Bienvenue dans le seul Blog en français où vous pourrez trouver avec précision des cours et des exposés conformes à toutes les décisions Hala'hiques de notre maître,
le plus grand décisionnaire de notre génération,
le Rav Ovadia YOSSEF Shalita.

SOUTENEZ NOTRE ACTION !

Soutenez nos diffusions en dédiant des Hala’hot et des Divré Torah à la guérison de nos malades ou à l’élévation de l’âme de nos défunts.
Vous aussi vous pouvez prendre un mérite dans la diffusion de la Torah en soutenant notre travail. Contactez nous dès à présent à sheelot@free.fr

Affichage des articles dont le libellé est Tou Bishvat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tou Bishvat. Afficher tous les articles

jeudi 28 janvier 2010

Divré Torah sur Beshala'h - Tou Bi-Shvat

QUELQUES REGARDS SUR LA PARASHA DE
BESHALA’H – TOU BI-SHVAT

(A la fin de ces Divré Torah, vous trouverez un Dvar Torah sur Tou Bi-Shvat)

Ces Divré Torah sont dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah, ainsi que pour la Refoua Shelema de Yonathan Yehouda Ben Aviva, ainsi que pour la Refoua Shelema de Ora Bat Myriam (Boukobza), ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

1. Sanctifier le Nom d’Hashem : « Ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde ! » (Inédit dans cette rubrique)

Moshé étendit son bras au-dessus de la mer. Hashem conduisit la mer par un vent d’Est puissant durant toute la nuit. Il mit la mer à sec et divisa les eaux. (Shémot 14-21)

Le Mé’am Lo’ez (page 318) rapporte au nom de la Guéméra Sota (36b et 37a), de la Méhilta, du Pirké Dé-Ra bbi Eli’ezer et du Midrash Sho’har Tov (chap.76 et 114) une divergence d’opinions entre Rabbi Méïr et Rabbi Yéhouda sur la dispute qu’il eut entre les Shévatim (les 12 tribus d’Israël) au moment d’entrer dans la mer.
Selon Rabbi Méïr, chaque tribu déclarait : « C’est moi qui me jetterai le premier à la mer ! »
Pendant qu’ils se disputaient, la tribu de Binyamin se jeta à la mer avant tout le monde. La tribu de Yéhouda leur jeta des pierres, mais chacun des deux mérita une bonne récompense. A quoi la chose est-elle comparable ? A un roi qui avait deux fils. Une nuit, Il demanda au plus jeune de le réveiller au lever du soleil, et au plus grand de le réveiller à midi. Au matin, le plus jeune alla pour réveiller son père dès le lever du soleil. Son frère arriva et lui dit : « Moi, j’ai reçu l’ordre de ne le réveiller qu’à midi ! » Le plus jeune lui répondit : « Quand à moi, il m’a ordonné de le réveiller dès le lever du soleil ! » Pendant qu’ils se disputaient, leur père se réveilla et leur dit : « Puisque chacun d’entre vous avait une bonne intention, en tenant à respecter ma volonté, vous aurez tous les deux une bonne récompense. »
Il en est de même pour la tribu de Binyamin et celle de Yéhouda.
Parce qu’il s’est jeté à la mer en premier, la tribu de Binyamin mérita que le Temple de Jérusalem siège sur son territoire. Parce que Yéhouda se disputa avec Binyamin pour entrer dans la mer en premier, les rois d’Israël sortiront de Yéhouda. Tout ceci est l’opinion de Rabbi Méïr.
Mais selon Rabbi Yéhouda, chaque tribu refusa d’entrer dans la mer en premier tant qu’une autre tribu n’y entrait pas. Na’hshon Ben ‘Aminadav - le prince de la tribu de Yéhouda - se jeta en premier. Il fut suivi par sa tribu, et ensuite toutes les tribus d’Israël en firent autant.

Le Mé’am Lo’ez cite une question du MAHARAM BEN ‘HABIB sur ce Midrash :
Selon l’interprétation de Rabbi Méïr, pourquoi chacune des tribus désira entrer dans la mer en premier ? S’agit-il de passer une porte que l’on ne peut passer à plusieurs au même moment ?! La mer est assez grande pour qu’ils s’y jettent tous en même temps ! De plus, pourquoi Binyamin se jette-t-il en premier ? Ne devait-il pas plutôt faire honneur à ses aînés ?!

En réalité, la réponse à toutes ces interrogations se trouve dans un verset antérieur (versets 15 et 16 du même chap.) dans lequel Hashem s’adresse à Moshé en lui disant :
« …Parle aux Béné Israël et qu’ils se mettent en route. Et toi, lève ton bâton, étends ton bras au dessus de la mer et divise-la, afin que les Béné Israël viennent dans la mer dans la terre sèche. »

On constate que les termes « Béné Israël » apparaissent deux fois dans ce verset, et il est certain que la deuxième fois peut sembler superflue, puisque les Béné Israël ont déjà été mentionnés au début du verset.

En fait, les membres de la tribu de Yéhouda interprétèrent le deuxième « Béné Israël » comme voulant signifier « les notables parmi les Béné Israël ». Ils se dirent qu’ils devaient pénétrer en premiers dans la mer, et ensuite le reste des tribus, car lorsqu’il s’agit de sanctifier le Nom d’Hashem, il est important que les plus grands montrent l’exemple, puisque leur mérite est plus grand. Hashem parla de façon voilée afin que chacun ramène les choses à lui-même. Or, chaque tribu possédait une supériorité sur l’autre. Réouven était l’aîné, Lévy était celui qui avait été choisi par Hashem pour servir dans le Temple, et ainsi de suite pour chacune des tribus. Ainsi, chacun pouvait s’imaginer être le plus important, et désirait accomplir la parole d’Hashem avec empressement. La deuxième fois où Hashem emploi les termes « Béné Israël » pouvait tout à fait signifier « les plus importants parmi les tribus ».

Mais la tribu de Binyamin comprit différemment la deuxième fois où sont employés les termes « Béné Israël ».
En effet, les termes « Béné Israël » signifient littéralement « les enfants d’Israël ». Or, Binyamin est né seulement après que l’ange modifia le nom de Ya’akov er lui ajouta « Israël », et nous constatons que tous les enfants de Ya’akov Avinou sont tous nés alors que leur père ne s’appelait que « Ya’akov », excepté Binyamin qui est né après que le nom d’Israël lui fut ajouté.
C’est pourquoi lorsque les membres de la tribu de Binyamin entendirent l’ordre d’Hashem que les « Béné Israël » viennent dans la mer dans la terre sèche », ils se dirent que ce message ne s’adressait qu’à eux, et ils se jetèrent à la mer avant tout le monde.

2. Chasser la monotonie dans les Mitsvot

Lorsque les Béné Israël ont vu les égyptiens périr dans la Mer Rouge, ils adressèrent un chant à Hashem, dans un esprit prophétique (la Shira ou le « Az Yashir Moshé… »).

Ensuite, il est écrit dans notre Parasha :
« Myriam la Prophétesse, sœur d’Aharaon, prit le tambourin dans sa main. Toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins, et dans des danses. » (Shemot 15-20)

Ceci est très étonnant.
En effet, après le passage de la Mer Rouge, tous les Béné Israël - y compris les femmes - ont entonné un chant d’une grande glorification, pour Hashem.
Qu’est ce que Myriam désire-t-elle réaliser en organisant pour les femmes, de nouveau, des chants et des danses pour Hashem, alors que toutes les femmes venaient de prendre part aux chants avec l’ensemble de tout le peuple d’Israël ?

Nous pouvons également nous interroger sur la raison pour laquelle la Torah a trouvé important de s’étendre sur les détails des chants et des danses de Myriam avec les femmes. Qu’y avait-il dans les chants de Myriam et des femmes, qu’il n’y avait pas dans le chant de tout le peuple, pour que la Torah les cite en détail ?

Il reste aussi à éclaircir certains autres points, dans la Parasha du chant de Myriam.
En général, la Torah désigne Myriam uniquement par son prénom Myriam, sans le qualificatif de NEVIA (Prophétesse), alors qu’ici il est écrit « Myriam la prophétesse… »
En général, la Torah ne rattache pas forcément Myriam à son frère Aharon, alors qu’ici la Torah a pris soin de préciser « Myriam la prophétesse, soeur d’Aharon… »
Pourquoi ?

Il est enseigné dans la Me’hilta (Midrash) :
Une servante a pu voir sur la Mer Rouge, ce que même le prophète Ye’hezkel n’a vu dans sa grande prophétie.
C'est-à-dire, les images spirituelles qui ont été dévoilées aux Béné Israël, et même à leurs esclaves et leurs servantes, lors du passage de la Mer Rouge, sont plus grandes et plus extraordinaires, que toutes les visions qui sont apparues au prophète Ye’hezkel.
Le niveau spirituel qu’ont atteint les Béné Israël lors du passage de la Mer Rouge est donc très élevé, au point d’avoir la faculté de percevoir des images prophétiques.
Et c’est justement là que nous pouvons prendre conscience de la grandeur de Myriam.
En effet, lorsque les Béné Israël ont entonné leur chant lors du passage de la Mer Rouge, ils étaient tous sous l’effet de l’émotion des images qu’Hashem leur a dévoilées. Le chant et la joie se prêtaient donc à l’instant qu’ils étaient en train de vivre. Ils ne pouvaient que glorifier Hashem et le remercier du plus profond de leur cœur. Grâce à tout cela, l’esprit prophétique a résidé sur eux à cet instant.
Par contre, Myriam est celle qui a réussi à mener les filles d’Israël à un nouveau degré de prophétie, quelques instants après le miracle de l’ouverture de la Mer Rouge, lorsque l’effet des images et des apparitions prophétiques s’était légèrement estompé. Malgré tout, Myriam vient et prend le tambourin afin d’innover un goût, et elle réussit à éveiller chez les autres filles d’Israël, un sentiment de reconnaissance et l’envie de chanter à nouveau pour Hashem, au point où elles ont toutes entonné des chants, et l’esprit prophétique a de nouveau résidé sur elles.

C’est pour cela que la Torah attache une importance particulière au chant de Myriam, puisqu’elle est celle qui a réussi à élever de nouveau les filles d’Israël au niveau de prophétie, alors que les effets du Miracle de l’ouverture de la Mer Rouge commençaient à s’estomper.
C’est la raison pour laquelle Myriam est nommée ici « Myriam la Prophétesse », car elle a su porter les filles d’Israël au niveau de la Prophétie, bien qu’elles n’en avaient pas la prédisposition du point de vue du moment.
De même, la Torah la rattache à son frère Aharon, car nous savons que toute la grandeur d’Aharon Ha-Cohen réside dans le fait de réaliser des actes au quotidien, avec toujours le même élan, avec toujours la même spontanéité, avec toujours le même engouement pour les Mitsvot. Aharon allume tous les jours les Nerot de la Menorah dans le Beit Hamikdash, et il le fait à chaque fois comme si c’était le premier jour, avec la même joie de servir Hashem.
De la même façon, Myriam a réussi à stimuler chez les filles d’Israël, le sentiment de chanter et de glorifier Hashem, bien que ce sentiment s’était atténué.

Nous pouvons nous aussi exploiter l’attitude de Myriam pour notre vie de tous les jours.
Si l’on ne préserve pas une certaine « fraîcheur » dans l’accomplissement de chaque acte de Mitsva, nous ne pourrons pas accomplir les Mitsvot d’Hashem correctement.
Il suffit d’introduire dans chaque Mitsva, un peu plus « d’ingrédients », et nous pourrons alors retrouver son goût si agréable, et avancer dans le service d’Hashem.

Pour exemples :

La Prière
Si on est très vigilant chaque jour à prier correctement et avec toutes les pensées précises requises pour la Tefila devant Hashem, il est certain qu’avec le temps, cette qualité de prière est susceptible de disparaître pour chacun d’entre nous, car il est très difficile à l’être humain d’exécuter un acte au quotidien, avec la même qualité qu’au premier jour. Mais si par contre, on introduit dans notre prière quotidienne, des demandes et requêtes personnelles, et que l’on organise sa prière quotidienne de façon correcte, il est certain que les choses atteindront le cœur, et que la prière prendra un nouveau goût, et de ce fait, on se renforcera sérieusement sur la notion de prier.

Le relationnel
Même si toute personne qui craint Hashem, veille à se comporter correctement envers son épouse, il est certain que si l’on n’introduit pas un « renouveau » dans le couple, les choses vont entraîner le dégoût entre les conjoints. C’est pour cela qu’il faut veiller à offrir de temps en temps quelques cadeaux, selon le tempérament de chaque femme, afin de réjouir son cœur.

Les repas de Shabbat
Si l’on s’assoit à table chaque Shabbat, en se contentant de manger les mêmes plats, en ayant toujours les mêmes conversations futiles, c’est le signe que le respect que l’on doit à la sainteté du Shabbat, n’a pas une grande importance pour nous. Par contre, si l’on veille à innover quelque chose chaque Shabbat, à étudier un sujet régulier pour l’un des 3 repas de Shabbat, entouré des membres de la famille, en achetant un aliment particulier pour honorer un autre des 3 repas de Shabbat, en agissant ainsi, on verra qu’un nouveau goût – un goût spirituel – entre dans chaque Mitsva. Par cela, nous serons protégés par le mérite de Myriam la Prophétesse, sœur d’Aharon, celle qui représente « la Mère du renouveau » dans le service d’Hashem.

3. La Mann : le juste milieu

Hashem dit à Moshé : « Je vais vous faire pleuvoir du pain depuis le ciel. Le peuple devra sortir et ramasser chaque jour la quantité suffisante au jour, ceci afin de le mettre à l’épreuve, pour voir s’il marchera selon ma Torah ou non. » (Shemot 16-4)

Le Gaon Rabbi Avraham M. PATAL Ha-LEVI z.ts.l rapporte – dans son livre Vayomer Avraham sur Beshala’h – au nom de commentateurs, que la Mann représentait une double épreuve pour les Béné Israël vis-à-vis de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot.

En effet, il est enseigné dans la Guemara ‘Erouvin (41b) : les difficultés de la pauvreté font perdre à l’individu la reconnaissance de lui-même, ainsi que celle de son Créateur.
Ce qui signifie que les difficultés matérielles peuvent causer à l’individu – même le plus élevé spirituellement - une perte totale de la croyance en lui-même, et aussi toute sa croyance en Hashem. Comment peut-on s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot en ayant en permanence l’esprit préoccupé par le souci de savoir comment se nourrir et se vêtir ?!

D’autre part, le roi Salomon enseigne dans le livre de Mishlé (30-8) :
« Ne me donne pas la richesse, fournis-moi mon pain en quantité régulière. »
Ce qui démontre une nécessité à ne pas obtenir plus que ce que l’on a besoin.
Le fait d’obtenir des faveurs matérielles qui ne sont pas indispensables aux exigences de la vie de chacun ne peut qu’engendrer chez l’individu une paresse dans son évolution spirituelle et dans son désir de pratiquer les Mitsvot.

Nous voyons donc que ces deux situations font aboutir l’individu au même déplorable résultat : son éloignement de la Torah.

La Mann représente une véritable protection contre ces deux situations extrêmes que sont la pauvreté et le superflu.
Hashem – voulant absolument que les Béné Israël n’aient pas la moindre raison de ne pas s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, ni du fait de la pauvreté ni du fait de l’opulence – leur offrit la Mann en quantité correspondant de façon extrêmement précise aux réels besoins de chaque individu du peuple d’Israël.
Grâce à cela, les Béné Israël ne peuvent pas rencontrer la moindre incommodité ni le moindre dérangement matériel et peuvent librement se consacrer à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot.

Dans de telles conditions aussi confortables et protectrices, si les Béné Israël ne se consacrent toujours pas à la Torah et aux Mitsvot, ils ne peuvent plus argumenter quoi que ce soit pour leur défense, puisqu’ils n’ont plus la moindre difficulté qui les empêche d’étudier et de pratiquer la Torah.

Ceci correspond à l’enseignement de nos maîtres (Me’hilta DeRabbi Ishma’el Beshala’h) :
La Torah n’a été donnée à commenter qu’aux consommateurs de la Mann. Comment ? L’homme est assis et étudie la Torah, sans se soucier qui lui donne à manger, qui lui donne à boire, qui lui fournit les vêtements et qui le couvre.

Nous constatons de cet enseignement que la Torah ne peut être « donnée » qu’à celui qui consomme la Mann, c'est-à-dire, celui qui vit matériellement de façon « précise », sans manques ni superflue.

4. Le dirigeant est à l’image du peuple

‘Amalek arriva et fit la guerre à Israël à Refidim. Hashem dit à Yehoshoua’ : choisis-nous des hommes et sort en guerre contre ‘Amalek. Demain je me tiendrais au sommet de la colline avec le bâton d’Hashem dans ma main. Yehoshoua s’exécuta… Lorsque Moshé Rabbenou levait les bras, Israël remportait la bataille, et lorsqu’il les rabaissait, c’est ’Amalek qui remportait. (Shemot 17-8 à 11)

il est enseigné dans la Guemara Rosh Ha-Shana (29a) :
Est-ce que les bras de Moshé Rabbenou faisaient-ils la guerre ou bien la perdaient-ils ? En réalité, tant qu’Israël regardait vers le haut et asservissait leurs cœurs à Hashem, ils remportaient la bataille, sinon ils la perdaient.

Si les bras de Moshé Rabbenou entraînaient la victoire d’Israël, pourquoi les rabaissait-il ?

L’auteur du Sefat Emet explique qu’en réalité lorsque les Béné Israël tournaient leurs cœurs vers Hashem, les bras de Moshé « gagnaient » (il faut donc comprendre que les termes « ils remportaient la bataille » employés par le Midrash cité plus haut, se référent non pas à Israël, mais aux bras de Moshé) et restaient dressés. Mais quand Israël détournait leurs cœurs d’Hashem, les bras de Moshé Rabbenou s’affaiblissaient et retombaient.

C’est la motivation et le repentir sincère du peuple, qui donne toute sa force à son dirigeant. C’est grâce à cela qu’il pourra agir et œuvrer pour la victoire et la délivrance de son peuple.

5. Tou Bishvat – Les Parents et les Enfants

Le jour de Tou Bishvat représente le Rosh Hashana – le Nouvel An des arbres.
A Shavou’ot, Hashem juge quelle quantité de fruits va pousser dans le monde durant l’année, et quelle qualité vont-ils avoir.

Pourtant, nous constatons des usages contraires.
En effet, à Tou Bishvat où nous devrions normalement nous occuper des arbres, nous nous occupons de fruits en les consommant ce jour-là. A Shavou’ot où nous devrions normalement nous occuper des fruits, nous nous occupons des arbres en décorant ce jour-là nos synagogues de feuillages et de branchages divers.

L’ADMOUR de Satmar, Rabbi Yoël TEITELBUM z.ts.l explique que les arbres représentent les parents, alors que les fruits représentent les enfants.

A Tou Bishvat, les arbres, autrement dit, les parents passent en jugement.
Afin de déterminer s’ils ont rempli leur rôle de parents, nous devons examiner les enfants. Nous devons vérifier s’ils marchent dans le chemin de la Torah et les Mitsvot, s’ils ont reçu une bonne éducation.
C’est pour cela que le jour de Tou Bishvat, nous nous occupons de fruits, autrement dit, des enfants. C’est le meilleur moyen d’examiner les arbres, autrement dit, les parents !

A Shavou’ot, c’est les fruits autrement dit, les enfants qui nécessitent un examen.
On vérifie s’ils ont rempli leur devoir envers leurs parents. S’ils ont fait en sorte que leurs parents ne manquent de rien, s’ils se sont occupés de leurs parents comme il se doit. Le meilleur moyen de le savoir, c’est de vérifier l’état des parents !
C’est pour cela qu’à Shavou’ot nous nous occupons d’arbres en utilisant leurs branches pour décorer nos synagogues.

Shabbat Shalom

Tou Bi-Shvat (Dossier complet avec Hala’hot ‘Orla et Hala’hot Birkat Ha-Pérot)

Tou Bi-Shvat
(Dossier complet avec Hala’hot ‘Orla et Hala’hot Birkat Ha-Pérot)


Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah, ainsi que pour la Refoua Shelema de Yonathan Yehouda Ben Aviva, ainsi que pour la Refoua Shelema de Ora Bat Myriam (Boukobza), ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

Tou Bi-Shvat tombe cette année – B’’H – ce Shabbat Béshala’h (vendredi soir 29 et Shabbat 30 janvier)

La Guémara Rosh Ha-Shana (2a) nous enseigne :
Tou Bi-Shvat (le 15 Shévat) est le Rosh Ha-Shana des arbres.
Cette Hala’ha est tranchée dans le Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 331-57 et 125).

Le Gaon auteur du livre Adné Paz (page 11d) écrit que c’est le jour de Tou Bi-Shvat que les fruits ont jugés, puisque c’est le Rosh Ha-Shana des arbres, ce jour là est donc un jour de jugement pour les fruits.

Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita – dans son livre ‘Hazon Ovadia Tou Bi-Shvat – Béra’hot (page 1 note 1) - réfute ses propos par une autre Mishna du traité Rosh Ha-Shana (16a) selon laquelle les fruits sont jugés le jour de Shavou’ot et non le jour de Tou Bi-Shvat (De plus, la Mishna citée précédemment ne fait mention que d’arbres et non de fruits).

C’est également l’opinion du Gaon Rabbi Avraham ‘Haïm NAE z.ts.l (Rav du quartier de Bou’harim – Jérusalem, il y a environ 50 ans). Il écrit – dans son livre Shénot ‘Haïm (partie « Mékor ‘Haïm » chap.31 note 1) - que les gens du peuple font l’erreur de croire que le jour de Tou Bi-Shvat étant qualifié de Rosh Ha-Shana des arbres, c’est donc ce jour là que les fruits sont jugés.

Mais il semble que la raison pour laquelle le jour de Tou Bi-Shvat est fixé comme étant le Rosh Ha-Shana des arbres, réside dans le fait qu’à ce moment là, la majeur partie des pluies est tombée, comme on nous l’enseigne dans la Guémara Rosh Ha-Shana (12a). Rashi explique sur place qu’à la date de Tou Bi-Shvat, une grande quantité de pluie est déjà tombé sur le monde et la sève monte à ce moment là dans les arbres. C’est à ce moment que les fruits ont passé la plus importante étape de leur pousse.

Cependant, la date de Tou Bi-Shvat représente une étape Hala’hic importante sur bien des domaines, comme les prélèvements (Ma’asser) sur les fruits qui ont poussés en Israël, ainsi que pour l’interdit de ‘Orla.
Nous allons simplement à titre d’exemple, expliquer le Din de ‘Orla, selon les Hala’hot tranchées sur ce sujet dans le Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 294).

Il est écrit dans la Torah (Vayikra 19-23) :
Lorsque vous arriverez en Israël, vous planterez tout sorte d’arbres fruitiers… Durant 3 années, les fruits de ces arbres seront retranchés pour vous, vous ne pourrez pas en consommer.

Nos maîtres expliquent (Torat Cohanim sur Vaykra) qu’Il faut compter ces 3 années depuis la plantation de l’arbre et non à partir de l’apparition des fruits dans l’arbre.
C’est ainsi que tranchent le RAMBAM (chap.10 des règles relatives aux aliments interdits Hal.9) et MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 294-1)

Ce n’est qu’au bout de ces 3 années que les fruits seront permis à la consommation. Par contre les fruits qui poussent dans l’arbre pendant les 3 années, sont interdits au profit, à tout jamais, comme l’enseigne la Guémara Pessa’him (22a), et comme le tranche MARAN dans le Shoul’han ‘Aou’h (Y.D 294-1)
La Guémara précise que toute forme de profit est interdite, y compris le fait de teindre au moyen des fruits ‘Orla.

Cependant, le MAHARAM BEN ‘HABIB (Rabbenou Moshé BEN ‘HABIB) – dans on livre Shou’t Kol Gadol (chap.65) précise que l’interdiction de teindre au moyen de fruits ‘Orla ne concerne qu’une teinte persistante comme celle que l’on appliquerait à des vêtements. Par contre, si l’on teint des aliments permis au moyen de jus de fraises ‘Orla, les aliments restent autorisés puisque MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h - dans les Hala’hot relatives à Shabbat (O.H 320-19) - qu’il n’y a pas d’interdit à titre de teindre lorsque l’on teint des aliments, étant donné que cette teinte ne persiste pas.

Mais attention !!
Dans la Guémara Rosh Ha-Shana (10a), nos maîtres expliquent que ces 3 années ne se comptent pas de façon ordinaire, mais seulement selon le changement d’année du calendrier.
Ex : Je plante un arbre avant le 16 du mois de Av de l’année 5769. Il me reste encore 44 jours jusqu’à Rosh Ha-Shana de l’année 5770. Ces 44 jours comptent comme ci c’est écoulée une année entière depuis la plantation de mon arbre. En effet, 30 jours dans une année comptent comme une année. Il faut ajouter 14 jours pour que la plantation de l’arbre puisse prendre solidement racine dans la terre.
Par conséquent, si 44 jours se sont écoulés dans la 1ère année de la plantation de l’arbre, on considère qu’une année entière s’est écoulée. Il ne reste donc qu’à ajouter 2 autres années complètes, pour que les fruits deviennent permis à la consommation. C'est-à-dire, selon notre exemple, toute l’année 5770 et toute l’année 5771.
Au 1er Tishré (Rosh Ha-Shana) de l’année 5772, les fruits deviennent permis à la consommation.
Cependant, Tou Bi-Shvat est le Rosh Ha-Shana des arbres, et par conséquent, même en 5772, les fruits qui se trouvent encore sur l’arbre jusqu’à Tou Bi-Shvat 5772, restent encore interdits jusqu’à Tou Bi-Shvat.
Par contre, les fruits qui poussent dans l’arbre après Tou Bi-Shvat 5772, sont permis à la consommation, sans même prélever le Ma’asser.

Lorsque nous avons dit que même à la 4ème année (5772 dans notre exemple) les fruits restent interdits à titre de ‘Orla jusqu’à Tou Bi-Shvat, il s’agit d’une configuration dans laquelle on a fait preuve de souplesse dans la 1ère année puisque l’arbre a été planté seulement 44 jours avant Rosh Ha-Shana et nous considérons pourtant qu’une année s’est écoulée. Par contre, s’il s’agit d’une configuration dans laquelle on a fait preuve de rigueur dans la 1ère année, dans l’hypothèse où l’arbre a été planté moins de 44 jours avant Rosh Ha-Shana et que l’on impose dans ce cas de compter 3 années complètes de Rosh Ha-Shana à Rosh Ha-Shana, dans ce cas, dès le 4ème Rosh Ha-Shana, les fruits n’ont plus le statut de ‘Orla.

Le Din de ‘Orla ne concerne que les fruits et non les légumes.
C’est pourquoi la Papaye - qui laisse apparaître des signes de légume - n’est pas soumis au Din de ‘Orla, et sa bénédiction est donc « Boré Péri Ha-Adama ».
De même, le piment vert n’est pas un fruit est n’est donc pas soumis au Din de ‘Orla.

Cependant ces fruits qui sont maintenant permis à la consommation après les 3 années écoulées, doivent d’abord passer une dernière étape :
Ils prennent à présent le statut de « Neta’ Réva’i » (fruits de la 4ème année) et la Torah leur accorde un sainteté particulière.

On doit « racheter » leur sainteté sur une pièce de la monnaie courante.
Avant de procéder à ce « rachat », on doit réciter une bénédiction :
Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Asher Kiddeshanou Bemitsvotav Vetsivanou ‘Al Pidyon Réva’i.
Traduction : Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre
D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné le rachat de la 4ème année.
Ensuite, nous prenons la pièce de monnaie et nous déclarons :
« Toute la sainteté de ces fruits, plus 1/5ème, est rachetée sur cette pièce de monnaie ».
Il est bon de répéter cette déclaration, 3 fois de suite.
La pièce doit être broyée ou tordue de sorte qu’elle devient inutilisable , et il faut également la jeter à la mer ou dans un fleuve.
Les fruits de la 4ème année, sont maintenant permis à la consommation.

Même si l’avenir des arbres n’est pas décidé le jour de Tou Bi-Shvat, comme nous l’avons expliqué, il est rapporté dans des livres saints qu’il existe une tradition transmise parmi les maîtres Ashkenaz de prier le jour de Tou Bi-Shvat, afin d’obtenir un bon Etrog pour la prochaine fête de Soukot.

Les Rishonim (décisionnaires médiévaux) font remarquer que dans la Mishna citée précédemment (Rosh Ha-Shana 2a), Tou Bi-Shvat est mentionné aux ôtés des autres jours de fêtes.
C’est pourquoi, il est interdit de jeûner ou de dire les Ta’hanounim (supplication quotidiennes) le jour de Tou Bi-Shvat.
C’est ainsi que tranche MARAN dans e Shoul’han ‘Arou’h (O.H 672-3 et 131-6)

Certains ont l’habitude d’organiser un « Limoud » (un petit programme d’étude en rapport avec les fruits) le soir de Tou Bi-Shvat. Ce Limoud est composé de passages de la Mishna et du Zohar Hakadosh, qui traitent de chaque fruit.
Le Gaon Rabbi Ya’akov RAKA’H z.ts.l publia un livre du nom de Peri ‘Ets Hadar spécialement prévu pour ce Seder.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que ce qui compte c’est de lire ces passages d’étude en les comprenant, et non en se contentant de les lire sans aucune compréhension. Il faut particulièrement étudier ce jour là, les Hala’hot relatives au divers prélèvements que l’on doit effectuer sur les fruits, selon la Hala’ha, comme le Ma’asser pour des fruits d’Israël, ou bien des fruits ‘Orla pour des arbres qui n’ont pas atteints la 4ème année depuis leur plantation.
Mais le plus important, c’est d’étudier des choses que l’on comprend, et non pas d’effectuer une lecture superficielle, car lire sans comprendre ne s’appelle pas étudier.
Il n’y a que la lecture du Zohar Hakadosh qui est considérée comme une étude même en absence de compréhension, car chacun est conscient qu’il ne peut réellement comprendre son véritable contenu.

Le livre Tikouné Issa’har (page 31b) (dont l’auteur était un contemporain de MARAN) cite la tradition de consommer toutes sortes de fruits le soir de Tou Bi-Shvat, afin de montrer que ce jour est le Rosh Ha-Shana des arbres, en récitant la bénédiction propre à chaque fruit. Cette belle tradition est mentionnée dans les enseignements de plusieurs Kabbalistes.

Les règles relatives aux bénédictions des fruits sont assez complexes, et nous allons – avec l’aide d’Hashem - nous efforcer d’en rappeler les principaux points.

Il faut d’abord discerner les fruits de l’arbre qui font parties de la catégorie des 7 espèces (« Shiv’at Ha-Minim »), de ceux qui n’en font pas partie.

La Torah vante les qualités du pays d’Israël, à travers un verset :
« Un pays où il y a le blé, l’orge, la vigne, la figue, la grenade. Un pays où il y a l’olive et le miel ». (Devarim chap.8, verset 8)

Le Yeroushalmi sur Bikourim (chap.1 Hala’ha 3) explique que le « miel » dont il s’agit ici, représente la datte.
Ces fruits sont prioritaires sur n’importe quelle autre espèce de fruit, concernant la Bénédiction.
Exemple : Se trouvent devant moi des pommes et des dattes. La datte fait partie de la catégorie des 7 espèces mentionnées dans le verset (miel), alors que la pomme n’en fait pas partie. Je dois choisir la datte pour réciter la bénédiction de Boré Péri Ha-’Ets, puis, après avoir consommer la datte, je consomme la pomme sans réciter de bénédiction, puisqu’elle est acquittée par celle que j’ai récité sur la datte.
Selon MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (O.H 211-1), même si je préfère la pomme à la datte, il faut quand même réciter la bénédiction sur la datte.

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (41a) :
La priorité de la bénédiction dépend de l’apparition du fruit dans le verset.

Cela signifie que les 7 espèces mentionnées dans le verset, ont eux même un ordre de priorité.
Dans un premier temps, on regarde l’ordre d’apparition dans le verset. On doit chercher en premier un aliment à base de farine de blé pour réciter la bénédiction de Boré Miné Mézonot ; à défaut, à base de farine d’orge ; à défaut, une olive pour réciter la bénédiction de Boré Péri Ha-Ets ; à défaut, la datte ; à défaut, le raisin ; à défaut, la figue ; à défaut, la grenade. Si aucun de ces fruits n’est présent, on choisira n’importe quel fruit pour réciter la bénédiction.

En effet, dans le verset, le mot ERETS (un pays) apparaît 2 fois (Un pays où il y a le blé, l’orge, la vigne, la figue, la grenade. Un pays où il y a l’olive et le miel.) Or, l’olive est en position N°1, et la datte, en position N°2 après le 2ème ERETS, alors que le raisin (vigne) ne vient qu’en position N°3 après le 1er mot ERETS.

L’une des raisons pour lesquelles on couvre le pain lors du Kiddoush, est justement que le pain (Blé) devance le vin (vigne) dans le verset, et que de ce fait, on devrait normalement réciter la bénédiction sur le pain avant de faire le Kiddoush sur le vin. En le couvrant, on considère que le pain n’est pas là, et l’on peut donc donner priorité au vin sur le pain.

Cet ordre de priorité dans les bénédictions n’est imposé que si le fruit est présent devant nous. Mais il ne faut pas attendre de réciter les bénédictions sur des autres fruits sous prétexte que le fruit prioritaire n’est pas encore là.
Exemple : J’ai devant moi des pommes. Je ne vais pas attendre qu’on apporte une des 7 espèces pour la faire passer en priorité. Ou bien, j’ai devant moi des raisins. Je ne vais pas attendre qu’on apporte devant moi une olive ou une datte pour les faire passer en priorité.

Lorsqu’on récite une fois la bénédiction de Boré Péri Ha-’Ets sur un fruit de l’arbre, on acquitte de cette Bénédiction tous les fruits de l’arbre présents lors de la bénédiction, ainsi que tous ceux que l’on avait l’intention de consommer ensuite (même s’ils n’étaient pas présents lors de la bénédiction).
Un fruit qui n’était pas présent lors de la bénédiction, et que l’on n’avait pas l’intention de manger, nécessite une nouvelle bénédiction.

Si par erreur, on n’a pas respecter l’ordre de priorité du verset, par exemple, si on a réciter Boré Peri Ha’-Ets sur un raisin, alors que l’olive était présente, ou bien qu’on a réciter Boré Peri Ha’-Ets sur une pomme, alors qu’un fruit des 7 espèces était présent, on ne recommence pas la bénédiction, puisque l’ordre de priorité n’est obligatoire qu’à priori (Le’hate’hila), et non à posteriori (Bedi’avad).

Si l‘on a un fruit dont la bénédiction est Boré Péri Ha-‘Ets et un aliment dont la bénédiction est Shéhakol, il faut d’abord réciter Boré Péri Ha-‘Ets et ensuite Shéhakol, et il en est de même pour Boré Péri Ha-Adama et Shéhakol.
En effet, Boré Péri Ha-‘Ets et Boré Péri Ha-Adama ont des bénédictions précises alors que Shéhakol est une bénédiction plus générique.

Selon MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (O.H 211-1 et 3), si l’on a un fruit dont la bénédiction est Boré Péri Ha-‘Ets et un autre dont la bénédiction est Boré Péri Ha-Adama, on peut commencer par celui que l’on désire. De même pour 2 aliments dont les bénédictions son différentes (sauf si l’un des 2 est Shéhakol, car dans ce cas, Shéhakol passe en second plan).

Si l’on a un verre de vin et une olive ou des dattes, selon MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (Beit Yossef 0.H 211), l’olive ou la datte restent prioritaire sur le vin, au même titre qu’elles le sont sur le raisin.

Si l’on a un aliment dont la bénédiction est certaine, ainsi qu’un aliment dont la bénédiction est incertaine, par exemple une pomme dont la bénédiction est Boré Péri Ha-‘Ets, ainsi qu’une banane dont la bénédiction est Boré Péri Ha-Adama par doute sur l’origine de la banane, il faut d’abord réciter Boré Péri Ha-Adama sur la banane en disant explicitement auparavant que l’on n’a pas l’intention d’acquitter la pomme de sa bénédiction, et après avoir récité Boré Péri Ha-Adama sur la banane, on récitera Boré Péri Ha-’Ets.

Lorsque Tou Bi-Shvat tombe Shabbat (comme cette année 5770), il est préférable d’apporter les fruits seulement à la fin du repas avant le Birkat Ha-Mazon, et non pas entre le Kiddoush et la Nétilat Yadïm comme certains en ont l’usage, car en agissant ainsi on s’introduit inutilement dans une importante divergence d’opinions Hala’hique parmi les décisionnaires au sujet de la bénédiction finale des fruits.
Selon certains, si l’on a consommé des fruits avant le repas, il ne faut pas réciter de bénédiction finale puisque le Birkat Ha-Mazon les inclura. Alors que selon d’autres, le Birkat Ha-Mazon n’inclut pas les fruits consommés avant le repas. Par conséquent, il vaut mieux les consommer à la fin du repas avant le Birkat Ha-Mazon, et de cette façon, ils sont unanimement inclus par le Birkat Ha-Mazon.

Les fruits susceptibles de contenir des vers doivent être ouverts et vérifiés minutieusement avant de réciter la bénédiction.
Il faut être très vigilant sur la vérification des fruits susceptibles de contenir de vers, car la consommation du moindre ver représente une faute gravissime selon la Torah, puisque la Guemara dans Pessa’him (24a) nous enseigne que l’on transgresse 5 interdits de la Torah par ver consommé. Qui plus est, la consommation de vers (même par inadvertance) provoque une souillure de l’âme et l’intrusion de l’impureté dans le cœur de l’homme, qui entraînera un éloignement de la pratique des Mitsvot.
Le très célèbre auteur du Peri ‘Hadash (Rabbi ‘Hizkiyahou DA SILVA z.ts.l) faisait remarquer de son temps que la plupart des orateurs ne développaient dans leurs enseignements, que des sujets allégoriques, ou éthiques à partir d’interprétations du texte de la Torah, mais ne guidaient pas le peuple sur la vigilance qu’il faut avoir envers la consommation de vers, dont la gravité est très importante, et dont les Hala’hot sont très complèxes.

N.P On peut malheureusement remarquer que les choses n’ont pas beaucoup évoluées entre le 17ème siècle de l’auteur du Peri ‘Hadash et notre 21ème siècle !
En effet, il est déplorable de constater que l’on tient des discours de plus d’une heure à disserter sur des sujets de Moussar (ce que l’on appelle la « pensée juive ») devant une assistance composée très souvent de gens qui considèrent être pratiquants, mais qui ne sont pas conscients du nombres d’infractions à la Hala’ha, qu’ils commettent dans différents domaines de la vie courante, simplement par manque de connaissance de cette Hala’ha ! Le Moussar a certes une importance capitale pour un juif puisque sans le Moussar, on ne peut acquérir la Irat Shamaïm (la crainte d’Hashem) indispensable pour vivre une véritable vie de Torah et de Mitsvot, mais avant de se gargariser de belles phrases (qui ne veulent souvent rien dire !), ou de se s’auto satisfaire d’argumentation ou de contre argumentation sur « la couleur du manteau de Moshé Rabbenou ou sur la longueur de son bâton », guidons plutôt le peuple vers ses droits et ses devoirs !! Enseignons lui la Hala’ha, comment faire Birkat Hamazon ; comment réciter les bénédictions alimentaires ; comment observer correctement Shabbat ; comment observer correctement les lois de la Kasherout ou les lois de pureté familiale ; comment mettre les Tefilin…. Arrêtons de sous estimer des gens qui ne demandent qu’à apprendre !! Ou bien serai ce une lacune de la part de ceux qui dispensent les cours ?!

Il faut particulièrement faire attention aux vers qui se trouvent dans les fruits secs que l’on trouve à cette période de Tou Bi-Shvat, comme les figues ou les dattes.
Nous savons parfaitement que ces fruits secs sont fortement susceptibles de contenir des vers, et que leur vérification est assez difficile à réaliser.
Il y eu même des Rabbanim comme le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I z.ts.l entre autres, qui décrétèrent l’interdiction de la consommation de ces fruits, à cause de la complexité de leur vérification.
Similairement, plusieurs Rabbanim de la ville de ‘Haleb (Alep – Syrie) décrétèrent l’interdiction de consommer une spécialité locale : les feuilles de vignes farcies au riz, à cause de la forte présence de vers dans les feuilles de vigne.
Par conséquent, il est recommander de redoubler de vigilance sur ce point, chacun selon ses possibilités et selon la présomption de présence de vers dans les fruits.
« Celui qui met en garde ainsi que celui qui sait être vigilant, résidera dans une paix aussi fluide que la coulée d’un fleuve » (Langage emprunté au livre de Mishlé).

Si l’on consomme un nouveau fruit (c'est-à-dire que l’on n’a pas encore consommé durant cette saison), on doit réciter également la bénédiction de Shehe’heyanou sur ce fruit.
Selon l’usage des Sefaradim, on récite d’abord la bénédiction propre au fruit, et ensuite la bénédiction de Shehe’heyanou, selon le principe de Tadir Vesheeno Tadir, Tadir Kodem (Lorsque se présentent simultanément 2 Mitsvot, l’une plus fréquente que l’autre, la priorité est à la plus fréquente), puisqu’il est plus fréquent de réciter la bénédiction du fruit que celle de Shehe’heyanou.
S’il y a plusieurs fruits nouveaux, on récite une seule bénédiction de Shehe’heyanou pour tous les fruits nouveaux, à condition qu’ils soient tous présents lors de la bénédiction de Shehe’heyanou.

Le Gaon auteur du Shou’t Lev Avraham (WINFIELD) (chap.30) tranche que si l’on a un fruit des Shiv’at Ha-Minim et un fruit qui n’en fait pas partie mais qui est nouveau, il est préférable de donner la priorité au fruit nouveau en raison de la bénédiction de Shéhé’heyanou.

mardi 26 janvier 2010

Cours Audio

Bonjour à tous

Voici le lien audio vers mon Shiour (25.01.10) consacré au sujet
" Tou Bi-Shvat - 'Orla - Birkat Ha-Pérot ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici ou au téléchargement en faisant un clic droit, puis enregistrer la cible.

Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shiour, faites le moi savoir.

Kol Touv

Rav David A.PITOUN
sheelot@free.fr
www.halahayomit.blogspot.com

dimanche 8 février 2009

Dvar Torah sur Tou Bishvat

Tou Bishvat – Les Parents et les Enfants

Ces Divré Torah sont dédiés à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Ces Divré Torah sont aussi dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Le jour de Tou Bishvat représente le Rosh Hashana – le Nouvel An des arbres.

A Shavou’ot, Hashem juge quel quantité de fruits va pousser dans le monde durant l’année, et quelle qualité vont–ils avoir.

Pourtant, nous constatons des usages contraires.

En effet, à Tou Bishvat où nous devrions normalement nous occuper des arbres, nous nous occupons de fruits en les consommant ce jour là. A Shavou’ot où nous devrions normalement nous occuper des fruits, nous nous occupons des arbres en décorant ce jour là nos synagogue de feuillages et de branchages divers.

L’ADMOUR de Satmar, Rabbi Yoël TEITELBUM z.ts.l explique que les arbres représentent les parents, alors que les fruits représentent les enfants.

A Tou Bishvat, les arbres, autrement dit, les parents passent en jugement.

Afin de déterminer s’ils ont remplis leur rôle de parents, nous devons examiner les enfants. Nous devons vérifier s’ils marchent dans le chemin de la Torah et les Mitsvot, s’ils ont reçu une bonne éducation.

C’est pour cela que le jour de Tou Bishvat, nous nous occupons de fruits, autrement dit, des enfants. C’est le meilleur moyen d’examiner les arbres, autrement dit, les parents !

A Shavou’ot, c’est les fruits autrement dit, les enfants qui nécessitent un examen.

On vérifie s’ils ont remplis leur devoir envers leurs parents. S’ils ont fais en sorte que leurs parents ne manquent de rien, s’ils se sont occupé de leur parents comme il se doit. Le meilleur moyen de le savoir, c’est de vérifier l’état des parents !

C’est pour cela qu’à Shavou’ot nous nous occupons d’arbres en utilisant leurs branches pour décorer nos synagogues.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769

sheelot@free.fr Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

email, contactez nous sur sheelot@free.fr

Usages et traditions de Tou Bishvat

Usages et traditions de Tou Bishvat

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bishvat.

Certains ont l’habitude d’organiser un « Limoud » (un petit programme d’étude en rapport avec les fruits) le soir de Tou Bishvat. Ce Limoud est composé de passages de la Mishna et du Zohar Hakadosh, qui traitent de chaque fruit.

Le Gaon Rabbi Ya’akov RAKA’H z.ts.l publia un livre du nom de Peri ‘Ets Hadar spécialement prévu pour ce Seder.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que ce qui compte c’est de lire ces passages d’étude en les comprenant, et non en se contentant de les lire sans aucune compréhension. Il faut particulièrement étudier ce jour là, les Hala’hot relatives au divers prélèvements que l’on doit effectuer sur les fruits, selon la Hala’ha, comme le Ma’asser pour des fruits importés d’Israël, ou bien des fruits ‘Orla pour des arbres qui n’ont pas atteints la 4ème année depuis leur plantation.

Mais le plus important, c’est d’étudier des choses que l’on comprend, et non pas d’effectuer une lecture superficielle, car lire sans comprendre ne s’appelle pas étudier.

Il n’y a que la lecture du Zohar Hakadosh qui est considérée comme une étude même en absence de compréhension, car chacun est conscient qu’il ne peut réellement comprendre son véritable contenu.

Nous avons la tradition de consommer toutes sortes de fruits le soir de Tou Bishvat, afin de montrer que ce jour est le Rosh Hashana des arbres, en récitant la Bera’ha propre à chaque fruit. Cette belle tradition est mentionnée dans les enseignements de plusieurs Kabbalistes.

Il est bon de rappeler que lorsque nous disons que Tou Bishvat est le Rosh Hashana – le Nouvel An des arbres, il ne s’agit pas du jour où les arbres ou les fruits sont jugés, mais uniquement une date du calendrier juif à laquelle nous nous référons pour fixer les Hala’hot relatives aux divers prélèvements sur les fruits (voir plus haut). Le véritable « Rosh Hashana » ou jour du jugement des fruits, c’est le jour de Shavou’ot, comme le stipule la Mishna dans Rosh Hashana (chap.1 Mishna 2) :

« A Shavou’ot, nous sommes jugés pour les fruits… »

Les fruits susceptibles de contenir des vers doivent être ouverts et vérifiés minutieusement avant de réciter la Bera’ha.

Il faut être très vigilant sur la vérification des fruits susceptibles de contenir de vers, car la consommation du moindre ver représente une faute gravissime selon la Torah, puisque la Guemara dans Pessa’him (24a) nous enseigne que l’on transgresse 5 interdits de la Torah par ver consommé. Qui plus est, la consommation de vers (même par inadvertance) provoque une souillure de l’âme et l’intrusion de l’impureté dans le cœur de l’homme, qui entraînera un éloignement de la pratique des Mitsvot.

Le très célèbre auteur du Peri ‘Hadash (Rabbi ‘Hizkiyahou DA SILVA z.ts.l)[DP1] faisait remarquer de son temps que la plupart des orateurs ne développent dans leurs enseignements, que des sujets allégoriques, ou éthiques à partir d’interprétations du texte de la Torah, mais ne guident pas le peuple sur la vigilance qu’il faut avoir envers la consommation de vers, dont la gravité est très importante, et dont les Hala’hot sont très complèxes.

N.P On peut malheureusement remarquer que les choses n’ont pas beaucoup évoluées entre le 17ème siècle de l’auteur du Peri ‘Hadash et notre 21ème siècle !

En effet, il est déplorable de constater que l’on tient des discours de plus d’une heure à disserter sur des sujets de Moussar (ce que l’on appelle la « pensée juive ») devant une assistance composée très souvent de gens qui considèrent être pratiquants, mais qui ne sont pas conscients du nombres d’infractions à la Hala’ha, qu’ils commettent dans différents domaines de la vie courante, simplement par manque de connaissance de cette Hala’ha ! Avant de se gargariser de belles phrases (qui ne veulent souvent rien dire !), ou de se s’auto satisfaire d’argumentation ou de contre argumentation sur « la couleur du manteau de Moshé Rabbenou ou sur la longueur de son bâton », guidons plutôt le peuple vers ses droits et ses devoirs !! Enseignons lui la Hala’ha, comment faire Birkat Hamazon ; comment réciter les Bera’hot alimentaires ; comment observer correctement Shabbat ; comment observer correctement les lois de la Kasherout ou les lois de pureté familiale ; comment mettre les Tefilin…. Arrêtons de sous estimer des gens qui ne demandent qu’à apprendre !! Ou bien serai ce une lacune de la part des enseignants ?!

Il faut particulièrement faire attention aux vers qui se trouvent dans les fruits secs que l’on trouve à cette période de Tou Bishvat, comme les figues ou les dattes.

Nous savons parfaitement que ces fruits secs sont fortement susceptibles de contenir des vers, et que leur vérification est assez difficile à réaliser.

Il y eu même des ‘Ha’hamim comme le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I z.ts.l[DP2] entre autres, qui décrétèrent l’interdiction de la consommation de ces fruits, à cause de la complexité de leur vérification.

Similairement, plusieurs ‘Ha’hamim de la ville de ‘Haleb (Alep – Syrie) décrétèrent l’interdiction de consommer une spécialité locale : les feuilles de vignes farcies au riz, à cause de la forte présence de vers dans les feuilles de vigne.

Par conséquent, il est recommander de redoubler de vigilance sur ce point, chacun selon ses possibilités et selon la présomption de présence de vers dans les fruits.

« Celui qui met en garde ainsi que celui qui sait être vigilant, résidera dans une paix aussi fluide que la coulée d’un fleuve » (Langage emprunté au livre de Mishlé).

Si l’on consomme un nouveau fruit (c'est-à-dire que l’on n’a pas encore consommé durant cette saison), on doit réciter également la Bera’ha de Shehe’heyanou sur ce fruit.

Selon l’usage des Sefaradim, on récite d’abord la Bera’ha propre au fruit, et ensuite la Bera’ha de Shehe’heyanou, selon le principe de Tadir Vesheeno Tadir, Tadir Kodem (Lorsque se présentent simultanément 2 Mitsvot, l’une plus fréquente que l’autre, la priorité est à la plus fréquente), puisqu’il est plus fréquent de réciter la Bera’ha du fruit que la Bera’ha de Shehe’heyanou.

S’il y a plusieurs fruits nouveaux, on récite une seule Bera’ha de Shehe’heyanou pour tous les fruits nouveaux, à condition qu’ils soient tous présents lors de la Bera’ha de Shehe’heyanou.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

email, contactez nous sur sheelot@free.fr

[DP1]Péri Hadash Rabbi Hizkiyaou DA SILVA Israël 17ème siècle

[DP2]Rabbi ‘Haïm FALLAG’I Turquie 19ème siècle

jeudi 5 février 2009

Priorité dans les Bera’hot Tou Bishvat (le 15 Shevat) dimanche soir 8 février 2009

Priorité dans les Bera’hot

Tou Bishvat (le 15 Shevat) dimanche soir 8 février 2009

Cette Hala'ha est dédiée à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Cette Hala’ha est aussi dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

Question

Une personne s’apprête à consommer divers aliments. Quel ordre doit-elle respecter pour réciter les différentes Bera’hot ?

Décision de la Hala’ha

Voici l’ordre de priorité : on doit d’abord chercher à savoir s’il y a une du pain ; à défaut, une pâtisserie ; à défaut, une olive ; à défaut, une datte ; à défaut, un raisin ; à défaut, du vin ; à défaut, une figue ; à défaut, une grenade.

Si aucun de ces 8 aliments n’est présent, on choisira n’importe quel aliment pour réciter la Bera’ha.

La notion de priorité existe seulement entre de 2 fruits dont le Bera’ha est la même (Boré Peri Ha’ets), l’un fait partie des 7 espèces (Blé, orge, olive, datte, vigne, figue, grenade), et l’autre n’en fait pas partie. Mais si on a 2 aliments dont la Bera’ha est différente, selon le Din, on peut commencer par l’aliment que l’on désire. Cependant, l’usage est de commencer par Boré Miné Mezonot, ensuite Boré Peri Ha’ets, et ensuite Shehakol Nihya Bidvaro.

Si on a un fruit ou un légume dont la Bera’ha est Boré Peri Ha’ets ou Boré Peri Haadama, et également un aliment ou une boisson dont la Bera’ha est Shehakol Nihya Bidvaro, il faut commencer d’abord par le fruit ou le légume.

Lorsqu’on récite une fois la Bera’ha de Boré Péri Ha’ets sur un fruit de l’arbre, on acquitte de cette Bera’ha tous les fruits de l’arbre présents lors de la Bera’ha, ainsi que tous ceux que l’on avait l’intention de consommer ensuite (même s’ils n’étaient pas présents lors de la Bera’ha).

Un fruit qui n’était pas présent lors de la Bera’ha, et que l’on n’avait pas l’intention de manger, nécessite une nouvelle Bera’ha de Boré Péri Ha’ets.

Sources et développement

Le soir de Tou Bishvat (le 15 Shevat) qui tombe cette année le dimanche soir 8 février 2009, nous avons la tradition de consommer de nombreux fruits.

Il est donc bénéfique à chacun de se remémorer les principales Hala’hot relatives aux Bera’hot sur les fruits, afin de respecter l’ordre prioritaire exigé par la Hala’ha.

La Torah vante les qualités du pays d’Israël, à travers un verset :

« Un pays où il y a le blé, l’orge, la vigne, la figue, la grenade. Un pays où il y a l’olive et le miel ». (Devarim chap.8, verset 8)

Le Talmoud Yeroushalmi (Bikourim chap.1 Hala’ha 3) explique que le « miel » dont il s’agit ici, représente la datte.

Ces fruits sont prioritaires sur n’importe quelle autre espèce de fruit, concernant la Bera’ha.

Exemple : Se trouvent devant moi des pommes et des dattes. La datte fait partie de la catégorie des 7 espèces mentionnées dans le verset (miel), alors que la pomme n’en fait pas partie. Je dois choisir la datte pour réciter la Bera’ha de Boré Péri Ha’ets, puis, après avoir consommer la datte, je consomme la pomme sans réciter de Bera’ha, puisqu’elle est acquittée par la Bra’ha que j’ai récité sur la datte.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que même si je préfère la pomme à la datte, Il faut quand même réciter la Bera’ha sur la datte, car l’importance d’un fruit sur un autre fruit dépend de sa présence dans le verset.

Les 7 espèces mentionnées dans le verset, ont eux même un ordre de priorité.

Dans un premier temps, on regarde l’ordre d’apparition dans le verset. On doit chercher en premier un aliment à base de farine de blé ; à défaut, à base de farine d’orge ; à défaut, une olive ; à défaut, la datte ; à défaut, le raisin ; à défaut, la figue ; à défaut, la grenade. Si aucun de ces fruits n’est présent, on choisira n’importe quel fruit pour réciter la Bera’ha.

En effet, dans le verset, le mot ERETS (un pays) apparaît 2 fois (Un pays où il y a le blé, l’orge, la vigne, la figue, la grenade. Un pays où il y a l’olive et le miel.) Or, l’olive est en position N°1, et la datte, en position N°2 après le 2ème ERETS, alors que le raisin (vigne) ne vient qu’en position N°3 après le 1er mot ERETS.

L’une des raisons pour lesquelles on couvre le pain lors du Kiddoush, est justement que le pain (Blé) devance le vin (vigne) dans le verset, et que de ce fait, on devrait normalement réciter la Bera’ha sur le pain avant de faire le Kiddoush sur le vin. En le couvrant, on considère que le pain n’est pas là, et l’on peut donc donner priorité au vin sur le pain.

Cette ordre de priorité dans les Bra’hot n’est imposé que si le fruit est présent devant nous. Mais il ne faut pas attendre de réciter les Bera’hot sur des autres fruits sous prétexte que le fruit prioritaire n’est pas encore là.

Exemple : J’ai devant moi des pommes. Je ne vais pas attendre qu’on apporte une des 7 espèces pour la faire passer en priorité. Ou bien, j’ai devant moi des raisins. Je ne vais pas attendre qu’on apporte devant moi une olive ou une datte pour les faire passer en priorité.

Lorsqu’on récite une fois la Bera’ha de Boré Péri Ha’ets sur un fruit de l’arbre, on acquitte de cette Bera’ha tous les fruits de l’arbre présents lors de la Bera’ha, ainsi que tous ceux que l’on avait l’intention de consommer ensuite (même s’ils n’étaient pas présents lors de la Bera’ha).

Un fruit qui n’était pas présent lors de la Bera’ha, et que l’on n’avait pas l’intention de manger, nécessite une nouvelle Bera’ha de Boré Péri Ha’ets.

Si par erreur, on n’a pas respecter l’ordre de priorité du verset pour la Bera’ha de Boré Peri Ha’ets, par exemple, on a réciter Boré Peri Ha’ets sur un raisin, alors que l’olive était présente, ou bien qu’on a réciter Boré Peri Ha’ets sur une pomme, alors qu’un fruit des 7 espèces était présent, on ne recommence pas la Bera’ha, puisque l’ordre de priorité n’est obligatoire qu’à priori (Le’hate’hila), et non à posteriori (Bedi’avad).

lundi 21 janvier 2008

Dvar Torah sur Tou Bishvat :Tou Bishvat – Les Parents et les Enfants

Tou Bishvat – Les Parents et les Enfants

Le jour de Tou Bishvat représente le Rosh Hashana – le Nouvel An des arbres.

A Shavou’ot, Hashem juge quel quantité de fruits va pousser dans le monde durant l’année, et quelle qualité vont–ils avoir.

Pourtant, nous constatons des usages contraires.

En effet, à Tou Bishvat où nous devrions normalement nous occuper des arbres, nous nous occupons de fruits en les consommant ce jour là. A Shavou’ot où nous devrions normalement nous occuper des fruits, nous nous occupons des arbres en décorant ce jour là nos synagogue de feuillages et de branchages divers.

L’ADMOUR de Satmar, Rabbi Yoël TEITELBUM z.ts.l explique que les arbres représentent les parents, alors que les fruits représentent les enfants.

A Tou Bishvat, les arbres, autrement dit, les parents passent en jugement.

Afin de déterminer s’ils ont remplis leur rôle de parents, nous devons examiner les enfants. Nous devons vérifier s’ils marchent dans le chemin de la Torah et les Mitsvot, s’ils ont reçu une bonne éducation.

C’est pour cela que le jour de Tou Bishvat, nous nous occupons de fruits, autrement dit, des enfants. C’est le meilleur moyen d’examiner les arbres, autrement dit, les parents !

A Shavou’ot, c’est les fruits autrement dit, les enfants qui nécessitent un examen.

On vérifie s’ils ont remplis leur devoir envers leurs parents. S’ils ont fais en sorte que leurs parents ne manquent de rien, s’ils se sont occupé de leur parents comme il se doit. Le meilleur moyen de le savoir, c’est de vérifier l’état des parents !

C’est pour cela qu’à Shavou’ot nous nous occupons d’arbres en utilisant leurs branches pour décorer nos synagogues.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

sheelot@free.fr

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

email, contactez nous sur sheelot@free.fr