mercredi 2 septembre 2009
Les fautes involontaires
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de Gavriel Yossef Ben Leah (enfant de 10 ans renversé par une voiture), ainsi que qu’à celle de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
QUESTION
Pourquoi l’homme doit-il demander pardon à Hashem sur ce qu’il a fait sans intention, c'est-à-dire de façon involontaire, alors qu’il n’existe pas d’homme juste sur terre qui ne fait que le bien sans commettre de faute, et il est impossible à l’homme de ne pas commettre quelques fautes sans y avoir porté attention. Pourquoi avons-nous donc le devoir de nous repentir même sur ce type de fautes ?
Il est enseigné dans la Guémara Yoma (36b) :
Rabbi Meïr dit : Quel est l’ordre du Vidouï (aveux des fautes) ?
On doit dire : « J’ai fauté volontairement (‘Avon) ; j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ; j’ai fauté involontairement (‘Het) », selon l’ordre respecté au sujet du bouc qui était envoyé du haut d’une falaise le jour de Yom Kippour, et qui servait d’expiatoire aux fautes d’Israël : « Il (le Cohen Gadol) avouera sur lui les « ‘Avonot » (fautes volontaires) des enfants d’Israël, ainsi que tous leurs « Pesha’im » (fautes par rébellion) et leurs « ’Hataïm » (fautes involontaires)… »
C’est à partir de là que nous apprenons l’ordre du Vidouï.
Mais les ‘Ha’hamim objectent et pensent que l’ordre du Vidouï est :
« J’ai fauté involontairement (‘Het), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ».
En effet, le terme « ’Het » désigne les fautes involontaires, comme il est dit : « une personne qui fauterait (‘Het) involontairement… ».
Le terme « ‘Avon » désigne la faute volontaire, comme il est dit : « Cette personne sera retranchée, sa faute (‘Avon) en elle ».
Le terme « Pesha’ » désigne la rébellion, c'est-à-dire, le niveau le plus grave de la faute, comme il est dit : « Le roi de Moav a fauté envers moi (« Pasha’ Bi »)… ».
Or, puisqu’il n’est pas juste d’avouer des fautes commises de façon involontaire après avoir avoué des fautes volontaires et de la rébellion, par conséquent, le plus juste est de dire : « j’ai fauté involontairement (‘Het), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pesha’) ».
Nous savons que la Hala’ha est fixée selon l’opinion des ‘Ha’hamim.
De même, le roi David dit : « Nous avons fauté (‘Het) avec nos parents, nous avons fauté volontairement et nous avons fait preuve de mécréance. ».
Nous pouvons constater qu’il a placé le « ’Het » (faute involontaire) devant le « ‘Avon » (faute volontaire).
Nous voyons à partir de tout cela que le « ’Het » désigne la faute involontaire, et le « ‘Avon » la faute volontaire, et malgré cela, selon Rabbi Meïr, l’homme doit d’abord avouer ses fautes volontaires et ensuite ses fautes involontaires.
Nous devons donc comprendre la raison de Rabbi Meïr, puisque la logique voudrait d’abord placer la faute involontaire avant la faute volontaire, car il n’est pas correct de demander pardon d’abord sur la chose grave et ensuite sur la chose moins grave.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita explique cela en disant que la raison de Rabbi Meïr réside dans le fait qu’en réalité l’homme n’aurait pas à demander pardon pour des fautes commises involontairement puisque – comme le dit notre question – il n’existe pas d’homme sur terre qui accomplit le bien sans commettre la moindre faute, et il est inconcevable qu’un homme ne se heurte pas une seule fois dans sa vie à une quelconque faute par inattention.
Mais en réalité, si l’homme était un véritable Tsaddik, et qu’il se comportait dans le moindre de ses actes selon le chemin de la Torah, aucune forme de faute ne se présenterait devant lui, pas même une faute involontaire, car il est inconcevable qu’un juif qui possède en lui une âme sainte puisse commettre la moindre faute, même par inattention, excepté s’il a commis auparavant une faute de façon volontaire et de son plein gré, car à ce moment-là, son âme est souillée et entachée, et de ce fait, il peut en arriver par la suite à commettre des fautes de façon involontaire. D’une certaine façon, la faute volontaire fragilise l’individu et l’expose plus facilement à la faute involontaire.
Notre maître rapporte que le Gaon MAHARAM ALSHI’H explique lui aussi dans ce sans en ajoutant que l’âme de l’homme ne peut normalement pas arriver à la moindre faute, et si l’homme commet malgré tout des fautes involontaires, c’est en raison des fautes volontaires qu’il a commises.
C’est pourquoi le roi David dit : « J’avoue mon « ‘Avon » (faite volontaire), mais je me soucis de mon ‘Het (faute involontaire) ».
Car après s’être heurté à la faute volontaire, j’ai de quoi me faire du souci vis-à-vis de ma faute involontaire, puisque c’est le volontaire qui provoque l’involontaire.
C’est donc pour cette raison que Rabbi Meïr place la faute volontaire avant l’involontaire dans le Vidouï, car c’est la faute volontaire qui entraîne la faute involontaire.
Par conséquent, chacun est tenu d’avouer ses fautes et de se repentir sur tous ses actes, et il ne faut surtout pas se laisser convaincre par des mensonges comme les propos de certains qui affirment : « Après tout, notre situation est correcte… ».
Ou bien « Si tout le monde était comme moi, le Mashia’h serait déjà arrivé… ». Car il n’en est rien et qui peut imaginer la profondeur de la justice ‘Hashem ?!
Chacun doit se repentir de façon sincère, en particulier des fautes commises de façon volontaire, et grâce à cela, Hashem le préservera de toute faute, même involontaire.
Qu’Hashem accepte favorablement notre repentir.
mardi 1 septembre 2009
Réparation des fautes
" L'importance de la Teshouva ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici.
Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shour, faites le moi savoir.
Réparation des fautes
Cette Hala’ha est dédiée à la guérison totale de Gavriel Yossef Ben Leah (enfant de 10 ans renversé hier par une voiture), ainsi que qu’à celle de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha
Il est enseigné dans une Baraïta de Yoma (86a) :
Il existe 4 sortes de moyens d’expiation des fautes.
C'est-à-dire : il existe 4 niveaux de fautes, et à chacun de ses niveaux, correspond un moyen de réparation totale de la faute.
1. Une personne qui a transgressé un commandement positif (une obligation à accomplir) et qui s’est repentie (sincèrement) de sa faute, se verra accorder obligatoirement le pardon.
Par exemple, une personne qui ne récitait pas le Kiddoush du vendredi soir, ou bien qui ne lisait pas le Shema’ en son temps, si cette personne regrette sa faute et l’avoue explicitement en s’engageant solennellement à ne plus la récidiver, sa faute est immédiatement pardonnée.
2. Une personne qui a transgressé un commandement négatif (qui a enfreint un interdit) - comme consommer un fruit qui nécessite vérification des vers, sans le vérifier au préalable, et ce fruit contenait des vers - et s’est repentie (sincèrement) de sa faute, son repentir reste en suspend (le statut de cette personne reste en suspend) et c’est Yom Kippour qui procurera le pardon absolu de cette faute, comme il est dit : « Car ce jour-là, Hashem vous pardonnera toutes vos fautes… »
3. Une personne qui a transgressé des interdits condamnés par la Torah par la peine de Karète (retranchement de ce monde et de l’autre, la personne meurt prématurément et sans laisser de descendance), ou bien par la peine de mort exécutée par le Beit Din (à l’époque du Temple de Jérusalem), par exemple, lorsqu’une personne n’observe pas les règles de la pureté familiale ou bien qui transgresse volontairement le Shabbat, dans de tels cas, le repentir sincère de la personne et Yom Kippour maintiennent cette personne en suspend. Seules les épreuves la laveront de ses fautes.
Ce qui signifie que cette personne doit avant tout se repentir sincèrement de ses fautes, passer un Yom Kippour et traverser des épreuves qui lui feront obtenir une expiation totale de ses fautes, comme il est dit : « j’examinerai leur pêché avec le bâton, et leur faute avec l’épreuve. »
4. Le dernier niveau de faute est la profanation du Nom d’Hashem pour lequel il n’existe aucun moyen d’expiation excepté la mort de l’individu qui l’expiera de sa faute.
Cependant, il existe d’autres nuances sur tout cela.
Par exemple, lorsque nous avons dit au sujet de celui qui a transgressé un commandement positif (ou même une obligation établie par nos maîtres, comme réciter une bénédiction alimentaire), cette personne obtiendra son pardon simplement par son repentir sincère, en réalité ceci n’est pas toujours le cas.
En effet, il est expliqué dans les décisionnaires qu’une personne qui récidive de nombreuses fois la même transgression d’un commandement positif, la multiplicité des fautes peut lui causer un défaut aussi important que celui provoqué par un interdit dont la peine est Karète (voir plus haut) ou la peine de mort exécutée par le Beit Din (à l’époque du Temple de Jérusalem), et même pour une telle faute la personne peut nécessiter Yom Kippour et des épreuves pour obtenir l’expiation de sa faute récidivée.
De même, lorsque nous avons dit que la faute de la profanation du Nom d’Hashem ne possède aucun moyen d’expiation excepté la mort, ceci n’est également pas si évident, car celui qui sanctifie le Nom d’Hashem après avoir transgressé l’interdiction de profaner le Nom d’Hashem, repart de façon certaine la gravité de la faute de profanation du Nom d’Hashem, et l’ampleur de cette faute se diminue. (Le livre Kaf Ha-‘Haïm – Hal. relatives Rosh ‘Hodesh – cite la procédure d’expiation de la faute de la profanation du Nom d’Hashem).
Nous pouvons donc en déduire que de nombreuses personnes nécessitent des épreuves afin d’expier leurs fautes, et n’ont apparemment aucun moyen de se sauver excepté d’attendre la punition d’Hashem qui leur fera obtenir l’expiation de leur faute.
En réalité, les livres de nos maîtres du Moussar, les véritables Kabbalistes, sont remplis de toutes sortes de moyens de réparation des fautes, afin de permettre à chacun de réparer sa faute totalement.
Pour exemple : le saint livre Réshit ‘Ho’hma rédigé par notre maître Rabbi Eliyahou DI VIDASH z’’l, impose de lourdes choses à ceux qui ont commis des fautes, et pour chaque faute il préconise un nombre de jours de jeûnes, ou bien de se tremper dans de la glace, etc…
Ceci, par leur grande connaissance et leur véritable maîtrise du repentir qui correspond à chaque faute.
Cependant, avec l’avancée des générations, le monde s’est affaibli physiquement, et il nous est impossible d’observer tous les jeûnes préconisés par les Kabbalistes pour réparer les fautes, c’est pourquoi il ne faut pas observer ces moyens d’expiation.
Mais notre grand maître Rabbenou Yossef ‘HAÏM de Bagdad z.ts.l (l’auteur du Ben Ish ‘Haï) rédigea son livre Lashon ‘Ha’hamim dans lequel il préconise lui aussi des moyens d’expiation pour diverses fautes. Il rédigea son livre lui aussi selon sa connaissance qui n’avait pas son pareil dans le domaine du repentir. Il allégea de façon considérable l’ordre du repentir. Mais malgré cela, il préconise lui aussi un certain nombre de jeûnes pour chaque faute commise, et selon cela, certaines personnes devraient jeûner des centaines de jeûnes pour obtenir l’expiation de leurs fautes, ce qui n’est pas donné à chacun.
Entre la génération précédente et la notre, nous ressentons un affaiblissement physique considérable, puisqu’il y a seulement une trentaine d’années, vivaient parmi nous des gens qui étaient en mesure de jeûner plusieurs jours consécutifs tout en continuant à vivre normalement, comme le Tsaddik Rabbi Réouven CHARABANI z.ts.l qui jeûnait du samedi soir au vendredi soir de façon consécutive, et durant toute la semaine il étudiait la Torah sans interruption.
De même, le Tsaddik Rabbi Israël ABOU’HATSIRA (Baba Salé) z.ts.l agissait ainsi lui aussi sans que le moindre mal ne lui arrive, mais pour notre part, il est certain que nous ne sommes pas en mesure de supporter de tels jeûnes.
C’est pour cette raison que l’un de nos grands maîtres de Jérusalem – Rabbi Itsh’ak ELAFYA z.ts.l qui était un homme saint qui a accompli des miracles – a établi le programme du « jeûne de la parole » en diffusant le fait que celui qui observe un jeûne de la parole, c'est-à-dire, ne pas prononcer de paroles profanes durant une journée entière et consacrer toutes ses paroles à l’étude de la Torah et à la prière. Un tel jeûne de la parole équivaut - à lui seul - à de nombreux jours de jeûnes, et cela constitue une grande réparation des fautes.
Il est donc souhaitable et juste pour chacun de se trouver au moins un jour durant cette période et d’observer le jeûne de la parole durant un jour entier, en le consacrant à la Torah et à la prière, et mériter ainsi une grande expiation de ses fautes.
Le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses fautes reste l’étude de la Torah, car la Torah a pour propriété de sauver la personne des épreuves, et de plus, elle expie ses fautes.
Nous avons pu constater de nous-mêmes que lorsque des gens viennent consulter notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita pour lui demander un moyen de réparer des fautes qu’ils ont commises, notre maître suggère très souvent à ces personnes d’étudier le sujet en rapport avec la faute qu’ils ont commise. Par exemple, s’il s’agit d’une profanation de Shabbat, il leur suggère d’étudier les Hala’hot relatives à Shabbat et de se montrer désormais très méticuleux dans ces Hala’hot, et par cela, la personne obtiendra une réparation pour sa faute, elle se préservera également des épreuves, et elle sera acceptée devant Hashem.
dimanche 29 juillet 2007
Le 15 AV (Tou BeAV)
Le 15 AV (Tou BeAV)
Ce soir (Dimanche 29 juillet et demain lundi 30 juillet 2007).
On enseigne dans une Mishna de Taanit (26b) :
Rabban Shim’on Ben Gamliel dit : « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 AV et Yom KIPPOUR. Ces jours là, les filles de Jérusalem sortaient vêtues de vêtements blancs empruntés (chacune empruntait le vêtement de l’autre, afin de ne pas faire honte à celle qui n’en avait pas), et se mettaient en cercle dans les vignes ».
La Gmara mentionne que les plus belles d’entre s’adressaient aux jeunes hommes célibataires en disant :
« Prêtez attention à la beauté…. »
Les plus laides d’entre elles disaient :
« Mariez vous Leshem Shamaïm (uniquement au nom de la Mitsva), mais couvrez nous d’or … »
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita explique le sens de cet enseignement, selon les propos de la Gmara Nedarim (21a), qui rapporte une anecdote :
Un homme fit un jour le Neder (le vœu) de ne pas épouser une certaine fille, parce qu’elle ne lui plaisait pas physiquement. On introduisit cette fille dans la maison de Rabbi Ishmaël, afin de l’embellir et de la mettre en valeur. On fit venir l’homme en question et Rabbi Ishmaël lui demanda : « Est-ce la fille sur laquelle tu as prononcé le vœu de ne pas l’épouser ?! » Et Rabbi Ishmaël lui autorisa la fille. A ce moment là, Rabbi Ishmaël se mit à pleurer et dit : « Les filles d’Israël sont belles, seulement celles qui sont pauvres s’enlaidissent ! » Lorsque Rabbi Ishmaël quitta ce monde, les filles d’Israël levèrent leurs yeux vers lui en disant : « Filles d’Israël ! Pleurez donc sur Rabbi Ishmaël ! »
Il en est de même - explique notre maître le Rav shalita – les plus laides d’entre elles disaient « … couvrez nous d’or … », dans le sens où des attributs extérieurs, comme des bijoux en or ou de beaux vêtements, contribuerons à nous embellir, et vous ne pourrez que constater que nous somme nous aussi dignes d’être épousées.
Notre maître le Rav shalita rapporte au nom du OR’HOT ‘HAÏM[DP1] qu’il n’y a pas lieu de s’étonner de cette usage qui peut paraître humiliant ou rabaissant envers les filles d’Israël, et qui se faisait avec le consentement et l’agrément des ‘Ha’hamim.
En effet, il est certain que les parents qui possédaient les moyens de marier leur fille dignement, n’avaient pas recours à ce procédé, et n’envoyaient pas leur fille dans les vignes ces jours là. Cette tradition concernait uniquement les gens dont le niveau de vie était tellement bas qu’ils ne pouvaient prétendre assumer toutes les difficultés financières d’un mariage, et pour ces gens là, cette tradition représentait le seul moyen de marier leur fille.
N.D.T Une grande leçon de morale pour certains jeunes hommes de notre époque, qui ont une idée tellement haute de leur personne, qu’ils ne donnent pas aux filles d’Israël tout le respect qu’elles méritent, en les abandonnant les unes après les autres, convaincus que ces messieurs méritent mieux !! Dans la majorité des cas, ces « grands seigneurs » finissent leur règne, en « grands célibataires » !!!
Il est à noter qu’il existe un rapport direct entre les 2 dates mentionnées dans la Mishna, le 15 AV et Yom KIPPOUR.
En effet, comme nous l’avons expliqué, la date du 15 AV était la date symbolique du mariage, et nous savons que celui qui se marie, bénéficie d’une totale expiation de ses fautes. Le jour de Yom KIPPOUR marque lui aussi l’expiation des fautes d’Israël.
Par conséquent, il n’y a effectivement pas de plus belles fêtes pour Israël !
La Gmara Taanit (31b) ajoute des explications supplémentaires à l’aspect festif de la journée du 15 AV.
Il est donc tranché dans le Shoul’han Arou’h[DP2] (Ora’h ‘Haïm chap.151 parag.6) que l’on ne dit pas de Ta’hanoun (supplications) ce jour là.
Dans la prochaine Hala’ha, nous donnerons, avec l’aide d’Hashem, d’autres explications sur le 15 AV.
Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767
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