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mercredi 8 avril 2009

Divré Torah sur la Hagada de Pessa'h

hagada de pessa’h

Extraits des commentaires de notre maître

le Rav Ovadia YOSSEF shalita, dans son livre

‘Hazon Ovadia – Hagada Shel Pessa’h.

Ne pas Oublier " 'Erouv Tavshilin "

Le véritable héritage

Lorsqu’ Hashem contracte un pacte d’alliance avec Avraham Avinou, il lui dit :

« Sache que ta descendance sera étrangère, dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on les asservira et on les fera souffrir durant 400 ans, et ensuite, ils sortiront avec une grande richesse. » (Bereshit 15 – 13)

Lorsqu’ Hashem est sur le point de délivrer Israël d’Egypte, il dit à Moshé Rabbenou :

« Parle s’il te plait aux Bné Israël, et dis-leur d’emprunter des égyptiens, des objets en or, des objets en argent, ainsi que des vêtements. » (Shemot 11 – 12)

Gmara Bra’hot (9b) :

Hashem insiste sur les termes « s’il te plait », pour dire :

Dis leur : de grâce, empruntez des objets en or et en argent, afin que ce Tsaddik (Avraham) ne dise pas : Hashem a accompli sur eux la promesse de « on les asservira et on les fera souffrir », mais celle de « … et ensuite, ils sortiront avec une grande richesse », il ne l’a pas accompli sur eux.

Question :

Et si Avraham Avinou n’avait aucune « réclamation », Hashem n’aurait-il pas malgré tout accompli sa promesse ?!! Est-il concevable qu’Hashem puisse prononcer une parole sans la mettre en application ?!!

Image :

Un jeune homme loua ses services en tant que domestique dans la maison d’un particulier.

Au terme de son embauche, le patron signa un chèque correspondant au salaire du jeune homme, mais celui-ci refusa le chèque en précisant qu’il désirait des espèces.

Le patron convoqua le père du jeune homme, en lui montrant le chèque. Le patron dit au père :

« Observe ce chèque et dis-moi si tu lui trouves quelque chose de suspect ou d’illégal. »

Le père examina le chèque, et dit :

« Certes, ce chèque est parfaitement légal, et il ne fait aucun doute qu’il est encaissable immédiatement. Cependant, ceci ne peut s’adresser qu’à des gens qui connaissent la valeur d’un chèque, alors que les jeunes gens ne connaissent que la valeur « sonnante et trébuchante » de l’argent, c'est-à-dire les espèces.

Il en est de même pour les Bné Israël. Hashem promet « … et ensuite, ils sortiront avec une grande richesse ». Mais en vérité, cette promesse vise une grande richesse différente de l’or et de l’argent. Cette grande richesse, c’est l’héritage spirituel et éternel acquis par les Bné Israël grâce à l’esclavage d’Egypte.

En effet, tout le but du passage des Bné Israël par l’étape de l’esclavage d’Egypte, ne visait que la purification spirituelle de leurs âmes, et l’acquisition de la qualité de la soumission (Ha’hna’a), afin de devenir de véritables serviteurs d’Hashem (‘Avdé Hashem). Comme il est enseigné dans la Gmara Bra’hot (5a) : Rabbi Shim’on Bar Yo’haï dit : Hashem a gratifié Israël de 3 cadeaux, et ils ne les ont mérités que seulement grâce aux souffrances. Ces 3 cadeaux sont : la Torah, Erets Israël et le Monde Futur (‘Olam Haba).

Voici donc ce qu’Hashem veut dire :

Certes, ce Tsaddik (Avraham) dira qu’Hashem a accompli sur eux la promesse de « on les asservira et on les fera souffrir », car ils ont réellement ressenti « sur eux », de façon physique, sur leur peau et sur leur corps, toute la dureté de l’esclavage.

Par contre, la promesse de « …ils sortiront avec une grande richesse », il ne l’a pas accompli sur eux, car les Bné Israël ne seront pas encore en mesure de comprendre la valeur inestimable de la richesse spirituelle de la Torah, incommensurable même face à l’or et au cristal le plus précieux.

Ils désireront une grande richesse, dans son sens le plus simple, c'est-à-dire de l’or et de l’argent.

La dureté de l’esclavage

« Les Bné Israël se mirent à gémir des suites du travail, et ils implorèrent. Leurs supplications montèrent jusqu’à Hashem, des suites du travail. » (Shemot 2 – 23).

Question :

Pourquoi le terme « travail » apparaît-il 2 fois dans ce verset ?

On peut expliquer cela par le fait que les Bné Israël étaient descendus si bas par le travail, qu’ils en avaient perdu toute sensation humaine.

En effet, alors que les égyptiens arrachaient les enfants à leurs mères pour les égorger, afin que le maudit Par’o se baigne dans leurs sangs, malgré ce cauchemar, lorsqu’un Ben Israël rencontrait son ami et qu’il lui demandait : « Pourquoi ton visage est-il si pâle, comme un homme qui est malade ? » Il lui répondait : « A cause de la dureté du travail que l’on m’impose, dans le bitume et les briques. »

Quelle dégradation humaine !

Au même moment où l’on était en train d’égorger ses propres enfants, afin qu’un monstre nommé Par’o se baigne dans leur sang, le Ben Israël ne se plaignait même plus d’une telle atrocité. Le travail avait atteint un degré de dureté si élevé qu’ils avaient perdu toute sensibilité !

C’est pour cela que « Leurs supplications montèrent jusqu’à Hashem, des suites du travail », c'est-à-dire, qu’il fallait les délivré avant que le travail ne fasse d’eux des êtres sans la moindre sensibilité.

Le Midrash rapporte que le maudit Par’o égorgeait 150 enfants juifs chaque matin, et 150 enfants juifs chaque soir, afin de se baigner dans leurs sangs, sur le conseil de ses médecins (qu’ils soient maudits avec lui !) pour guérir sa lèpre.

Les commentateurs précisent que ses 300 enfants égorgés chaque jour étaient appelés à devenir de grands Resha’im (des impies), comme nous le voyons au sujet de Mi’ha qui était sur le point d’être emmuré vivant lorsqu’il était bébé, quand Moshé Rabbenou le sauva. Bien plus tard, c’est ce même Mi’ha qui incitera Israël à l’idolâtrie.

Nous trouvons cette allusion dans l’enseignement du Pirké Avot :

« Ne regarde pas la bouteille (KANKAN), mais plutôt ce qu’elle contient. »

Le mot KANKAN à pour valeur numérique le nombre 150 et 150 = 300.

Kaved Lev Par’o (Le cœur de Par’o est dur)

Lorsque Moshé Rabbenou et Aharon Hacohen se présentent devant Par’o afin de lui transmettre le message d’Hashem de laisser partir les Bné Israël, ce jour-là était l’anniversaire de Par’o. Tous les rois du monde entier étaient venus le saluer et lui offrir une couronne. Quand Moshé Rabbenou et Aharon Hacohen lui annoncèrent qu’ils venaient au Nom d’Hashem, Par’o leur dit : « Qui est Hashem, pour que j’écoute Sa voix ?! Ne devait-il pas lui aussi m’offrir une couronne ?! »

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Un jour, le lion - accompagné de tous les animaux, ainsi que du renard - faisait une balade en bateau. L’âne occupait la fonction de douanier et prélevait la taxe de passage. Lorsqu’il vit arrivé le bateau « Royal », l’âne leur exigea de payer la taxe, sous peine de ne pas les laisser passer. Le renard lui dit : « N’as-tu pas honte ! Ne vois-tu pas le roi des animaux qui est avec nous, et tu oses malgré tout nous réclamer une taxe ! » L’âne répondit : « Je prélève la taxe, même du roi, car ensuite, je fais rentrer cet argent dans ses trésors ! » Le lion perdit patience et déchiqueta l’âne. Il dit ensuite au renard : « Prépare-moi les différentes parties du corps de cet imbécile. » Le renard prépara les différentes parties de l’âne pour le repas « Royal ». Le renard aperçut le cœur de l’âne et s’en empara pour le manger.

Lorsque le lion entama son festin, il s’aperçut que le cœur était absent. Il questionna le renard, et celui-ci lui répondit : « Majesté ! Cet âne n’avait pas de cœur (il ne réfléchissait pas), car s’il possédait un cœur, il n’aurait jamais osé réclamer au roi de payer une taxe ! »

Il en est de même au sujet de Par’o.

Lui aussi n’avait pas de cœur, car s’il en possédait un, il n’aurait jamais réclamé un présent de la part d’Hashem !

Ceci est le sens de « Kaved Lev Par’o » (le cœur de Par’o est dur, parce qu’il n’en possède pas !)

Sur les 10 plaies

Tehilim (105 – 31)

« Il dit : Que viennent les bêtes sauvages (‘Arov), les poux dans toute leur frontière ».

Question :

La plaie des poux précède celle des bêtes sauvages. Pourquoi David Hamele’h change-t-il l’ordre ?

Image :

Un homme très riche célébra le mariage de son fils avec la fille d’un grand notable de la ville.

Le père du ‘Hatan organisa des festivités durant 7 jours, et répartit les invitations sur les 7 jours.

Le 1er jour était réservé aux aux étudiants des Yeshivot. Le 2ème jour, aux simples gens qui fixent des moments d’étude. Le 3ème jour, aux nécessiteux. Le 4ème jour, aux personnes à qui la chance avait tourné le dos. Le 5ème jour, aux membres de la famille.

Le père du ‘Hatan ordonna aux domestiques de ne pas laisser entrer la même personne, 2 jours.

Voilà que le 5ème jour, se présente un homme que les domestiques reconnaissent pour l’avoir déjà laissé entrer au 2ème jour. Ils lui dirent de faire demi-tour et de s’en aller, car il avait déjà participé aux festivités 3 jours plutôt. L’homme leur répondit : « Il y a 3 jours, le festin était réservé aux gens qui étudient la Torah, et comme vous pouvez le vérifier, je fais partie de cette catégorie. Aujourd’hui, le festin est réservé à la famille du ‘Hatan, et comme vous pouvez aussi le vérifier, je suis un cousin direct de père du ‘Hatan. »

Il est vrai que les poux précédèrent les bêtes sauvages, et qu’ils ont eu droit à un véritable festin en dévorant la peau des égyptiens, et en les vidant de leur sang.

Cependant, lors de la plaie suivante – celle des bêtes sauvages – les poux furent de nouveau conviés au festin, car – comme il est expliqué dans le Sefer Hayashar (Rabbenou Tam) – toutes les bêtes et insectes de la création ont participé à la plaie des bêtes sauvages, aussi bien les animaux sauvages que les bestioles en tout genre.

C’est là le sens du verset de Tehilim : « Il dit : Que viennent les bêtes sauvages (‘Arov), les poux dans toute leur frontière ». Les poux dont il est question ici, ne font pas allusion à la plaie des poux, mais à la participation des poux à la plaie de ‘$Arov les bêtes sauvages).

Pessa’h Casher Vessamea’h

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