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vendredi 3 avril 2009

Divré Torah sur Tsav et Shabbat Ha-Gadol

quelques regards sur la Parasha de

Tsav

Shabbat Ha-Gadol

Ces Divré Torah sont dédiés à la réussite totale de nos soldats de Tsahal . Qu'Hashem les protège, et qu'il fasse plier nos ennemis sous leur force. Que chacun de nos frères soldats rentre chez lui sain et sauf, AMEN

Ces Divré Torah sont aussi dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de ma chère maman Simi Bat Leah, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita)

Pour l'élévation de la Neshama de mon ami Refael Eliyahou Ben Esther (ALLOUCH)

Et aussi, pour l’élévation des Neshamot de nos frères sauvagement assassinés en Inde. Qu’Hashem venge le sang des innocents.

1. La liberté de penser

Ordonne à Aharon et à ses fils ce qui suit: Ceci est la règle du sacrifice ‘Ola. C'est le sacrifice qui se consume sur le brasier de l'autel, toute la nuit jusqu'au matin; le feu de l'autel brûlera en lui. (Vaykra 6-2 début de notre Parasha)

La Torah nous parle ici des règles du sacrifice expiatoire que l’on appelle ‘Ola, et qui était offert par toute personne ayant eut des mauvaises pensées. Le sacrifice ‘Ola – par opposition à d’autres sacrifices – était totalement consumé sur l’autel.

Rashi : Tsav (Ordonne) est un terme qui inspire de l’empressement pour le présent ainsi que pour les générations à venir. Rabbi Shim’on dit : Le texte prône l’empressement particulièrement dans une situation qui entraîne un « manque à la poche » (une perte d’argent).

Explication : Le fait que la ‘Ola est totalement consumée entraîne une perte d’argent pour l’auteur du sacrifice, car il ne consomme aucune partie de la bête et n’en tire donc aucun profit.

Le Admour Rabbi Its’hak Meïr de GOUR (l’auteur du ‘Hidoushé Ha-Rim’) fait remarquer que tous les membres du corps humain possèdent une « poche » qui a pour vocation d’empêcher que ne se réalise ce que l’on ne veut pas. Par exemple la bouche dont les lèvres – lorsqu’elles se ferment - empêchent de prononcer des paroles interdites. Ou bien l’oreille qui possède le lobe qui - lorsqu’on le repli - empêche d’écouter des propos interdits. Il y a aussi l’œil qui possède la paupière pour empêcher la vision de choses interdites. De même pour tous les membres qui sert de sens à l’être humain. Par contre, la pensée ne possède aucune poche pour la recouvrir, car la pensée flotte en l’être humain à chaque instant.

Puisque la ‘Ola avait pour propriété d’expier la mauvaise pensée, le texte utilise donc un terme qui inspire l’empressement car il faut particulièrement s’empresser dans une situation qui entraîne un « manque à la poche » c'est-à-dire lorsqu’il s’agit d’une chose comme la faculté de penser qui ne possède pas de poche !

2. Matériel et spirituel

le feu de l'autel brûlera en lui. (Vaykra 6-2 Début de notre Parasha)

Le Admour Rabbi Its’hak Meïr de GOUR commente encore ce verset.

Il fait remarquer qu’il n’était apparemment pas nécessaire d’ajouter les termes « en lui ». Il était suffisant de dire « le feu de l'autel brûlera »

Il explique qu’il s’agit ici du Cohen que la Torah enjoint d’accomplir son service divin avec engouement, de façon « enflammée ».

Similairement, nous avons apprit dans les Pirké Avot (chap.5 Mishna 5) :

10 miracles étaient accomplis au quotidien dans le Temple de Jérusalem. L’un d’eux : le feu permanent qui brûlait sous l’autel ne fut jamais éteint par les pluies.

Explication : Dans le Temple de Jérusalem, il y a un autel à l’intérieur et un autre dans la cour du Temple. C’est de celui-ci dont on parle.

La pluie se dit « Gueshem » qui vient de la racine Gashmiyout qui signifie « matérialité ». Là aussi on vient mettre en garde le Cohen afin qu’il ne laisse pas son côté matérialiste venir éteindre la flamme qui brûle à l’intérieur de chaque Cohen pendant son service divin. Il est vrai que les Cohanim consommaient beaucoup de viandes qui provenaient des multiples sacrifices réalisés au quotidien. Or, le consommateur de viande à – par nature – une attirance vers les choses matérielles. Malgré tout, l’amour d’Hashem « brûlait » en permanence au fond de la personnalité de chaque Cohen.

3. Shabbat Ha-Gadol

Il est rapporté dans le TOUR et le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 430) au nom du Midrash Sho’har Tov sur Tehilim 136 :

Le Shabbat qui précède Pessa’h est surnommé « Shabbat Ha-Gadol » (le Grand Shabbat) en raison du Miracle qui s’est produit ce jour là.

En effet, la sortie d’Egypte eu lieu un jeudi 15 Nissan. Le Shabbat qui précéda le départ d’Israël du pays d’Egypte – qui était donc le 10 Nissan (comme cette année 5769) - Hashem ordonna à Israël de se procurer un agneau par famille pour les besoins du Sacrifice de Pessa’h qui allait être réalisé la veille de leur départ et consommé dans la nuit qui précèdera leur départ. Lorsque les Bné Israël exécutèrent l’ordre d’Hashem, les aînés d’Egypte leur demandèrent pour quelle raison ils se procuraient cet agneau. Les Bné Israël répondirent qu’il allait servir au sacrifice de la nuit de Pessa’h pendant laquelle Hashem va frappé tous les aînés d’Egypte, et c’est pour cette raison qu’il nous demande de réaliser ce sacrifice et d’utiliser le sang de cet agneau en l’appliquant sur le fronton et les linteaux des portes de nos maison pour que l’Ange de la Mort distingue entre es maisons juives et celles des Egyptiens. En entendant ces explications, les aînés d’Egypte allèrent trouver leurs parents ainsi que Pharaon en leur demandant de laisser partir Israël afin d’échapper à une mort certaine, mais ils se heurtèrent à un refus catégorique. Une terrible bataille éclata à ce moment là entre les aînés d’Egypte et leurs parents, et de nombreuses victimes tombèrent ce jour là, comme il est dit dans le Tehilim : « Il frappe l’Egypte avec ses aînés ». C'est-à-dire : l’Egypte fut frappée par ses propres aînés. En voyant cela, les égyptiens voulurent se venger d’Israël et chacun brandit son épée pour exterminer le peuple d’Israël, mais Hashem les protégea dans sa grande miséricorde et infligea ce jour là de terribles maladies aux égyptiens qui leur provoqurent des souffrances atroces au point de leur faire tomber les dents et de leur provoquer des déchirures dans les intestins. Les égyptiens durent se replier et abandonner leur projet d’extermination.

C’est pour toutes ces raisons que l’on appelle ce Shabbat « Shabbat Ha-Gadol » car c’est un grand jour pour Israël qui fut épargné de l’extermination.

Shabbat Ha-Gadol Shalom

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