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lundi 17 novembre 2008

S’interrompre après Maïm A’haronim

S’interrompre après Maïm A’haronim

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Question

Est-il permis de parler entre Maïm A’haronim (la dernière ablution des mains en fin de repas) et le Birkat Hamazon ?

Décision de la Hala’ha

(Vous pouvez consulter 2 anciennes Hala’hot concernant l’obligation de Maïm A’haronim en cliquant sur ces liens http://halahayomit.blogspot.com/2008/01/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html et http://halahayomit.blogspot.com/2007/06/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html)

Il est une totale obligation pour toute personne qui a consommé un repas accompagné de pain, de se laver les mains avec un peu d’eau avant de réciter le Birkat Hamazon.

Cette dernière ablution se nomme « Maïm A’haronim ».

Les femmes sont – elles aussi – soumises à l’obligation de se laver les mains pour Maïm A’haronim

Il est absolument interdit de s’interrompre entre l’ablution de Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon.

Si toutefois une personne a parlé entre Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon, il est souhaitable qu’elle se lave de nouveau les mains pour Maïm Ah’aronim, afin de faire suivre Maïm A’haronim du Birkat Hamazon.

Sources et développement

Nous avons déjà expliqué - lors de 2 précédentes Hala’hot (que vous pouvez consulter en cliquant sur ces liens http://halahayomit.blogspot.com/2008/01/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html et http://halahayomit.blogspot.com/2007/06/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html) - qu’il est une totale obligation pour toute personne qui a consommé un repas accompagné de pain, de se laver les mains avec un peu d’eau avant de réciter le Birkat Hamazon.

Cette dernière ablution se nomme « Maïm A’haronim ».

Nous avons aussi expliqué que les femmes sont – elles aussi – soumises à l’obligation de se laver les mains pour Maïm A’haronim, conformément à la décision Hala’hic de MARAN exprimée de façon très claire dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.181 parag.1) :

« Maïm A’haronim (la dernière ablution) est une obligation ».

Concernant l’interruption verbale après Maïm A’haronim, il existe deux interprétations différentes d’un enseignement de la Guemara

En effet, il est enseigné dans la Guemara Bera’hot (42a) :

« Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la Bera’ha. »

C'est-à-dire, qu’il faut faire suivre l’ablution des mains de la Bera’ha, sans la moindre interruption entre elles.

Nous avons déjà expliqué dans une autre Hala’ha (intitulée « Parler entre Netilat Yadaïm et Motsi » que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/11/parler-entre-netilat-yadam-et-motsi.html), que nos maîtres les Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale) sont en discussion sur le sens de cette Guemara, afin de déterminer s’il s’agit de l’ablution que l’on fait avant le repas (Netilat Yadaïm), ou bien s’il s’agit de l’ablution que l’on fait à la fin du repas (Maïm Ah’aronim).

En effet, notre maître le RAMBAM explique (chap.6 des Hal. Bera’hot Hal.20) que les propos de la Guemara concernent l’ablution que l’on fait à la fin du repas (Maïm Ah’aronim), qu’il ne faut pas s’interrompre entre l’ablution de Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon. Mais entre la Netilat Yadaïm que l’on fait avant le repas et la Bera’ha de Hamotsi, il est permis – selon le RAMBAM – de s’interrompre, même par des sujets sans rapport avec le repas.

De nombreux Rishonim sont du même avis que le RAMBAM, et parmi ces Rishonim, citons : Rashi ; les Tossafot ; Rabbenou Yoël (cité par le TOUR O.H chap.166) ; et d’autres.

D’autres Rishonim – comme le RYTBA (Hal.Shabbat chap.6 note 21) ; le RAVEYA (tome 1 chap.151 page 150 et chap.154 page 160) ; le Sefer Haeshkol (tome 1 chap.16 page 34) et d’autres - expliquent que la Guemara traite de l’ablution des mains que l’on fait avant le repas (Netilat Yadaïm), et selon eux, il faut faire suivre la Netilat Yadaïm de la Bera’ha de Hamotsi sans aucune interruption ni parole.

MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h tranche sur ce point selon l’opinion du RAMBAM, selon qui, il est permis de s’interrompre – selon l’essentiel du Din – entre la Netilat Yadaïm que l’on fait avant le repas, et la Bera’ha de Hamotsi Cependant, MARAN écrit qu’il est bon de veiller à ne pas s’interrompre.

Mais entre l’ablution de Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon, il est absolument interdit de s’interrompre.

MARAN écrit dans le Kessef Mishné (sur le RAMBAM fin du chap.6 es Hal.Bera’hot) qu’il faut définir l’opinion de Rashi et du RAMBAM, dans le sens où toute l’interdiction de s’interrompre entre Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon ne concerne qu’une véritable interruption comme manger ou boire entre les deux, mais s’il s’agit de bavardage, il n’y a aucune interdiction de s’interrompre entre les deux.

Cependant, il semble que dans le Beit Yossef, MARAN revient sur son opinion et écrit :

« Il semble plus juste selon tous les avis que la raison pour laquelle il faut interdire de s’interrompre entre Maïm A’haronim et Birkat Hamazon réside dans le fait que dés l’ablution des Mains (Maïm Ah’aronim), on considère que la personne a entamé la Bera’ha, puisque l’ablution des Maïm Ah’aronim est une préparation au Birkat Hamazon. »

C’est pour cela qu’il semble que même une interruption verbale est interdite entre Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon.

Par conséquent, selon la Hala’ha, il faut s’imposer la ‘Houmra (la rigueur) de ne pas du tout parler entre Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon. Si toutefois une personne a parlé entre Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon, il est souhaitable qu’elle se lave de nouveau les mains pour Maïm Ah’aronim, afin de faire suivre Maïm A’haronim du Birkat Hamazon.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5769 sheelot@free.fr

(à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON shalita)

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jeudi 17 janvier 2008

Maïm A’haronim (Ablution des mains en fin de repas)

Maïm A’haronim

(Ablution des mains en fin de repas)

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema de Miryam Bat Ra’hel Cohen

Question

On a consommé un repas accompagné de pain. Existe-t-il une réelle obligation de se laver les mains à la fin du repas, avant de réciter le Birkat Hamazon ? Si oui, les femmes sont-elles soumises à cette obligation ?

Décision de la Hala’ha

Lorsqu’on a consommé un repas accompagné de pain, on doit se laver les mains à la fin du repas, avant de réciter le Birkat Hamazon. Les femmes sont, elles aussi, soumises à cette obligation. Cette ablution doit se faire avec une petite quantité d’eau, et il n’est pas nécessaire de la faire avec un Keli (un ustensile).

(Vous pouvez également consulter une autre Hala’ha sur Maîm A’haronim, diffusée en juin 2006, en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/06/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html)

Sources et développement

Maîm A’haronim, - c'est-à-dire le fait de se laver les mains jusqu’aux deuxièmes phalanges, à la fin du repas, avant Birkat Hamazon – est une totale obligation selon le DIN.

Hormis le fait d’être une institution de nos ‘Ha’hamim, cette ablution contient en elle de nombreuses et profondes significations au point de vue Kabbalistique (mystique).

Par conséquent, il est une obligation de se laver les mains à la fin du repas, comme tel est l’usage.

Il ne faut surtout pas prendre exemple sur certaines personnes qui s’autorisent une certaine négligence sur ce point, puisque telle est l’opinion de la quasi totalité des Poskim (décisionnaires), et tel est l’opinion de MARAN [DP1] dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.181 parg.1) exprimée par des termes très clairs : « Maîm A’haronim est une obligation. »

Les femmes sont elles aussi soumises à cette obligation.

Il est vrai que dans les pays Ashkenaz, les femmes ne se laver pas les mains après le repas, et quelques Gueonim leur on trouvé des indulgences Hala’hic, cependant, selon l’opinion de la majorité des Grands de la Hora’a (la décision Hala’hic), les femmes ont le même statut que les hommes sur ce point.

Dans la Gmara Bra’hot (53b), nos ‘Ha’hamim ont attribué un verset de la Torah, aux ablutions du repas.

En effet, il est écrit dans la Torah :

« Vous vous sanctifierez et vous serez saints. »

Vous vous sanctifierez = la Netilat Yadaïm avant le repas. Vous serez saints = Maïm A’haronim après le repas.

Telle est également l’opinion du Gaon Rabbi Yossef ‘Haïm ZONNENFIELD z.ts.l, et du Gaon Rabbi Shelomo Zalman AUYERBACH z.ts.l.

(N.D.T On remarquera que ces 2 derniers Gueonim sont des sommités de la Hala’ha, qui ont vécu dans notre siècle, et sont d’origines Ashkenaz !!!)

Telle est également l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita.

Nous avons pu constater l’usage de nombreuses vielles dames du monde Sefarades être très pointilleuses sur les Maïm A’haronim, sans imaginer un instant négliger cette obligation, et il est certain qu’elles ont adopté cette attitude selon l’éducation que leur ont donné leurs saintes mamans dans les pays du moyen orient et du Maghreb.

On ne doit pas utiliser beaucoup d’eau pour Maîm A’haronim, mais seulement la quantité nécessaire pour laver les doigts jusqu’aux deuxièmes phalanges.

Si quelqu’un à les mains sales en fin de repas, il doit d’abord laver ses mains avec un produit pour retirer la saleté, et ensuite laver ses mains à titre de Maîm A’haronim.

L’auteur du Mishna Beroura[DP2] fait la remarque suivante (Beour Hala’ha note 4 sur Sh.‘A O.H shap.181) :

« Il m’est très difficile d’admettre le comportement de certaines personnes qui sont vigilantes sur Maïm A’haronim, mais qui ne s’en acquittent pas du tout selon le Din !! En effet, ces gens là ne mettent que quelques gouttes d’eau sur l’extrémité de leurs doigts, de sorte que cela n’arrive même pas aux premières phalanges. Ou bien d’autres personnes qui ne font que toucher l’eau. En réalité, selon le Din, on a le devoir de laver les mains jusqu’aux deuxièmes phalanges… »

Il n’est pas nécessaire de faire Maïm A’haronim avec un Keli (un ustensile), mais seulement avec le robinet.

Il ne faut pas faire Maïm A’haronim sur le sol, car un esprit d’impureté réside sur cette eau, et cette impureté peut nuire aux personnes qui marcheraient sur l’eau de Maïm A’haronim. Il faut donc faire Maïm A’haronim dans un ustensile ou dans un évier.

(Vous pouvez également consulter une autre Hala’ha sur Maîm A’haronim, diffusée en juin 2006, en cliquant sur ce lien http://halahayomit.blogspot.com/2007/06/mam-aharonim-ablution-des-mains-en-fin.html)

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 sheelot@free.fr Pour recevoir la Halaha Yomit chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par

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[DP1]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP2]Mishna Beroura Rabbi Israël Meïr HaCohen de Radin, le « ‘Hafets ’Haïm », Russie 20ème siècle, également auteur de ‘HAFETS ‘HAÏM, et de SHMIRAT HALASHON entre autres.

dimanche 4 novembre 2007

Parler entre Netilat Yadaïm et Motsi + Complément sur Birkat Hagomel

Complément sur Birkat Hagomel

Dans les précédentes Hala’hot, nous avons expliqué l’obligation de réciter Birkat Hagomel lors de certaines situations.

Lors d’un Voyage

Selon la tradition Sefarade, on récite Birkat Hagomel après un voyage d’au moins 72 mn, d’une ville à l’autre, quel que soit le moyen de transport.

Selon la tradition Ashkenaz, on ne récite Birkat Hagomel que lorsque l’on a voyagé au moins 72 mn d’un pays à l’autre.

Après une maladie

Selon la tradition Sefarade, on récite Birkat Hagomel après une maladie même sans gravité, dés lors que l’on a été alité.

Selon la tradition Ashkenaz, on ne récite Birkat Hagomel qu’après une maladie grave.

Parler entre Netilat Yadaïm et Motsi

Il est enseigné dans la Gmara Bra’hot (42a) :

Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la Bra’ha.

Rashi[DP1] et le RaMBaM[DP2] , expliquent qu’il s’agit ici d’enchaîner immédiatement les Maîm A’haronim (les dernières ablutions à la fin du repas), au Birkat Hamazon

Alors que d’autres commentateurs, expliquent qu’il s’agirai plutôt d’enchaîner la Netilat Yadaïm avant le repas, à la Bra’ha de Motsi. C’est ce que rapporte le TOUR[DP3] au sujet de son père le ROSH[DP4] , qui faisait attention de ne pas s’interrompre dés qu’il avait procédé à la Netilat Yadaïm, jusqu’à la Bra’ha de Motsi.

Il est enseigné dans le Talmud Yeroushalmi :

Celui qui enchaîne l’ablution des mains, à la Bra’ha, le Satan ne pourra pas réaliser de mises en accusation, durant ce repas.

Le sens simple de cet enseignement semble indiquer qu’il s’agit de ne pas s’interrompre entre la Netilat Yadaïm et le Motsi.

Mais on peut tout à fait expliquer qu’il s’agit de ne pas s’interrompre entre les Maïm A’haronim et le Birkat Hamazon, ce qui aurait pour conséquences positives de ne pas être dérangé par le contenu du repas que l’on vient de prendre (le Satan ne pourra pas réaliser de mises en accusation, durant ce repas.)

MARAN[DP5] , dans le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm chap.166), après avoir cité les différends avis des Poskim et les propos du Yeroushalmi cité plus haut, conclut en disant : « Il est convenable de faire attention à ne pas s’interrompre même entre la Netilat Yadaïm et Motsi. »

Les termes « Il est convenable de faire attention » indiquent que selon le strict Din, la Hala’ha est conforme à l’explication du RaMBaM, selon qui, l’interdiction de s’interrompre n’existe qu’entre Maïm A’haronim et Birkat Hamazon, alors qu’entre Netilat YadaÏm et Motsi, cela serai permis.

Cependant, conformément aux propos de MARAN dans le Beit Yossef, Il est convenable de faire attention à ne pas s’interrompre, y compris entre Netilat Yadaïm et Motsi.

Remarque importante

Comme nous venons de le voir, il n’est pas réellement interdit de parler entre Netilat Yadaïm et Motsi, mais il est seulement recommandé d’éviter (ce qui implique que dans le cas d’une interruption, nous ne sommes pas tenus de nous relaver les mains, et encore bien moins avec Bra’ha).

Toutefois, nous constatons qu’il y a un grand nombre de personnes qui, par erreur ou par ignorance, se lavent les mains et continuent à parler tant qu’ils n’ont pas prononcer la Bra’ha de ‘Al Netilat Yadaïm.

Ceci par contre, constitue un véritable interdit , car cela constitue un Hefsek, une interruption alors que la Mitsva de se laver les mains n’est pas achevée, tant que l’on n’a pas encore récité la Bra’ha.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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[DP1]RaSHI Rabbi Shlomo ITS’HAKI France 11ème siècle

[DP2]RaMBaM ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle

[DP3]Tour Rabbenou Yaakov Ben Asher Allemagne, fils du RoSH, Espagne 13ème et 14ème siècle.

[DP4]Rosh Rabbenou Asher Allemagne-Espagne 13ème siècle

[DP5]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

jeudi 28 juin 2007

Maïm A'haronim, ablution des mains en fin de repas

Maïm A’haronim (Ablution des mains en fin de repas)

Maïm A’haronim, l’ablution des mains en fin de repas juste avant le Birkat Hamazon, est une totale obligation, selon le Din (selon la loi).

En effet, nos ‘Ha’hamim ont institué cette ablution pour retirer des doigts, le sel qui peut s’y trouver en conséquence au repas, qui, s’il entre en contact avec les yeux, peut provoquer une cécité. Bien que ce risque n’existe qu’avec du sel de la ville de Sodome (voir Gmara ‘Houlin 105b), cependant, le RaMBaM (ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle) écrit : « Tout pain contenant du sel, nécessite, après sa consommation, de faire Maïm A’haronim, dans l’hypothèse où il a été fait avec du sel de Sodome, ou avec un sel ayant les mêmes propriétés aveuglantes que le sel de Sodome » (Hala’hot Bra’hot chap.6 Hala’ha 3)

Cette Hala’ha est également tranchée par Maran dans le Shoul’han Arou’h (chap.181 parag.1)

(N.D.T Il est vrai que dans ce même chapitre 181 du Shoul’han Arou’h, Maran écrit dans le parag.10 que certains n’ont pas l’habitude de faire Maïm A’haronim. Cependant, il existe la règle de STAM VEYESH, HALA’HA KESTAM, c'est-à-dire, que lorsque Maran rapporte dans un premier temps, des propos sous forme anonyme (STAM), sans les introduire par la formule : « certains » (YESH), et qu’ensuite, il rapporte d’autres propos contredisant les précédents, mais cette fois en utilisant la formule : « certains… » (YESH), la Hala’ha est comme la forme anonyme (STAM).

De même en se qui concerne les deux paragraphes (1 et 10), à priori contradictoires dans le chapitre 181, Maran pense donc comme le 1, puis qu’il est formulé de façon anonyme, alors que le 10 dit le contraire, mais est formulé avec le terme : « Certains… » . Voir le livre Or Avraham tome II chap.20)

Hormis le fait d’être une institution de nos ‘Ha’hamim, cette ablution contient également en elle des explications au niveau Kabbalistique (mystique).

Par conséquent, il est obligatoire de se laver les mains après le repas, juste avant le Birakat Hamazon. Non pas comme certains qui s’autorisent à ne pas le faire.

Telle est l’approbation de la quasi totalité des Poskim (décisionnaires).

Les femmes sont également soumises à l’obligation de Maïm A’haronim.

Bien que dans les pays Ashkénaz (Europe de l’est), de nombreuses femmes ne faisaient pas Maïm A’haronim, et que de nombreux maîtres de la Torah ont justifié leur attitude, l’avis de la majorité des maîtres de la Hala’ha est, que les femmes ont le même statut que les hommes sur cette obligation, sur laquelle, nos ‘Ha’hamim ont commenté le verset : « Vous vous purifierez, et vous serez pures… », de la façon suivante :

« Vous vous purifierez » désigne la Netilat Yadaïm avant le repas, « vous serez pures » désigne Maïm A’haronim à la fin du repas. (voir Gmara Bra’hot 53b)

L’opinion du Gaon Rabbi Yossef ‘Haïm ZONENFELD z.t.s.l (disparu il y a environs 70 ans), ainsi que celle du Gaon Rabbi Shlomo Zalman OYERBA’H z.t.s.l disparu il y a quelques années), est que les femmes sont soumises à l’obligation de Maïm A’haronim. (N.D.T Ces deux maîtres de la Hala’ha sont tous les deux d’origine Ashkenaz)

Tel est également l’avis de notre maître, le Rav Ovadia YOSSEF shalita.

Il ne faut pas utiliser beaucoup d’eau pour Maïm A’haronim, mais il faut cependant laver au moins la totalité des doigts.

Si les mains sont sales, il faut d’abord les nettoyer, et ensuite procéder à Maïm A’haronim, avec un peu d’eau (comme expliqué plus haut).

Il ne faut pas procéder à Maïm A’haronim sur la surface du sol, car ces eaux contiennent un esprit impure qui est susceptible de nuire à celui qui marchera dessus, mais plutôt dans un récipient, ou dans un évier.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5767
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