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dimanche 3 mai 2009

Pirké Avot: « Sois vigilant vis-à-vis de la lecture du Shema’ et de la prière »

« Sois vigilant vis-à-vis de la lecture du Shema’ et de la prière »

Puisque nous nous trouvons ce moment dans la période du ‘Omer pendant laquelle nous récitons les Pirké Avot chaque Shabbat en public, nous allons donc - comme l’année dernière et comme tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita – consacré quelques jours à étudier certains sujets mentionnés dans les Pirké Avot.

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.2 Mishna 2) :

Rabbi Shim’on dit : Sois vigilant vis-à-vis de la lecture du Shema’ et de la prière. Lorsque tu pries, ne fais pas de ta prière un poids, mais plutôt une demande de miséricorde et des supplications devant Hashem.

Il est évident qu’une prière faite avec concentration (Kavana) ne peut qu’entraîner à l’homme un grand bonheur et le sauver du malheur, car même si nos maîtres enseignent dans la Guemara Mo’ed Katan (28a) : Les enfants, la vie et la subsistance matérielle ne dépendent pas du mérite mais seulement du destin (Mazal), malgré tout, grâce à la prière l’homme peut tout changer pour le bien. Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita cite une référence à cela à travers un verset qui dit :

« Vous servirez Hashem votre D. » Voici la prière. « …Il bénira ton pain et ton eau » Voici la subsistance matérielle « Il n’y a aura pas en toi de femme stérile » Voici les enfants. « J’augmenterais le nombre de tes jours » Voici la vie.

Tout ceci à condition que la prière soit dite avec concentration. Il incombe donc chacun d’être très vigilant – non seulement sur la concentration dans la prière – mais aussi sur le fait de toujours dire les 3 prières quotidiennes de façon digne et dans la sérénité. Même si l’on est très occupé par ses affaires, on se doit de libérer un moment pour dire les 3 prières dans la sérénité. De même les femmes - qui ne sont soumises selon le Din qu’à une seule prière par jour – doivent être vigilantes et dire leur prière dans la sérénité et dans une totale concentration. C’est pourquoi, la femme doit agir avec sagesse et choisir un moment où elle n’a aucune occupation afin de prier de manière digne.

On raconte qu’un jour le Gaon Rabbi Eliyahou MANI z.ts.l – qui était le Av Beit Din de la ville de ‘Hevron il y a plus de 100 ans – voyagea en Egypte lors d’une année de disette afin de rapporter du pain et de la nourriture aux habitants de ‘Hevron. Le Rav fut hébergé chez un juif du nom de Katawi Pacha qui était le ministre des finances du gouvernement égyptien, et qui avait un immense respect envers les Talmidé ‘Ha’hamim (A cette époque, de nombreux juifs occupaient des places importantes en Egypte, comme des scientifiques, des artistes, des hommes politiques de premier rang). Le ministre reçu le Rav avec beaucoup d’honneur et le convia au repas de midi. Lorsqu’ils terminèrent le repas, le ministre s’excusa auprès du Rav en lui disant qu’il était dans l’obligation de s’absenter car il devait se rendre au palais royal pour une réunion avec le roi. Au cours de cette réunion, on devait procéder à un appel d’offre concernant la fabrication de vêtements pour 5 000 soldats de l’armée. Le ministre des finances devait lui aussi faire une proposition sur le type de vêtements ainsi que sur le prix. C’est pourquoi il devait se rendre auprès du roi. Le Rav lui souhaita la réussite dans ce qu’il entreprendra, mais il lui adressa une seule et unique demande : d’être vigilant afin de ne pas trop s’étendre dans les discussions et ainsi risquer de perdre la prière de Min’ha, car nos maîtres ont enseigné (Bera’hot 6b) : on doit toujours être vigilant vis-à-vis de la prière de Min’ha car Eliyahou Ha-Navi ne fut répondu que lors de la prière de Min’ha. Le ministre promis de respecter les paroles du Rav et qu’il ferai tout pour ne pas perdre la prière de Min’ha.

Après un long débat mené par le roi et ses conseillers au sujet des différentes propositions qui furent présentées lors de l’appel d’offres, le ministre Katawi regarda sa montre et constata que dans quelques instants le soleil allait se coucher, et s’il attendait qu’arrive son tour afin de présenter lui aussi sa proposition, il perdrait le moment de prier Min’ha. Il s’excusa à voix basse auprès du ministre qui siégeait à ses côtés, et se leva pour se rendre dans la pièce à côté afin de prier Min’ha. Pendant qu’il priait, s’accomplit sur lui le verset : « Avant même qu’ils m’implorent je leur répond, pendant qu’ils parlent je les exauce », Hashem écouta sa prière car il était quelqu’un de très généreux et très bon vis-à-vis de son peuple. Hashem incita le roi et les ministres à accepter l’offre du ministre Katawi. Le roi voulut le féliciter mais Katawi n’était pas là. Ses collègues dirent au roi que le ministre Katawi s’est absenté quelques instants pour prier. Ils attendirent que Katawi finisse sa prière. Lorsqu’il retourna sur le lieu de la réunion, le roi félicita Katawi pour sa réussite dans l’appel d’offre. Le roi lui demanda : « Depuis quand es-tu devenu aussi Tsaddik et ‘Ha’ham pour te lever en plein conseil des ministres avec le roi, pour aller prier ? » Le ministre Katawi lui répondit : « Un très grand Sage et très grand Tsaddik d’Israël est arrivé chez moi, et je lui ai promis de prier. C’est pourquoi je me suis levé afin de tenir ma promesse. »

Lorsque les autres ministres quittèrent le palais, le roi demanda à s’entretenir en privé avec le ministre Katawi. Le roi lui dit : « J’ai une fille malade qui est alitée depuis des mois. J’ai convié les plus grands médecins mais aucun n’a réussi à la guérir. J’ai même demandé à des religieux – les Sheiks arabes – de prier pour elle mais sans le moindre succès. De grâce, fais venir ce Rav qui est chez toi afin qu’il la bénisse, peut être qu’il parviendra à la guérir ! »

Le ministre exauça la demande du roi, et demanda à Rabbi Eliyahou MANI de se rendre avec lui au palais royal afin de prier pour la guérison de la fille du roi. le Rav accepta et lorsqu’il arriva au palais, le roi l’introduisit dans la chambre de sa fille. Le Rav se mit à prier Hashem afin qu’Il sanctifie Son Nom dans le monde, et qu’Il envoie une totale guérison à la fille du roi. La prière du Tsaddik fut exaucée et 3 jours plus tard la fille du roi se leva de son lit et guérit de sa maladie. Le roi fut très heureux et convia de nouveau le Rav à se rendre au palais royal.

Lorsqu’il arriva, le roi exprima toute sa reconnaissance au Rav car grâce à sa prière, sa fille avait guérit. Le roi demanda au Rav : « Quelle la raison de ta venue en Egypte ? »

Le Rav répondit qu’il n’y avait plus de nourriture en Israël, car la famine devenait très dure. Le roi ordonna immédiatement d’envoyer plusieurs sacs de récolte à l’adresse du Rav à ‘Hevron, et récompensa le Rav avec des pièces d’or. Le Rav quitta l’Egypte avec beaucoup de richesses au profit des habitants de ‘Hevron, et le Nom d’Hashem fut sanctifié par l’intervention du Rav.

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