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lundi 14 septembre 2009

L’allumage des Nerot pour Rosh Ha-Shana

L’allumage des Nerot pour Rosh Ha-Shana

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de : mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Sim’ha ; le Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Gavriel Yossef ben Leah, et aussi pour l’élévation de la Neshama de Shmouel Ben Miryam

QUESTION

Y a-t-il une réelle obligation d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme nous le faisons pour Shabbat ?
Doit-on réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage du 1er soir ?

DECISION DE LA HALA’HA

De même qu’il y a une Mitsva d’allumer des Nerot (veilleuses ou bougies) la veille de Shabbat, en l’honneur de Shabbat, il y a aussi une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de chaque Yom Tov
Cette Mitsva – comme toutes les autres Mitsvot – est précédée d’une Bera’ha que voici :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV. (Cette année 5770, il faudra conclure cette bénédiction en disant LEHADLIK NER SHEL SHABBAT VESHEL YOM TOV)
Traduction
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de (Shabbat et de)Yom Tov.

On ne récite pas la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov.

Si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush.

Il ne faut pas allumer les Nerot du 2ème Yom Tov pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov. De même, il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov.
Par conséquent, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov (cette année, Shabbat), si ces activités concernent le 2ème Yom Tov,
Cette année où le 1er jour de Rosh Ha-Shana tombe Shabbat, il est donc interdit d’allumer les Nerot avant la sortie des étoiles du samedi soir, en raison de la profanation de Shabbat. Il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

La veille du 1er Yom Tov (jour de fête) de Rosh Ha-Shana - comme pour les veilles de Shabbat - nous allumons des Nerot (veilleuses ou bougies) avant l’entrée de la fête, lorsqu’il fait encore jour.

Cette allumage – comme celui des Nerot de Shabbat – se fait avec une Bera’ha ;
Voici la formule de la Bera’ha qu’il faut réciter sur l’allumage des Nerot de Yom Tov :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.
Traduction
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.263 parag.5 et chap.514 parag.11)

Comme nous l’avons déjà mentionné dans une H.Y consacrée à l’allumage des Nerot de Shabbat (que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/07/la-braha-la-bndiction-sur-lallumage-des.html), la Bera’ha doit précéder l’allumage, et non le contraire.

Il est rapporté dans le Talmud Yeroushalmi (chap. « HaRoé » traité Bera’hot) que les femmes ne doivent pas réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov, car la Bera’ha de Shehe’heyanou a été instaurée uniquement pour la fête en elle-même, et non pour l’allumage des Nerot. Il y lieu de craindre un Hefsek (interruption) entre la Bera’ha de l’allumage et l’allumage.
De plus, si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush, par crainte de Hefsek entre la dernière Bera’ha du Kiddoush (Mekadesh Israël…) et le moment où la femme goûtera au Kiddoush, puisque les 2 Shehe’heyanou ont la même vocation : la nouvelle fête.

De nombreux Poskim s’opposent à l’usage de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot du 1er soir de Yom Tov.
Parmi ces Poskim :
L’auteur du Leket Yosher (page 49) au nom du Or Zaroua’ (tome 2 chap.361) ; le Gaon Ya’bets (Sheilat Ya’bets chap.107) ; l’auteur du Ta’harat HaMaïm (section Zaïn note « Tov ») ; l’auteur du ‘Hessed Lealafim (chap.263 parag.5) ; l’auteur du Yafé Lalev (tome 3 chap.263 note 2, page 113 colonne 4) ; l’auteur du Samea’h Nefesh (page 83).

Pour le 2ème Yom Tov de Rosh Hashana, comme pour tous les deuxièmes Yom Tov en dehors d’Israël, nous n’allumons les Nerot qu’à partir de la sortie des étoiles (tombée de la nuit), juste avant de réciter le Kiddoush. A fortiori cette année (5770) où Rosh Ha-Shana tombe Shabbat.

En effet, pour un 2ème Yom Tov, il ne faut pas allumer les Nerot pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.503 parag.1)
Or, dans ce cas, l’allumage des Nerot est relatif au 2ème Yom Tov.

Par conséquent, il est également interdit de préparer pendant la journée du 1er Yom Tov, les mèches ou les bougies qui serviront à l’allumage du soir. A fortiori cette année (5770) où Rosh Ha-Shana tombe Shabbat.
C’est pour cela qu’il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.
Si toutefois on a oublié de les préparer depuis la veille du 1er Yom Tov, on attendra également la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov, pour les préparer.

De même, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov, si ces activités concernent le 2ème Yom Tov, puisqu’en faisant cela, nous préparons pendant un Yom Tov, des activités qui concernent le 2ème Yom Tov. Il faudra donc attendre la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov pour effectuer toutes ces activités.

lundi 22 septembre 2008

L’allumage des Nerot pour Rosh Ha-Shana

L’allumage des Nerot pour Rosh Ha-Shana

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Question

Y a-t-il une réelle obligation d’allumer des Nerot en l’honneur de Yom Tov, comme nous le faisons pour Shabbat ?

Doit-on réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage du 1er soir ?

Décision de la Hala’ha

De même qu’il y a une Mitsva d’allumer des Nerot (veilleuses ou bougies) la veille de Shabbat, en l’honneur de Shabbat, il y a aussi une Mitsva d’allumer des Nerot la veille de chaque Yom Tov

Cette Mitsva – comme toutes les autres Mitsvot – est précédée d’une Bera’ha que voici :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.

Traduction

Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de Yom Tov.

On ne récite pas la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov.

Si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush.

Si nous n’avons pas allumé les Nerot avant l’entrée de la fête, nous pouvons encore le faire même après la tombée de la nuit, par le moyen autorisé, c'est-à-dire, en utilisant une flamme qui était déjà allumée avant l’entrée de la fête, puisqu’ il est interdit de créer un feu nouveau pendant Yom Tov.

Il ne faut pas allumer les Nerot du 2ème Yom Tov pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov.

Par conséquent, il est également interdit de préparer pendant la journée du 1er Yom Tov, les mèches ou les bougies qui serviront à l’allumage du soir.

C’est pour cela qu’il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.

De même, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov, si ces activités concernent le 2ème Yom Tov,

Cependant, si le repas du 2ème soir de Yom Tov sera consommé avant le couché du soleil (la Shki’a), il est permis de laver la vaisselle, de cuisiner, de préparer ou même d’allumer les Nerot pendant la journée du 1er Yom Tov (pour l’allumage, il faut attendre au moins le Plag). Pour cela, Il faut être renseigné sur l’horaire exact de la Shki’a (le couché du soleil), et il faut également que l’horaire de l’office de ‘Arvit soit fixé de façon à ce que l’on puisse avoir le temps de rentrer et de prendre la majore partie du repas avant la Shki’a.

Sources et développement

La veille du 1er Yom Tov (jour de fête) de Rosh Ha-Shana - comme pour les veilles de Shabbat - nous allumons des Nerot (veilleuses ou bougies) avant l’entrée de la fête, lorsqu’il fait encore jour.

Cette allumage – comme celui des Nerot de Shabbat – se fait avec une Bera’ha ;

Voici la formule de la Bera’ha qu’il faut réciter sur l’allumage des Nerot de Yom Tov :

BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM TOV.

Traduction

Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D., Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la veilleuse de Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.263 parag.5 et chap.514 parag.11)

Comme nous l’avons déjà mentionné dans une H.Y consacrée à l’allumage des Nerot de Shabbat (que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/07/la-braha-la-bndiction-sur-lallumage-des.html), la Bera’ha doit précéder l’allumage, et non le contraire.

Il est rapporté dans le Talmud Yeroushalmi (chap. « HaRoé » traité Bera’hot) que les femmes ne doivent pas réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot le 1er soir de de Yom Tov, car la Bera’ha de Shehe’heyanou a été instaurée uniquement pour la fête en elle-même, et non pour l’allumage des Nerot. Il y lieu de craindre un Hefsek (interruption) entre la Bera’ha de l’allumage et l’allumage.

De plus, si la femme a récité la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage, elle ne doit pas répondre AMEN au Shehe’heyanou que récitera son mari lors du Kiddoush, par crainte de Hefsek entre la dernière Bera’ha du Kiddoush (Mekadesh Israël…) et le moment où la femme goûtera au Kiddoush, puisque les 2 Shehe’heyanou ont la même vocation : la nouvelle fête.

De nombreux Poskim s’opposent à l’usage de réciter la Bera’ha de Shehe’heyanou lors de l’allumage des Nerot du 1er soir de Yom Tov.

Parmi ces Poskim :

L’auteur du Leket Yosher[D1] (page 49) au nom du Or Zaroua’[D2] (tome 2 chap.361) ; le Gaon Ya’bets[D3] (Sheilat Ya’bets chap.107) ; l’auteur du Ta’harat HaMaïm[D4] (section Zaïn note « Tov ») ; l’auteur du ‘Hessed Lealafim[D5] (chap.263 parag.5) ; l’auteur du Yafé Lalev[D6] (tome 3 chap.263 note 2, page 113 colonne 4) ; l’auteur du Samea’h Nefesh[D7] (page 83).

Pour la veille de Rosh Ha-Shana ou de tout autre Yom Tov, si nous n’avons pas allumé les Nerot avant l’entrée de la fête, nous pouvons encore le faire même après la tombée de la nuit, par le moyen autorisé, c'est-à-dire, en utilisant une flamme qui était déjà allumée avant que n’entre la fête, puisqu’ il est interdit de créer un feu nouveau pendant Yom Tov.

Pour le 2ème Yom Tov de Rosh Hashana, comme pour tous les deuxièmes Yom Tov en dehors d’Israël, nous n’allumons les Nerot qu’à partir de la sortie des étoiles (tombée de la nuit), juste avant de réciter le Kiddoush.

En effet, pour un 2ème Yom Tov, il ne faut pas allumer les Nerot pendant l’après midi du 1er Yom Tov, car au même titre qu’il est interdit d’effectuer des activités pendant un Shabbat, en prévision d’un jour de semaine, il est également interdit d’effectuer des activités pendant un Yom Tov, lorsqu’elles concernent le 2ème Yom Tov. (Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.503 parag.1)

Or, dans ce cas, l’allumage des Nerot est relatif au 2ème Yom Tov.

Par conséquent, il est également interdit de préparer pendant la journée du 1er Yom Tov, les mèches ou les bougies qui serviront à l’allumage du soir.

C’est pour cela qu’il faut veiller à préparer les mèches ou les bougies du 2ème Yom Tov, depuis la veille du 1er Yom Tov.

Si toutefois on a oublié de les préparer depuis la veille du 1er Yom Tov, on attendra également la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov, pour les préparer.

De même, il est interdit de cuisiner, de préparer la nourriture, ou de laver la vaisselle pendant la journée du 1er Yom Tov, si ces activités concernent le 2ème Yom Tov, puisqu’en faisant cela, nous préparons pendant un Yom Tov, des activités qui concernent le 2ème Yom Tov. Il faudra donc attendre la tombée de la nuit du 2ème soir de Yom Tov pour effectuer toutes ces activités.

Cependant, si le repas du 2ème soir de Yom Tov sera consommé avant le couché du soleil (la Shki’a), il est permis de laver la vaisselle, de cuisiner, de préparer ou même d’allumer les Nerot pendant la journée du 1er Yom Tov (pour l’allumage, il faut attendre au moins le Plag). Pour cela, Il faut être renseigné sur l’horaire exact de la Shki’a (le couché du soleil), et il faut également que l’horaire de l’office de ‘Arvit soit fixé de façon à ce que l’on puisse avoir le temps de rentrer et de prendre la majore partie du repas avant la Shki’a.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

email, contactez nous sur sheelot@free.fr

[D1]Leket Yosher Rabbi Yossef YOZ’EL Autriche 15ème siècle Elève du Teroumat Hadeshen

[D2]Rabbenou Its’hak MiVienna, (Allemagne 13ème siècle Av Beit Din de Vienne (Autriche), élève du Ravyha, et auteur du livre Or Zaroua)

[D3]Ya’BeTS (Le Gaon) Allemagne 18ème siècle. Auteur de nombreux ouvrages de Hala’ha. Fils du ‘Ha’ham Tsevi

[D4]Taharat HaMaïm Rabbi Avraham Ha-Cohen de Salonique 19ème siècle

[D5]Hessed Lealafim Rabbi Eli’ezer PAPO , auteur du célèbre Pélé Yo’ets. Rav de la ville de Silistra en Bulgarie 19ème siècle

[D6]Yafé Lalev Rabbi Ra’hamim Nissim FALLAG’I Turquie 19ème siècle

[D7]Samea’h Nefesh Rabbi Shalom Moshé ‘Haï GAGUIN Israël 19ème siècle

jeudi 30 août 2007

Visite au cimetière la veille de Rosh Hashana

Visite au cimetière la veille de Rosh Hashana

Ici, un communiqué et une vidéo de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita s’exprimant sur le voyage à OUMAN sur la tombe du Tsaddik Rabbenou Na’hman de BRESLAV z.ts.l

Le RaMA[DP1] rapporte dans le chapitre 581 – paragraphe 4 du Shoul’han ‘Arou’h, qu’il y a une tradition de se rendre au cimetière la veille de Rosh Hashana, afin d’y exprimer des demandes et des supplications, et de donner de la Tsedaka au nécessiteux.

D’autre part, MARAN[DP2] , au début de ce même chapitre 581, cite une autre tradition en vigueur la veille de Rosh Hashana, qui est celle de jeûner.

La Gmara Ta’anit (16a) explique que le fait de se rendre au cimetière le jour d’un jeûne, a pour signification de se considérer ce jour là comme mort, et on demande donc aux autres morts de prier et d’intercéder en notre faveur auprès d’Hashem.

La Gmara poursuit en disant que la raison pour laquelle la tombe de Moshé Rabbenou nous a été cachée, réside dans le fait que le décret de la destruction du Temple de Jérusalem et de l’exil d’Israël était déjà scellé par Hashem, et si Israël venait prier sur la tombe de Moshé Rabbenou en lui demandant d’intercéder auprès d’Hashem pour annuler le décret, Hashem aurait exaucé sa demande puisque les Tsaddikim sont plus chers à Hashem après leur disparition que durant leur existence sur terre.

Nous pouvons constater de cet enseignement la force que peut avoir la prière que l’on adresse à Hashem par l’intermédiaire de nos disparus.

De là, provient la tradition de se rendre au cimetière à la veille du Jour du Jugement, afin de demander aux disparus de prier et d’intercéder pour tout le peuple d’Israël.

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit qu’il ne faut certainement pas diriger ses demandes vers le défunt, comme ci que c’était lui qui avait la possibilité de nous exaucer, mais seulement prier Hashem qu’il nous exauce par le mérite du défunt, ou demander au défunt de prier et d’intercéder pour nous auprès d’Hashem.

Il faut préciser que le fait de se rendre au cimetière la veille de Rosh Hashana, n’est rapporté dans le Shoul’han ‘Arou’h qu’en tant que tradition et non en tant que Din.

Ce qui veut dire que si quelqu’un considère qu’il fournira beaucoup plus de Na’hat Roua’h (d’apaisement) à la Neshama du défunt en ne s’y rendant pas, et en remplaçant cela par des Mitsvot, ou mieux encore, par un moment d’étude de la Torah consacré à l’élévation de sa Neshama, cette personne n’enfreint absolument aucun interdit. Nous savons par exemple que le célèbre Gaon de Vilna (Rabbi Eliyahou HaCohen de Vilna)[DP3] ne se rendait pas sur la tombe de sa mère le jour de sa Azkara (le jour anniversaire de sa disparition), alors que nous connaissons aussi tout l’honneur et le respect qu’il avait pour elle de son vivant.

Notre maître (qu’Hashem lui accorde une longue vie) le Rav Ovadia YOSSEF shalita lui aussi ne se rend pas forcément sur la tombe de son père le jour de sa Azkara, en disant qu’il lui fournira beaucoup plus de Na’hat Roua’h en restant chez lui et en lui consacrant son étude ce jour là.

(Cependant, pour la Azkara de son épouse, notre maître shalita se rend sur sa tombe).

Mais attention !!

Concernant le jour de Rosh Hashana lui-même, l’opinion de notre maître shalita est qu’il ne faut pas s’éloigner de sa maison afin de passer la fête à proximité de la tombe d’un Tsaddik, même si le fait de se rendre sur la tombe de ce Tsaddik ce jour là, représente une très grande Ségoula (un très grand remède), car le jour de Rosh Hashana est un Yom Tov pour lequel nous avons le devoir de se réjouir entouré des membres de son foyer, et de les réjouir, comme c’est le Din pour chaque Yom Tov.

Il est donc clair qu’il n’y a pas à « mettre de côté » de véritables obligations Hala’hic, au profit de « quelconques Segoulot », si importantes et si puissantes soient elles.

C’est ainsi que nous ont éduqué nos maîtres d’Erets Israël de toutes générations confondues.

(Nous savons que les personnes qui participent à ces voyages sur les tombes de Tsaddikim, agissent Leshem Shamaîm, et ne pensent qu’à accomplir quelque choses de très grand et de très important spirituellement, mais nous ne pouvons pas laisser sous silence certaines vérités Hala’hic.

C’est le tempérament et l’état d’esprit dans lequel notre maître, la lumière d’Israël, le Rav Ovadia YOSSEF shalita, nous a formé).

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767

sheelot@free.fr

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[DP1]RaMA Rabbi Moshé ISSERLEISS Pologne 16ème siècle, opinion Hala’hic principale pour les Ashkenazim

[DP2]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP3] le Gaon Rabbi Eliyahou HaCohen de Vilna ou le GARA Lituanie 18ème siècle