le coucher du soleil, nous pouvons tout à fait répondre le compte exact que nous compterons ce soir là.

En effet, puisque nous avons établi que la Mitsva de compter le ‘Omer de notre époque n’est plus une Mitsva ordonnée par la Torah mais uniquement par institution de nos maîtres, le fait de prononcer le compte exact pendent le moment de Ben Ha-Shemashot (entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles) peut valider la Mitsva puisque ce moment est un doute si l’on est encore la journée ou si l’on est déjà la nuit. Or, vis-à-vis d’une Mitsva Miderabbanan comme le compte du ‘Omer de notre époque, nous allons à la souplesse (Sefeka Derabbanan Lakoula) et nous pouvons considérer que l’on a peut être ainsi accomplie la Mitsva de compter.

La Mitsva de compter le ‘Omer se fait en étant debout.

Si par oubli ou par ignorance, on a compté assis ou bien s’il s’agit d’une personne âgée ou malade, on est quitte de la Mitsva.

Chaque soir du ‘Omer compte comme une Mitsva indépendante.

Toutefois, l’auteur du Hala’hot Guedolot (cité par les Tossafot sur Meguila 20b et Mena’hot 65a) tranche que si l’on a oublié de compter un soir, on ne peut plus poursuivre le compte, puisque l’on ne peut effectuer un compte en sautant des chiffres (car si l’on compte : « 1, 2, 4,.. » on ne compte pas de façon correcte. De même, si l’on oublie un jour du compte du ‘Omer, il n’y a plus de solution, et le compte n’est plus qualifiable de tel). Selon lui, la Mitsva de compter le ‘Omer est une Mitsva globale, et le fait de n’avoir pas compter un soir, diminue une partie de la Mitsva.

Telle est l’opinion d’autres Rishonim.

Mais du point de vue de la Hala’ha, MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 489-7) que si l’on a oublié de compter durant la nuit, on peut encore rattraper le compte durant la journée qui suit, mais sans Bera’ha, et la nuit suivante, on poursuivra chaque soir avec Bera’ha.

En effet, de nombreux autres Rishonim réfutent l’opinion de l’auteur du Hala’hot Guedolot sur ce point, et considèrent que le compte de chaque soir est une Mitsva indépendante. Le fait d’avoir omis un soir n’empêche donc pas de poursuivre le compte les autres soirs.

Par contre, si l’on n’a pas rattrapé le compte sans Bera’ha durant la journée - bien que selon la majorité des Rishonim, le compte du ‘Omer est une Mitsva sur chaque soir de façon indépendante - on prend malgré tout en considération le principe de SAFEK BERA’HOT, LEHAKEL (Lors d’un doute sur la récitation d’une Bera’ha, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas). Or, il y a ici une divergence d’opinion Hala’hic entre l’auteur du Hala’hot Guedolot et les autres Poskim sur le fait de définir si le compte du ‘Omer est une Mitsva sur chaque soir, ou bien un compte global.

Par conséquent, si l’on a oublié de compter durant la nuit, et que l’on n’a pas rattraper le compte sans Bera’ha durant la journée, on ne peut plus continuer à compter avec Bera’ha la soir. Il faudra désormais compter chaque soir sans Bera’ha, où écouter la Bera’ha d’une autre personne, en pensant à s’acquitter par sa Bera’ha, et en lui demandant au préalable de penser à nous acquitter.

Lorsqu’on a un doute si l’on a compter la veille ou non, on poursuit le compte avec Bera’ha.

En effet, il y a ici ce que l’on appelle un « Safek Sefeka » (un double doute), et selon la règle, SAFEK SEFEKA, LAKOULA (lorsqu’il y a un double doute, nous allons à la souplesse)

1er doute : Peut être a-t-il compter, peut être pas.

2ème doute : Même dans l’hypothèse où il n’a pas compter, peut que la Hala’ha est (dans l’absolu) comme les Poskim qui pensent que même si l’on a oublié une nuit et une journée, on peut encore compter avec Bera’ha le soir suivant, puisque - selon eux - chaque soir compte comme une Mitsva indépendante.

Les femmes sont exemptes de la Mitsva de compter le ‘Omer. Si toutefois elles désirent le faire, elles sont autorisées à compter mais sans Bera’ha.

Ce sujet sera développé plus tard, avec l’aide d’Hashem.

jeudi 1 mai 2008

Se couper les cheveux pendant le ‘Omer

Se couper les cheveux pendant le ‘Omer

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah

Question

Est il permis de se couper les cheveux pendant le ‘Omer ?

Décision de la Hala’ha

Le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.493) fait mention de l’usage de ne pas se couper les cheveux durant la période du ‘Omer, en signe de deuil sur la disparition des 24 000 élèves de Rabbi ‘Akiva.

Selon la tradition des Sefaradim, cet usage est maintenu jusqu’au 34ème jour du ‘Omer, au matin, alors que selon la tradition Ashkenaze, cet usage s’arrête dés le 33ème jour du ‘Omer.

Les personnes qui craignent la parole d’Hashem, ont également la vigilance de ne pas se raser la barbe pendant le ‘Omer.

Les femmes ne sont pas concernées par l’interdiction de se couper les cheveux pendant le ‘Omer.

Sources et développement

La tradition est répandue de ne pas se couper les cheveux pendant le ‘Omer.

Selon la tradition Ashkenaze, jusqu’au 33ème jour du ‘Omer, mais selon la tradition Sefarade, jusqu’au 34ème jour au matin (comme nous l’avons expliqué au sujet du mariage pendant le ‘Omer).

Certains Sefaradim adoptent la tradition Ashkenaze pour la coupe des cheveux, et dés le soir du 33ème jour du ‘Omer, ils se coupent les cheveux. Ceux qui s’autorisent cela, parmi les originaires des communautés du moyen orient, ont sur qui s’appuyer.

Les personnes qui craignent la parole d’Hashem, ont également la vigilance de ne pas se raser la barbe pendant le ‘Omer. Certains l’autorisent pour quelqu’un qui souffre énormément lorsqu’il ne se rase pas, car le RaDBaZ [DP1] (Rabbenou David Ben Zimra, contemporain de MARAN) écrit que pour ce genre de chose - qui n’est pas réellement une obligation instaurée par nos H’ah’amim, mais seulement une tradition – dés l’instant où il y a une souffrance comme celle-ci, on peut autoriser.

Cependant, il est très souhaitable de maintenir cette tradition observée par nos ancêtres depuis des temps reculés, de ne pas se raser la barbe pendant le ‘Omer (en particulier, jusqu’à Rosh H’odesh Iyar).

Les femmes ne sont pas concernées par l’interdiction de se couper les cheveux pendant le ‘Omer, car même lors d’un véritable deuil sur un proche qui décède (où l’homme n’a pas le droit de se couper les cheveux durant les 30 jours de deuil), MARAN[DP2] , l’auteur du Shoulh’an ‘Arouh’ tranche (Y.D chap.390, parag.5) que les femmes ne sont pas concernées par cette interdiction, et peuvent se couper les cheveux immédiatement après les 7 jours de deuil.

Même si effectivement le RaMA[DP3] objecte sur place, et tranche que les femmes doivent elles aussi attendre 30 jours pour se couper les cheveux, nous – juifs Sefaradim – ne devons retenir que l’opinion de MARAN sur ce point, comme l’écrit notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita dans son livre ‘HAZON OVADIA – Yom Tov (page 261, voir les annotations)

Si c’est ainsi, à fortiori, pour la tradition de deuil pendant le ‘Omer, où une femme n’a pas besoin de veiller à ne pas se couper les cheveux.

Le Din est le même pour la période de « Ben Hametsarim » (entre le 17 Tamouz et le 9 Av), où l’interdiction de se couper les cheveux ne concerne que les hommes uniquement. Les femmes sont autorisées à se couper les cheveux.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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[DP1]RaDBaZ Rabbi David Ben Zimra Egypte – Israël 16ème siècle Maître du ARI zal HaKadosh, et contemporain de MARAN

[DP2]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP3]RaMA Rabbi Moshé ISSERLEISS Pologne 16ème siècle, opinion Hala’hic principale pour les Ashkenazim

mercredi 30 avril 2008

Coutumes de deuil pendant la période du ‘Omer

Coutumes de deuil pendant la période du ‘Omer

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah

Question

Certaines coutumes de deuil sont observées durant la période du ‘Omer.

Jusqu’à qu’en sont-elles en vigueurs ?

Décision de la Hala’ha

Nous observons certaines coutumes de deuil pendant le ‘Omer, comme par exemple, ne pas célébrer des mariages.

Ces coutumes de deuil commémorent la disparition des 24 000 élèves de Rabbi ‘Akiva qui décédèrent tous dans la même année, entre Pessa’h et Shavou’ot, qui est justement la période du ‘Omer.

Selon la tradition Sefarade, ils cessèrent de mourir au 34ème jour du ‘Omer, mais selon la tradition Ashkenaz, ils cessèrent de mourir au 33ème jour du ‘Omer.

C’est pourquoi les Sefaradim ont la tradition d’observer les coutumes de deuil du ‘Omer jusqu’au 34ème jour au matin, alors que les Ashkenazim les arrêtent dés le 33ème jour.

Sources et développement

Selon la tradition répandue dans toutes les communautés d’Israël, on ne célèbre pas de mariages pendant les jours du compte du ‘Omer, jusqu’au 34ème jour.

La source de cette tradition est rapportée dans les Réponses Hala’hics des Gueonim (Sages d’Israël qui vécurent juste avant la période médiévale où vécurent des Rishonim).

En effet, cette coutume a pour raison le deuil des élèves de Rabbi ‘Akiva, comme il est rapporté dans le Guemara Yebamot (62b) :

Rabbi ‘Akiva avait 12 000 paires d’élèves (24 000). Ils sont tous décédés entre Pessa’h et Shavou’ot, parce qu’ils ne se respectaient pas mutuellement. Ils sont tous morts de Askera (maladie qui provoque l’étouffement).

La raison pour laquelle on célèbre de nouveau les mariages dés le 34ème jour du ‘Omer, est expliquée dans le livre HaManhig[DP1] (page 72b), de Rabbi Avraham Bar Natan HaYar’hi, le RABaN, qui a vécut dans la ville de Lunel (France), et décédé au début du 13ème siècle.

Il cite Rabbenou Zera’hya Halevi[DP2] , (le RaZHa l’auteur du Maor) qui a trouvé un livre ancien, provenant d’Espagne, dans lequel il est écrit que les élèves de Rabbi ‘Akiva sont tous morts entre Pessa’h et « Peross ‘Atseret » (‘Atseret est le nom de la fête de Shavou’ot).

Mais que veut dire « Peross » ?

« Peross » veut dire « la moitié ». (C'est-à-dire, la moitié de la période qui précède Shavou’ot), comme on enseigne au sujet de Pessa’h :

« On commence à questionner au sujet des Hala’hot Pessa’h, 30 jours avant. »

Le laps de temps de 30 jours avant une fête, représente donc la « période avant la fête ». La moitié de ce temps représente 15 jours.

« Peross ‘Atseret » veut donc dire 15 jours avant Shavou’ot. C’est ainsi qu’expliquent certains autres Rishonim, en disant que si l’on retire effectivement 15 jours des 49 jours qu’il y a entre Pessa’h et Shavou’ot, il reste exactement 34 jours.

Cependant, dés le matin du 34ème jour, il est permis de célébrer des mariages, car concernant le deuil, nous avons la règle de MIKTSAT HAYOM KEKOULO (une partie de la journée équivaut à toute la journée), et puisque s’est écoulée une partie du 34ème jour, il n’est pas nécessaire d’observer d’avantage les règles du deuil.

Mais selon la tradition des Ashkenazim, on célèbre les mariages dés le 33ème jour du ‘Omer, conformément à l’opinion du RaMA[DP3] (dans O.H’ chap.493), car selon eux, les élèves de Rabbi ‘Akiva ont cessés de mourir au 33ème jour du ‘Omer, comme l’ont écris plusieurs Rishonim (parmi eux, l’auteur du Manhig). Il possèdent en effet, un enseignement qui leur a été transmis, et selon lequel, ils ont cessés de mourir dés le 33ème jour du ‘Omer.

Même au soir du 33ème jour du ‘Omer, certains Ashkenazim ont l’usage de célébrer des mariages.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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[DP1]

Rabbenou Avraham Bar Natan Ibn Yar’hi (auteur du Manhig 13ème siècle)

[DP2]RaZHa (Rabbenou Zera’hya HaLevi Espagne 12ème siècle, auteur du MAOR)

[DP3]RaMA Rabbi Moshé ISSERLEISS Pologne 16ème siècle, opinion Hala’hic principale pour les Ashkenazim

mardi 29 avril 2008

Les femmes et le compte du ‘Omer

Les femmes et le compte du ‘Omer

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah

Question

Les femmes peuvent-elles compter le ‘Omer ?

Décision de la Hala’ha

La Mitsva de compter le ‘Omer fait partie de la catégorie des Mitsvot Positives liées au temps (Mitsvot ‘Assé SheHazeman Guerama). C'est-à-dire, des Mitsvot dont l’accomplissement est soumis à un laps de temps avant lequel et au-delà duquel la Mitsva n’est pas valide (Ex : le Tsitsit ou les Tefilin que l’on ne peut mettre que lorsqu’il fait jour, ou le Loulav que l’on accomplie qu’à Soukkot …).

Les femmes sont généralement exemptes de toutes les Mitsvot ‘Assé SheHazeman Guerama, excepté certaines Mitsvot comme la Mitsva d’allumer ‘Hanouka, ou la lecture de la Meguila, puisque les femmes ont-elles aussi bénéficiées des miracles commémorés par ces Mitsvot.

Les femmes sont donc exemptes de la Mitsva de compter le ‘Omer.

Si toutefois une femme désire malgré tout compter le ‘Omer, elle est autorisée à le faire, mais elle ne peut en aucun cas le faire avec la Bera’ha, puisqu’elle contient le terme « Vetsivanou » (« …qui nous a ordonné… »). Or, fondamentalement, la femme n’est pas ordonnée sur cette Mitsva, puisqu’elle est liée au temps.

Cependant, chez les Ashkenazim, l’usage est de laisser les femmes réciter la Bera’ha, même sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes, conformément à l’opinion du RaMA.

Mais une femme Sefarade doit se comporter selon l’opinion de MARAN, l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h, selon qui, les femmes n’ont pas le droit de réciter une Bera’ha sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes.

Selon nos maîtres les Kabbalistes, il est bon qu’une femme ne compte pas du tout le ‘Omer, même sans Bera’ha.

Sources et développement

Nous connaissons la Hala’ha selon laquelle, les femmes sont exemptes de toute Mitsva positive liée au temps (c’est à dire, une Mitsva qu’il faut réaliser, mais qui est tributaire d’un temps, comme la Mitsva de Tsitsit qui n’est relative qu’à la journée, ou la Mitsva de Loulav qui n’est relative qu’à la fête de Soukkot, ou d’autres exemples).

Excepté pour certaines Mitsvot auxquelles les femmes sont soumises, pour certaines raisons particulières, comme la Mitsva d’allumer H’anouka, ou la lecture de la Meguila, puisque les femmes ont-elles aussi bénéficiées des miracles commémorés par ces Mitsvot.

Mais en général, les femmes sont exemptes des Mitsvot positives liées au temps.

C’est donc pour cette raison que les femmes sont exemptes de la Mitsva de compter le ‘Omer, puisqu’il s’agit d’une Mitsva positive liée au temps.

Cependant, il est expliqué dans les Poskim (décisionnaires) qu’il y a des Mitsvot pour lesquelles même si les femmes ne sont pas soumises, elles peuvent les réaliser, comme le compte du ‘Omer ou autre. C’est ce que font de nombreuses femmes en accomplissant la Mitsva de Soukka, et d’autres Mitsvot liées au temps, et cela, bien qu’elles sont exemptes de cette catégorie de Mitsvot.

Mais on peut apparemment émettre une remarque sur un tel usage.

En effet, il est rapporté dans le Yeroushalmi (Shabbat chap.1, Halah’a 2) :

« Toute personne exempte d’une chose, mais qui la réalise malgré tout, est qualifiable de Hediyot (Imbécile ou ignorant). »

Apparemment, il n’est donc pas convenable pour une femme d’accomplir des Mitsvot desquelles elle est exempte.

De plus, cette remarque est encore plus difficile vis-à-vis des propos de nos maîtres les Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale. Parmi eux Rabbenou Tam[DP1] , le RaMBaN[DP2] , le RAHa[DP3] , RYTBA[DP4] , et d’autres), selon lesquels, les femmes peuvent également réaliser des Mitsvot desquelles elles sont exemptes, alors que des propos de nos maîtres, il en ressort qu’elles seront qualifiables de Hediyot (Imbécile ou ignorant).

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita rétablie l’opinion des Rishonim, en citant l’explication de notre maître le Meïri[DP5] , dans ses commentaires sur la Gmara Rosh Hashana (33a), où il écrit que l’on est qualifiable de Hediyot (Imbécile oui ignorant) que lorsqu’on accompli une Mitsva de laquelle tout le monde est exempts (les hommes comme les femmes). Ce qui n’est pas le cas pour une Mitsva positive liée au temps, puisque les hommes y sont soumis. Dans ce cas, il n’est donc pas justifié de dire que la personne qui la réalise est qualifiable de Hediyot (c’est ainsi qu’écrit également le RaMBaN, et d’autres).

Nous comprenons donc pourquoi les femmes peuvent réaliser des Mitsvot desquelles elles sont exemptes.

Il en est de même pour la Mitsva de compter le ‘Omer. Les femmes qui le désirent peuvent tout à fait accomplir cette Mitsva, au même titre que toutes les autres Mitsvot, mais elles ne peuvent en aucun cas réciter la Bera’ha sur le compte du ‘Omer, car du point de vue de la Hala’ha, nous optons pour l’opinion de MARAN[DP6] , l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.17 et chap.589) qui interdit aux femmes de réciter la Bera’ha sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes. Toute femme qui récite malgré tout la Bera’ha sur une telle Mitsva, s’introduit elle-même dans une situation de risque de Bera’ha Levatala (Bénédiction prononcée en vain).

Ce qui n’est pas le cas selon l’opinion du RaMA[DP7] , et selon l’usage de nombreux Ashkenazim, selon qui, les femmes sont autorisées à réciter la Bera’ha d’une Mitsva de laquelle elles sont exemptes.

Hormis tout ceci, il est à noter que selon l’opinion de nos maîtres les Kabbalistes, il est bon que les femmes ne comptent pas du tout le ‘Omer, même sans Bera’ha, pour des raisons Kabbalistiques qu’il serai difficile d’expliquer ici.

C’est pourquoi, selon notre tradition, les femmes ne comptent pas du tout le ‘Omer.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

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[DP1]

Rabbenou TAM Rabbenou Yaakov Ben Meïr TAM France 12ème siècle, petit fils de Rashi, et l’un des principaux auteurs des Tossafot

[DP2]RaMBaN Rabbi Moshé Ben Na’hman ou « Na’hmanide » Espagne – Israël 13ème siècle

[DP3]RAHA Rabbenou Aharaon HaLevi auteur présumé du SEFER HA’HINOU’H Espagne 14ème siècle

[DP4]RYTBA Rabbenou Yom Tov Ben Avraham Espagne 14ème siècle

[DP5]Meïri Rabbenou Mena’hem Ben Shlomo HaMeïri France 13ème et 14ème siècle

[DP6]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP7]RaMA Rabbi Moshé ISSERLEISS Pologne 16ème siècle, opinion Hala’hic principale pour les Ashkenazim

lundi 28 avril 2008

La Mitsva de compter le ‘Omer

La Mitsva de compter le ‘Omer

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah

Question

Quelle est l’origine de la Mitsva de compter le ‘Omer ?

Décision de la Hala’ha

A l’origine, la Mitsva de compter le ‘Omer consiste à compter les 7 semaines ou 49 jours qui séparent la fête de Pessa’h de la fête de Shavou’ot.

Selon la Torah, cette Mitsva s’accompagnait d’une offrande de blé et d’un sacrifice, mais de notre époque où le Beit Hamikdash est détruit, la Mitsva de compter le ‘Omer persiste mais n’est plus qu’une institution de nos ‘Ha’hamim, en souvenir du Beit Hamikdash. Ceci est l’opinion de la majorité des Rishonim, ainsi que de MARAN, l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h. Cependant, elle n’en reste pas moins une totale obligation.

On ne compte le ‘Omer qu’à partir de la nuit. Si l’on a oublié de compter le ‘Omer durant la nuit, on peut se rattraper la journée, mais sans Bera’ha, et on reprendra le compte le soir suivant avec Bera’ha.

Par contre, si l’on n’a pas rattraper le compte sans Bera’ha durant la journée, on ne peut plus continuer à compter avec Bera’ha la soir. Il faudrait poursuivre le compte sans Bera’ha.

Lorsqu’on a un doute si l’on a compter la veille ou non, on poursuit le compte avec Bera’ha.

Les femmes qui désirent compter le ‘Omer, peuvent le faire mais sans Bera’ha.

Sources et développement

Il est écrit dans la Torah (Vaykra 23 – 15) :

« Vous compterez pour vous, dés le lendemain du Shabbat, depuis le jour où vous apporterez le ‘Omer du balancement, 7 semaines pleines. »

Selon l’explication transmise à nos H’ah’amim (et citée dans la Gmara Mena’hot 65b), le sens des termes « dés le lendemain du Shabbat » employés dans ce verset, indique en réalité le lendemain du 1er Yom Tov de Pessa’h, qui est un jour de cessation d’activité (« Shabbaton », de la racine « Shabbat »). (C’est cela que visent les termes « dés le lendemain du Shabbat », le lendemain du 1er jour de Pessa’h, qui est un jour comme Shabbat. C’est pourquoi, dés la sortie du 1er Yom Tov de Pessa’h – après la prière de ‘Arvit - on commence à compter le ‘Omer.)

Le compte du ‘Omer depuis le soir du 16 Nissan, jusqu’à la fin des 7 semaines, qui font 49 jours, est une Mitsva positive ordonnée par la Torah.

Cependant, il est écrit (Devarim 16 – 9) :

« Tu compteras pour toi 7 semaines, depuis le moment où la faucille est dans le blé, c’est là que tu commenceras à compter. », c'est-à-dire, depuis le moment où l’on va moissonner le blé pour l’offrande du ‘Omer. Or, de notre époque, où le Beit Hamikdash est détruit, nous n’avons plus la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer, ni la Mitsva de l’offrande du ‘Omer, et c’est pourquoi, de notre époque, la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus que par institution de nos ‘Ha’hamim, en souvenir du Beit Hamikdash.

Par conséquent, dans la formule du « Leshem I’houd » que l’on a l’usage de dire avant de compter le ‘Omer, il est juste ne pas prononcer la phrase « Kemo Shekatouv Batorah Ousfartem La’hem … » (« comme il est écrit dans la Torah : « Vous compterez pour vous… »), car la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus ordonnée par la Torah (mais elle reste une totale obligation par ordonnance de nos H’ah’amim).

(En réalité, selon la RaMBaM (Rabbi Moshé Ben Maïmon, Maïmonide)[DP1] et le RABYA (Rabbi Eli’ezer Bar Yoel Halevi)[DP2] , il n’y a aucun lien entre la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer et la Mitsva de compter le ‘Omer, et selon leur opinion, la Mitsva de compter le ‘Omer reste ordonnée par la Torah, même de notre époque.

Malgré tout, la Hala’ha n’est pas tranchée selon leur avis, mais uniquement selon l’opinion de MARAN[DP3] , l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h - dont nous avons accepté les décisions Hala’hics – qui tranche que le compte du ‘Omer est aujourd’hui une Mitsva ordonnée par nos ‘Ha’hamim, puisque telle est l’opinion de Rav Haï Gaon[DP4] , des Tossafot[DP5] , du ROSH[DP6] , de l’auteur du ‘Itour[DP7] , du RaSHBA[DP8] , du RaN[DP9] , et d’autres…)

Le moment du compte du ‘Omer est la nuit.

Chaque soir du ‘Omer, compte comme une Mitsva indépendante.

Toutefois, l’auteur du Hala’hot Guedolot[DP10] tranche que si l’on a oublié de compter un soir, on ne peut plus poursuivre le compte, puisque l’on ne peut effectuer un compte en sautant des chiffres (car si l’on compte : « 1, 2, 4,.. » on ne compte pas de façon juste. De même, si l’on oublie un jour du compte du ‘Omer, il n’y a plus de solution, et le compte n’est plus qualifiable de tel).

Mais du point de vue de la Hala’ha, si l’on a oublié de compter durant la nuit, on peut encore rattraper le compte durant la journée qui suit, mais sans Bera’ha, et la nuit suivante, on poursuivra chaque soir avec Bera’ha.

Par contre, si l’on n’a pas rattraper le compte sans Bera’ha durant la journée - bien que selon la majorité des Rishonim, le compte du ‘Omer est une Mitsva sur chaque soir de façon indépendante - on prend malgré tout en considération le principe de SAFEK BERA’HOT, LEHAKEL (Lors d’un doute sur la récitation d’une Bera’ha, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas). Or, il y a ici une divergence d’opinion Hala’hic entre l’auteur du Hala’hot Guedolot et les autres Poskim sur le fait de définir si le compte du ‘Omer est une Mitsva sur chaque soir, ou bien un compte global.

Par conséquent, si l’on a oublié de compter durant la nuit, et que l’on n’a pas rattraper le compte sans Bera’ha durant la journée, on ne peut plus continuer à compter avec Bera’ha la soir. Il faudra désormais compter chaque soir sans Bera’ha, où écouter la Bera’ha d’une autre personne, en pensant à s’acquitter par sa Bera’ha, et en lui demandant au préalable de penser à nous acquitter.

Lorsqu’on a un doute si l’on a compter la veille ou non, on poursuit le compte avec Bera’ha.

En effet, il y a ici ce que l’on appelle un « Safek Sefeka » (un double doute), et selon la règle, SAFEK SEFEKA, LAKOULA (lorsqu’il y a un double doute, nous allons à la souplesse)

1er doute : Peut être a-t-il compter, peut être pas.

2ème doute : Même dans l’hypothèse où il n’a pas compter, peut que la Hala’ha est (dans l’absolu) comme les Poskim qui pensent que même si l’on a oublié une nuit et une journée, on peut encore compter avec Bera’ha le soir suivant, puisque - selon eux - chaque soir compte comme une Mitsva indépendante.

Les femmes qui désirent compter le ‘Omer sans Bera’ha, sont autorisées à le faire.

Ce sujet sera développé plus tard, avec l’aide d’Hashem.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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[DP1]RaMBaM ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle

[DP2]

Rabbenou Eliezer Bar Yoël HaLevi (RABYHA, Allemagne 12ème siècle)

[DP3]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP4]

Rabbenou Haï Gaon (Irak 10ème siècle)

[DP5]Tossafot gendres et petits enfants de RASHI. Commentateurs et décisionnaires de France et d’Allemagne 11ème et 12ème siècle

[DP6]Rosh Rabbenou Asher Allemagne-Espagne 13ème siècle

[DP7]Sefer Ha‘Itour Rabbi Its’hak Bar Rabbi Abba Maré de Marseille France 12ème siècle

[DP8]RaSHBA Rabbenou Shlomo Ben Aderet Espagne 13ème siècle

[DP9]RaN Rabbenou Nissim de Gérone Espagne 14ème siècle

[DP10]Ba’al Hala’hot Guedolot Rabbi Yehoudaï Gaon Irak 10ème siècle