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mardi 6 novembre 2007

Birkat Hagomel après un voyage (par la terre)

Birkat Hagomel après un voyage (par la terre)

Dans les précédentes Hala’hot , nous avons expliqué qu’il y a 4 situations à la suite desquelles, nous avons l’obligation de réciter Birkat Hagomel en présence d’un Minyan (10 hommes).

L’une de ces situations est celle de celui qui a traversé le désert, et est arrivé à destination.

Nous allons, b’’h aujourd’hui, donner la définition de cette situation.

Il est enseigné dans le Talmud Yeroushalmi (Bra’hot chap.4 Hala’ha 4) :

Toutes les routes sont présumées dangereuses.

Ce qui veut dire que chaque route que l’on emprunte, d’une ville à l’autre, est définie comme potentiellement dangereuse.

Nous pouvons déduire de là que l’institution de Birkat Hagomel ne concerne pas seulement la traversée d’un véritable désert, où le niveau de danger est très élevé, à cause des bandits et des animaux sauvages, mais également n’importe quelle route que l’on emprunte pour se déplacer d’une ville à l’autre (Vis-à-vis de la Bra’ha, le niveau de danger sur une route n’est pris en considération que lorsqu’il s’agit d’un déplacement d’une ville à l’autre). Lorsque l’on arrive à bonne destination, nous devons réciter Birkat Hagomel en présence d’un Minyan.

Mais le ROSH[DP1] écrit dans son commentaire sur la Gmara Bra’hot (chap.9 section 3), qu’en Allemagne et en France, nous n’avons pas l’usage de réciter Birkat Hagomel lorsque l’on se déplace d’une ville à l’autre, car les ‘Ha’hamim n’ont institué cette Bra’ha que pour celui qui traverse un véritable désert où les formes de dangers sont très fréquentes. Le Talmud Yeroushalmi qui atteste que « toutes les routes sont présumées dangereuses », fait allusion à la Tefilat Hadere’h, la prière que l’on fait lors qu’on entreprend un voyage, et non pas à Birkat Hagomel que l’on récite après le voyage. Pour ce qui est de Tefilat Hadere’h, effectivement, toutes les routes sont présumées dangereuses, et il faut donc prier avant d’emprunter n’importe quelle route, pour qu’Hashem nous préserve durant notre voyage.

Cependant, le RaMBaN[DP2] , dans son livre Torat Haadam, écrit que nous devons remercier Hashem après avoir emprunté n’importe quelle route, car nous avons appris dans le Yeroushalmi que « Toutes les routes sont présumées dangereuses. »

Le TOUR[DP3] atteste que tel était l’usage en Espagne.

Nous pouvons constater qu’il y a une divergence d’interprétation sur ce Yeroushalmi :

§ Selon le ROSH, cet enseignement ne parle que de Tefilat Hadere’h

§ Selon le RaMBaN, et le témoignage du TOUR sur l’usage en Espagne, cet enseignement parle bel et bien de Birkat Hagomel.

MARAN[DP4] , dans le Shoul’han ‘Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.219 parag.7) - après avoir cité l’usage en France, ainsi que l’usage en Espagne – écrit : « Mais toutefois, si l’on a voyagé moins qu’une Parsa (moins que 4 km environ), on ne récite pas Birkat Hagomel.

Sauf si l’endroit où nous nous sommes rendu, est réputé pour être un danger mortel (comme par exemple, une personne qui s’est égaré, et qui se retrouve en territoire palestinien), dans ce cas, même si l’on n’a pas voyager une Parsa (voir plus haut), on récite quand même Birkat Hagomel. »

Il faut définir si la notion de Parsa dont MARAN fait mention dans le Shoul’han ‘Arou’h, représente une notion de distance ou de temps.

C'est-à-dire, est ce que l’obligation de réciter Birkat Hagomel ne nous incombe que lorsque l’on a parcouru une Parsa - qui équivaut à environ 4 km – que l’on ai parcouru cette distance à pied ou même en voiture (ce qui prendra beaucoup moins de temps), ou bien est-ce seulement le temps qu’il faut pour parcourir cette distance – ce qui prend environ 72 mn – qui est pris en compte ? Dans ce cas, dés l’instant où l’on a voyager pendant 72 mn (le temps qu’il faut pour parcourir une Parsa à pied), on est tenu de réciter Birkat Hagomel.

Sur le plan pratique, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita conclu qu’il faut mesurer le temps selon la durée du voyage. Si l’on voyage à pied, et que l’on met 72 mn pour parcourir une distance d’une ville à l’autre, ou bien que l’on voyage en voiture, en train, ou en avion, et que l’on met 72 mn pour parcourir la distance, on doit réciter Birkat Hagomel.

Mais si l’on voyage en voiture, durant un laps de temps assez court (moins de 72 mn), même si l’on a parcouru une distance de 1 Parsa (4m environ), on ne récite pas Birkat Hagomel.

Et même si de notre époque, le danger a relativement, diminué, car nous ne trouvons pas spécialement de bandits ou de bêtes sauvages sur les routes, malgré tout la Takana (l’institution) de nos ‘Ha’hamim de réciter Birkat Hagomel, persiste, et cela, même si la raison à cette Takana peut semblée avoir disparue.

Come nous l’avons rapporté hier au nom du Gaon Rabbi Avraham Its’hak COHEN KOOK[DP5] z.ts.l

Le Gaon Rabbi Moshé FEINSTEIN[DP6] z.ts.l ajoute que si les Sefaradim ont l’usage de réciter Birkat Hagomel même pour un déplacement de ville à ville, c’est parce que le fait que les bandits et les bêtes sauvages ne se trouvent pas sur notre route, constitue en sois un ‘Hessed d’Hashem (une bonté d’Hashem), et nous devons adresser un remerciement à Hashem pour cela.

D’autant plus qu’une autre forme de danger se fait de plus en plus fréquente de notre époque : les accidents de la route.

Si la durée du voyage entre les 2 villes est inférieure à 72 mn, mais qu’en additionnant l’aller et le retour, on obtient les 72 mn, on récitera Birkat Hagomel, à condition d’avoir fait l’aller et le retour dans la même journée.

Une personne qui voyage plusieurs fois dans la semaine, d’une ville à l’autre, récitera Birakat Hagomel 1 fois par semaine (Shabbat), et inclura tous ses voyages.

Tout ceci correspond exclusivement à la tradition Sefarade, conforme à l’opinion de MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h, selon laquelle on récite Birkat Hagomel, même pour un voyage d’une ville à l’autre (72 mn).

Mais selon la tradition Ashkenaz, on ne récite cette Bra’ha après un voyage, que lorsque l’on a été d’un pays à l’autre.

Par contre, pour ce qui est de Tefilat Hadere’h, tous les usages sont en accord.

Dés lors où l’on va voyager durant 72 mn d’une ville à l’autre, on récite Tefilat hadere’h en débutant le voyage.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768

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[DP1]Rosh Rabbenou Asher Allemagne-Espagne 13ème siècle

[DP2]RaMBaN Rabbi Moshé Ben Na’hman ou « Na’hmanide » Espagne – Israël 13ème siècle

[DP3]Tour Rabbenou Yaakov Ben Asher Allemagne, fils du RoSH, Espagne 13ème et 14ème siècle.

[DP4]Maran ou « Notre maître » en araméen. Rabbi Yossef Karo, 16ème siècle, Espagne – Israël, l’auteur du Beit Yossef et du Shoul’han Arou’h

[DP5]Rabbi Avraham Its’hak COHEN – KOOK Russie – Israël 19ème siècle (disparu en 1934)

[DP6]Rabbi Moshé FEINSTEIN Russie – (Lituanie) – Etats-Unis 20ème siècle, auteur du Shout Iguerot Moshé, et d’autres ouvrages

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